28/07/2010

That is the Question

 Là est la question

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Georges Brassens : « La Mauvaise réputation .»

http://www.frmusique.ru/texts/b/brassens_georges/mauvaisereputation.htm

 

La Bonne réputation est-elle donc liée au regard des « Bonnes gens » sur moi ?

 

Albert Nolan dans « Jésus aujourd’hui » (Cerf 2009) dit qu’il faut être prêt à « perdre sa bonne réputation pour suivre Jésus ! » Après tout, selon Saint Jean, 1, 46 : " De Nazareth, peut-il sortir quelque chose de bon ? "

 

Benoît XVI dans sa lettre à l’Eglise catholique d’Irlande dénonce « une préoccupation déplacée pour la réputation de l'Église .» (19 mars 2010)

 

Alors ? Pourquoi se cramponner à son image, laquelle cache le message de la compassion et de la Bonne Nouvelle de Jésus ? Il semble que ce pape actuel est dépassé par la réalité.

 

Malheureusement, la presse critique est peu lue et les médias sont d’une superficialité déconcertante à moins que l'État du Vatican ne brouille les pistes.

 

Exemple : « La nuit du clergé à Rome .»

http://fr.euronews.net/2010/07/24/le-vatican-choque-par-les-folles-nuits-des-pretres-gays/

Le24 juillet 2010  les médias,  TSR1 à 19h30, publiaient, vidéo à l’appui le comportement de quelques prêtres à Rome. La réaction des « responsables » ecclésiastiques est d'emblée cassante et vide de compassion.

 

La Tribune de Genève + AFP 23.07.2010 | 19:07 :

http://www.tdg.ch/depeches/monde/polemique-autour-article-vie-sexuelle-pretres-gays-rome

 

·       Les prêtres gais qui mènent une «double vie» devraient sortir du placard et quitter la prêtrise, a déclaré le diocèse de Rome vendredi.

 

·       L'Église catholique italienne réagit ainsi à un reportage d'un magazine conservateur en Italie, le Panorama.

 

·       Le diocèse de Rome affirme que ces prêtres n'auraient jamais dû recevoir l'ordination ! L'Église chassera tous ceux qui se conduisent de cette façon. Cela ternit son image.

 

·       Le communiqué insiste sur le fait que la vaste majorité des 1300 prêtres de Rome sont «des modèles de moralité pour tous» et que «personne ne retient» ceux qui ne respectent pas leurs vœux.

 

·       Interrogé par l'AFP sur cette affaire, le Vatican s'est contenté de renvoyer au communiqué du diocèse de Rome.

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 © REUTERS/Osservatore Romano

http://fr.canoe.ca/infos/international/archives/2010/07/2...

·       Question : est-ce que Rome est différente de l’Irlande ? Et les prêtres de Rome moins dignes de compassion que Berlusconi, patron de Panorama qui publie la nuit des prêtres « honnis de l'Église » ? Suite au coup de poing, Berlusconi est, lui, digne de la compassion du pape qui lui envoie un télégramme « de proximité » le 13 décembre 2009.

 

La vidéo montrée à la TSR 1ère était superflue et humiliante pour tous, y compris pour les téléspectateurs/trices. J’ai ressenti autour de moi quelques balbutiements choqués et malheureux et je les comprends. L’orgueil du Pouvoir humilie les « pécheurs ».

 

Que pense Jésus de cette réalité ?


 Ces hommes, sexués comme vous et moi, travaillent dans un contexte multiculturel, multiracial, et jour et nuit, ils sont être appelés, de par leur apostolat, à s’engager dans des réalités sociales pour lesquelles le séminaire les a peu  préparés. Ils peuvent être piégés en voulant aider, et piégés aussi par leur propre vulnérabilité.

 Le lendemain, ils fonctionneront selon le programme prévu pendant que le torchon brûle dans la « Press people » et que le porte-parole de l’Institution, selon son habitude, dit aux brebis galeuses, leurs frères, « de sortir du placard et qu’ils seront chassés » car ils font du mal à l’image de l'Église !!! Une Institution qui se cramponne à son image, son statut, son prestige, son pouvoir.

 Oui les enfants agressés sont des victimes de pasteurs égarés, quel que soit le rang hiérarchique, eux-mêmes figés dans un système institutionnel vide de l’Esprit de Jésus et de la Bonne Nouvelle ! « Jésus avait annoncé le royaume et c’est l'Église qui est venue » (A.L.) D’où l’insupportable souffrance qui est aussi celle de Jésus.

