23/04/2014

Comme un chant d'oiseau

 

Suisse: Violences à Berne en marge de la finale de la Coupe

 Actualité Général du 22 avril 2014 @ 8:35

 Quelques-unes de mes consœurs aiment bien regarder un match de foot à la télé. : par exemple lundi après-midi.  J’ai  regardé ce pauvre ballon rond malmené dans tous les sens par des coups de pieds, des coups de têtes sous les hurlements, les sifflements, les gestes de polichinelles passionnés et chauffés à blanc… Je ne sais plus mais je crois que les Zurichois sont arrivés à faire entrer la balle dans le net de Bâle et ce fut le délire : là-bas et ici.

 

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C’est vrai que papa et mes frères étaient des fans de foot sans trop savoir qui était pour et qui était contre surtout à l’époque lorsque  Squibbs, de son vrai nom Marcel-William Suès faisait « youtser » ma famille assise à côté de la radio « mediator » . Quand c’était fini, on se partageait une bouteille de bière qui avait été mise au frais dans l’auge des vaches.

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Ce souvenir m’a fait sourire ce lundi après-midi mais nul n’aurait deviné la raison : on était trop « tendu » à l’approche d’un goal …  de Bâle ou de Zurich avec  une espèce d’appréhension… ou même une sournoise et malsaine « envie » d’une échauffourée et l’on verrait ces braves « policiers » à l’action.

 J’ai repensé à l’histoire d’un homme que j’aime, Anthony de Mello, et qui, avec Jésus. s’intéressait au sport aussi bien qu’à la méditation : au fond, cela dépend de nous que les deux ne fassent qu’un.

 Jésus au Match de Football : des amis avaient invité Jésus-Christ à cette première entre Poinçonneurs protestants et les Croisés catholiques. Au premier goal des Croisés, Jésus applaudit à tout rompre et il jeta son chapeau en l’air.  Au premier goal des Poinçonneurs, Jésus fit exactement la même chose et son chapeau voltigea en l’air… C’était pas normal : on lui tape sur l’épaule en disant : mais pour quelle équipe manifestez-vous ? Et Jésus de dire : Oh ! je suis ici rien que pour le plaisir de voir le jeu…

 Sur le chemin du retour, on expliqua à Jésus que dans notre société actuelle on pense toujours que Dieu est du côté de l’équipe gagnante et tant pis pour les perdants.

Jésus qui pensait peut-être aux multiples petits ballons ronds dit : « C’est pour ça que je n’appuie pas les religions : j’appuie les hommes (et les femmes bien sûr), l’homme est plus important que le Sabbat. Un copain lui dit « faites » attention, Jésus, vous été crucifié une fois pour avoir dit une chose semblable, vous savez ! » « Oui, et par des gens de religion dit Jésus avec un sourire en coin ».

 (Mon adaptation libre d’après « Jésus au Match de Football, Anthony de Mello, sj, in « Comme un chant d’oiseau » Desclée de Brouwer, 1984, p 160)

 

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09/08/2012

NINO ET STEVE

 

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Quand on est tellement fier d’être Jurassien

C’est à cause de Nino des Buissonnets et de Steve ! Ils se sont fait plaisir. Ils ont bien chevauché, ils nous ont fait plaisir, c’est immense ce vrai coup de cœur, cheval et cavalier ne font qu’un, comme la clé et la serrure bien sûr. Et nous les Jurassiens, et moi itou, ne faisons qu’un, tour à tour cheval et cavalier ! Tour à tour vaincus, victorieux !

Pas de larmes  lorsque l'hymne national retentit : «Le bonheur n'a pas toujours besoin d'être accompagné de larmes», soulignait le premier champion olympique jurassien. Bien sûr, d’ailleurs, le bonheur sèche toutes les larmes.

Il avait pensé à « une médaille par équipe, mais pas en individuel ». Alors voilà que « l’individu est équipe ». J’aime cette solidarité intégrée qui permet toutes les victoires. Merci Nino et Merci Steve.

L’équipe : Steve  montre Nino et il faut l’applaudir, il court vers son père et il faut l’applaudir, il veut toutes et tous nous inclure dans sa lutte et sa victoire. Applaudissons-nous ! Avec insolence et bonheur !

On est tellement fier d’être jurassien qu’il  est permis et juste de mettre notre lumière au sommet comme un soleil furtif et éphémère…

Vive Nino et Steve et nous tous !

 

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29/06/2012

FOI, FOOT, FRIC

 

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Le Foot est un sport pour tous. A la maison, à l’ombre des grands tilleuls et sur la « bosse », nous avons joué au ballon, dans les années trente !

Le dimanche après-midi, papa écoutait la radio et, avant tout,  le reportage de « Squibbs » ! Papa jouait au foot sur sa chaise ! Nous étions tous un peu « sportifs », aux travaux de la ferme pour tous, aux jeux de quilles après la Messe pour les hommes, une danse timide au Café de la Poste pour les filles. Puis le ballon et le foot sans cadre ni règle : un vrai jeu !  Oh ! Les coups de tête et les coups de pied pimentaient le match ! Les « corners » étaient ronds et les filets étaient sans frontière !

Yves, le benjamin de la famille semblait être né pour shooter, skier, courir. Ecolier, il a shooté le ballon primitif de la maison avec les copains, les copines sur le terrain de  notre modeste ferme jurassienne. Puis Il skiait vers l’école, l’hiver, sur des lattes fabriquées dans des douves de  tonneau.

Il avait la flamme sportive au cœur ! Il est devenu le sportif que l’on connaît. Taper du ballon, étudier, rêver, quitter le nid. La Vie n’est pas « un long fleuve tranquille » dans les années trente encore moins!

