22/05/2015

Nonante-deux ans

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C'est mon anniversaire

 

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Il y a 92 ans ce matin que je maman me donnait le jour. Avec papa et la famille réjouie !

 

Et je l'en remercie de tout mon coeur avant que j'ai le bonheur de venir la revoir dans le gand amour de Dieu. Très bientôt !

 

Comme je remercie papa et mes frères et soeurs et toutes les personnes rencontrées sur mon chemin vers LUI, Hors Espace Temps d'où je viens !

 

Le 8/07/2013, j'écrivais :

 

http://clairemarie.blog.24heures.ch/index-10.html

 

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La frontière : une ligne, un mur, un espace neutre, en bref c’est ce qui sépare, protège, sécurise le dedans du dehors. Les frontières étatiques,  exemple : d’un côté la Suisse, de l’autre côté, la France, l’Allemagne, l’Italie. La Suisse est intéressante parce que son territoire et sa population un condensé de la société, de la culture, de la langue, des  trois pays frontaliers. 

 

 Une espèce de « communauté de base européenne » qui survit grâce à une certaine intelligence patriotique dont la source se trouve être, peut-être, au Grüli. Ce que je dis est bien trop beau, et d’autant plus fragile que l’EGO helvétique se replie sur son bien-être « économique », en incluant les riches et excluant les pauvres.

 

 Notre frontière est donc une passoire pour les uns et un mur pour les autres. C’est selon. Mais c’est plus complexe.

 

 Ayant vécu mon enfance et adolescence au Jura tout proche de la France et non loin de l’Allemagne, le concept « frontière » signifiait la porosité, la perméabilité et l’interdépendance  pratique !

 

 Et il y a des frontières invisibles, pires que les frontières visibles ! Exemples :

 

images.jpg  Des institutions religieuses, caritatives, partis politiques, devraient être un lieu encourageant et facilitant le rayonnement des membres à l’intérieur et à l’extérieur des frontières institutionnelles. Lorsque l’institution est self-centered, elle peut ressembler à une gated community cherchant à se perpétuer même au prix d’en perdre son origine, son charisme, le sens de sa Mission donc de sa raison d’être. Quiconque remet les frontières institutionnelles en question, « désécurise  les gens et est, soit rejeté » (H.V), soit neutralisé ou marginalisé. C’est lié aux effets deshumanisants des frontières relationnelles.

 

 glissant-246717-jpg_137963.JPGSelon le poète martiniquais Edouard Glissant (décédé en 2011)

 

 « Le Divers n’est donné à chacun que comme une relation, non comme un absolu pouvoir ni une unique possession. Le divers renaît quand les hommes se diversifient concrètement dans leurs libertés différentes. Alors il n’exige plus que l’on renonce à soi. L’Autre est en moi, parce que je suis moi. » L’Intention poétique, p.101,  Edouard Glissant

 

Des frontières à être dépassées, absolument, sont les frontières culturelles, linguistiques et même religieuses à condition d’être un peu curieux, intéressé, fantaisiste, audacieux, on peut les dépasser, et les outrepasser…

 

 Encore Edouard Glissant : « Il n’est frontière qu’on n’outrepasse A défaut de montagnes ou de mers, l’homme a inventé toutes sortes de frontières pour se protéger de l’Autre : grillages, barbelés, murs, barrières électrifiées, etc. Aucune, pourtant, n’a résisté à l’irrépressible volonté – ou nécessité – de passer outre.

 

Franchir la frontière est un privilège dont nul ne devrait être privé, sous quelque raison que ce soit. Il n’y a de frontière que pour cette plénitude enfin de l’outrepasser, et à travers elle de partager à plein souffle les différences… La Relation n’est pas confusion ou dilution. Je peux changer en échangeant avec l’autre, sans me perdre pourtant ni me dénaturer.»

 Et c'est valable pour aujourd'hui !  Vingt--deux mai 2015

11/01/2015

J'écris ton nom LIBERTE

10/01/2015

le courage d'écrire

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Nous sommes tous touchés en plein cœur ! (Luc 23:34 )

 « Père pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font ».

