28/10/2011

300 Pèlerins à Assise

 

Pèlerinage pour la Paix chez François d’Assise

 

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27 octobre 2011

 

Ce jeudi 27 octobre, des pèlerins de toutes les religions du monde se sont rencontré à Assise, en Ombrie, là où  a vécu, chanté, mendié, aimé le Poverello, François. Celui qui, comme son Aman et Seigneur Jésus, ne s’est pas enorgueilli du titre de Fils Pietro di Bernardone Moricone, le riche drapier et commerçant ! Non !  Après avoir fait bombance, après avoir fait la guerre et la fête, il se retrouve triste et rêveur d’un monde plus juste et plus vrai, là où l’on peut faire l’Amour avec Dame Pauvreté, avec la nature, avec les astres, les oiseaux, les loups, avec des frères et des sœurs de son universelle famille humaine pour danser, louer la création et le créateur dans la pureté du cœur !

Faire des affaires, c’est pas pour lui, ou plutôt, ce qu’il entreprend dans cette église en ruine, devient l’envers des affaires de son père ! Il rassemble des jeunes qui lui ressemblent, quasiment des marginaux comme lui, ils se réfugient sur les collines fleuries, dans les forêts aux alentours de Gubbio, à l’écoute des oiseaux fous de joie, et bientôt s’élève dans  le ciel crépusculaire, le Cantique des créatures comme pour réconforter le Créateur et son Fils Jésus de ce qu'est devenu notre monde actuel!

Ils sont tellement unis, Jésus fait homme en tout homme et Dieu, qu’ils le restent aujourd’hui alors que s’acheminent ces quelques 300 pèlerins  bigarrés, pour se rencontrer, demander pardon d’avoir trahi et de trahir encore le message de Jésus, ils veulent se purifier, manger ensemble un repas, et oh ! Etrangeté! Mais, et c'est un signe des temps ils « prient ensemble mais chacun pour soi », dans les respect de leurs religions respectives.  Chacun veut s’engager pour « reconstruire la société » à partir de ses racines, racines des temples, des pagodes, ses lieux de prière et d’adoration !

L’âme du loup de Gubbio à qui François avait dit : « Frère loup, partout tu as fait beaucoup de torts, tuant des créatures du Seigneur, faits à l’image de Dieu. Tu mérites d’être jugé comme assassin. Je veux que la paix se fasse entre toi et les gens. » La paix fut signée par un contrat s’engageant à partager le pain et le logis. Comme quoi c’est possible de faire la paix entre des protagonistes de toute nature !

Je prie et je crois que le pape Benoît et ses amis délégués des religions du monde, en reprenant le train vers la gare pour le Vatican,  ressentent ce frisson d'énergie du petit François qui les invite aux épousailles avec Dame Pauvreté, avec la famille humaine, la création et le Créateur. Voici quelques lignes de la lettre de François à un ministre :

« Je vais t'expliquer comme je le puis ton cas de conscience.
Des soucis ou des gens - frères et autres personnes - t'empêchent d'aimer le Seigneur Dieu ? Eh bien! Même si, en plus, ils allaient jusqu'à te battre, tu devrais tenir tout cela pour une grâce
Tu dois vouloir ta situation telle qu'elle est, et non pas la vouloir différente.
Considère cela comme une vraie charge ou " obédience " que le Seigneur Dieu et moi nous t'imposons, car telle est, j'en suis certain, l'obéissance véritable.

images (3).jpgAime ceux qui te causent des ennuis.
N'exige pas d'eux, sauf si le Seigneur t'indique le contraire, un changement d'attitude à ton égard.
C'est tels qu'ils sont que tu dois les aimer, sans même vouloir qu'ils soient (à ton égard) meilleurs chrétiens.
Cela sera pour toi plus méritoire que la vie en ermitage. »

04/10/2010

Le 4 Octobre 2010

 

Je vous offre la prière de François, le poverello

Quelle audace!

Celles et ceux qui ont essayé,

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Giotto

de vivre ce que dit François

prient ce texte « timidement »

C'est presque trop demander!

 

Quel travail à faire au quotidien

au travail

en communauté

en politique

en religion

Faire ce travail sans penser à une récompense

ni à des Bonus, ni même au Paradis

simplement par Amour

Faire ce travail, c'est mourir un peu

et c'est déjà être ressuscité avec LUI!

 

Seigneur, Fais de moi un instrument de paix,

Là où est haine, que je mette l'amour.
Là où est l'offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l'union.
Là où est l'erreur, que je mette la vérité.
Là où est le désespoir que je mette l'espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.

Fais que je ne cherche pas tant
à être consolé qu'à consoler,
à être compris qu'à comprendre,
à être aimé qu'à aimer.

Car c'est en donnant qu'on reçoit ;
c'est en s'oubliant soi-même que l'on se trouve ; 
c'est en pardonnant que l'on est pardonné ;
c'est en mourant
que l'on ressuscite à la vie éternelle.

Saint François d’Assise (1182-1226)