15/02/2016

Chaque séparation est un lien.

J'ai lu quelque part ces lignes  attribuées à Simone Weil

Simone
Weil
:
mystique
chrétienne
hors
de
l’Église

« Deux prisonniers, chacun dans sa cellule, communiquaient en tapant sur le mur de la cellule voisine.

Le mur est ce qui les sépare tout en leur permettant de communiquer. Il en va de même pour nous et pour Dieu.

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Chaque séparation est un lien. »

Toujours au sujet de l'Amour et de Simone Weil j'ai grappillé et j'ai trouvé :

« Mais l'Amour clairvoyant, me voyant hésiter

Dès ma première entrée,

Se rapprocha de moi, demandant doucement

S'il me manquait quelque chose.

« Un invité, répondis-je

, digne d'être ici. »

L'Amour dit : « Tu seras lui. »

Moi, le méchant, l'ingrat ? Ah ! mon aimé,

Je ne puis te regarder.

L'Amour prit ma main et répondit en souriant

« Qui a fait ces yeux sinon moi ?

C'est vrai, Seigneur, mais je les ai

souillés ; que ma honte aille où elle mé-

rite.

Et ne sais-tu pas, dit l'Amour,

qui en a pris sur lui le blâme ?

Mon aimé, alors je servirai.

Il faut t'asseoir, dit l'Amour, et goûter à mes mets. »

Ainsi je m'assis et je mangeai.

 

31/12/2015

Bonne et heureuse année 2016

Ne sommes-nous pas tous des réfugiés ?

Je souhaite que

nos cœurs

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s'ouvrent

et deviennent

accueils sans frontières

 

 

05/09/2015

Prière avec les réfugiés d'aujourd'hui

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À genoux à tes côtés

 

mon enfant, mon tout petit

 

qui crie vers moi

maman

 

 me voici petite, toute petite

 emportés que nous sommes

 par les vagues de détresse

 dans l'abîme des profondeurs

 où nous nous retrouvons

 le regard clair

 lumière

 qui monte à l'horizon

 comme l'étoile qu'enfantent

 les profondeurs

 

 l'étoile de l'espérance

 la caresse

 de ta main dans la mienne

 semant sur les rives

 des graines de vie ... cm

 

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 Conduis-moi jusqu’à l’autre rive

 

Je ne pourrai jamais oublier une bribe de chanson que j’entendis une fois au point du jour: «  Batelier, conduis-moi jusqu’à l’autre rive ! »

 

Dans toute l’agitation de notre travail retentit cet appel : « Conduis-moi jusqu’à l’autre rive ». Dans l’Inde, le charretier qui conduit sa voiture chante : « Conduis-moi jusqu’à l’autre rive ». Le petit colporteur qui vend de l’épicerie à ses clients chante : « Conduis-moi jusqu’à l’autre rive ». ..

 

Mais où est l‘autre rive ?

 

Est-ce autre chose que ce que nous avons ?

 

Non, c’est au cœur même de notre activité que nous cherchons notre but.

 

Nous appelons pour qu’on nous fasse traverser, là même où nous sommes…

 

Où pourrai-je Te trouver sinon dans ma maison devenue Tienne ? Où pourrai-je me joindre à Toi, sinon dans mon travail transformé en Ton travail ? Si je quitte ma maison, je n’atteindrai pas Ta maison ; si je cesse mon travail, je ne pourrai jamais Te rejoindre en Ton travail. Car Tu habites en moi, et moi en Toi.

 

Rabindranath Tagore

 

(Extrait de Sadhana, éd. Albin Michel)

 

 

 

10/07/2015

je signe

 

 

 

Bonjour,
Je voudrais attirer votre attention sur une pétition que j’ai récemment signée :

"Signez la pétition du Pape pour une écologie humaine"
http://www.thecallofpopefrancis.org/fr

Je pense vraiment qu’il s’agit d’une cause importante et j’aimerais vous encourager à la signer. C’est gratuit et cela ne vous prendra que quelques secondes.
Merci !

 

 

 

 

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02/07/2015

Rien à craindre

 

 

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Rien à craindre

 

Pourquoi suis-je si lente à croire que mes peurs sont vaines. Les tempêtes devraient-elles menacer ma paix profonde ? Nul chaos ne saurait nous détruire. Des défaites et la mort même peuvent advenir comme Jésus l’a vécu.

 

« Que peut-il nous arriver de pire : être frappé, submergé par les flots de racisme, de haine, d’avidité, de violence, la peur ne saurait nous terrasser. Mais nous crions sans cesse. implorant Dieu de se soucier de nous à moins que nous ne périssions  dans l’angoisse.

 

Je reste otage de mon peu de savoir de la vérité alors que la Vériré dort paisiblement au centre du malaise de mon âme. La Vérité existe, tout va bien. La Vérité existe : la paix s’installe dans le chaos.

 

Jésus quationne ses diciples : « Pourquoi avez-vous peur ? » « Où est votre foi ? » Dieu est proche et peut mettre fin au chaos. Il est en notre pouvoir de vivre sans crainte, de calmer la turbulence des vagues, car Jésus dort dans notre fort intérieur.

 

Nous sommes enclins à ne voir que le danger alors que nous sommes habités par une vision et une force capables de calmer les clameurs des profondeurs !

 

Avons-nous le courage d’avouer publiquement l’angoisse de notre âme ? Irons-nous à la recherche d’âmes-sœurs dont les cris n’ont reçu aucune réponse avouant ainsi notre impuissance face aux forces du dehors et hors de notre contrôle ?

