05/04/2009

MONSIEUR LE REGENT SARKOZI

 

Au purgatoire gris clair, je vous expédie

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Sur les bancs de l'école primaire à Berne .... pour le purgatoire

La plupart de mes consœurs ont eu une formation d'enseignant. Elles  ont fait face à des classes d'élèves, écoliers, étudiants qu'elles se devaient de former, d'éduquer de passer des examens, d'obtenir des résultats. Aussi même quand elles sont très âgées (comme moi), on sent qu'elles ont été marquées par l'accomplissement scrupuleux de leur tâche de maîtresses, de professeurs, de « donneurs de leçons » !  Quand elles ont une responsabilité quelconque dans une communauté ou dans un groupe, si elles ne se sont pas « recyclées », ça marche moins bien car les enfants sont des adultes. La plupart du temps, un dialogue permet la prise de conscience que nous sommes toutes adultes et co-responsables. Je suis du lot, bien sûr.

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Voici que hier soir à la « télé » (19h30), nous avons éclaté de rire devant le spectacle tragi-comique, et c'était cordial et pitoyable, car on s'y reconnaissait (!) Il s’agissait des « paradis fiscaux et ce qui va avec ». Il s’agissait du diminutif Nicolas Sarkozi, index, épaules et tête en mouvements mi-saccadés, faisant la leçon aux « gosses »: "Si le mouvement (initié par la Suisse) est terminé, (faire un examen de conscience, acte de contrition et réparation dirait-on) la Suisse sera montée dans la liste blanche, sinon, elle sera descendue dans la liste noire ». Pour le moment, les enfants, vous êtes au purgatoire, gris-clair. Votre « home work » (devoir) est de grimper vers la zone blanche comme la France, sinon vous tombez dans la zone noire... il faut « re-moraliser l'économie » ça c'est dit doucement et très rapidement.

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Nicolas est en même temps chanoine honoraire romain et Instit-prof. Mais voilà la conjoncture n’est pas propice à sa baguette ! Il fait la leçon à des élèves qui ne sont même pas face à lui pour lui répondre. Des Suisses en plus! Ainsi, quand nous avons entendu la colère polie, voire humble, de notre ministre Hans-Rudolf Merz, les sœurs l’accueillirent dans leur cœur ! Que voulez-vous, Enough is enough!

Soudain : Autre éclat de rire, c'est quand ce cher ministre des finances, ayant dit ce qu'il avait sur le cœur et toute sa volonté d’obéir aux avertissement  « à la Sarko », comme un bon élève qui promet de faire ses devoirs, ajoute avec un regard d'une immense candeur: « Mais notre secret bancaire reste », M. le régent Nicolas!!! Clap Clap Clap.

Je crois qu'il y avait une espèce de sentiment de ras la patate chez les suissesses fribourgeoises, mes compagnes et autres, et qu'on aurait presqu'en envoyé une pantoufle, ou une sandale à la tête de Sarko.

Ce n'est pas à cause des fraudes, des évasions, des secrets financiers de toutes sortes, NON, on est d'accord avec l'urgence de la transparence, mais arrêtez, s'il vous plaît, de faire "comme si" vous étiez fort! Non,  mais où est le problème? Les Suisses savent bien que leurs institutions ont besoin de conversion et c'est le carême. (Elles ne peuvent plus faire autrement). Nous sommes prêts à lancer des tomates aux systèmes, à leurs architectes et à leurs concierges, nous le faisons depuis longtemps, mais quand « un petit pignouf agité » fait l'école, perché sur l'escabeau de son arrogance cocorico, à des personnes conscientes des problèmes et prêtes à réfléchir à leur rythme, on ne lui en veut même pas. On en rit comme des écoliers plus malins que lui et, surtout mieux élevés et oui, plus honnêtes et transparents à la fin. J’espère n’avoir blessé personne.

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