« La terre est un ballon, la vie un marathon ».  Yves écrit cela, à la page 21 de son dernier livre « Sport où est ta victoire ? » (Editions Baudelaire 2009). Yves a été, et reste,  marathonien, passionné, mais en courant il veut faire courir les autres avec sa plume, avec son exemple, avec ses contacts !  Je suis fière de lui car, je sais, si Yves a couru, et s’il est même arrivé à gagner Morat- Fribourg, seuls la passion et le bonheur de courir le motivaient. Pas l’argent, la Foi en lui-même et en ce qui nous dépasse !

A Macolin d’abord et ensuite partout il se trouvait, il s’est battu pour « le sport pour tous ». Un vrai jeu!  Des décennies durant,  il a suivi, avec le regard critique du journaliste sportif,  l’athlétisme sous toutes ses formes pour « le Matin ».

Pourquoi écrire ce beau souvenir durant les championnats d’Europe de Foot 2012 ?  C’est pour me réconcilier avec le tonnerre de brouhaha à 15 mètres de ma fenêtre, Rue du Marché à Bulle. Un Restaurant a eu l’idée d’installer un écran géant en plein air et les spectateurs de « boire » le show comme ils boivent un verre ! L’air est saturé d’émotion populaire, les décrescendos succèdent aux crescendos, des hurlements d’espoir, de désespoir, des soupirs de déconvenue pour éclater un coup de tonnerre émotionnel quand le ballon s’engouffre au filet sous l’œil pitoyable du pauvre gardien ! …ainsi jusqu’après les prolongations, la victoire et la rage des klaxons ou quelques larmes c’est selon ! Il en sera ainsi jusqu’à dimanche soir. Merci.

J’évoque Yves : (page 81 du livre cité plus haut) …  « Peu à peu, le sport présente les signes avant-coureurs de la décadence et de l’effritement : cupidité, outrecuidance, tricherie, lassitude…Les enlacements manquent de vérité après le but marqué ; le poing levé est moins un signe d’exubérance qu’un geste de vengeance ; la médaille brandie à bout de bras un défi politique…l’apparence de la haute moralité ne parvient pas à voiler la réalité des objectifs publicitaires et commerciaux poursuivis… » Juste un peu de ventilation !

Pessimiste, mon frère ? Non, il aime trop le sport pour tous pour ne pas le critiquer avec une espèce de tendresse. Et il revient à LA motivation : "Préserver la joie là où elle existe encore, redécouvrir la nature et le sens du mouvement, réapprendre à écouter son corps, à jouer pour le plaisir et pour que la jeunesse reste une affaire de cœur !"

(à lire aussi Le supplément très sportif de Vigousse No 112)

 

22:17 Publié dans Sports | Tags : foot | Lien permanent | Commentaires (0)

27/06/2010

HOSANNA --- TOLLE

 

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Hosannas Tollés

Comment comprendre la mentalité ? Est-ce une mentalité ? Il me semble que c’est plutôt l’émotion primaire, sans réflexion aucune, qui fait exulter la « presse et les médias » (enfin le peu que j’ai consulté !) Lorsque la Nati gagne: un hurlement d'exaltation et lorsqu'elle perd des invectives d'enfants gâtés! La même Nati après un résultat zéro à zéro, donc perdant perdant ou gagnant gagnant! 0 à 0!

En vrac : « La Nati est perçue comme une favorite du Mondial après l’exploit ». « La presse suisse n’a pas de qualificatifs assez forts pour qualifier la victoire de l’équipe suisse de football contre l’Espagne ! » «Juste le plus gros succès de l’Histoire du football suisse» !!! » C’était comme une grande cause nationale ! C’était dans l’air « patriotique » me semble-t-il. Des Hosannas au plus haut des cieux de la Coupe! Maître  corbeau sur un arbre perché tenait en son bec un fromage… Une fondue, cette victoire, ça se déguste moitié moitié! Tant pis pour le perdant, le vaincu a servi à la gloire du vainqueur!  Amen. Qu'est-ce qui motive la grenouille à s'enfler jusqu'à "crever"?

L’esprit du JEU, du plaisit, dérive vers l’esprit de combat, de "must" ! Victoire obligée et les joueurs deviennent des petits soldats ballon rond aux pieds ! J’imagine que chacun est sous pression énorme ! Intolérable! Insupportable!


  1. Le Honduras est le prochain face à face. Pas tellement dangereux. Après tout il n’a  brillé ni contre le Chili ni contre l’Espagne. De plus, lorsque nous, on gagne une fois, on doit gagner deux fois et puis Ottmar Hitzfeld y croit. C'est le chef, et quand le chef y croit, tout le monde doit croire!

"Je crois en mes joueurs… (Moi non plus!). En gagnant par deux buts d'écart, nous serons qualifiés pour les huitièmes de finale. Nous sommes donc maîtres de notre destin. Cela doit nous rendre plus forts !"

Voilà, l’heure est venue ce 25 juin. Au milieu de la nuit, ou était-ce le matin? A moitié assoupie, la radio râle, rage, et je pense à une catastrophe mondiale: « La Suisse poussive, stérile, tombe de haut ( ?). Incapable de marquer le moindre but ! Sans solutions, sans idées, lourde, pataude, lacunes en cascades ! Tous les joueurs à la même enseigne, y compris Hitzfeld qui, pour avoir eu confiance à ses joueurs, est accusé de supercherie. Il avait eu confiance en un « miracle ». C'est enfantin, c'est gamin, cette colère nationale. C'est bien, on se montre tel qu'on est. C'est vrai?

Tolle ! Tiens ! Cet enchaînement de Hosannas et de Tolle, ça me rappelle quelque chose d’il y a longtemps, dit-on, mais d’absolument actuel et pas seulement en Coupe du Monde ! C'était à Jérusalem et il s'agissait d'un HOMME qui n'avait pas joué le jeu pour gagner la faveur des riches et des puissants.

TOLLE!