 

Nous avons besoin d'un geste de Dieu. Nous avons besoin de réveiller notre Maître Intérieur. Je suis pleine de reconnaissance quand il réprimande les vents et les flots, quand il dit à l’océan de douleur qui nous menace : « Tranquille ! ». Mais j’aimerais être reconnaissante de la même manière lorsqu’il me fustige et me demande pourquoi j’ai encore peur alors qu’il est toujours resté si proche. Rappelle-moi encore et encore, Jésus, que j’ai à grandir beaucoup dans la foi et la confiance, main dans la main tremblante de la famille humaine et de toute la création. 

 By: Kayla McClurg

(my traduction)

15/04/2015

aimer, c'est tout donner

 

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« La création, c’est chaque instant »

 

J'ai lu cette belle pensée de Abraham Heschel et, avec l'aide d'une amie, je l'ai traduite afin de la jeter au vent, et de la partager avec vous.

 « On nous enseigne que la création ne consiste pas en un seul acte ponctuel hors du temps. Non, la création est en acte en continu qui fait naître le monde, un processus de « devenir ». Dieu a désiré la création ainsi – Il a appelé le monde à « être » et son appel continue son chemin. Ce moment présent existe parce que Dieu vit dans ce moment même. La création est un acte de chaque instant. »

 

« Creation, we are taught, is not just one precise act taken out of time once and for all. On the contrary, the act of bringing the world into existence is a continuous process, a “becoming”. God desired this creation - He called the world into being, and that call goes on. This present moment exists because God lives in this very present. Every instant is an act of creation. »

 

 Ma réflexion : comme je rêve qu'il en soit ainsi : que Dieu tienne ma main, qu'Il écrive ces quelques pensées, comme on dit bonjour lorsqu'on se rencontre, que nous échangions un sourire et que nous continuons main dans la main notre route.

 

En contemplant le globe, je vois l'immense peuple de Dieu en marche, un peuple créateur, un peuple dont je suis membre. Nous sommes des bâtisseurs et c'est le royaume de Dieu qui est notre famille. Je peux répéter lentement : Notre Père qui es au cieux.... comme tu es sur la terre. Il n'y a pas de frontière entre le ciel et la terre. Il n'y a pas de frontière entre toi et moi. Nous sommes unis dans des réseaux de relations libérateurs. La liberté de chacun est la liberté de tous et nous avançons vers le « hors espace temps » : l'amour aura le dernier mot. En râvant du royaume, j'ai l'audace de répéter avec saint Paul :

 « Mais ce que nous proclamons, c’est, comme dit l’Écriture : ce que l’œil n’a pas vu, ce que l’oreille n’a pas entendu, ce qui n’est pas venu à l’esprit de l’homme, ce que Dieu a préparé pour ceux dont il est aimé.
Et c’est à nous que Dieu, par l’Esprit, en a fait la révélation. Car l’Esprit scrute le fond de toutes choses, même les profondeurs de Dieu. »
(Corinthiens 2,6-10)

 Et puisque la création, c'est chaque instant, penser à celles et à ceux qui me précèdent vers le « hors espace temps » me fait courir vers eux ! Avec eux. Eux qui voient l'Amour que je ne fais que pressentir ! Et qui, pourtant, m'attirent comme un aimant qui me tient.

23/03/2015

Hans Erni: plus près de toi mon Dieu!

 

 Merci très cher Ami: Hans Erni

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Plus près de nous encore

 Merci à toi Hans Erni

 Tu as compris notre rêve,

 tu l'as dessiné, tu l'as saisi :

 

L'Afrique du Sud

 Le vrai visage

 Regarde

 rêve

 lutte

 

bientôt je pourrai

 me reposer

 

te dire Merci face à face

 Tu es dans le cœur de Dieu

 plus proche de moi encore

de nous

de Dieu-Amour

 Là où bientôt j'espère

 te rejoindre

 rêve accompli

 rêve en devenir

 l'amour nous unit!

 Merci Hans Erni !

 

17/03/2015

Fête de Saint Patrick, 17 mars 2015

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 J’avance sur ma route avec la force de Dieu pour me protéger,
La sagesse de Dieu pour me diriger,
L’œil de Dieu pour me guider,
L’orteil de Dieu témoin de mon langage.

Que la parole de Dieu soit sur mes lèvres,Que la main de Dieu me garde,
Que le chemin qui mène à Dieu s’étende devant moi,
Que le bouclier de Dieu me protège,
Que l’armée invisible de Dieu me sauve de toutes les embûches
du démon, de tout vice qui pourrait me réduire en esclavage et de tous
ceux qui me veulent du mal, au cours de mon rapide ou long voyage,
seul ou avec la multitude.

Que le Christ sur ma route me garde de la prison, me garde du feu,
de la noyade ou de la blessure provoquée par la colère de l’ennemi,
afin qu’une moisson fructueuse puisse accompagner ma mission.

Christ devant moi, Christ derrière moi,Christ sous moi, Christ sur moi,
Christ en moi et à mes côtés,Christ autour et alentour,
Christ à ma gauche et à ma droite,
Christ avec moi le matin, avec moi le soir,
Christ dans chaque coeur qui pensera à moi,
Christ sur chaque lèvre qui parlera de moi,
Christ sur chaque regard qui se posera sur moi,
Christ dans chaque oreille qui m’écoutera.

 Texte original : catholique.free.fr/prières/stpatrick
Texte publié dans la revue
Le Lien de mars 2014

 J'ai fêté la Saint Patrick dans l'hémisphère sud et dans l’hémisphère nord. En Irlande, en Angleterre et... oui, en Suisse !