 Une consœur vient de partager avec moi son désarroi et son dégoût pour l'horrible crime contre la liberté de la presse. Tuer des journalistes qui font leur travail de rédaction, chacun dans son genre, ici la satire, pour faire connaître un aspect de la vérité.

 Ensemble nous prions pour les victimes et, ensemble, nous prions pour que triomphe enfin la Vérité. Jésus s'est impliqué, personnellement, « Je suis la vérité » Jn 14,6

 

 Je cite ce qui suit afin de mieux nous associer à celles et à ceux qui, solidaires, s'exposent eux-mêmes aux regards accusateurs de celles et de ceux qui n'aiment pas la vérité !

 « Le président français François Hollande se joindra aux manifestants, de même que la chancelière allemande Angela Merkel, le premier ministre espagnol Mariano Rajoy, le chef du gouvernement britannique David Cameron, le président du Conseil italien Matteo Renzi, celui de l’Union européenne, le Polonais Donald Tusk, et celui de la Commission européenne, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker. La présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga sera également du cortège.

 Le Vatican condamne une "double violence"

 Le Vatican a condamné mercredi "la double violence" de l'attentat contre le siège du journal "Charlie Hebdo" à Paris à la fois contre les personnes et contre la liberté de la presse. Le quotidien du Vatican, "L'Osservatore Romano" a titré en une sur une "stratégie de la barbarie".

 Le père Ciro Benedettini, vice-directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, a fait part à des journalistes de la "condamnation pour l'acte de violence" qu'a constitué la fusillade, ainsi que la "condamnation pour l'atteinte à la liberté de la presse, aussi importante que la liberté religieuse".

 Un féroce et vil attentat selon le Pape François et selon chacun de nous

 Ce jeudi, le Pape a célébré sa messe matinale dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe, en l'offrant pour les victimes de l'attaque qui s'est produite ce mercredi à Paris contre Charlie Hebdo. Il a évoqué tous ceux qui ont été frappés par la « cruauté et par la férocité de ce vil attentat ». 

 Le Pape offre sa messe pour les victimes de Charlie Hebdo

 « L'attentat d'hier à Paris nous fait penser à toute cette cruauté, cette cruauté humaine ;  à ce terrorisme, que ce soit un terrorisme isolé ou un terrorisme d'Etat. Cette cruauté dont l'homme est capable ! Prions, maintenant, pour les victimes de cette cruauté. Tant de victimes ! Et prions aussi pour les personnes cruelles, afin que le Seigneur convertisse leur cœur.

06/01/2015

Soulager mais pas tuer

 

 Dieu sait combien chacun de nous a été témoin de la souffrance d'autrui sans pouvoir éliminer cette souffrance.

La seule chose possible: être présent, sentir au creux de la main le coeur de l'autre, uni au vôtre, un seul coeur qui bat

Soulager, prendre sur moi une partie de cette vie douloureuse et vivre ensemble pas à pas vers l'avenir inconnu, mais promis par la résurrection de Jésus, Dieu fait homme. Dieu fait moi, Dieu fait toi.

Avec mon frère, ma soeur, mes amis, celles et ceux dont le dernier souffle permet à la bougie de s'éteindre, afin de vivre encore.

Chacun de nous, moi y compris, faisons l'expérience de notre mort anticipée car, comme Jésus, avec Jésus : l'Heure n'est pas encore venue. L'heure est en chemin... quand l'heure sera là, je ne ferai aucun bruit : Jésus m'emportera et mon dernier souffle sera celui de ma naissance. Une, petite fille, avec les genre humain ou chacun garde son identité unique liée à l'univers ! « Je t'ai appelée par ton nom  tu es à moi. Quand tu traverseras les eaux, je serai avec toi, les fleuves ne te submergeront pas. Quand tu marcheras au milieu du feu, tu ne te brûleras pas, la flamme ne te consumera pas. »(Isaïe 1 à 3)

 

 

Soulager mais pas tuer est parrainé par Philippe Pozzo di Borgo, tétraplégique dont la vie a été rendue célèbre par le film Intouchables.

