22/03/2011

Au-delà des Noms

 

 

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Ce qu’on pourrait oublier

 

Chacun de nous a fait l’expérience de la souffrance. Je ne parle pas de la souffrance ordinaire, elle fait partie intégrante de notre vécu humain. Elle est physique, morale, mentale, psychique. Elle est tout ça à la fois.

 

Je parle de la souffrance du monde, la nôtre, la mienne. La souffrance que nous nous infligeons les uns les autres. Jean-Baptiste Metz, théologien (*), dit que l’Histoire humaine est une Histoire de souffrance.

Ainsi, les  histoires que racontent les gens, les médias, au sujet du Printemps du Moyen Orient par exemple, disent les révoltes, lla solidarité, les massacres, finalement les têtes de potentats qui tombent des trônes, les conquêtes, les mise en place du terme « démocratie » avec une autorité qui doit rendre compte au peuple. Et c’est juste. Mais à quel prix et pour quel avenir?

 

La souffrance abominable et trop souvent négligée fait la trame de ce « Printemps ». Et, dit Albert Nolan (Jésus aujourd'hui, p. 48) : « On n’accorde aucune signification historique à la souffrance sous-jacente de millions de personnes. »

 

Dans l’enfer de la Libye, de la Côte d’Ivoire, du Congo…  En ce moment où j’écris, la souffrance des femmes, des enfants, des vieillards, des endeuillés, des mutilés, des torturés, des humiliés, des abandonnés, des agonisants est un scandale d’autant plus abject qu’il est saturé de haine, de mépris de la part des assassins et violeurs envers leurs frères et sœurs de race: c'est Jésus aujourd'hui!

 

Dommage que les noms étalés des Gbagbo, Kadhafi, Kabila, reviennent sans cesse dans nos journaux, à la radio, dans nos conversations ! On s'irrite à la méchanceté des présidents mis en exirgue et on passe outre la souffrance des humains à leur merci!  Comment faire autrement, me direz-vous ? Je ne suis pas sûre, mais je crois que nos questions, à partir de la souffrance des petites gens, pourraient creuser et arriver aux racines de la maladie de notre époque… pour se situer dans « Éternel présent » de notre espèce humaine. De notre responsabilité. Debout, faire face. D'abord, comme Florence Nightingale, Mère Teresa, mais sans oublier que l'action caritative ne remplace jamais l'action politique! On en reparlera!

 

« Ce n’est qu’une goutte d’eau dans une mer de souffrance, la souffrance fond-ecran-flamme-d--eau.jpgde tous ceux et celles qui n’ont jamais demandé à naître et qui ne connaissent que la souffrance sur leur court chemin de Vie. C’est là que Jésus se trouve en chair et en os aujourd’hui. » Ce ne doit pas être en vain!

(Pour ma réflexion, merci à A. Nolan, à Jan-Baptiste Metz « Memoria passionis »)

 

22:17 Publié dans Histoire | Tags : souffrance | Lien permanent | Commentaires (0)