02/10/2011

La prostitutée et son complice?

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Lucas Cranach, Musée des Beaux-Arts, Budapest

 

La femme adultère (Jean 8,1-11)

« Jésus se rendit au mont des Oliviers. Mais dès le matin il revint dans le temple et tout le peuple s'approcha de lui. Il s'assit et se mit à les enseigner.
Alors les spécialistes de la loi et les pharisiens amenèrent une femme surprise en train de commettre un adultère. Ils la placèrent au milieu de la foule
et dirent à Jésus: «Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d'adultère.
Moïse, dans la loi, nous a ordonné de lapider de telles femmes. Et toi, que dis-tu? »
Ils disaient cela pour lui tendre un piège, afin de pouvoir l'accuser.
Mais Jésus se baissa et se mit à écrire avec le doigt sur le sol.
Comme ils continuaient à l'interroger, il se redressa et leur dit: «Que celui d'entre vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle.»
Puis il se baissa de nouveau et se remit à écrire sur le sol.
Quand ils entendirent cela, accusés par leur conscience ils se retirèrent un à un, à commencer par les plus âgés et jusqu'aux derniers; Jésus resta seul avec la femme qui était là au milieu.
Alors il se redressa et, ne voyant plus qu'elle, il lui dit: «Femme, où sont ceux qui t'accusaient? Personne ne t'a donc condamnée?»
Elle répondit: «Personne, Seigneur.» Jésus lui dit: «Moi non plus, je ne te condamne pas; vas-y et désormais ne pèche plus.. »

 

L’adultère, la prostitution,  ces mots refont surface à l’occasion « d’exploits » médiatisés  à l’extrême comme pour le « savourer », et s’innocenter en montrant du doigt les présumés coupables. Parler d’activité sexuelle c’est devenu « normal », dès l’adolescence. L’adultère en Occident, n’est-ce pas tabou ?

Alors, que pensons-nous du comportement de Jésus comme le rapporte saint Jean ?

 

Voici ma réflexion : Jésus, après sa prière du matin, revient au Temple faire face à la réalité du jour ! Ce matin-là, les spécialistes de la loi et les pharisiens l’attendent, ils amènent une femme prise sur le fait ! Ils ont tout vu, ils sont témoins ! Ils traînent la femme et l’exposent aux « fidèles » du Temple !

Ils oublient qu’elle ne pouvait être seule, évidemment !

Où donc est passé l’homme adultère ? L’élément manquant, ils s’en fichent, ils brûlent de piéger Jésus et vite ! Les Légistes et les experts présents sont, soit aveuglés par la haine, soit amnésiques, stupides, fous de rage ! La femme est un prétexte pour se débarrasser de Jésus le plus vite possible !

Mais Jésus, le Fils de l’Homme, qui n’est pas un légiste,  a quand même une idée de la loi de Moïse ordonnant de lapider une telle femme et son complice selon Lévitique 20 :10 ! Mais il ne dit rien.

Les accusateurs  sont à bout ! Ils ont déjà les pierres en main pour passer à l’action, mais, surtout, ils  veulent la sanction de Jésus déjà « fragilisé » par ce qui l’attend les « jours de la Pâques » ! Mais Il prend son temps. Jésus se penchent vers le sol du parvis, vis-à-vis des accusateurs et « il écrit avec son doigt.»

 

Quoi ? Les  accusateurs s’agitent, ils veulent une réponse de suite ! Jésus les regarde dit simplement : : «Que celui d'entre vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle.» Un sacré choc ! La loi du Lévitique flambe dans leur mémoire ! Fini l’amnésie. Un à un, les plus vieux d’abord, ils quittent ce lieu dangereux pour leur survie, selon Moïse.

Jésus a dû sourire à la femme terrorisée. Et son regard la purifie et la remet sur la route de tous les dangers ! Car elle est femme !

L’idée m’est venue : si nos prostituées, à Fribourg, Genève, Lucerne, pouvaient un jour, défiler sur les places publiques, en compagnie de leurs « clients ». Nous serions peut-être étonnés, qu’en pensez-vous ?