 

10/10/2014

« NOS CAHIERS ET NOS CRAYONS SONT NOS ARMES »

 En hommage à Malala et aux femmes à travers le monde

 « NOS CAHIERS ET NOS CRAYONS SONT NOS ARMES »

 Je me suis souvent demandé pourquoi la femme est, depuis toujours semble-t-il, à l’arrière plan  de la création et de son histoire. Et qu’elle est censée se taire comme le voudrait saint Paul,

 Comme petite fille à la paroisse,  le curé nous faisait réciter les réponses du catéchisme que maman, la femme forte, belle et aimante et intelligente nous apprenait. Ces réponses ne correspondaient pas à la crue de mes questions ! Et maman me disait : « Débrouille-toi ! » Mais discuter avec un curé au col romain, aux doigts effilés, au regard gris bleu lavé, c’était se faire dire ce que j’entendis de mes deux oreilles : « Tu prétends être théologienne ? » Mais non, j’étais simplement curieuse comme tous les enfants de la classe qui eux, rigolaient et moi avec.

Restait cette graine de révolte dans mon cœur : « Il croit qu’il sait tout ? ». Et je poursuivais le chemin. Toujours curieuse jusqu’en ce moment… face aux autorités religieuses et autres… car, nous le savons tous « NOS CAHIERS ET NOS CRAYONS SONT NOS ARMES »

 

Un jour en rentrant de l’école du village, pape m’avait donné un crayon « Caran d’Ache » et un cahier qui allait remplacer l’ardoise. Il dit : « Voici pour ma petite fille qui apprendra à bien écrire. » Ainsi en fut-il. Merci à nos parents.

 Ce crayon, c’est comme un bougie qui écrit avec des lettres de feu et cela me satisfait aujourd’hui-même ! Jésus savait sans doute écrire puisqu’il savait lire. Mais Lui, nous dit-on, n’a écrit que dans le sable ou sur une pierre calcaire pour défendre une « prostituée » selon le langage masculin et mettre les Docteurs de la loi au pilori ! 

 Ce même Jésus palestinien sourit de bonheur aujourd’hui à celles qui ont le courage de manier la plume pour répandre la Bonne Nouvelle. Comme Malala et tant d’autres en traversant les murs  de préjugés et manques de moyens ! Et l’exercice invite le débat, ce qui est rare, et trop souvent n’arrive que comme une mise en garde hypocritement voilée. Mais la lutte fortifie les muscles. Et merci à celles et ceux qui encouragent avec discernement et force.

 En hommage à Malala et aux femmes à travers le monde et merci aux blogosphères et à ceux qui les accompagnent ! Un merci spécial aujourd’hui surtout !

 « NOS CAHIERS ET NOS CRAYONS SONT NOS ARMES »

22/07/2014

Nous n'avons pas le droit

22/07/2014

Nous n'avons pas le droit

 

 

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Nous n’avons pas le droit de nous taire face au massacre des petites gens de Gaza, de Palestine, de partout dans le monde.

 Stop le massacre des Petites gens de Gaza, Si nous ne crions pas, les pierre de la Terre Sainte se mettront à crier : à a Gaza. Mais qu’y a-t-il là derrière ?

 Le pouvoir, l’avoir, les armes …  qui fabrique les armes et qui tient le pouvoir et qui TUE ?

 Se taire et prier, non : agir en tant que prière, oui, mais pas demain. C’est déjà bien trop tard.

 Prier ensemble alors que tout est fait pour construire de murs, des frontières, pour les garder, pour protéger les uns, on tue les autres. Non !!!  Renverser les « trônes et les dominations », Marie enceinte de Jésus, chantait ce cantique révolutionnaire… quelle fut la vie de son fils !

 Nous qui chantons le Magnificat, quel est notre présent et quel est notre avenir. Stop au chant du Magnificat hypocrite lorsque nous restons assis sur des coussins rembourés dans une Église sécurisée.

Combien de temps laisserons faire les tueurs à Gaza ?

 Combien de temps encore laisserons nous geindre sur Jésus sur la croix ?Nous n'avons pas le droit de nous complaire dans la mortelle indifférence... moi d'abord mais pas seulement!

14/05/2014

SOMA

 

 

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Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front : la terre n’appartient pas à ceux qui la cultivent et les mines n’appartiennent pas aux mineurs, pauvres « esclaves » des profondeurs qui, comme cela vient encore une fois d’arriver : mangent les humains.