 

Qu’en pense Dieu ?

 

Ésaïe 44:22 « J'efface tes transgressions comme un nuage, Et tes péchés comme une nuée; Reviens à moi, Car je t'ai racheté. »

 

Qu’en pense Jésus ?

 

Luc 22 : 54-62 « Le premier pape, Pierre, a nié Jésus aux mains de ses tortionnaires. Jésus ne lui retire pas sa confiance, il ne l’excommunie pas !)

 Luc 15 : 1-32(Le prodigue au comportement fou, irresponsable est attiré comme un aimant par la compassion de son père qui attend…pour fêter. Et sous les yeux jaloux de son frère « sans péché »

La brebis perdue : Jésus abandonne toutes les autres pour aller la chercher ! Tout le contraire de l’approche  moralisante des autorités de l'Église catholique actuelle, et trop souvent de celle du passé.

 Pourtant, des choses vraiment prophétiques existent bel et bien à Rome et au-delà. La floraison des petites communautés de base survit sans bruit. A Trestavere, à Torsapienza (Rome),   et des prêtres et des chrétiens mènent une vie prophétique sans bruit, au risque de leur bonne réputation !

 Les théologiens de la libération : hommes femmes, prêtres, sœurs, artistes, des écrivains, poètes, paysans et politiciens saisissent le Kairos et le vivent sans bruit. Au risque de leur bonne réputation !

 Je connais des hommes et des femmes au comportement et à la parole prophétique chez nous et bien au-delà Au risque de leur bonne réputation !

 Combien d’entre eux/elles, sont solidaires de ceux mis à l’écart, avec Jésus, par des autorités religieuses sélectives !

 Pour tous et pour les prêtres à Rome, je souhaiterais des rencontres entre nous avec un leader peut-être, pas un administrateur. Une révision de vie en petit groupe, avec des gens de petites communautés de base sans étiquette de rang, de genre, de fonction, d’érudition théologique ou spirituelle, une atmosphère épanouissant où l’on ose être soi-même, en famille où l’on ose élever la voix !

Éventuellement, nous pourrions inviter un évêque, un pasteur(e) de passage à partager un repas avec nous en bénissant le pain et le vin.

 Des rencontres régulières mais sans contrainte de présence, des rencontres que l’on attend parce qu’on aime ça. Un thé, un café, une bière, on passe du rire et taquineries aux choses plus personnelles, et on devient conscient que quelqu’un d’invisible est au milieu de nous parce qu’il est en nous.

Peu à peu, des uns s’en vont à la maison, d’autres restent pour approfondir une réalité, partager une angoisse, se fortifier, s’embrasser et se bénir sur le chemin du retour. En famille avec Jésus.

 Je n’aurais jamais tenu le coup dans l’apartheid d’Afrique du Sud sans ces révisions de vie spontanées, parfois durant les heures de pause à midi, le plus souvent le soir jusque tard dans la nuit (trop souvent en contradiction avec la vue du couvent). Le sommeil bienfaisant nous reconstruisait pour repartir le lendemain matin.

 Ces rencontres n’étaient pas une perte de temps, c’était un vrai partage eucharistique : un partage des fruits de la terre et du travail des disciples de Jésus.

 Sans illusion : au risque de notre bonne réputation !compassion.jpg

http://fr.canoe.ca/infos/international/archives/2010/07/20100727-130152.html

 

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10/04/2010

REFLEXION DOMINICALE

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Pâques 2010 (Berne-Bethlehem)

Prédication inspirée de Luc 24,1-2.

Prédicateur: Hermann-Josef Venetz

En ce qui concerne le matin de Pâques, les quatre évangélistes du Nouveau Testament ont leur propre version de l’événement, de telle sorte qu'on ne saurait vraiment savoir ce qui s’est vraiment passé. Voici ce qu’ils ont en commun:



1.   Des femmes furent les premières à venir au tombeau et elles l'ont trouvé vide.



2.   L’ange leur a annoncé la nouvelle de la Résurrection de Jésus et les a envoyées porter la nouvelle aux apôtres et aux disciples, ce qu’elle firent.



3.   Les apôtres ont eu de grosses difficultés à croire ce que leur disaient les femmes. En plus, Luc dit que les apôtres auraient qualifié les paroles des femmes de jacasserie.



