13/06/2012

L'enfant que je fus

 

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Prendre conscience de l’enfant que je fus

N’est-ce pas prendre conscience de l’enfant que je suis ?

L’enfant que je fus : que traverse l’énergie cosmique qui me lie à l’univers

L’enfant que je suis : une particule étoilée du cosmos dans le cœur de Dieu

Fait homme, l’enfant qu’il fut, c’est

Jésus

Nous aussi, nous tous : adultes

Quand j’étais enfant, je parlais comme un enfant, maintenant que je suis adulte, je parle… (Paul aux Corinthiens 13 :11)… Oh ! J’aimerais avoir une discussion musclée avec Paul sur la route de Damas ! Car il était trop adulte, le fougueux Paul de Tarse !

Penser, parler, agir comme un adulte, indépendamment du genre, de la religion,  de la race…

Politiciens qui gouvernez les peuples et qui parfois tuez les enfants, comme en Syrie, comme en Érythrée, comme en Chine, comme en Europe, vous qui les méprisez,  les agressez,  les exploitez :

Ouvrez les yeux face à l’enfant que vous fûtes et qui rougit de honte face à l’adulte que vous êtes …

Financiers,  traders qui n’avez  jamais appris à partager le capital qui vous est confié :

Prenez conscience de l’enfant que vous fûtes partageant sa tirelire et que votre rapine affame,  par millions,  il a honte de vous…

Princes, empereurs, autorités religieuses, civiles, militaires de tout bord, assis sur vos trônes, férule en main comme les romains d’antan

Prenez conscience de l’enfant que vous fûtes et qui recherche en vain son innocence…

Je prie d’être aujourd’hui l’enfant que je fus jadis, c’est tout simplement la condition sine qua non pour « entrer dans le royaume des cieux ».

Mais Rainer Maria Rilke conclut ma méditation

« Les enfants sont toujours comme l'enfant que vous fûtes: tristes et heureux; et si vous pensez à votre enfance, vous revivez parmi eux, parmi les enfants secrets. Les grandes personnes ne sont rien, leur dignité ne répond à rien. »

 

 

21:56 Publié dans Solidarité | Tags : enfants | Lien permanent | Commentaires (3)

11/06/2011

L'ESPRIT SAINT en 2011

 

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Veille de Pentecôte 2011 Juste le moment d’une réflexion.  La prière, c’est l’expérience de l’Amour en moi. En nous. Jésus avait besoin de se retirer sur la montagne ou au bord d’un lac pour faire cette expérience d’union avec son Abba et le nôtre.

Il avait alors la force de l’Esprit pour se plonger dans la société de sa région. Plus il se sentait un avec le peuple opprimé par l’Institution ecclésiastique des synagogues et par le pouvoir de Rome, plus il se sentait pris par l’Esprit divin, plus il se sentait poussé à l’action. Seul, très seul d’abord, puis avec une poignée de gens, femmes, hommes qui semblaient partager sa vision, des laïcs comme on dit. Au contact de Jésus, eux faisaient aussi l’expérience d’un souffle, ne sachant trop d’où Il venait ni où Il les conduirait.

Plus les gens exploité, courbés, paralysés, méprisés, tourmentés par les docteurs de la Loi et les grands prêtres, plus les muets, les sourds, les lépreux, les aveugles levaient les yeux vers ce Jésus qui faisait corps avec eux dans sa proximité. Les pauvres attendent Jésus dès leur naissance dans cette vallée de larmes. L’attente, c’est déjà la présence de Jésus. Ils nous touchent et on le sent. Les pauvres osent alors crier ce qu’ils sont et ce qu’ils vivent dans cette société aux structures perverses, injustes, vraisemblablement immuables. Ils osent crier leur révolte aux idoles du pouvoir, de la richesse, du prestige, de l’égoïsme de groupes institutionnalisés et rattachés à la Synagogue, flirtant avec Rome. Une élite exclusive !

Jésus ne méprisait personne, même pas les institutions, mais  son union avec les grassroots, le peuple d’en bas, fut le déclencheur de son engagement irréversible et inconditionnel pour la libération et la dignité humaine des pauvres et des opprimées. Tous. Comme l’écrit magnifiquement Joseph Comblin, ce grand théologien de la libération, « L ‘irruption de l’Esprit est toujours l’heure de l’irruption des pauvres » (p.186 in « L’Esprit Saint », Ed. Du Cerf 1994). Et en ce temps de Pentecôte 2011, l’irruption des pauvres, le « Printemps des Peuples » est l’irruption de l’Esprit ! Et si nous avions l’idée de célébrer ce printemps de Pentecôte sur notre monde demain et les jours suivants, de célébrer la souffrance, le sang martyres pour que jaillisse le feu que Jésus est venu répandre de l’Orient à l’Occident ([Luc 12:49-53]) et que la construction laborieuse de la famille de Dieu avance ! En devenir conscient, c’est un don de l’Esprit. Des hommes, femmes, enfants qui se sentent capables de sourire à la vie, à la société. Malgré tout !

Et n’oublions pas que demain 12 juin 2011 est « la Journée mondiale contre le travail des enfants :

http://www.ilo.org/ipec/Campaignandadvocacy/WDACL/lang--fr/index.htm

Malgré « ces millions d’enfants de moins de 18 ans astreints à des travaux dangereux, par exemples

Agriculture

Le travail des enfants et les conflits armés

Exploitation sexuelle commerciale des enfants

Travail domestique

Mines et carrières

Traite des enfants

Comme conclut vigoureusement Joseph Comblin, « L’expérience de l’Esprit n’exclut pas, mais inclut la vie de souffrances et de persécutions qui fut le sort des premières communautés. Elle est joie au milieu des tribulations. Une joie dans les larmes ! »

 

21:39 Publié dans Spiritualités | Tags : enfants | Lien permanent | Commentaires (0)