 

« Le propriétaire de la mine, SOMA Komur  Isletmeleri A.S., a confirmé qu'un certain nombre de mineurs ont été tués sans indiquer le bilan des victimes. Selon lui, l'accident est survenu malgré «les plus importantes mesures de sécurité et une surveillance constante». Une enquête a été lancée. »

 

« La société Soma, entreprise privatisée a multiplié près de 2,5 fois sa production en seulement 6 mois… »

 

Les mesures de sécurité ne sont pas respectées et des améliorations avaient été refusées.

 Aujourd’hui, Soma en Turquie, hier en Afrique du Sud,  la Chine, au Texas USA, en Hongrie … 

 Plus proche de nous et de nature marginale et « associée » : pollution au mercure, électromagnétique, et le Doubs vide de truites et d’eau clair.

 La mort des mineurs turcs, la souffrance des familles, la détresse de tout un peuple : Notre solidarité doit dépasser la prière, la commisération, la recherche de boucs émissaires. Le travail du mineur, celui du paysan, du maçon, de la cuisinière, des fonctionnaires : le travail est noble si les conditions de travail sont respectueuses de la santé des travailleurs et si nous partageons le fruit de la sueur de leurs fronts !

 

La lumière dans les mines est ténèbres, la seule lumière des mineurs est la lampe attachée  à leur front : Prions les mineurs de nous éclairer …

 

«Only a miner, bury him quick;
Just write his name on a piece of a stick.

 Though humble and plain be the poor miner's grave

 Beyond, all are equal, the master and slave.»

 « Only a Miner Killed » de John Wallace Crawford (1879)

 

 "Pour arracher le charbon à la terre,
A chaque instant, la mort plane sur eux ;
C’est l’eau, le feu, c’est l’odeur délétère,
L’éboulement au fracas ténébreux,
Qui, tout à coup, viennent ravir dans l’ombre
La vie à l’homme, ô comble de malheurs !
Ces accidents sont fréquents et sans nombre
Fils de Caïn,
bénissez les mineurs

 

07/04/2014

Pour la dignité des morts

 

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with gracious permission from Bruce Clarke

 

La commémoration de « l’inacceptable accepté », je sais que Bruce Clarke, l’artiste plasticien « n’accepte pas l’inacceptable ». Sa vie durant, il lutte avec son art contre et fait voler en éclats les hypocrisies qui polluent l'intelligence humaine. Bruce le dit : « C’est le temps des barbares anonymes, le temps de la domination, le temps des dominés et des dominants »

 

En Afrique du sud, nous étions conscients de cette barbarie, et de l'évidence de la révolte dans la lutte solidaire avec les dominés. Aujourd’hui tout semble être dissout dans l’ « abstraction vaporeuse » des médias et des analyses hâtives et superficielles. Notre prière semble molle et pré-fabriquée… on dit amen à n’importe quoi.

 

A journal Radio 1ère Bruce, à 12h30, a magnifiquement expliqué pourquoi les images ont quelque chose d’étranger à la culture rwandaise. Sa sensibilité pour, et le respect de l’autre est admirable.

 

A Lausanne, à Genève, ailleurs j’espère, nous allons nous recueillir ce soir devant ce qui reste du génocide : des hommes debout. Ils sont les ancêtre de l’avenir.

 

Mais comment en est-on arrivé à ce 7 avril 1994 ! J’ai lu avec soulagement de le blog de Fred Oberson

 

Et, dans « Regards croisés » de Djemâa Chraïti :

 

Rwanda - De commémoration en silence et de silence en commémoration

 

Cela me donne le courage de dire ce qui suit :

 

En 1973, j’ai rencontré, au Centre d’étude jésuite Lumen Vitae à Bruxelles, deux sœurs et un prêtre missionnaires venus du pays des « mille collines ». J’étais consciente de l’ambiguïté du rôle des Églises, de l’Eglise catholique à laquelle nous appartenons. Nos échanges ont révélé que la hiérarchie des Églises au Rwanda comme en Afrique du Sud étaient quasiment de « connivence » avec la Loi et l’Ordre des Autorités des dominants !

 

Au Rwanda, ces deux sœurs et ce prêtre, proches du petit peuple rwandais, Tutsi et Hutu, étaient en conflit avec l’évêque du Diocèse, Mgr Perraudin.