On trouve des choses semblables dans presque tous les récits de ce matin de Pâques, en plus de quelques minimes variantes. Mais ce qui m’intéresse le plus est la réaction des apôtres et des disciples qui avaient vécu durant bien des mois en compagnie de Jésus.

La lecture des évangiles ne nous en apprend pas beaucoup plus à ce sujet. Luc raconte que, malgré la nouvelle annoncée par les femmes, deux des disciples quittèrent Jérusalem convaincus que « l’affaire Jésus » appartenait au passé. Sur la route, ils rencontrèrent un homme et ne le reconnurent pas du tout. C’est seulement lorsqu’il se mit à partager avec eux le pain que leurs yeux s'ouvrirent: c’était Jésus. « Se levant à l'heure même, ils retournèrent à Jérusalem, et ils trouvèrent les onze, et ceux qui étaient assemblés avec eux, et ils dirent : Le Seigneur est réellement ressuscité » (Luc 24,13-34).


Et lorsque le Ressuscité vint vers les disciples tandis qu'ils parlaient de la sorte: « Ils furent saisis de frayeur et d'épouvante, ils croyaient voir un esprit. Mais il leur dit : Pourquoi êtes-vous troublés, et pourquoi pareilles pensées s'élèvent-elles dans vos cœurs ? » (Luc 24,36-38).



Dans l'Évangile de Jean, Marie Madeleine est la seule qui vint au tombeau qu’elle trouva vide; elle s’en alla de suite dire à Pierre et  au disciple que Jésus aimait ce qu’elle avait vu... Lorsque Marie Madeleine revint au tombeau, Jésus se fit reconnaître spécialement à elle en l’appelant par son nom, et il l’envoya de suite dire à ses frères qu’Il s’en retournait au Père. Marie accomplit sa tâche sans tarder et expliqua aux disciples: J'ai vu le Seigneur! Et quelle fut la réaction des disciples ? Le même soir nous les trouvons tout apeurés derrière une porte close (Jean 20,1-2.11-18.19).



Mathieu rapporte que, sur l’ordre des femmes, ils se sont quand même rendus en Galilée où Jésus leur avait donné rendez-vous. Mais que font-ils quand ils voient Jésus ? Matthieu dit: « Et quand ils le virent, ils se prosternèrent; d'aucuns cependant doutèrent » (Mt 28,16-17).



C’est ainsi qu’apparaissent les apôtres et les disciples de Jésus à Pâques. Bien que certains soient tombés à ses pieds comme le dit Matthieu, on peut dire, en gros que bon nombre d'entre eux étaient incrédules, sceptiques, trouillards et qu’en fait, seules les femmes ont pris le risque de la foi.

 

Et que fait Jésus maintenant avec ces incrédules, ces sceptiques, ces trouillards? On écoute et on est étonné! Il les envoie dans le monde entier : « Allez, faites de toutes les nations des disciples, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit » (Mt 28,19-20). Je pense que Jésus prend un grand risque car Il connaît les siens! Et toute l'histoire de l'Église-institution jusqu'à aujourd'hui, révèle en plein jour, la nature et l'envergure de ce risque de la confiance!



L'Église ne se porte pas bien. Il est vrai qu'aujourd’hui, ce ne sont certes plus les mêmes apôtres et disciples qu'autrefois qui sont au travail, mais ce sont néanmoins principalement des hommes qui s’affublent volontiers du titre de « successeurs des apôtres » comme le catéchisme nous l’a enseigné. Il faut reconnaître qu'à l’époque, on ne nous a pas clairement appris que les Apôtres, envoyés par le Ressuscité dans le monde entier, n’étaient pas seulement des Apôtres, mais qu'ils étaient également des gens pleins de doutes, Ils étaient des septiques, des trouillards, des hommes de peu de foi. Des gens de peu de courage et de peu de confiance.