 J'aime les Irlandais et leur beau pays ! Et que Patrick veuille bien protéger toutes celles et tous ceux que j'aime. Que j'ai aimé. Que j'aimerai. Et que, bientôt, on se retrouve afin de chanter ce qui habite notre cœur !

 

05/03/2015

Je cherche Jésus

Contempler Jésus

 

e7b398c7.jpgQue de bonne volonté, que d’efforts offerts pour construire une société plus juste, plus humaine. Une société de survie. Je lis les journaux, j’écoute les émissions radiophoniques et, plus rarement, je regarde le téléjournal : je parle avec des amis et j’écoute les encouragements et les avertissements et, le petit chapelet de bois entre mes doigts, je contemple Jésus…

 

Le Jésus que je trouve dans les Évangiles et que je rencontre chemin faisant… et qui s'éveille en moi ... comme dans le texte que j’ai pris plaisir à traduire pour vous :

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 « Pour sûr qu'aucun de nous ne boit jusqu’à la lie le calice de son existence ! Aucun de nous n’est pleinement obéissant. Nous demeurons rebelles face à l’appel de la nature humaine qui nous est confiée. Nous compromettons sans cesse avec la vérité de notre être profond et de notre devenir. Nous manquons de courage lorsqu’il s’agit de reconnaître la réalité de notre pauvreté innée. Un fossé sépare l’idéal de la réalité quotidienne. Un fossé paralyse notre volonté d’avancer sur le chemin. Nous demeurons une promesse inachevée, un portrait truqué dans un miroir décomposé. Nous nous tenons obstinément éloignés de nous-mêmes et nous nous dérobons à l’appel de notre être le plus profond. »

 Johannes Metz
Source:
Poverty of Spirit

 (Ma traduction)

18/02/2015

Souvenir d'enfance: Carnaval à Fahy

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 J'avais huit ans et c'était Carnaval à Fahy (la belle Ajoie) où je passais l'hiver scolaire chez Tante Marie, Oncle Joseph Rérat et leurs 4 filles. Il n'y avait pas de cortège organisé mais des gens masqués se promenaient partout. Une personne masquée me souleva dans ses bras et, gentiment, me montra son visage : un beau visage homme ou femme, je ne sais plus. Il/elle mit un baiser sur ma joue d'enfant et me posa par terre ... Heureuse et riche d'un gros bec. Je me souviens de ce visage : se souvient-il/elle du mien ? C'est bien possible.

 Riche de ce baiser de carnaval, j'ai sautillé, j'ai couru, pirouetté et, poussant la porte de la cuisine j'ai sauté sur les genoux de l'oncle Joseph pour enfouir dans sa moustache le baiser ramassé sur la route du village, un baiser qui ne servirait à rien si, égoïste je le gardais pour moi. Telle n'était pas ma nature ! J'ai voulu partir, semer à pleines mains des signes de tendresse ! J'ai essayé et j'essaie encore de semer des graines de vie en souhaitant parfois « qu'on me le rende ! »

 Que de carnavals depuis sur les routes du monde ... la source des baisers quasi tarie, je jette sur Jésus de Nazareth mon regard à l’affût de tendresse « hors espace-temps ! »

 Tout au fond de la vieille armoire de maman j'avais découvert le petit livre aux pages fripées :

 « Si tu savais le don de Dieu... » C'était des « Paroles en chemin »... des paroles qui font tomber les masques et révèlent la Parole, le Verbe. « Je suis la Parole ».

 Que de carnavals depuis... que de baisers, que de révélations ! En Suisse alémanique les personnes masquées m'effrayent et, lorsque qu'accidentellement, un masque tombe j'ai envie de prendre mes jambes à mon cou ... et de fuir un danger sous le masque de sécurité. Encore ne faut-il pas mépriser un certain « masque de sécurité ».

 Laissons-le passer, dépassons-le tendus que nous sommes vers le BUT.

 Je saurais, là, « le Don de Dieu » le contenu du DON de Dieu... que je ne fais que percevoir... comme un baiser de maman sur ma joue d'enfant mûrie par d'innombrables années et d'innombrables baisers...

31/12/2014

Notre Père

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Mon prie-Dieu : l'ordinateur

 'Abwoon D'Bashmaya

 Il n'est peut-être pas normal – selon quel qu’esprit critique - de prier devant un ordinateur, face à un écran, particulièrement s'il y a des gens aux alentours, ou des bruits distrayants qui nuisent. Mais Dieu se trouve partout autour de nous, nous tendant constamment la main, même dans les situations les plus inattendues. Sachant cela, avec un peu de pratique, il devient possible de prier partout. Mon prie-Dieu, c'est l'ordinateur, ici, devant moi.

 Et, en ce dernier jour de l’an, je trouve tout-à-fait normal de prier devant mon ordinateur, cet animal docile comme un cheval des Franches Montagnes dans mon Jura natal ! Jésus ressuscité, notre frère, c’est Lui qui inspire, qui cherche, et qui tape avec mes doigts tape sur les touches, qui corrige,qui recommence et bénit le monde tout entier : chaque créature repose n SES mains aimantes, aussi mon âme, aussi la tienne cher lecteur sans pourtant ignorer mes fuites aux quatre vents ... pour revenir chercher protection, comme la colombe biblique, protection et tendresse au creux du chêne antique...

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Liée à mon ordinateur, animée par l’Esprit Saint pour chanter au monde la présence du Créateur, je dis MERCI pour l’année écoulée et merci pour 2015 qui frappe à la porte, à minuit pile. Mes dernières forces tout entières données pour contribuer au royaume de Dieu : notre Père.