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« Retour prématuré, (de la Nati) tout un peuple est affligé par ce résultat. Mais disons Merci à cette équipe qui nous a donné l’espace de ce premier tour l'espoir de croire que la petite Suisse peut rivaliser avec les géants du foot mondial. »  Quelle honte y a-t-il d'être petit? D'être ce qu'on est? (http://planetephotos.blog.tdg.ch/)

Qu'est-ce qui est à la racine de ce Hosanna/Tollé? Qu’est-ce qui ôte le plaisir de Jouer ?

Le plaisir est un sentiment qui nous dépasse, on est heureux, modestement, comme les humains que nous sommes. Un ballon ça fait plaisir quand on s’amuse avec et entre nous ! C’est gagnant gagnant. Perdant perdant. C'est pas un boulet de canon!

Mais il y a l'oeil de la FIFA et de son ministre qui un mois durant, gouverne l'Afrique du Sud! Si ce qui nous dépasse aujourd'hui est Mammon tout puissant, que nous reste-t-il du plaisir du jeu ? Et du Fair Play?


22:51 Publié dans Sports | Tags : nati | Lien permanent | Commentaires (0)

26/06/2010

ESTAVAYER_LE_LAC

 

Tournois de foot « fair-play »

ouvrez voyez venez:

http://www.estavayer-le-lac.ch/net/com/2015/Images/file/Administration/jeunesse%20tournois%20de%20Foot.pdf

Tournois de foot intercommunaux et amicaux, organisés par des jeunes du Centre Jeunesse d’Estavayer-l-lac en solidarité avec les jeunes en Afrique du Sud.

Dimanche 27 juin 2010, 09h00 –16h00 au terrain de foot à Estavayer-le-lac (Route de Thiolleyres)

 

HORAIRE : 9h30-12h00 et 13h30-16h00

 

PRIX A GAGNER pour les trois premières équipes

 

Activités en plus:

 

  • Tournois de penaltys’ et autres jeux de foot pour tout le monde (aussi pour les non-inscrits), un ‘marché aux puces’ d’équipement de foot et d’autres sports.

  • La buvette sera ouverte et un repas de midi sera préparé pour tous les joueurs pour un prix spécial. Egalement ouverte pour les familles, les amis etc.

 

INSCRIPTION : jusqu’au mercredi 23 juin 2010

Secrétariat du cycle d’orientation d’Estavayer-le-lac/Centre Jeunesse les mercredis entre 16-19h/

Ou par email : l.wyss@estavayer-le-lac.ch

 

Le tarif est de CHF 5.00/équipe (paiement sur place).

 

« Action solidaire » : Marché aux puces, Tournois de penaltys et autres jeux

Amenez vos vieux habits, souliers et d’autres équipements de foot ou d’autres sports pour vendre pendant la pause de midi sur un ‘marché aux puces’. Les bénéfices seront transmis à une organisation humanitaire qui soutient les familles les plus pauvres en Afrique du Sud avant, pendant et après la Coupe du monde (Action de Carême – Pain pour le prochain)

Tournois de penaltys et autres jeux : amuse-toi et soutiens des projets d’entraide en Afrique du Sud. Emmène ta famille et tes amis pour te soutenir pendant les matchs, faire un tour sur le ‘marché aux puces’ et participer aux jeux divers sur place.

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21/06/2010

FOOT et ATHLETISME

 

zola_budd.jpgFootball et athlétisme

Coupe mondiale 2010 et Zola Budd 30 ans plus tôt !

 

Zola voit le jour le 26 mai 1966 à Bloemfontein, Afrique du Sud, dans une famille laborieuse de 6 enfants.

Comme tous les enfants du « Orange free State » à l’époque, elle aime courir pour le plaisir.

Comme tous les enfants, même les adultes, elle court pieds nus.  Zola court toujours plus vite, une gazelle toujours plus légère.

Comme tous les enfants de Bloemfontein, elle ira à l’école sans jamais entendre parler de Mandela ni du conflit racial latent.

690-0-0-0_144491.jpgElle ne sait pas qu’elle est blanche. Elle est une enfant qui aime la vie comme on l’aime en Afrique du Sud !

 

Elle court comme l’antilope du coin jusqu’au moment où les professionnels sportifs la remarquent et l’initient à la compétition !

Pour elle c’est une joie, elle est née des ailes aux pieds. Elle remporte des succès et gagnent des prix !

Comme tous les sportifs, elle rêve d’aller plus loin.

 

Elle apprend avec stupeur qu’elle est blanche. L’apartheid, système financièrement soutenu par l’économie suisse jusqu’au au bout, retient cette gazelle innocente dans ses filets et elle en devient comme tant d’autres la victime !

 

Pourquoi ? Parce que l’Organisation des Nations Unies déclare avec raison que ce fléau est « un crime contre l’humanité » et qu’un zola-budd.jpegmoyen de l’éradiquer est le boycott. Le bannissement des sportifs sud africains de toutes les rencontres mondiales est humiliant, frustrant, déshumanisant. Les cicatrices n’effacent pas les blessures ! Parce qu’il ne s’agit pas de biens de consommations, d’œuvres d’arts, de matériel de guerre ( !!!) , il s’agit de personnes humaines !

 

Zola Budd obtient la nationalité anglaise, continue de courir,  de gagner, de remporter des victoires. A cause de son origine, elle est huée, conspuée, honnie

 

Elle vient en Suisse, oui, à Neuchâtel  où, en 1986, elle bat le record des 5000 mètres – World Cross Title – pour la deuxième fois et Diak, président de la Fédération de l’Association d’Athlétisme mondiale (IAAF) refuse de lui remettre la médaille prétextant que Zola était un agent du système d’Apartheid.

