30/03/2010

ARTE

 

Ce soir à 21h20 sur ARTE on peut suivre le documentaire sur "Que veut le pape"?

Comment Benoît XVI a entrepris de restaurer la puissance perdue de l'Église sur une ligne ultraconservatrice.

"Levée de l'excommunication des évêques intégristes, critique de l'islam à Ratisbonne, béatification de Pie XII, réhabilitation de la messe en latin, sortie contre le préservatif... Comment interpréter les prises de position de Benoît XVI ? Les réalisateurs ont pu pénétrer au sein du Vatican, rencontrer des hommes très proches du pape et des témoins clés de son histoire tel le théologien Hans Küng. Leur enquête décrit la nouvelle stratégie de l'Église catholique, sous la houlette de Benoît XVI. On le croyait simple pape de transition, dans la droite ligne de Jean-Paul II dont il fut le conseiller pendant vingt ans : il a en fait un agenda et un projet bien à lui. On le pensait gaffeur, mauvais communicant ; il applique un programme avec des méthodes nouvelles. Quitte à choquer l'opinion publique, voire certains catholiques. Son but ? Restaurer la puissance perdue de l'Église, défendre un Occident chrétien, lutter contre la laïcisation du monde et peser sur les sociétés. Pour cela, il ne craint pas de s'appuyer sur des mouvements parmi les plus durs du monde catholique, d'influencer les États ou de mettre l'Église à l'heure du lobbying et de la communication."

Ce documentaire sera suivi de 15 minutes de débat.

Peut-être un petit éclairage, ou non. J'essaierai de suivre cette émission.

J'apprécie les documentaires de ARTE. cmj.

 

16:47 Publié dans Église(s) | Tags : pape | Lien permanent | Commentaires (0)

25/03/2010

REFLEXION

 

Jésus avait annoncé le royaume...

 

Avis: si vous le souhaitez, vous trouverez les notes du 9 au 14 mars 2009, dans ce même blog, sur : « l'Église que les gens veulent. »

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Réflexion sur l'actualité ecclésiastique récente:

De retour en Suisse après des dizaines d'années dans différents pays de l'Afrique australe, mais principalement en Afrique du Sud, j'ai été très étonnée de voir l'attention que la Télévision portait à l'État du Vatican, au Pape, à l'Église catholique en général. L'Église catholique appréciait, je pense, les services que lui rendaient ces nombreux médias. J'ai été très surprise de voir la quasi absence des Églises réformées, des Synagogues, des Mosquées dans ces mêmes médias. Pourquoi?

Des cérémonies en eurovision, des voyages du pape, des Journées mondiales des jeunes: tout cela prenait des heures de télévision. Je me souviens du Pape et de Bush ensemble et j'en ai eu la nausée. Il fut accueilli avec les honneurs militaires à la Maison Blanche en avril 2008. Il y avait la guerre en Irak, il y avait Guantanamo...

 

C'est vrai qu'en Afrique, les médias étaient souvent le « bouche à oreille , le bush radio et le drum beat ». Ce moyen de communication ne mentait pas. Pour nous , le Vatican, ses pompes, ses soldats, le pape, ces immenses édifices étaient à une distance rassurante. Seulement des avertissements au sujet de la théologie de la Libération. L'Église catholique était membre du Conseil œcuménique en Afrique du Sud (alors qu'elle ne l'est pas à Genève!) Face aux médias sud-africains, il y avait une espèce d'égalité de traitement concernant ces dénominations chrétiennes, les juifs, les musulmans, les hindous, et les innombrables Églises indépendantes africaines!

 

Ceci explique peut-être le choc que j'ai ressenti, de retour en Suisse, en voyant l'Église catholique occuper l'écran TV alors que que les autres dénominations chrétiennes restaient plutôt dans l'ombre. C'est injuste me semble-t-il. En plus, je réalisais l'influence de ces « shows » sur la mentalité catholique et j'étais de plus en plus perplexe. Influence positive et/ou négative sur les gens ordinaires que je rencontrais dans le domaine de l'asile et des mouvements anti- apartheid.

Peu à peu j'ai ressenti la proximité de ce pouvoir romain et vaticanais médiatisé comme une chape de plomb qui vous étouffe. Tout le contraire d'un souffle de vie nouvelle, d'une source d'énergie et surtout du sens de Jésus ressuscité dans notre réalité, Où était le rapport entre Jésus de Nazareth, l'Évangile et cette lourde Institution qui paraissait figée en elle-même. Autour de moi, une espèce de loyauté servile et non négociable. Une loyauté critique et responsable paraissait étrangère, coupable!

 

  • Dans ma réflexion de ce soir, je me dis qu'on ne peut guère s'étonner que ces mêmes médias gardent l'intérêt pour l'institution dans sa réalité actuelle. Cela leur est même reproché! Sans réaliser que, du point de mire qu' était le Vatican, il se découvre dans sa pauvreté, son ambiguïté systémique au grand jour! Le regard des spectateurs change avec la forme et le contenu.

     

  • Les mécanismes de défense se mettent alors en marche: démentis, mises au point retardées, demandes de pardon, contradictions, accusations de mauvaise foi y compris. L'atmosphère est confuse au regard lucide. C'est difficile d'y voir clair.

 

Il n'y a aucune satisfaction à écrire une réflexion comme celle-ci. C'est plutôt la résonance de nombreuses personnes proches et lointaines. Leur désarroi, leurs repères qui s'effilochent et Jésus qui semble absent. Pourquoi? Un vide que Pâques réussira peut-être à combler. Je ne sais pas. Peut-être que l'Église catholique est en train de vivre une saine purification, peut-être que le fonctionnement du système, comme une grosse pierre devant le tombeau où Jésus est enfermé dit-on le samedi Saint, cette grosse pierre sera roulée, et la Vérité surgira de ce trou, une source d'énergie, de lumière, nous nous remettrons debout, sur le chemin qui continue. Pour rendre actuelle et concrète: la Pâques!

 

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« Sur ce bas-relief de la cathédrale de Paris, on peut voir une iconographie courante au Moyen-Age, Job sur son tas de fumier, dans le dénuement le plus total, mais tout de même entouré de quatre amis demeurés fidèles »

 

22:59 Publié dans Jesus aujourd'hui | Tags : pape | Lien permanent | Commentaires (0)