 Entre mes mains et en mon cœur, j’égrène le NOTRE PÈRE (Matthieu 6:9-13) à longueur de nuit, le petit chapelet en bois glissant entre mes doigts. Le chapelet de bois est une touche de mon ordinateur… qui sème ses graines de vie au cœur des nuits…pour un monde meilleur ! En chaque âme, en chaque cœur, en mon cœur pour quelques temps encore….

 

 

 

26/12/2014

Ma réflexion!

Me voici en retard car c’était hier Noël selon le calendrier, mais je suis en avance sur demain alors que l’enfant naît sur les chemins du monde, du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest. Chaque jour et chaque nuit, des mamans enfantent dans la douleur et dans la joie et ne pensons surtout pas que Marie ait enfanté sans douleur ! La Femme des 7 douleurs !

C'est peut-être le commencent, l’éclatement de la première particule. L’éclosion du monde et de l’ère qui se veulent chrétiens. Si nous en sommes conscients. Et si nous suivons ce Jésus de l’Histoire et de toutes les Histoires. Nos histoires.

 Aujourd’hui cependant, c’est Noël 2014. C’est un moment magique.

 Mais aujourd’hui, dans notre actualité : Jésus VIENT!

 

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"Il fait nuit, il fait froid, le vent souffle, vos deux parents sont dans la petite grotte, la pierre moins dure que le cœur des hommes leur a offert un abri que les humains ont refusé….
Quel baume vous avez mis, Seigneur, jusqu'à la fin des siècles au cœur des pauvres, des petits, des dédaignés du monde, en leur montrant dès votre naissance qu'ils sont vos privilégiés, les pauvres appelés autour de vous qui avez voulu être un des leurs …" (Méditation, 25 décembre 1897 par Charles de Foucauld)

 Fin de l'histoire ? Pas du tout ! Au-delà du monde et de l’ère chrétienne, au-delà de toutes barrières et de toutes frontières, "UN ÂGE D'OR ARRIVE". Irrévocable.

 ... Ils viennent enfin de mettre la main sur une nouvelle particule. Un petit bout de rien. Comme le Petit Prince de Paix à Bethléem ! Pourvu que nous soyons des hommes et des femmes de bonne volonté !

 Un petit bout de Rien, l’infiniment petit dans l’infiniment grand !

 C'est très certainement LA particule. C’est notre crèche ? notre chez nous ? Y a-t-il dans notre « chez nous » de la place pour le Créateur et pour son Fils ?

 En marge et au cœur du bouillonnement de vie nouvelle, les naissances quotidiennes sur notre « unique » et minuscule planète… tant et si bien qu’une flambée  de surpopulation nous guette et alors ? Se réjouir ou prévenir ? Voilà qui tourmente les savants et les penseurs ? Et avant tout : les économistes.

 Mais restons vigilants, l’accueil, cela ne va pas de soi, il faut avoir vécu le NON-Accueil pour oser en parler… et, humblement, j’ose en parler en rougissant encore...

 Pourtant aujourd’hui, c’est  Jésus qu’on accueille dans des crèches artificielles … C'est assez facile... c’est Jésus qu’on repousse derrière des frontières et des barreaux … ou qu’on laisse trainer dans l’indifférence crasse d’un monde repu.

 « A l’heure où le pape François, dans sa bénédiction de Noël, dénonçait l’endurcissement des cœurs et l’indifférence des nantis face aux pauvres et aux démunis, la municipalité UMP d’Angoulême déclenche la polémique de Noël. En grillageant les bancs publics pour en décourager les sans-abri. Tollé! Consternation! Protestation! Bref: buzz garanti et applaudissements du FN »

 

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16/10/2014

le Coeur d'abord!

 

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Dorly, une amie est venue me faire une visite. On a évoqué ce mot Miséricorde et Dorly m’a dit : « Ôtez Misère et laissez Cœur, cela suffit ».  Les théologiens se cassent la tête à explorer des possibilités de signification et Dorly me donne la « mise à jour » !

 Le Nouveau Testament donne une place d'honneur à la miséricorde "Allez, et apprenez ce que signifie: Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices. car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.", Mt 9.13.

 Jésus parlait à des gens aux cœurs plutôt égoïstes – et ne sommes-nous pas du lot - et à la mentalité légalistes –et nous sommes du lot !

 Après 2000 ans à l’écoute de sa Parole, nous ne comprenons pas encore que Jésus n’est qu’AMOUR. Il est fascinant de réaliser enfin que nous sommes, y compris les théologiens, de vraies tortues à la découverte de l’amour ! Jésus « Menschwerdung Gottes ». Dieu, s’il existe, n’est qu’ AMOUR ! Et puisque je crois à l’Amour sous toutes ses expressions, Dieu est bien présent. Parce que tu es là ! Toi !

 Ce cher Prophète Jérémie le disait haut et fort :

 « Ephraïm (donc toi et moi) est-il donc pour moi un fils si cher, un enfant tellement préféré, pour qu'après chacune de mes menaces je doive toujours penser à lui, et que mes entrailles s'émeuvent pour lui, que pour lui déborde ma tendresse ? ( Jérémie 31,20 ) »

 Mais oui, notre société serait plus proche du royaume de Dieu si nous avions un petite idée de la force de notre cœur ! Si nos autorités étaient d’emblée motivées par l’amour du bien commun ! Par la volonté politique d’établir des structures de justice comme leur seule raison d’être et de « fonctionner ». Si on remplaçait, dans les prières de l’Église ce « O Dieu tout-puissant et miséricordieux » par « O Dieu totalement impuissant … enflamme-nous et restons dans une Pentecôte quotidienne ! Bannissons de nos communautés et de nos Églises les éteigneurs – éteigneuses - de flammes et soyons des gardiens et des gardiennes, des allumeurs d’amour… Jésus a dit : « Je suis le chemin ». Et quel chemin !