 

Cornelia Burki, son amie suisse, de treize ans son aînée, raconte que son amie Zola, « était timide et introvertie, qu’elle ne désirait qu’une chose, c’est qu’on la laisse courir et courir toujours plus vite. »

http://www.athlenergy.com/FR/athlenergy-620/zola-budd-l-athlete-maudite-.html

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En bref son palmares :

Record du monde du 5 000 mètres en 15 min 01 s 83 en 1984

Record du monde du 5 000 mètres en 14 min 48 s 07 en 1985

Championne du monde de cross en 1985 et 1986

« En raison du boycott de l'Afrique du Sud qui pratique la politique de l'apartheid, ce record n'est pas reconnu par les instances de l'athlétisme. »

Dérision ou bonne foi ? En 2006, Zola est « expressément  l’invitée d’honneur à la rencontre de la Fédération de l’Association d’Athlétisme mondiale (IAAF) par le Président Lamine Diak qui désirait réparer publiquement son comportement et montrer son repentir ! Elle accepte.

 

Pourquoi ces quelques fragments de l’histoire de Zola Budd dans mon blog?

 

a)  à cause de ce qui se passe aujourd’hui dans la patrie de Zola et que je me demande ce qu’elle pense du show et du jeu ?

b)  parce que la course pour tous et parce que le sport pour tous sont, je crois, l’envers de ce que nous regardons sur l’écran , musees-afrique-du-sud-1156932511-1112325.jpgdans ces stades flambants neufs pour l’occasion, et vraisemblablement bientôt vides.

c)   parce que le plus douloureux débat que j’ai jamais eu avec mon frère Yves avait pour cause Zola Budd ! Le nœud acéré de l’apartheid qui empêchait toute rencontre tant étaient inévitablement dures les prises de position durant la lutte!

d)  Parce que, comme l’a dit Zola, « la vie change tout, sauf ce qu’elle ne change pas : ce que l’on a vécu ».

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Et je termine en citant Yves : « Parce que la terre est un ballon, chaque fois que s’achève un rendez-vous planétaire de football, on en finit pas detirer le rideau ! L’homme est ainsi fait qu’il aime jouer avec tout ce qui symbolise les fondements matériels de son existence : la terre sur laquelle il se meut, un ballon qui lui ressemble…mais par-delà le jeu il y a la vie ! »

(Yves Jeannotat, « Sport où est ta victoire ? » édition Baudelaire, 2009,  p. 21)

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21:21 Publié dans Sports | Tags : zola | Lien permanent | Commentaires (0)

16/06/2010

SOWETO (LA GRUYERE)

 

16 juin 1976 et 2010

 

Soweto, il y a 34 ans jour pour jour, vers 9 a.m., des milliers d’enfants « descendaient dans la rue », protestant contre l'imposition de l'enseignement exclusif en langue afrikaans. C’était pacifique. Des milliers d’écoliers de Diekloof (où nous enseignions) marchent joyeux, déterminés, politisés, responsables. La Police panique et tire. Hector Pietersen, 12 ans, devint le symbole de la répression aveugle du régime. Une hécatombe de corps que les parents et amis viennent ramasser et mettre en terre.

6cd062b.jpg16 juin 2010, la Coupe bat son plein et au programme : Espagne - Suisse à 16h

Afrique du sud - Uruguay à 20h30. Des cicatrisés de 46 ans et plus  aujourd’hui, encourageront Bafana Bafana face à l’équipe uruguayenne.  Les « Restants de Soweto 1976» penseront à la fluidité heureuse du temps : Aikôna, Katutura !

La NATI interraciale

· Pendant ce temps, chez nous : « Journal La Gruyère » du mardi 15 juin 2010 » http://www.lagruyère.ch

 

Auteur Charles-Dominique Anais Créée le Jeudi 04 Décembre 2003 Ajoutée le Mercredi 02 Avril 2008 (ci-dessous)

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Le charme des sud-africaines

En première page : « L’Afrique du Sud d’un Gruérien baroudeur ». “Je cherchais l’aventure” dit-il en page 20 ! Je clique et ouvre et arrive au 2ème paragraphe : (http://www.lagruyere.ch/fileadmin/user_upload/images/IMAG...)

Donnez votre avis sur ce portrait.

Le lecteur Africain sud-africain, de peau noire ou blanche, sursautera et s’arrêtera net, comme je l’ai fait, à ce qui suit :

« Le charme des Sud-Africaines »

Célibataire à l’époque, Michel Magnin n’est pas resté insensible au charme des Sud-Africaines. « Au consulat ou dans la banque d’en face, il y avait de très jolies femmes noires. Je les invitais à passer la nuit chez moi. Le lendemain la police m’attendait et me mettait à l’amende. Car, excepté les employés de la maison légalement enregistrés, les Noirs n’avaient pas le droit de dormir chez les Blancs. » Les amendes « pour problèmes de mœurs » atterrissaient sur le bureau de l’ambassadeur. « Je luis ai demandé d’être compréhensif avec moi, j’étais célibataire… Son épouse m’a bien aidé. Elle lui a dit : « Tu ne vas quand même pas faire du chagrin à Magnin ! » Alors, les rapports me concernant ne sont jamais arrivés à Berne. »

Monsieur Magnin employé au Service Consulaire suisse à Johannesburg et « aux affaires économiques de l’ambassade » en 1982, n’a aucune gêne aujourd’hui à raconter sa vie sexuelle nocturne face « aux lois interdisant (à l’époque) les relations sexuelles entre Noirs et Blancs ».

http://en.wikipedia.org/wiki/Category:Legal_history_of_South_Africa

Je suis mal à l’aise pour M. Magnin et pour l’ambassadeur de Suisse en Afrique du Sud ! Et sur les rapports « les rapports qui ne sont jamais arrivés à Berne.»

Je suis mal à l’aise pour le Journal « La Gruyère ». Je suis mal à l’aise pour les lectrices et lecteurs qui lisent ça, ont un petit rire narquois et tournent la page !

