11/04/2009

REFLEXION NOCTURNE

 

O BEATA NOX

Réflexion durant cette nuit étoilée

"Par voie mystique l’infiniment petit rejoint l' infiniment grand".

(Chronique de Gilbert Salem, 24 heures, 10.12.05)

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Ô nuit qui nous rend à la grâce et nous ouvre la communion des saints ; Nuit où le Christ, brisant les liens de la mort, s'est relevé victorieux des enfers. Heureuse faute d'Adam qui nous a valu un tel Rédempteur ! Ô nuit qui seule a pu connaître le temps et l'heure où le Christ est sorti vivant du séjour des morts ; ô nuit dont il est écrit : « La nuit comme le jour illumine, la ténèbre autour de moi devient lumière pour ma joie » (Ps 138,12)… Ô nuit bienheureuse, où se rejoignent le ciel et la terre, où s’unissent l’homme et Dieu.

Les moines chantent cette nuit l'EXULTET

http://www.ocp.org/songs/31392

Les nuits de mon enfance à la ferme jurassienne: aucune lumière électrique au dehors. La nuit était singulièrement pure et silencieuse. Dès les premiers beaux jours nous restions dehors le soir à se défaire de la fatigue du jour en regardant le ciel. Nous regardions les étoiles, filantes parfois avant, qu'un après l'autre, nous n'allions nous coucher et dans ma chambre encore, je restais assise sur le rebord de la fenêtre pour contempler cette voûte ensorcelante. Maman m'avait appris à chanter: Quand je contemple dans les cieux, le doux éclat de mille, mon oeil se perd dans cet espace... Une mélodie simple et douce comme une berceuse... C'était au Jura.

En Afrique du Sud, la première nuit dans la périphérie du Cap, les étoiles m'accueillirent comme pour dire: tu es en pays connu, le pays des étoiles immenses, on se regardait presque les yeux dans les yeux et j'ai appris à contempler la croix du sud! Une petite créature humaine organiquement liée à l'infiniment grand!

Jésus sans doute a contemplé les même étoiles que nous, dans ses nuits d'insomnie, de prière. Lui fallu faire face à la réalité. Sans avoir une pierre où reposer sa tête, il allait son chemin faisant le bien en passant. Sa société ressemblait à la nôtre, pas complètement, non, mais le fait reste que les trônes, les dominations, engendraient une poignée de riches et des foules de pauvres.

Etre conscient de cette injustice structurée nous plonge avec Jésus dans une nuit sans étoile. Notre énergie avec la sienne construit le royaume selon son regard, sa pensée, ce qu'il savait être le « plus grand bien pour le plus grand nombre ». Il a lutté, il a perdu, il fut exécuté comme un vulgaire agitateur, une menace au système de la loi et de l'ordre. « Il valait mieux qu'un seul homme meurt, disait le chef religieux ». Il est mort. Plus d'étoiles, la voûte céleste est un caveau vide, sinon pour sa dépouille... que des femmes chercheront partout lorsque qu'une certaine étoile restante, celle de l'aurore les attira irrésistiblement vers ce qui ne peut mourir: l'AMOUR! La pierre roulée, au caveau deux anges attendent dit-on, quelque part l'étoile nous fait signe, « l'impossible étoile » de cette nuit bienheureuse, le sens de notre existence!

Je me permets de mettre le texte en Anglais, le texte Français

pas très traduit et je le regrette, suit ...

 

To dream the impossible dream
To fight the unbeatable foe
To bear with unbearable sorrow
To run where the brave dare not go.

To right the unrightable wrong
To be better far than you are
To try when your arms are too weary
To reach the unreachable star

This is my quest, to follow that star,
No matter how hopeless, no matter how far
To be willing to give when there's no more to give
To be willing to die so that honor and justice may live

And I know if I'll only be true to this glorious quest
That my heart will lie peaceful and calm when I'm laid to my rest

And the world will be better for this
That one man scorned and covered with scars
Still strove with his last ounce of courage
To reach the unreachable star."

 

  (Joe Darion/Mitch Leigh) adaptation française Jacques Brel
Rêver un impossible rêve, porter le chagrin des départs
Brûler d'une possible fièvre, partir où personne ne part
Aimer jusqu'à la déchirure, aimer, même trop, même mal,
Tenter, sans force et sans armure, d'atteindre l'inaccessible étoile
Telle est ma quête, suivre l'étoile
Peu m'importent mes chances
Peu m'importe le temps ou ma désespérance
Et puis lutter toujours sans questions ni repos
Se damner pour l'or d'un mot d'amour, je ne sais si je serai ce héros
Mais mon cœur serait tranquille et les villes s'éclabousseraient de bleu
Parce qu'un malheureux
Brûle encore bien qu'ayant tout brûlé, brûle encore, même trop, même mal
Pour atteindre à s'en écarteler, pour atteindre l'inaccessible étoile.

http://www.youtube.com/watch?v=7YBeepShsgo

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Bonne nuit Pascale!

23:59 Publié dans Spiritualités | Tags : o beata nox | Lien permanent | Commentaires (0)