22/07/2009

CE QU'ILS NOUS LEGUENT

 


Réfléchir un peu

Voyager jusqu'à la lune, c'est un exploit qu'il faut célébrer, il faut remercier les astronautes et les hommes de science. 1969 – 2009. Dieu sait ce qu'on aura inventé d'ici 2069 si l'on a les ressources nécessaires et assez d'obstination!


L'ambiguité de notre réalité nous crève les yeux: proche de nous des milliers d'ouvriers redonndants; au delà de nos frontières, des centaines de milliers de surplus people. Il faudrait fabriquer une lune plus accessible pour y abriter ce surplus d'humains qui ne demandent qu'un peu de pain et de l'eau pure!

Cela me fait penser à cette grande humanité qui, elle, voyage sur le ponts des navires, dans le couloirs des trains, entassée sur des radeaux sans boussole sinon celle du non retour.

"Dans la Maison de mon Père", dit le Seigneur Jésus, "il y a plusieurs demeures… Je vais vous préparer une place" (Jean 14.2). ...

Qu'en pensent les uns et les autres? Ceux dans les sous-sols de nos pays et ceux habitant les places réservées?

Le poète nâzim Hikmet m'aide à réfléchir:

La grande humanité voyage sur le pont des navires

Dans les trains en troisième classe

Sur les routes elle marche

La grande humanité

La grande humanité s’en va au travail à huit heures

Elle se marie à vingt ans

Meurt à quarante ans

La grande humanité

Sauf à la grande humanité le pain suffit à tous

Pour le riz c’est pareil

Pour le sucre c’est pareil

Pour le tissu pareil

Pour le livre pareil

Cela suffit à tous sauf à la grande humanité.

Il n’est pas d’ombre sur la terre de la grande humanité

Pas de lanternes dans les rues

Pas de vires à ses fenêtres

Mais elle a son espoir la grande humanité

On ne peut vivre sans espoir.

(nâzim Hikmet dans « C’est un dur métier que l’exil... » Ed. idem. Page 210)

 

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Tout ce que j’ai écrit sur nous est mensonge
Ce n’est pas ce qui a été entre nous mais ce que j’aurais voulu qui soit
C’étaient mes nostalgies posées sur des branches inaccessibles
C’était ma soif tirée du puits de mes rêves
C’étaient des images que je traçais sur la clarté

Tout ce que j’ai écrit sur nous est vrai
Ta beauté
C’est-à-dire une corbeille de fruits
ou un festin sur une table champêtre
Mon manque de toi
C’est-à-dire moi dernier lampion du dernier coin de la ville
Ma jalousie
C’est-à-dire ma course les yeux bandés la nuit parmi les trains
Mon bonheur
C’est-à-dire le fleuve ensoleillé rompant ses digues

Tout ce que j’ai écrit sur nous est mensonge
Tout est vrai de ce que j’ai écrit sur nous
.

 

 

Et Frank McCourt nous fait toucher certaines réalités du doigt, en Irlande par exemple, ou dans bien des régions d'Amérique. Il est mort hier et on pense à ce qu'il nous laisse.

 

C'est comment l'Amérique?

Teacher Man, un jeune prof à New York

Les cendres d'Angela (Irlande, Limerick)

 

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http://newsimg.bbc.co.uk/media/images/46092000/jpg/_46092...

Ils sont morts. Ils sont dans la maison du Père comme le rapporte Saint Jean. Quelle demeure? Je me demande bien!

http://bibliobs.nouvelobs.com/20090720/13882/frank-mccourt-est-mort

 

 

20:17 Publié dans Poésie | Tags : mccourt | Lien permanent | Commentaires (0)