Mais s’il en est ainsi, pourquoi donc penser que les successeurs actuels des apôtres soient plus parfaits que ceux que Jésus a envoyés? Des gens pleins de doutes, des sceptiques, des trouillards. L'église n’a jamais eu des chefs parfaits, ni au temps des apôtres ni plus tard. Et on ne devrait pas faire comme s'il y en avait aujourd’hui. Je suis heureux et reconnaissant que les évangélistes n'aient pas caché les faiblesses et les erreurs des apôtres, je suis reconnaissant qu’ils n’aient pas balayé sous le tapis leurs bavures et leurs fautes. Je ne dis pas cela à la légère comme si je voulais dire: « Les successeurs des apôtres actuels ne doivent donc pas être meilleurs que leurs prédécesseurs et maîtres qui se nommaient Pierre, Jean et bien d'autres encore!» Non! Je dis que les évangélistes pourraient nous apprendre à confronter nos problèmes avec franchise, droiture, modestie ainsi qu'avec une approche crédible, ouverte à la reconnaissance publique de nos manques et de nos fautes. Ceci concerne aussi les autorités de l'Église-institution. Pourquoi sont-elles incapables, face à des cas bien précis, d'admettre leurs graves erreurs et leurs dissimulations? Pourquoi dissimuler ou simplement ne pas admettre l'évidence? Les autorités font ainsi penser qu'elles sont davantage préoccupées de leur réputation personnelle et de celle de l'Église-institution, que du devoir de respecter et de promouvoir la dignité humaine des victimes? L'ironie est qu'un tel comportement se retourne contre elle, et porte atteinte à sa  réputation.

Mais maintenant, je dois encore vous dire quelque chose que nous n’avions guère appris  au catéchisme: Ce ne sont pas seulement le pape, les évêques, éventuellement les prêtres qui marchent à la suite des apôtres, mais ce sont aussi nous tous et d'autres encore, les laïcs, les femmes, les hommes, tous, nous sommes envoyés dans le monde entier, proclamer à tous les peuples le message de la Vie nouvelle! Le message de l'invincible Espérance! Tous, nous voulons faire l'expérience vécue au quotidien de ce que signifie la Vie nouvelle et l'inébranlable Espérance de Pâques! Cette expérience de Vie n’est pas une affaire individuelle seulement, comme par exemple lorsque nous reconnaissons nos fautes dans le secret du confessionnal, dans une chambrette privée, ou à demi mots inaudibles. Au contraire, nous voulons faire une expérience de Vie en reconnaissant publiquement nos erreurs, nos fautes, notre hypocrisie. Car les gens ont droit à notre témoignage de vie authentique, tout en restant conscients que nous sommes encore très très loin de la « Vie en plénitude » (Jean 10, 10) promise par Jésus. Là est notre espérance!



Aujourd'hui, l'Église ne va pas bien. Je l’ai déjà dit et tout le monde le sait. Mais je reste convaincu: il ne s'agit pas uniquement, mais aussi de l'Église, cette Église avec tous ses manques, ses rides, ses fautes est envoyée à ce monde déchiré, tourmenté afin d'être un témoignage de Vie nouvelle à notre monde déchiré, tourmenté! Et je suis aussi fermement convaincu que nous tous sommes l'Église. Tous, avec nos faiblesses et nos fautes, nous sommes envoyés au monde, d'abord à notre environnement concret, afin de proclamer que la mort n'aura pas le dernier mot, que la paix et la justice pour tous dans un monde nouveau est possible. Et que personne ne nous ôtera cette Espérance. Relever ce défi et réussir malgré tout ce qui vient d'arriver? C’est possible?

e6f01c09ec60dfd0-1-.jpgLa foi en Jésus ressuscité nous encourage et nous donne la force de prendre le risque. Je dirais même, parce que c’est ma conviction: Yes we can. Nous le pouvons. Amen.

 

(traduction: Claire-Marie Jeannotat, ce qui est souligné est de moi)
Avec reconnaissance à l'auteur.

23:09 Publié dans Église(s) | Tags : église | Lien permanent | Commentaires (3)

29/09/2009

TCHEQUIE

 

« Il faut être conséquent »

 

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Monique (nom d’emprunt) et son mari ont renoncé à la voiture et voyagent en train. Mais pour aller là où les transports publics sont rares, ils louent une voiture. Ils sont, tous les deux, convaincus que l’action doit témoigner de l’engagement pour un monde à guérir, à sauver peut-être.

Monique m’a simplement dit « il faut être conséquent ». Cela me concerne. C’est ce qui motive ce billet.