 En nous contemplant, pressant sur nos cœurs comme un « doudou » notre système capitaliste, aseptisé, sécurisé, gonflé d’or et vide de vie, que ressent-il, lui qui, parfois n’avait pas un lieu où reposer sa tête ? Oh ! je suis bien contente de disposer d’une ordinateur pour remuer le feu sous la cendre et faire flamber notre bois mort à la dérive. Mais si je me taisais, face à l’injustice institutionnelle, Je voudrais que mon cœur reste éveillé et je voudrais qu’il brûle… comme l’a dit Jésus :

 Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé !

 Est-ce que ce qui se passe sur notre petite planète n’appelle pas le feu ? Alors que les pauvres jubilaient à la venue de Jésus à Jérusalem, les gardiens de la Loi et de l’Ordre voulaient le faire taire, Jésus rétorque : «Je vous le dis, si eux se taisent les pierres crierontt, .» Luc 19 : 28

 Mais chemin faisant sur la route vers les Jérusalem, et les Vatican d’aujourd’hui, Jésus verse des larmes. Si notre cœur brûlait vraiment, nous n’aurions pas honte de verser des larmes de temps en temps et de laisser disparaître le cosmétique. Ainsi la misère fait place à la tendresse du cœur.

 Je voudrais que mon cœur reste éveillé et je voudrais qu’il brûle… comme l’a dit Jésus :

 Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé !

 « Mais Je dois recevoir un baptême ;
et combien Je suis angoissé jusqu’à ce qu’il soit accompli ! »...
Et Jésus nous avertit de ce qui arrive à tout fidèle disciple,

au cœur même de sa propre famille.

 "Car Je suis venu séparer un homme de son père, et une fille de sa mère, et une belle-fille de sa belle-mère ;
et l’homme aura pour ennemis ceux de sa maison"

 Telle est notre réalité : des mentalités diamétralement opposées et des soit-disant personnes détenant l’autorité affirmant : « Chez nous, le dialogue n’est pas possible. » (SIC)

 Est-ce que ce qui se passe sur notre petite planète n’appelle pas le feu ? Je voudrais que mon cœur reste éveillé et je voudrais qu’il brûle… comme l’a dit Jésus :

Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé ! Est-ce que ce qui se passe sur notre petite planète n’appelle pas le feu ?

02/10/2014

La rosée, l'encens et la blogosphère

La rosée, l'encens et la blogosphère

 

La rosée ; c’est comme si la terre sortait de son sommeil avec un sourire de bienvenue aux premiers rayons du soleil timide, elle repose pour pour bientôt disparaître. Consummatum est !Sans laisser de trace sinon le frémissement de ce qui fut, le contentement d’avoir tout donné. D’avoir tout reçu. C’est l’amour sexuée dans la passion de son origine et qui consume, éclaire, réchauffe. Consummatum est ! C'est l’Amour en devenir que je suis, que nous sommes tous. Il faut réfléchir avant d'écrire !

 La vie continue, le souffle rythmé : inspirer, expirer, bien à sa place dans l’orchestre terrestre entre ciel et mer : c’est l’encens qui monte de mon blog encensoir vers l’infini et bien – au-delà «  Que ma prière devant toi s'élève comme un encens  » (Psaume 140). Que ce que j’écris sur mon blog Katutura s’élève vers toi comme un encens. Avec toutes les pensées des humains, tous les gestes de tendresse, de générosité, de renoncement, de souffrance positive dans les efforts quotidiens. Toute la densité du quotidien : c'est la rosée, c’est l’encens, et la blogosphère, c’est l’encensoir ou le thuriféraire ! Afin que notre créateur adoré - qu’on peut nommer Dieu – mais qui est dès bien avant le BIG BANG, l'amour, ne se repente pas un jour de nous avoir créés. Consummatum est !

 

27/08/2014

La blogosphère

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Le blog c’est aussi une table qui permet la communication, l’offrande, le partage, les débats aussi et, pour ce qui me concerne, la vie : c’est un don : recevoir les idées, les pensées, le vécu des autres comme on reçoit le pain de chaque jour ; on partage ce pain, on s’en nourrit ensemble jour après jour. C’est le repas, c’est, comme avait dit Teilhard de Chardin : la « Messe sur le monde ». Ou encore, c’est le partage qui n’impose pas à l’autre « ta » sagesse et qui n’humilie personne!

 Marchons donc vers la paix qui se construit sur les cendres des luttes qui sacrifient la paix à l’EGO commun du Capital !

 Soyons fidèles, pour autant que cela est possible, fidèles au partage du pain à la table de la blogosphère !

 Durant les années écoulées, j’ai beaucoup appris dans les coulisses et sur les écrans de la blogosphère. C’est une école de vie, à partir des expériences de vie des autres et des miennes !

 C’est le pain que l’on partage à notre manière, que l’on offre et que l’on accepte avec joie car tout contribue au « bien commun ».

 Naître c’est « avoir faim », c’est le droit au pain quotidien. La Bonne Nouvelle de Jésus, est centrée sur la nourriture, le pain quotidien.  Nous sommes « corps et âme », organiquement liés. Dieu est PAIN et le PAIN, c’est Dieu qui devient homme (ou être humain) PAIN.

 

L’homme en devenir est pain. Pour sa vie, pour la vie de tous.

 Jésus, est le pain : fruit de la terre et du travail des hommes. C’est l’unique l’essentiel. Aussi partagé dans la blogosphère, généreusement !

