13/10/2011

Grand débat télévisé

 

Réflexion sur le grand débat télévisé d’hier soir, 12.10.11

Débat: d’abord avec TV5

Puis à la TSR : quand le débat vire au combat !

Nous l’avons suivi ce débat en espérant un peu de clarté sur les enjeux des élections. Les partis étaient représentés mais, d’emblée je me pose la question : ces partis représentent-t-ils vraiment les électorats respectifs et/ou potentiels, le petit peuple, les spectateurs ?

Il paraissait évident que la famille, les gens, la santé, l’éducation seraient prioritaires. Prioritaires furent le franc fort,  la criminalité, la libre circulation, le nucléaire, la caisse unique, et, tout à la fin, la famille !

Je suis restée jusqu’à la fin et j’ai vu que le débat avait viré au combat. Les deux camps opposés se sont profilés, non à partir de leur identité mais en se lançant immédiatement sur ce qui les motivent avant tout, et je ne peux m’empêcher de relever la virulence de l’UDC, avec regret, car chacun a le droit de se montrer tel qu’il est, mais l’arrogance du regard, de la gesticulation, sans parler des « mots » visaient l’écrasement du vis-à-vis ! Cela ressemblait au combat des vaches d’Hérens. Oskar Freisinger fulminait, et crachait ses étincelles,  un mélange de mépris, d’orgueil, de colère incontrôlée qui devait profondément blesser tout spectateur d’origine étrangère!  Il prit et reprit la sans pouvoir conclure quoi que ce soit. Les protagonistes me paraissaient déstabilisés, énervés par l’ambiance survoltée ! Pascal Rebetez et Romaine Jean s’amusaient aux commandes en laissant passer les écarts ! L’incohérence des propos, le flou et la confusion n’aidaient en rien, selon moi, l’enjeu des élections !

Deux ou trois jeunes politiciens m’ont impressionnée par leur sérieux, une présentation brève mais bien préparée, et j’aurais aimé qu’on échange à partir d’arguments et de contre arguments réfléchis et clairs !


Ce soir au TSR de 19h30, j’ai été surprise d’entendre le reportage qui semble équilibrer ma déception de hier soir. Tant mieux.

Le contenu du débat devait être débattu afin d’aider « l’opinion publique », nous sommes le public et cela nous concerne. Les politiciens des différents partis répondent, je l’assume,  aux attentes, aux besoins, aux craintes des gens : les familles, les chômeurs, le travail, l’argent, surtout et avant tout, le besoin de transparence et de sincérité réfléchie. L’argent est aujourd’hui une « chose » trop volatile pour se laisse berner par des promesses. Le salaire, c’est la nourriture. Tous les partis ont des éléments communs, ils peuvent être complémentaires dans la tâche à accomplir pour réaliser le bien commun.


J’entends trop souvent dans la rue, sur la place publique le ras le bol d’une population inquiète au sujet de l’avenir en général, conscients de ce qui se passe en Europe, tout près de nous, On a même plus le temps de se soucier du Darfour, de la famine et de la sécheresse ! Les médias : idem. Le bien commun comprend aussi, les humains au-delà de notre frontière helvétique.

Je regrette les palabres-débats africaines faites dans le respect de la dignité des débattants respectifs, de leurs opinons, de leur pensée, le but étant de faire avancer la réflexion en prenant le temps.

 

Sous l’arbre de la palabre peut-être s’exerce une espèce de partage démocratique. Qui sait? Comme les chefs africains (je ne parle pas des politiciens  africains civilisés d’aujourd’hui !), nos politiciens doivent rendre compte de leurs actions « politiques » auprès de l’électorat. L’espérance d’un printemps des peuples germe aussi en Suisse.

 

Un bon débat n'est pas forcement d'accepter " l'autre " mais surtout  distinguer l'opinion de l'autre, et réussir par l'argumentation à nous faire passer de l'ère des préjugés à l'univers des opinions nuancées.

(Et je regrette si j'ai l'air d'être moraliste, j'aime mon pays natal et voter est un devoir)

 

22:56 Publié dans Politique | Tags : débat | Lien permanent | Commentaires (0)