Juste un exemple. Celui d’un accusé Sud-africain noir, n’ayant pas la protection d’une ambassade ni d’une Eglise, ni d’un gouvernement ! Ni même de sa communauté de « Farmhands » ! Terrorisée. J’ai été témoin. Un domestique noir traîné devant le tribunal de la ville de George (province du Cap-occidental) par une femme blanche, patronne de la vaste ferme !

Chef d’accusation, délit « criminel » : Le domestique aurait « touché » cette Blanche au coude. Le Juge (itinérant à l’époque) condamne le  Noir à « tant » d’années de prison : la nature du délit et pour enseigner à ces « gens » le respect des lois et de la race blanche. Pas de recours possible.

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L’accusé est père de famille. Ils habitent un shack de l’autre côté de la haie derrière l’habitation des propriétaires blancs. Afin d’être disponible au moindre appel des patrons! Le vieil homme de 50 ans mourra de tuberculose en prison.

Si le « touché au coude » avait été un rapport sexuel, quelle aurait été la sentence ?

L'accusé aurait-il eu la protection de ses employeurs, à George, à Prétoria, à Berne ?

Le portrait, dans le journal « La Gruyère » mélange dangereusement et superficiellement la réalité historique avec des « témoignages » inadmissibles :  « Le charme des Sud-Africaines, mélangé à « Des Suisses, mais surtout des anglophones (qui) considéraient les Noirs pires que des chiens ».

 

 

16:11 Publié dans Sports | Tags : gruyère | Lien permanent | Commentaires (5)

15/06/2010

EAU ET ELECTRICITE

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Complément à ma note d'hier au sujet de l'article paru dans le quotidien La Liberté de Fribourg

 

De SWISSINFO

 

L'actualité suisse dans le monde mardi 15.06.2010

 

43% de la population sud-africaine vit avec moins de deux dollars par jour.

Le
taux de chômage atteint officiellement 24,5%. En réalité, il se monte à plus de 40%.

260'000 emplois ont officiellement été perdus en 2009, surtout parmi les jeunes hommes noirs du secteur informel.

13 millions de Sud-Africains bénéficient de
l’aide sociale

Depuis 1995, le
revenu mensuel moyen des Noirs a augmenté de 37,3%. Celui des Blancs de 83,5%.

Selon la Banque mondiale, 13% de la population vit dans des conditions de «premier monde», 50% dans un
pays en développement.

37% de la population n’a
ni eau ni électricité courante et 25% n’a pas accès à l’éducation primaire.

L’espérance de vie a reculé de dix ans ces dix dernières années, pour atteindre 50 ans. 18,1% de la population est séropositive.

Ces dernières données de SWISSINFO à l'adresse:

http://www.swissinfo.ch/fre/Dossiers/Coupe_du_Monde_2010/Eclairages/La_Suisse_logera_loin_des_realites_sud-africaines.html?cid=8274606


Droit à l'eau et résistance en Afrique du Sud : la lutte contre les compteurs d'eau prépayés à Soweto et si vite épuisés

Et il y a aussi les compteurs d'électricité prépayés et si vite épuisés

Non rien n'est gratuit pour les pauvres en Afrique du Sud sinon le soleil du midi et les étoiles dans la nuit et l'espérance en Dieu notre créateur!

10:22 Publié dans Sports | Tags : prinsloo | Lien permanent | Commentaires (1)

14/06/2010

Pretoria with Johan Prinsloo

 

 

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Taken from The Freedom Charter, adopted at the Congress of the People, Kliptown, on 26 June 1955

La coupe du monde en Afrique du Sud me permet de rappeler les ombres du passé et du présent. Je ne veux gâcher la fête, si c’en est une, mais il faut montrer ce qui a permis à cette fête d’exister. Et ce qui reste à faire pour que tous jouissent des jeux et du pain.

J’ai lu ce matin dans le Quotidien de Fribourg La Liberté cet article de VINCENT CHOBAZ, Prétoria:  « Africain, plutôt qu'Afrikaner » paru le 14.06.2010

http://www.laliberte.ch/index.php?contenu=dossiers&dossiers=55&dossier=2208

Il s’agit de Johan Prinsloo, lui, (qui) est resté. Il a foi en cette Afrique du Sud multiraciale. Il dit : «Je suis né ici. Je suis Africain. Viscéralement Africain, au même titre que le Noir que je croise dans la rue. Et à mon échelle, je veux participer au dévelop- pement de l'Afrique du Sud. Il y a tant d'opportunités à saisir pour rendre ce pays meilleur. Ma vie est ici.» Ce qu’il raconte sur «Employment Equity» n’est pas faux, l’ambiguïté reste par rapport au salaire « des Noirs » à responsabilité égale, serait 30% plus élevé que celui des Blancs !

« Les inégalités sont en train de devenir plus sociales que raciales. Un Africain du Sud sur deux vit toujours en dessous du seuil de pauvreté, avec un revenu inférieur à 33 francs par mois. «La criminalité n'est pas une histoire de couleur de peau, mais de condition sociale», poursuit Johan Prinsloo.

Et puis Prinsloo dit : « Le gouvernement construit des maisons, distribue gratuitement l'eau et l'électricité s'il le faut. » Construire des minuscules maisons, c’est vrai, mais donner gratuitement l’eau et l’électricité est grossièrement faux ! Le journaliste aurait peut-être pu ou du vérifier cette dernière assertion, ou alors, La liberté.

En soit, ce portrait est bon mais nous présente Johan Prinsloo comme étant de celles et de ceux qui font « faire avancer » les gens et les choses dans ce pays à peine sorti de la domination occidentale.