 Malheur à celui qui accumule, oublie l’unique essentiel et abandonne son frère, sa sœur à la faim ! Heureux celui qui partage et grandit avec son frère, sa sœur. Il, elle, EST l’unique essentiel !

 Heureux sommes-nous d’oser mourir ayant accompli notre Mission : l’unique nécessaire : Vivre en se donnant. Nous n’avons besoin ni de grenier ni de cave : nous avons besoin d’une table qui nous rassemble autour du PAIN partagé. Et la blogosphère est une belle table ronde !

 Jésus peut y prendre place, s’il le souhaite. Pour ce qui me concerne, je l’y invite en trahissant parfois son amour inconditionnel !

 L’unique essentiel, c’est suivre Jésus aujourd’hui :(Évangile selon St Jean, chapitre 21, 20-25)

 Ceci n’est pas une histoire du passé, c’est la Parole de Jésus aujourd’hui et il est savoureux de lire ensemble ce passage de l’évangile :

 Concentrer sur l’unique essentiel

 

« Jésus ressuscité venait d’annoncer à Pierre par quel genre de mort il rendrait gloire à Dieu. En se retournant, Pierre aperçoit, marchant à leur suite, le disciple que Jésus aimait. (C’est lui qui, pendant le repas, s’était penché sur la poitrine de Jésus pour lui dire : « Seigneur, quel est celui qui va te livrer ? »)
Pierre, voyant ce disciple, dit à Jésus : « Et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il ? »
Jésus lui répond : « Si je veux qu’il reste jusqu’à ce que je vienne, est-ce ton affaire ? Mais toi, suis-moi. »
Ainsi se répandit parmi les frères l’idée que ce disciple ne mourrait pas. Or, Jésus n’avait pas dit à Pierre : « Il ne mourra pas », mais : « Si je veux qu’il reste jusqu’à ce que je vienne, est-ce ton affaire ? »

 

Il est bon de partager entre nous l’unique essentiel sur nos blogs. Il est bon d’être curieux. Il est bon de se souhaiter, « Tout le bien du monde » !

 

08/08/2014

Regard de Jésus sur nous

 

 Regard de Jésus sur nous- "Seuls les yeux ne vieillissent jamais : l'âge passe et ne touche pas le regard."
Citation de Tahar Ben Jelloun ; L'auberge des pauvres - 1997

 À moins d‘avoir une vidéo, un skype ou autre gadget, les blogs ne permettent pas le regard face à face. Notre regard ne passe pas toujours à travers le texte.

 Le regard de Jésus est vérité et bonté ! Je sais qu'il m'aime et je me sens aimée. Qui que je fus dans le passé. Il aime chacun de nous. Parce que nous sommes et des femmes en devenir.

 Quelle que soit notre réalité sociale, politique, économique. J'ai vu un dimanche après-midi au township Lady Selborne près de Prétoria où j'enseignais, deux post adolescents « smoking glue » (équivalent un joint quelquoncque) et partageant un sandwich longtemps prérimé alors que leur amour était chaud et vibrant !

 Jésus, l'ayant regardé, l'aima, et lui dit: Il te manque une chose; va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, et suis-moi. Marc 10:21

 Or qu'est-ce que le regard du système sur moi, le client malade de la Caisse maladie ? Tu côutes combien ? Tu vaux combien? T'es assurée au moins si tu deviens impotent... l'enterrement ça coûtera combien... Le croque-mort il coûtera combien ?

 

Il semblerait que l'esprit du Dieu argent envahit les têtes, individuellement et communautairement !!!

 Quand mon âme aura brisé les chaînes de cette prison, je serai libre comme le Goéland Jonathan !

 Peut-être parce que j'ai essayé d'aimer comme le chante ce cher Georges Brassens :

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21/07/2014

Le goût du pain de celui qui a faim.

 

Le goût du pain de celui qui a faim.

 

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Lire la bible à partir de l’expérience des pauvres : le message de la Parole de Dieu est alors bien différent de celui qui lit le même passage avec les yeux du repus. 

 

Si je lis l Bible à lumière de l’expérience et des expériences des oprrimés, les thème : promesse, exode, résurrection, esprit . commence à flamber à éclairer

 

Selon Jurgen Moltmann, le message de la Parole de Dieu est bien différent selon que je suis pauvre ou riche :

 

Le pauvre : « Donnez-nous aujourd'hui notre pain quotidien » c'est : « j'espère avoir du travail, être rémunéré, acheter du pain pour la famille, payer les impôts et mettre un peu de « côté » pour surmonter le temps des vaches maigres. » L'ambitieux fixé sur soi se détruit lui-même, il détruit son environnement, il gonfle les banques qui, tôt ou tard font faillitte sans qu'elles s'en excusent auprès de ses victimes.

 

Je connais une personne à l'ambition démesurée fixée sur elle-même, elle ne trouve le bonheur ni en elle-même ni en sa famille. Elle est paysanne mais elle claironne sa « carrière » tout en délaissant les siens si elle ne peut les exploiter !

 

Je prie avec elle et pour elle afin qu'elle arrive à prendre le goût du pain de celui qui a faim.

 

Le pain est savoureux pour celui qui a faim d'un peu d'amour, de pain de vie. C'est l'Eucharistie : le repas de reconnaissance !

 

Oh ! Le goût du pain pour les enfants de Gaza et pour ceux d'Iraël ! Le goût du pain pour qui habite les bas-fond de l'humanité. Le goût du pain pour le malade et le mourant. Le goût du pain de l'au-delà déjà présent dès avant ma naissance.