 

Benoît XVI vient de se rendre pour un weekend en Tchéquie, il projette d’aller en UK en 2010. En étudiant les analyses de source sûre, je pense à ce qu’écrit Albert Nolan, dans « Suivre Jésus aujourd’hui » (Cerf 2009 pg. 100). Je cite : « J’ai toujours eu l’impression qu’il y avait deux histoires de l'Église chrétienne :  Celle de l’Institution, avec ses papes, ses luttes de pouvoir, ses schismes, ses conflits et ses divisions, ses chasses aux hérésies et sa bureaucratie, et une autre parallèle, celle des martyrs, des saints et des mystiques, avec leur profond attachement à la prière, à l’humilité, à l’oubli de soi avec leur liberté et leur joie, leur audace et leur amour profond à l’égard de tous et de tout.» Comme dit Nolan, il y a donc deux traditions : a) la tradition mystico-prophétique, et, b) la tradition de l'Église institutionnelle. Elles avancent parallèlement dans ce que j’appelle des « rapports de force inégaux » et que Nolan voit comme conflictuelles et « très tendues avec l’establishment. »

Mais j’en reviens alors aux visites « pastorales » des papes, et actuellement de celle de Benoît XVI en Tchéquie. (Je tiens mes sources des adresses suivantes :

 

 

· www.thetablet.co.uk/latest-news.php

· http://ncronline.org/by John L Allen Jr on Sep. 27, 2009.

· http://www.radiovaticana.org/fr1/Articolo.asp?c=320272

· http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/europe/20090926.OBS2580/premiere_rencontre_entre_berlusconi_et_le_pape_depuis_l.html?idfx=RSS_europe&xtor=RSS-18

· http://209.85.229.132/search?q=cache:VNzurp33_zcJ:www.czecot.com/fr/%3Fpage%3D14%26id%3D13718+pape+en+Tch%C3%A9quie&cd=11&hl=fr&ct=clnk&gl=ch

· http://209.85.229.132/search?q=cache:UGA3ALr8WOQJ:www.mzv.cz/coe.strasbourg/fr/informations_sur_la_republique_tch_que/histoire_du_pays/index.html+pape+en+Tch%C3%A9quie+wenceslas+et+Hus&cd=22&hl=fr&ct=clnk&gl=ch

 

« Benoît XVI se rend en République tchèque en tant que plus haut représentant de l'Eglise catholique et en tant que chef d'État du Vatican. C'est pourquoi il rencontrera, pendant sa visite, des ecclésiastiques, des hommes politiques et des fidèles. » Et le petit peuple?

« Il se rend en Tchéquie pour célébrer le 20ème anniversaire du mur de Berlin et de la "disparition" des régimes oppressifs. Avant son départ il rencontre à Rome Berlusconi. » (Nouvel Obs).

«  A son arrivée, il est accueilli par le président de la République tchèque, Vaclav Klaus, et par le cardinal Miloslav Vlk, archevêque de Prague. Il rencontre les autorités politiques et religieuses, les différentes communautés chrétiennes, le corps diplomatique et le monde académique. » Et le petit peuple?

« Puis, selon ATS, Benoît se rend à Notre Dame des victoires et prie devant la statuette de « l’Enfant Jésus de Prague. »

« Benoît XVI n’a fait que mentionner Jan Hus, (1370-1415 ),  théologien, précurseur de la Réforme, excommunié et condamné au bûcher pour hérésie par l’Église catholique. Il est considéré par les Tchèques comme un héros national.

Le Roi Wenceslas est également vénéré. Comment Benoît XVI perçoit-il ces deux personnages ? Et comment le peuple tchèque les perçoit-il ? Les deux séparément! Les deux interconnectés?

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Ce dernier voyage du pape illustre une fois de plus, ces deux histoires de l'Église chrétienne, celle de l’Institution d’une part,  et celle d’en bas qui a droit à l’écoute, mais pas à la parole. Jan Hus avait lutté pour l’égalité dans l'Église chrétienne !

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L’Institution est sous les feux des projecteurs et le peuple, les ouvriers, lesquels en Tchéquie, luttent depuis 10 ans pour consolider l’identité d’une République, ne sont qu'une masse anonyme.

 

Les autorités de l’Institution multiplient les sermons, les discours,  les avertissements, elles s’adressent aux petits par le truchement des « grands responsables » des Institutions politiques et civiles qui devront interpréter et appliquer (motivées sans doute par un devoir politico religieux à accomplir) ce qui leur est dit. Ces innombrables interventions verbales du pape sont alors «scellées, sanctifiées dans des liturgies, des messes » face à plus de 100 000 personnes. Le reste, les 10 millions de Tchèques, continueront leur pèlerinage vers un monde meilleur, celui que Jésus habite et anime de son Esprit ressuscité dans les bas-fonds de la société.

