14/09/2009

Juste une reflexion

 

Toutes taxes comprises ou TTC du 14 septembre 2009

http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=390000

Doubler le salaire des conseillers fédéraux ?

Quand il est question d’argent, les oreilles se dressent, les langues se délient. Quand tu reviens d’un pays ou d’une région, ou même quand tu reviens d’un groupe social à petits revenus

Quand tu as partagé la manière des « petites gens » de compter leurs sous, de nouer les deux bouts, d’offrir aux enfants ce qui est possible pour « être comme les autres »

Quand tu as vu trainer les feuilles d’impôts fédéraux, cantonaux, communaux, ecclésiastiques éparpillées sur la table de la cuisine et que tu as vu la miche de pain pour aujourd’hui ( !) et le repas à préparer pour la famille, et le regard de la maman sur le papier et sur le pain

Quand tu as vu des gamins et des gamines s’éterniser sur la piste des voitures tamponneuses (5 francs) par tour, et que tu vois celles et ceux qui regardent avec envie les autres mais n’ont que des billes ou des trous dans leurs poches

Quand tu observes notre société qui craint l'avenir...


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Et que l’émission  (par ailleurs bonne) TTC, toutes taxes comprises « parle d'argent de manière décomplexée, des enjeux de l'économie, des dessous de la finance » et que tu entends Steeves Emmenegger, chasseur de têtes, déclarer à Patrick Fischer « qu’il serait bien de doubler le salaire des Conseillers fédéraux qui s’élève pour le moment à environs 440 000 francs + 30 000 +  +  + »  Tu te poses des questions:

et pourquoi doubler ce salaire ? En tant que stimulant, un « amuse-gueule » si vous voulez, afin que des candidats se présentent et, si j’ai bien compris, qui sont alors attirés par le salaire proposé, qui seront, par conséquent,  efficaces quant à la performance de la tache à accomplir ! ?

Je suis abasourdie. Un ministre des finances ou de l’intérieur, chargé de gérer les choses qui concernent notre pain quotidien, la santé, le droit au travail, nos enfants, un tel ministre aurait donc son gras salaire (plus sa non moins grasse rente à vieillesse) comme motivation prioritaire: son propre intérêt ?

Est-ce qu’on ne flirte pas avec la tentation à la corruption ? Est-ce qu’une miche de pain coûte davantage au ministre qu’à une personne à l’assistance sociale ?

Et, comme j’habite une région qui se dit civilisée, occidentale et chrétienne, la question fuse : qu’en pense la majorité des spectateurs, des chômeurs, des pauvres, des étrangers ? Des salaires mirobolants mais moindres, nous dit-on que ceux des patrons de Nestlé ! D’où provient la richesse des uns et la pauvreté des autres?

Une question encore, elle sort de la bouche de celui, charpentier de profession, puis porteur de la Bonne Nouvelle, qui n’avait ni bourse, ni même une pierre où reposer sa tête, et qui s’est, une fois pour toutes,  identifié aux exploités de notre société ! Mais lisons l’évangile selon saint Mathieu 20 : 1-16, il y est question des ouvriers de la onzième heure, c'est une parabole bien connue, notamment parce qu'elle interpelle aujourd'hui encore par sa finale où tous reçoivent le même salaire. Voici l'adresse:

http://www.biblegateway.com/passage/?search=MATT%2020:1-16&version=LSG;BDS;

Voilà : un salaire en harmonie avec le bien commun. Un Ministre, après tout est celui qui est au service du bien commun.

Selon le dictionnaire, n. ministre (du lat. minister, serviteur)

 

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