 

Jésus, aide-nous à apprécier les petites tartines partagées, à déguster les petits verres de vins, les petits bonheurs, les petites paix, les petits bonheurs... de courte durée et qui, fidèles, reviennent toujours avec la marée haute.

 

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14/06/2014

Une grande fête au Brésil

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Une grande fête aujourd’hui au Brésil, la patrie de Nhà Chica: tante Francisca : une femme issue du peuple et béatifiée par François, évêque de Rome et pape, le 4 mai et inscrite dès lors dans le calendrier des Saints : le 14 juin.

 En quelques mots : Chica est née entre 1808 et 1810, à Baependi, d’une maman  esclave, analphabète qui meurt alors que Chica a à peine dix ans. Dès son enfance elle porte Jésus en son cœur. Elle veut être belle et bonne comme les enfants le désirent depuis toujours et aujourd’hui !

 Elle aime Dieu tout simplement, avec l’amour des simples, et l’incommensurable sagesse et intelligence des ignorants, ceux que Jésus a donnés en modèles aux apôtres de son époque.

 Puisqu’elle aime Dieu, forcément elle aime les gens car l’un ne va pas sans l’autre : les Brésiliens, hier comme aujourd’hui, les riches et les pauvres. Issue du petit peuple, elle aime son prochain le plus proche, les exploités, les dominés, les pauvres, sans jamais exclure quiconque.

 Nhà Chica est laïque, elle aime Dieu chemin faisant et sa sainteté ne sort des murs d’un cloître ou d'une institution religieuse. Dans la petite ville de Baependi, entre Sào Paulo  et Rio, elle aide, elle se donne et donne le peu qu’elle a et le partage avec les pauvres. Des centaines de « disciples » se joignent à « la petite sainte de Baependi ». Elle ne s’est jamais mariée et l’argent que lui a laissé son frère est distribué aux plus nécessiteux !

 Pour être « officiellement » béatifié, il faut des miracles, déjà, ils se comptent par milliers, des petits, des grands, ceux qui restent cachés, la plupart donc, et l'un ou l'autre pour satisfaire au Droit Canon je suppose.  

 Aujourd’hui, ce 14 juin 2014, le petit peuple brésilien sent battre en son cœur la joie de Nhà Chica, une joie qui ne dépend pas d’un ballon rond faabriqué par des « petites mains pakistanaises) (voir mon texte précédent) et d’un goal éphémère si ce n’est pour les millions… qu'emportera le vent...

 Chère Nhà Chica, tu es à notre portée, tu nous aimes et nous t’aimons. Bonnes fête au peuple brésilien.

 

07/06/2014

Ma réflexion: week-end de la Pentecôte 2014

 

L’Esprit, le Bon Larron et la Fille du trottoir

 (Abbé Wotke)


L’Esprit de Jésus est au cœur de l’être humain Être conscient de l’Esprit c’est aller au-delà et bien en de-ça de la Confirmation. Ne faisons pas de l’Esprit une chose, une langue de feu, une colombe comme il n’est pas très judicieux de faire de Jésus ressuscité une hostie dans un ostensoir d’or pour l’adoration des fidèles. (Ce qui est tout-à-fait permis et pratiqué pour qui le veut) L'Esprit de Jésus n'est pas « exposable » : il est au cœur de l'être humain. Il souffle, respire, vit.

La Pentecôte est la manifestation d’une prise de conscience collective qui confirme notre engagement pour la construction de la famille de Dieu, la vision du royaume de Dieu comme Jésus l’a montré par ses actes et ses quelques paroles, par la solidarité qui nous lie les uns aux autres et déploie notre énergie.

L’important est d’écouter, de comprendre la langue des multitudes, et, comme Jésus, de prendre part à leur cri, leur souffrance,leur lutte, leur victoire ultime serait-ce par le passage de la croix sur les calvaires du monde aujourd'hui !

C’est la Pentecôte au jour le jour, 24 heures par jour ; cela fait partie de notre être collectif, de notre force et de notre espérance collectives. C’est le moteur du peuple de Dieu en marche sur les chemins du monde.

L’Esprit de Jésus en nous est le don de lucidité sur la valeur de l’être humain, de la nature, du vers de terre et de l'étoile du matin. Lucidité sur l’amoncellement des systèmes de non-vie qui nous menacent. L'Esprit nous libère de l’amoncellement de croyances et de dogmes statiques pour vivre, travailler, chanter, prier.

C’est un don de lucidité sur les réalités des systèmes, en nous et autour de nous, une force qui nous rapproche de l’Homme libéré : Jésus libérateur et subversif dans l’accomplissement de la Mission d’humanisation de la société.

La volonté de partager une chambre avec un SDF, un appartement avec une famille de réfugiés syriens, érythréens, ou l’enfant du voisin de palier pour soulager les parents, la volonté de partager son loisir afin d’écouter les histoires de celles et ceux qui n’ont qu’eux-mêmes à qui la raconter, la volonté d’élever la voix et de poser la question ; pourquoi sommes-nous riches et les voisins si pauvres ?

Quand une personne prend parti pour un canton, un pays plus accueillant et plus humain, c’est bien, quand des milliers prennent parti ensemble et d’une même voix, c’est mieux c'est la Pentecôte !

La volonté et l’audace d’encourager les révoltés, les grévistes, les malades qui réclament leur droit à l’autonomie et au soutien, La volonté et l’audace de l’Esprit du Christ ressuscité dire par nous : on vous a dit que les demandeurs d’asile sont des criminels potentiels, mais nous ne le croyons pas, ne sommes-nous pas tous des héros aussi bien que des lâches potentiels ?