 

C’est l’Histoire de l'Église d’en bas, celle des racines que j’aimerais lire dans la presse et, éventuellement regarder de temps en temps sur l’écran. Pas seulement lors de meurtres, d’émeutes, de pauvreté abjecte, mais dans la solidarité des groupes et des communautés de base, là où Dieu marche avec les pèlerins, migrants, voyageurs, les SDF, les NEM, là, spécialement et concrètement, où Jésus, le Fils de l’Homme est « fait homme ».

Là où ceux qui – sans en être peut-être conscients - sont touchés par les quelques paroles de Jésus et surtout par son exemple, osent dire comme mon amie :

Il faut être conséquent !

Même s'ils ne se réfèrent pas du tout à Jésus.


22:29 Publié dans Église(s) | Tags : église | Lien permanent | Commentaires (2)

24/03/2009

OSCAR ROMERO ET J. LOEW

Le mardi 24 mars

Aujourd'hui, je pense avec reconnaissance à deux hommes:

http://blogcjs.wordpress.com/tag/oscar-romero/

  • Oscar Romero, né en 1917 à Ciudad Barrios, était archevêque au Salvador, d'abord, très condervatiste, il s'eat laissé convertir par les petites gens du El Salvador. Il fut assassiné le 24 mars 1980 alors qu'il célébrait l'Eucharistie à San Salvador. Il avait dit:

Le monde des pauvres nous a fait prendre conscience du fait que la sortie de la pauvreté sera possible non pas grâce à une aide extérieure de l’État ou de l’Église, mais plutôt lorsque les pauvres seront eux-mêmes les acteurs et les maitres de leur lutte pour leur propre libération.”

Oscar Romero

 

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Lors de ses funérailles, plusieurs fidèles qui lui rendaient hommage ont été tués. Durant les années qui suivirent son assassinat, des milliers d’autres personnes ont été tuées lors de la guerre civile. Une commission des Nations Unies a décrété que cette guerre était un génocide qui a fait plus de 75 000 victimes.

Osacar Romero avait déclaré: « Si je suis tué, je surgirai dans le peuple du Salvador ». Et de rajouter : « Nous accomplissons dans notre vie seulement une fraction minuscule de l'entreprise magnifique qu'est le travail de Dieu... nous plantons les graines qui un jour croîtront ». Je suis persuadée que ces graines croissent comme des épis de blé pour devenir notre pain commun et quotidien.

 

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  • Jacques Loew , une vie avec les déshérités de la foi
  • 1908 : naissance à Clermont-Ferrand.

1999 : mort de Jacques Loew .

 

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(Voir La Croix.com, 24 mars 2009: http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2364506&a...

« Si le P. Loew avait investi le monde ouvrier comme champ missionnaire par excellence dans les années 1950-1960, aujourd’hui il choisirait sans doute celui des jeunes sans lien avec l’Église », estime ce dernier.

Fasciné par Jésus, l’Eucharistie …. le P. Loew s’interrogeait sur la pérennité des institutions ecclésiales,
« appelées à disparaître pour que naisse quelque chose d’autre ».... Apôtre pressé par l’amour de tous, et d’abord des plus démunis, il aura indéniablement gardé une foi lucide et aidé un grand nombre de chrétiens dans une période où, selon l’expression de Gilles Fumey, « le bateau tanguait pas mal ». Elle tangue encore aujourd'hui la barque de Pierre. Jacques Loew fut prêtre ouvrier. En 1955 après la décision du Vatican de mettre fin à l’expérience des prêtres-ouvriers, il fonde la Mission ouvrière saints Pierre-et-Paul (MOPP) pour susciter de petites communautés de personnes engagées. Le mouvement prend racine en France, au Sahara, au Brésil, en Russie, au Japon, au Brésil, en France et en Suisse en Côte d'Ivoire.

 

L'exemple de ces deux hommes est encourageant; je les mentionne aujourd'hui à cause de anniversaires! Les Eglises réformée, anglicanes, les juifs, des frères et soeurs d'autres religions, des athées, ont des exemples de prophètes qui continuent le travail de notre Créateur.

Les médias n'en parlent pas, la télé ne les montre pas, ils sont ceux et celles « des racines », à même la terre, là ou l'espèce humaine pourrait éventuellement survivre... là seulement...