La Charte de la liberté, adoptée à Kliptown, le 26 juin 1955 "L'Afrique du Sud appartient à tous ceux qui y vivent, Blancs et Noirs (...) Notre pays ne pourra être prospère et libre qu'à condition que tout notre peuple vive dans la fraternité, jouissant de chances et droits égaux."

cfr. http://www.alliance21.org

Ceci dit avec toute ma reconnaissance à Vincent Chobaz

 

23:48 Publié dans Sports | Tags : la liberté | Lien permanent | Commentaires (0)

09/06/2010

FACE à FACE à VANDERBIJLPARK

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Vanderbijlpark: c'est ça

Emerald Hôtel

ZUMA   BLATTER



L’équipe suisse de foot est logée à Emerald Resort & Casino à Vanderbijlpark. Association suisse de football (ASF) a réservé les 77 chambres au prix, 240.00 la nuit. D'entente avec la FIFA et les autorités locales, les joueurs seront en sécurité ( Swissinfo du 06.06.2010). Les entraînements auront lieu à un kilomètre de là sur un terrain et stade bien rafraîchis pour le prix de 150 000.00 francs. Un million en Rands sud-africains.

« Le gouvernement a décrété la fermeture des écoles durant la période du Mondial, afin de permettre aux jeunes Sud-africains de suivre la compétition et aussi pour lâcher un peu de lest dans les transports ».

 

Vanderbijlpark: 220'000 habitants. Peu savent ce qui se passe à Emrald Hôtel. Même Daniel, jardinier de l’Emerald Resort & Casino, payé 100 Rands la journée (15 francs), dit ne rien savoir. Les autres employés non plus!

David essaie d'économiser pour assister à un match des «Bafana Bafana» au Soccer City Stadium de Johannesburg. Les billets les moins chers coûtent 500 Rands. Donc 5 journées de travail pour Daniel.

 

« A Sharpeville voisine, … en plein après-midi de semaine, une quinzaine de jeunes, allure de voyou, cicatrices sur le visage et dentition éparse, tentent de fuir le désœuvrement et la misère quotidienne. » « Nous ne sommes pas des criminels: vous savez ce qu’il s’est passé ici en 1960? Et bien, n’oubliez pas de le raconter. » Il y a près de 50 ans, une manifestation pacifique s'était soldée par 69 morts abattus sauvagement par la police blanche.

 

Vingt ans après la libération de Nelson Mandela, ...la grande fête du football pourrait faire oublier (???) durant quelques semaines la dure réalité quotidienne dans un pays ou plus de la moitié de la population vit avec moins de deux dollars par jour.

 

Un gouffre sépare l’Emerald Resort & Casino du township de Sharpeville.

Car Venderbijlpark, c'est aussi ça

C'est le foyer de Vanderbijlpark Steel (qui faisait auparavant partie de ISCOR (Iron & Steel Corporation), qui fait maintenant partie de la société mondiale Arcelor-Mittal. (Swissmetal à Reconvilier, ça vous dit quelque chose?)

Les ouvriers noirs sont nécessaires au fonctionnement de MITTAL. Il faut les loger, eux, aux townships noirs Boipatong, Bophelong, Sebokeng Sharpeville aux environs de Vanderbijlpark. Mais il faut aussi agrandir le site industriel et pour cela Arcelor-Mittal « chasse des populations entières de leurs terres, juste pour y construire des usines et ainsi encore et encore faire du profit au frais des plus démunis. »

Pollution in Vanderbijlpark on Tuesday.

300px-VanderbijlparkSteelMill.jpgD'où l'invitation urgente à nos journalistes et ceux de la FIFA d'aller s'informer à la base. Parler avec les ouvriers et les habitants proches de ces aciéries. Analyser les conditions de travail et respirer avec les gens la fine poussière noire et cancérigène que les immenses cheminées crachent 24 heures sur 24. Puis ne pas manquer de visiter VECOR, le plus grand ensemble de travaux lourds de génie dans l'hémisphère sud situé à Vanderbijlpark où se trouve également Cap-Gate (Pty) Ltd, un détenteur important de part de marché dans l'industrie du fil de fer. Que d'attractions à l'autre pole du Casino de Emerald hôtel !

ArcelorMittal Vanderbijlpark Steelworks et la pollution

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et voici un aspect de la lutte

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200 protesters marched to protest Mittal Steel

11:18 Publié dans Sports | Tags : vanderbijlpark | Lien permanent | Commentaires (2)

29/05/2010

24 HEURES

 

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24 HEURES: SPECIAL AFRIQUE DU SUD

« L’Afrique du Sud fait vraiment partie de moi » C’est Thabo Sofolosha qui dit ça en page 48 de 24 Heures de ce samedi. Je complète pour ce qui me concerne : « Je fais vraiment partie de l’Afrique du Sud ».

Je suis heureuse de ce « spécial Afrique du Sud »  et j’ai lu attentivement l’éditorial de Thierry Meyer : « Un immense pays à l’épreuve de l’espoir .» « Un espoir lourd à porter » dit écrit M. Meyer. Et son premier paragraphe, je pourrais le signer tant il dit ce que je pense.  Sauf que, si Mandela, Tutu sont au crépuscule de leur trajectoire, leur souffle d’authenticité féconde toujours les « racines », je veux dire Grassroots ! Qui n’auront pas accès aux stades de leur pays natal !

Si on ressent ces dernières années des moments de « struggle fatigue » (lassitude) je n’ai aucun doute que la rage de vivre rebondira de la résilience incroyable de ce peuple à l’histoire unique ! « Les contrastes » se creusent et les cicatrices disent la misère du passé, oui et révèlent la lutte actuelle pour la justice économique. La main d’œuvre (noire naturellement !) qui construit les stades a un salaire de misère (TSR ce soir, 19h30). Sepp Blatter, son salaire c’est quoi ?

