29/02/2012

Emmurés pour toujours?

 

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Emmurés pour toujours?

Réflexion en ce 29 février 2012

 

«Les emmurés sont bien embarrassés lorsque les murs s’écroulent. »

J’ai entendu ça tôt ce matin à la RTS-radio 1ère ( !) et mon imagination-réflexion surfe sur cette belle interpellation ! Merci!

Ni l’homme ni la femme ne sont faits pour être emmurés. Sans le désirer, nous sommes nés assoiffés de liberté et nous passons notre vie à la conquérir.

Seuls et tous ensemble. Mais il y a cette « faille » quelque part comme disait Laurent. Et même le concepteur et créateur de notre espèce humaine semble n’y rien pouvoir sinon par l’action de ce repère « qui ne nous dit pas ce que nous devons faire, mais qui montre ce qu’il a fait et ce qu’il fait « avec nous si nous sommes conscients ». C’est Jésus.


Il n’est pas difficile de nous rendre compte de la menace des murs qui font de nous des emmurés. Sommes-nous indignés ?

L’histoire des hommes montre le prix du renversement des « murs, des trônes et des dominations. » C’est un mystère et une faille que nul ne peut accepter comme « fait accompli » … à moins de rejeter le créateur et concepteur…

A quoi servent les révoltes, les révolutions, les printemps arabes et planétaires si nous restons des emmurés dans nos institutions, hiérarchies, banques, musées, religions, races, classes, cages dorées, cages politiciennes, nations, empires et prisons, autant d’apartheids ! Alors qu’au fond de notre être brûle le feu de la liberté, hors des murs. Nés libres, l’Amour, l’Amitié, le Partage déploient notre liberté au-delà de la « faille ».

La lutte, c’est la souffrance, les blessures, les morts

Mais qui jamais n’auront le dernier mot à moins que Dieu cesse d’entrer dans la danse des humains.

Pierre Teilhard de Chardin (mort le 10 avril, jour de Pâques 1955) dont je me suis nourrie au temps de l’apartheid en Afrique du Sud grâce à Maman qui m’envoyait ses livres, sa conclusion est apte :


« LA SOUFFRANCE HUMAINE, la totalité de la souffrance répandue, à chaque instant, sur la terre entière, quel océan immense ! Mais de quoi est-elle formée, cette masse ? De noirceur, de lacunes, de déchets ? … Non pas, mais, répétons-le, d’énergie possible. Dans la souffrance est cachée, avec une intensité extrême, la force ascensionnelle du Monde. Toute la question est de la libérer, en lui donnant la conscience de ce qu’elle signifie et de ce qu’elle peut. Ah ! Quel bond le Monde ne ferait-il pas vers Dieu, si tous les malades à la fois tournaient leurs peines en un commun désir que le Règne de Dieu mûrisse rapidement à travers la conquête et l’organisation de la Terre. Tous les souffrants de la Terre unissant leurs souffrances pour que la peine du Monde devienne un grand et unique acte de conscience, de sublimation et d’union : Ne serait-ce pas là une des formes les plus hautes que pourrait prendre à nos yeux l’œuvre mystérieuse de la Création ? »

Hymne de l’Univers (1961)