Parfois, l’atmosphère d’une paix « artificielle » berce notre nos journées et nos nuits somnolents qui fait tache d’huile comme une indifférence mondialisée envers les victimes des armes que nous fabriquons, des inégalités économiques et financières qui ôtent le pain de ceux qui ont faim… pour nourrir les repus.

« Caritas christi urget nos » (II Corinthios 5:14) L’Esprit de Pentecôte actualisé est simplement l’amour pour la justice et la charité et le travail de nos bras sur les chantiers de notre pays et plus loin. Écoutons Aimé Duval : 

 

 

 

30/05/2014

Farzana Parveen

 

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 Afin d’amorcer le Royaume de Dieu, Jésus désirait aider les gens à prendre conscience de leur dignité propre, cela ne se ferait pas  sans le renversement  des relations sociales au sein de sa société  et du démantèlement des structures de pouvoir entre les différents groupes formant le tissu de sa Palestine et du monde entier.

 Il ne s’agissait pas seulement des Romains dominateurs des Israéliens dominés. Il s’agissait des riches et des pauvres, des femmes et des hommes, des étrangers et des autres… Jésus voulait et veut encore une dignité égale pour tous

 Quelles étaient ces relations et quelles étaient ces structures ? L’Évangile est clair et détaillé : à partir d’histoires vécues il fait une analyse sociale « crystal clear » et la pratique renverse alors le statut quo !

 Au temps de Jésus, les femmes étaient considérées comme des enfants, dépendantes et sans savoir ni pouvoir.  Pour Jésus, les femmes et les hommes ont la même valeur, il le montrait dans son comportement par exemple vis-à-vis de Marie de Magdala , la prostituée que même Moïse soumettait à la lapidation.

 On peut s’imaginer le choc et le scandale pour l'entourage de Jésus : c’était tout simplement mettre le monde sens-dessus . Il est possible que Jésus ait eu une idée de la situation délicate où s’était trouvés sa maman et son papa dès sa conception !

 Jésus était absolument humain comme nous, en plus d’être lucide et plein de tendresse.

 Quelles relations sociales au sein de notre société  et et quelles structures de pouvoir doivent être démantelées ? Aujourd'hui.

 Exemples : Viviane, un jolie jeune fille de chez nous (au Jura dans les années trente ) tombe enceinte.  J’étais jeune et je me souviens de la consternation de sa famille, des voisins, des gens d’Église , de la paroisse.

 On disait : c’est une honte terrible pour sa famille, sa parenté, pour la région… Je crois bien qu’on l’avait fait partir en France pour quelque temps… De son état de santé, du bébé, du géniteur,  pas un mot. C’était comme si elle avait été une lépreuse exclue, une « femme de mauvaise vie » selon l’expression. Je me posais des questions sans pouvoir les révéler à quiconque ni à mes parents d’ailleurs. C’était au 20ème siècle.

 Lorsque mes deux sœurs aînées « fréquentaient » et que les amis venaient à la veillée le soir, les parents surveillaient discrètement les adieux des prétendants !!! Sans doute comme eux-mêmes avaient été surveillés.

 Lorsque je fus dans l’institution des sœurs pour « faire la Normale », et partir en Mission (c’était mon but) j’ai été surprise des avertissements au sujet des rencontres avec les hommes, surtout les jeunes, il fallait garder la distance et on encourageait la « froideur » envers les laïcs.  Pourquoi ?

 La Sœur surveillante (RIP) et un « professeur de casuistique » nous donnaient des cours de comportement. Il fallait « confesser » les « mauvaises pensées ! » comme si le « sex urge » avoisinait le péché mortel alors que la jalousie par exemple passait sous le tapis.

 Sainte Maria Goretti était la patronne des jeunes filles (avec raison) mais on oubliait de souligner notre propre maturité et ... les injustices raciales, religieuses et jes gens qui les combattaient : Joseph Cardijn …   était quelque peu suspect et les « prêtres ouvriers » étaient taxés d’aventuriers…

 Que je fus assignée à l’Afrique du Sud où je fis m on noviciat fut providentiel pour mon équilibre. Ma maîtresse de novice fut une femme d’ouverture en acceptant de discuter avec moi le système d’apartheid découvert dans toute sa perversion. Les 2 ans de noviciat, me dit-elle, sont un « tremplin pour aller plus loin » et grâce à elle, c’est dans un townships sulfureux ou l’ANC était déjà en mouvement que j’atterris.

 Restait à rencontrer les petites gens elles-mêmes, mes consœurs irlandaises gagnées à leur cause et quelqu’un comme Albert Nolan, grâce à qui je peux aujourd’hui encore réfléchir, afin de les combattre, sur les « relations sociales et les structures de pouvoir à démanteler si l’on prétend être disciple de Jésus. »

 Pas besoin de se référer absolument à Jésus :ombreux aujourd’hui sont celles et ceux qui s’efforcent, dans les médias, dans les article de nombreux blogs, dans la politique et par d’innombrables engagements pour un monde plus juste, un monde nouveau de construire un monde nouveau. Les médias dénoncent :

 

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Exemple : ne pas ignorer Farzana Parveen : La jeune pakistanais de 25 ans battue à mort à coups de briques par une trentaine de membres de sa famille à l’entrée du tribunal de Lahore. Son crime ? S‘être mariée par amour contre la volonté des siens dans un pays où les mariages forcés demeurent la norme… La police ne serait pas intervenue… Au Pakistan, près de 1000 femmes ou adolescentes ont été tuées l'an dernier pour avoir «déshonoré» leur famille.