 

Et l’eau bénite des « Ecclésiastiques et la danse au ballon du Cardinal Napier » n’absolveront pas l’absurde, ni l’hypocrisie du « Show » ! Avec Mandela, nous avons applaudi le choix,  à Zurich en 2004, de ce pays « joyeux, séduisant, entreprenant, d’une richesse culturelle insoupçonnée, d’une beauté naturelle inouïe, capable de tirer le meilleur parti de ses racines (grassroots itou) plurielles » pour la Coupe de Foot 2010. Comme Madiba, je veux être positive et me réjouir mais pas en cachant les scandales, et la manière copiée-collée de la méthode apartheid pour plaire à la FIFA et consort :

A voir absolument :

Bliekkisdorp et Symphony Way

http://antieviction.org.za/tag/blikkiesdorp/

A voir absolument:

http://observers.france24.com/fr/content/20100406-camps-concentration-mondial-2010

 

"Les expulsés du Mondial-2010 m'ont dit qu'ils vivaient dans un camp de concentration"

« C'est comme les 'dépotoirs de l'apartheid'. Les déplacés l'appellent le 'camp de concentration’ ».

100405 g9.jpgCeci est dit sans ironie simplement pour compléter le reportage de 24 Heures que j’apprécie vraiment. Je voudrais seulement inviter les journalistes à prendre le temps d’aller se promener à Symphony, à Bliekkiesdorp, (à vingt kilomètres du Stade de 444 millions d’Euros). (Zones d’une insigne pauvreté T.M)


Affaire à suivre

 

23:18 Publié dans Sports | Tags : vuzulela | Lien permanent | Commentaires (0)

26/05/2010

COUPE DU MONDE DE FOOT 2010

 

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Le 15 mai 2004, Mandela était à Zurich, il recevait l’emblème de la Coupe 2010. Je cite quatre lignes + tirées de mon ancien blog « Katutura.blogspot  », le 17 mai 2004 :

« Lorsque j'ai vu Mandela pleurer d'émotion, serrant contre son cœur l'emblème de la Coupe, je savais d'où venaient ses larmes: simplement du fait que le sport du petit peuple arc-en-ciel, son peuple, sa nation, étaient reconnus et valorisés, honorés au niveau mondial.
J'ai versé une larme de fierté. »

Voici le lien :

http://katutura.blogspot.com/search?q=coupe+du+monde+mandela

Comme on a lu dans le livre de John Carlin, INVICTUS, et comme nous avons vu sur les écrans, Nelson Mandela veut que le sport soit un pont entre les races, les nations, les peuples.

INVICTUS est un exemple de la réconciliation par le sport, le rugby. Grâce à Mandela et à l’intelligence, l’humilité et le respect de François Pienaar, le beau capitaine des Springboks.

 

Aujourd’hui Madiba est triste car même si la réconciliation par le sport fut la vraie source de jubilation ce 15 mai 2004, je doute que son cœur épuisé peu à peu, jubile aujourd’hui. Je reviendrai plus tard sur les raisons de sa tristesse et de la mienne ce soir.

 

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Siphiwo Ntshebe et Mandela

Depuis hier, le 25 mai 2010, c’est le deuil : « Un symbole de la coupe du monde s'en est allé avant même le coup d'envoi. Nelson Mandela et tant d'autres pleurent la disparition du chanteur lyrique Siphiwo Ntshebe. Cette voix s'est éteinte à l'âge de 36 ans. Le chanteur lyrique Siphiwo Ntshebe, fierté et protégé de l'ancien Président Nelson Mandela, a succombé à une méningite bactérienne foudroyante alors qu'il se trouvait aux portes de la gloire. Mandela avait personnellement désigné cet incomparable ténor pour assurer l'ouverture de la Coupe du monde en chantant son titre « Hope »

 

C’est un choc. Mandela souffre tout particulièrement de la mort de son ami qui avait décidé de prêter sa voix à un enregistrement de la chanson Hope, et qui avait déclaré que "la générosité de l'esprit humain peut venir à bout de l'adversité", renforçant l'hymne du message "Par la compassion et l'attention mutuelle, on peut faire naître l'espoir".

A l’issue de la cérémonie d’ouverture des « Jeux », l'homme à la voix d'or devait interpréter « Hope, » Espoir !!! Cette voix qui devait véhiculer l'émotion et la fierté qu'avait l'Afrique du Sud d'accueillir cet évènement qui réunit tous les hommes sans barrières raciales ou sociales … résonnera d’outre tombe !!!

A Port Elizabeth aujourd’hui, le choc et la douleur sont violents. Leur rêve ne se réalisera malheureusement pas...

(Crédits : Solarpix / PR Photos /Site officiel Siphiwo Ntshebe)

23:12 Publié dans Sports | Tags : siphiwo | Lien permanent | Commentaires (2)

02/03/2010

VANCOUVER

 

van_2010_logo.jpgFini de jouer !

A Vancouver, dans une salle de démesure réunissant plus de 60'000 personnes, le rideau est tombé sur des Jeux olympiques qui incitent à la réflexion

(avec ma reconnaissance à l'auteur)

Les Jeux Olympiques de l’ère moderne, qu’ils soient d’été ou d’hiver, basculent peu à peu dans la démesure. En dépit des efforts du Comité international olympique (CIO) qui tente désespérément de fixer, à ce grand rendez-vous planétaire, des limites matériellement nécessaires mais contraires au sens historique de l’Olympisme et des Jeux olympiques, fondés sur l’universalité. De fait, l’intérêt est tel qu’il faut bien le canaliser – voir le limiter – avec toutes les conséquences idéologiques que cela peut avoir.

 

Tous les grands rassemblements sportifs mondiaux des temps modernes (le Championnat du monde de football, en Afrique du Sud, sera le prochain) sont confrontés à cette évolution. Au point qu’on peut se demander si, à ce niveau – le « haut niveau – le sport ne sert pas de plus en plus, selon le slogan « du pain et des jeux », à occulter les véritables problèmes de la société plutôt qu’à aider à les résoudre.

