01/04/2011

PARTAGE OU KRACH

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PAIN ROMPU et PARTAGE

 

Les jours se succèdent et quelques fidèles vont assister à la « messe » dans les églises catholiques. Il me semble d’abord que ce partage de pain est un vrai repas lorsque le pain est rompu et qu’il y en a assez pour chacun. Sans pain, sans nourriture, pas de vie. Et ce pain rompu est source de Vraie Vie. Car la Vie, c’est la Vie ! Thank you Meal ! Jésus a voulu souligner l’importance de ce partage pour tous lors du dernier repas de sa vie avec ses amis. Et, comme il sentait que ses jours étaient comptés, il a murmuré : « Quand vous êtes ensemble et que vous rompez et partagez cette miche de pain, ne m’oubliez pas! C'est pour ça que je passe sur terre comme vous! Pour vous assurer que partager permet de vivre ! C’est la Vie. Je vous l'ai dit parce que j'y tiens tellement à ce partage entre vous tous! « Je suis le chemin et je suis la Vie » (Jean 14 :6).

Et le partage, la vie, c’est très concret ! Le partage, ce n’est pas une parole, c’est une action. Le partage de la terre, de ses richesses, de l’eau, du travail, du PAIN. Ce partage on le fait au quotidien car si tu ne partages pas le pain et que tu l’accumules, il devient rance, et si tu ne partages ni la terre ni le travail, ni le fruit du travail, les gens vont commencer à se battre, car ils ne sauront plus où s’abriter, ils n’auront plus rien à faire, rien à manger, ils se sentiront nuls. Alors ils essaieront de survivre et, si cela continue, des années et des siècles on arrivera à une situation qui s’approche de plus en plus de nous, même en Occident, même en Suisse : chômeurs à l'assistance sociale, lettres piégées, responsables corrompus, guerres, bonus et miettes selon qui est qui, et à l’horizon :  « Le krach mondial: chronique d'une débâcle annoncée... Et après? » à lire absolument : Un livre coup de poing pour réfléchir.

http://www.laliberte.ch/?contenu=livre_christian_campiche_le_krach_mondial


partage2.jpgEt la prière, lors de la célébration de l’Eucharistie et le souvenir de notre Jésus partagé et toujours tout entier, nous aideront à réfléchir et surtout à agir. Après tout, c’est le Carême.

 

21:54 Publié dans Economie | Tags : partage | Lien permanent | Commentaires (0)

25/11/2010

LA CRISE

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La CRISE

« Malheureusement dans des crises de ce genre, ce sont toujours les plus vulnérables, les plus pauvres qui trinquent le plus, c’est pour ça qu’il faut mettre en place autant que faire se peut de préserver tout ce qui est dépenses sociales. » D. Strauss-Kahn à http://www.tsr.ch/video/info/2724460-dominique-strauss-ka...

 

C'est un homme de pouvoir, un politicien, un économiste, le patron du Fond Monétaire International qui le dit avec un calme absolu, une évidence. Pas d'émotion dans sa voix ni sur son visage. Mais il affirme la nécessité « autant que faire se peut » de préserver des moyens pour « le social ». Il pense au plus vulnérables et aux pauvres.

 

Réflexion

Jésus ne montre pas du doigt les coupables, mais,

selon A. Nolan, Il porte sur notre monde un regard critique, nous dirions aujourd'hui qu'il ferait une analyse sociale critique. Jésus condamne sans réserve un système qui enrichit les riches, appauvrit les pauvres, (Lc 16,19-21). Un système qui permet aux riches d'ignorer les pauvres et de croire qu'ils peuvent servir à la fois Dieu et Mammon (Lc 16:13 par.) est intrinsèquement mauvais. Je ne peux avoir une idée de la cruauté d'un tel système si je ne me mets à la place des « pauvres et des vulnérables ». Jésus est aller jusqu'à s'identifier avec eux (Mt 25:40). Ressentir la souffrance des autres, c'est l'empathie qui est plus large et qui précède la compassion et débouche sur « l'option pour la cause « des pauvres et des vulnérables » par l'action, y compris l'action politique.

 

Le système capitaliste croulant d'aujourd'hui conduit notre espèce humaine, notre terre, notre belle planète au naufrage. Nous le savons. La crise est un signe des temps. Strauss-Kahn dit, me semble-t-il, du bout des lèvres ce qui lui fait peur pour son avenir et celui des riches et des pauvres si...? Il parle de « régulation » et je dis « si on refuse le partage en vue du Bien Commun. »

 

Mais, dit Albert Nolan et je le cite: «L'erreur fondamentale des pays socialistes au siècle dernier a été d'obliger des nations entières à partager, alors qu'une majorité écrasante de leur population ne le voulait pas. Cela s'est révélé contre-productif et source d'oppression. » (p. 208 suivre Jésus aujourd'hui, A. Nolan). Dieu sait si l'encre a coulé et coule encore sur cette Histoire d'une idée marxiste bonne en soi, et trahie dans son application.

Mais si nous permettons à l'Esprit de Jésus de vivre en nous, « Il nous conduit vers un désir passionné de partager parce que le bien de l'autre, celui des vulnérables et des pauvres est le nôtre et qu'ensemble nous ne voulons rien d'autre que le Bien Commun. Je me demande si cette idée a jamais effleuré la tête et le cœur du patron de la FMI? Et des patrons de l'économie?

 

0607repas04.jpgC'est une utopie? Oui, c'est une utopie créatrice et si nous essayons d'y réfléchir, nous verrons que cela pourrait nous délivrer de la peur de l'avenir et de la hantise du fric.

22:50 Publié dans Général | Tags : partage | Lien permanent | Commentaires (4)