 

Cela dit, en ce qui me concerne et en dépit de ce qui précède et des paroles prémonitoires prononcées par Ohl en 1975 déjà ( « Il n’y a plus d’Olympisme, il n’y a plus de culture, il n’y a plus de religion, seul le spectacle et ses héros subsistent !…), laissant les spécialistes socio-quelque chose débattre de ces problèmes, je reconnais avoir passé des heures d’émotion extraordinaires devant mon petit écran ; moments d’émotion partiales parfois, mais toujours sincères. Et s’il en est qui continuent d’avoir faim et d’avoir froid, ce n’est pas nécessairement à cause mais, hélas, en dépit des Jeux olympiques.

 

Que cela ne nous empêche donc pas, nous qui croyons encore aux vertus des « Jeux », de continuer à prôner leurs valeurs et à clamer, lorsqu’en imagination nous trottinons en direction du Mont Kronion : « Sais-tu pourquoi nous nous sentons si forts dans nos faibles corps ? Pourquoi la pluie glisse si facilement sur notre peau ? Pourquoi l’épine du chemin ne transperce pas nos chaussures usées ? Pourquoi la plaine roule sous nos pieds alors que la montagne courbe l’échine à notre arrivée ? Parce que nous avons la foi : notre moteur et notre récompense ! Parce que nous avons retrouvé la spontanéité qui habitait le berger avant qu’il ne se laisse piéger par le marathon… » (Extrait de « Sport, où est ta victoire ? », p. 97/98).

Yves Jeannotat

 

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21:55 Publié dans Sports | Tags : olympisme | Lien permanent | Commentaires (0)

27/02/2010

INVICTUS

Invictus

 

Le sport, selon Mandela est aussi rassembleur



 

En fait je n'avais pas préparé cette note, mais je parlais avec un ami, de INVICTUS, film que j'ai vu à Fribourg il y a juste une semaine et j'ai dit: J'aimerais bien le faire connaître sur le blog. Mais un peu "live". Il m'a dit: "Pas de problème", et j'ai appris à insérer le youtube ci-dessus.

En fait Morgan Freeman et Matt Damon incarnent tellement bien Mandela et François Pienaar que je ne voyais plus la différence d'avec la réalité! Mais ce qui m'émerveille davantage que le film, c'est le livre de John Carlin d'où le film est tiré: Invictus! Je le lis en anglais mais il existe en français m'a-t-on dit. Le film,  Rugby, Springboks, c'est comme un diamant non poli dans le contexte épinneux des négotiations entre l'ANC et l'Extrême droite afrikaner! Même après 1995! Je croyais en savoir quelque chose, mais je vois, en profondeur, ce que la Foi en la réconciliation peut conquérir et gagner: Oui une médaille plus précieuse que l'or, celle de la raison et du coeur des hommes et femmes de toute origine, race, couleur!

J'insère encore le poème INVICTUS qui inspiré Mandela à Roben Island aussi bien que Pienaar et qui m'encourage aussi. Je vous l'offre. Libre à nous de l'accepter ou pas.

Dans le film Invictus de Clint Eastwood il fait référence au poème de l'écrivain William Ernest mandela prison.jpgHenley, c'est le poème préféré de Nelson Mandela. Il l'a fait sien durant ses interminables années en prison. Il le donne maintenant à qui veut bien l'accepter.

Le titre latin signifie « invaincu, dont on ne triomphe pas, invincible » et se fonde sur la propre expérience de l'auteur puisque ce poème fut écrit en 1875 sur son lit d'hôpital, suite à son amputation du pied. À l’origine, ce poème ne possédait pas de titre, celui-ci fut ajouté par Arthur Quiller-Couch en 1900.

Dans la nuit qui m'environne,
Dans les ténèbres qui m'enserrent,
Je loue les Dieux qui me donnent
Une âme, à la fois noble et fière.

Prisonnier de ma situation,
Je ne veux pas me rebeller.
Meurtri par les tribulations,
Je suis debout bien que blessé.

En ce lieu d'opprobres et de pleurs,
Je ne vois qu'horreur et ombres
Les années s'annoncent sombres
Mais je ne connaîtrai pas la peur.

Aussi étroit soit le chemin,
Bien qu'on m'accuse et qu'on me blâme
Je suis le maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme.


L'original:


Out of the night that covers me,
Black as the pit from pole to pole,
I thank whatever gods may be
For my unconquerable soul.

In the fell clutch of circumstance
I have not winced nor cried aloud.
Under the bludgeonings of chance
My head is bloody, but unbow'd.

Beyond this place of wrath and tears
Looms but the Horror of the shade,
And yet the menace of the years
Finds and shall find me unafraid.

It matters not how strait the gate,
How charged with punishments the scroll,
I am the master of my fate:
I am the captain of my soul.




17:57 Publié dans Sports | Tags : sport | Lien permanent | Commentaires (1)

15/10/2009

SUISSE en AFRIQUE du SUD

Les footballeurs suisses iront en Afrique du sudkeyimg20091014_11353703_2.jpg

 

jouer au foot. « La troupe d'Hitzfeld ayant obtenu le point nécessaire à sa qualification face à Israël (0-0). » Tant mieux.

 

Nelson Mandela en 2004, le jour de l'attribution du Mondial 2010 à l'Afrique du Sud. Photo:

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Mandela, Héros de l’Humanité, sera encore parni, on l’espère vraiment !

Il serait bon que les footballeurs suisses et leurs supporters lisent, ou relisent, d’ici là,

 

« Un long Chemin vers la Liberté ».


Collection : Littérature Documents 9782253140634-G.JPG

Traducteur : Jean Guiloineau

Car c’est grâce à ce long chemin, qu’il sera possible de jouer du foot au stade Mandelabay en 2010 à Port Elizabeth.

 

Pour en savoir plus sur l’Afrique du sud, son histoire, son peuple :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Afrique_du_Sud

 

21:02 Publié dans Sports | Tags : foot | Lien permanent | Commentaires (0)