 

En Afrique du Sud, les supérieurs ecclésiastiques marginalisaient, menaçaient, déplaçaient  les religieuses et religieux engagés par l’intermédiaire des supérieures ! Comme Perraudin au Rwanda.

 

Les missionnaires au Rwanda avaient déjà vu la perversité d’une mentalité soit disant chrétienne occidentale qui se croit être la norme lorsqu’il s’agit de former et d’introniser une hiérarchie « autochtone » quasi autant que pour les dogmes. Des prêtres de la congrégation Joséphite furent assassinés en 1973, suivi d’autres meurtres. « Le président et l’archevêque n’interviennent pas »

 

En Afrique du Sud, lors de meurtres de religieux, les autorités semblaient insensibles car elles avaient averti les personnes solidaires du petit peuple des dangers ! Mais je ne m’étends pas.

 

Je suis triste et déçue que François, pape venant de l'Argentine au passé sulfureux, ayant rencontré les évêques actuels du Rwanda parle ôse parler de réconciliation avant de mettre cartes sur table historiquement avec ses propres frères dans l'épiscopat.

 

« N’ayez pas peur » a lancé le Pape aux Rwandais, « construisez votre société sur le rocher de l’Évangile, dans l’amour et la concorde, c’est seulement de cette façon que peut se construire une paix durable ». Le Pape a dit se souvenir avec affection de la visite, cette semaine au Vatican, des 9 évêques rwandais, puis il a récité un « Je vous salue Marie » pour le peuple rwandais, avec les dizaines de milliers de fidèles présents Place Saint-Pierre.

 

C'est déjà ça, mais cela ne suffit pas, la commissions de vérité et réconciliation en Afrique du Sud exigeait :

 

« Full disclosure » de leurs crimes par les coupables : en présence des victimes ou des parents des victimes mortes. Une confession publique devant les médias et de cette vérité avoué dépendait l’amnistie… puis la réconciliation ! Car les auteurs seuls ont connaissance des crimes commis par eux-mêmes »

 

Ceci dit la mort dans l’âme,  je dois dire que les victimes, elles-mêmes savaient très bien qu’elle était la nature, la violence et la perversité des crimes perpétrés parfois en toute impunité ou même sur ordre du système de sécurité nationale.

 

L’Église catholique a-t-elle tout avoué ? Le document KAIROS, à lire absolument  met en lumière cette réalité en Afrique du Sud, au Rwanda et ailleurs. et  

 

Lire l’excellent interview avec  l’historien Lukas Zürcher dans « une étude sur l’ambivalence et les contradictions de l’aide suisse. »

 

Comment prier : pardonne-leur : il ne savent pas ce qu’ils font ?

 

Albert nous disait que, afin de pardonner, il faut que le coupable demande pardon. Les Églises demandent aux pauvres de pardonner aux riches, mais, est-ce que ces même Églises demandent aux riches de demander pardon aux pauvres ?

 

Quand un pape, 50 ans ou plus après les faits demande pardon dans un endroit où les victimes sont absentes, il demande pardon, c’est bien, mais les morts pardonnent-ils de l’au-delà ?

 

La réconciliation n’est pas facile car, d’abord, nous sommes notre Ego orgueilleux est blessé… il s’agit d’abord de dialoguer !

 

L’Église catholique au Rwanda est-elle digne d’encourager les victimes à pardonner aux bourreaux ?

 

Respectons au moins la dignité des morts !

 



 

19/02/2014

L'étranger

 

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 Les adultes européens (en Afrique du Sud) inculquaient aux enfants la peur de tous ceux et celles qui n’étaient pas comme eux, le slogan : Stranger danger ! Fais gaffe !

 

Le signe distinctif et visuel de l’étranger : la couleur de sa peau, la senteur de son corps. De là découlaient les signes invisibles et plus menaçants encore: la pensée, l’émotion, l’intelligence, bref tant de dons que nous avons en commun pour vivre ensemble.

 Malheureusement nous amputons l’étranger de ce que nous avons en commun sans réaliser que nous sommes nous-mêmes des amputés.

L'étranger - Agim Sulaj

 L’homme communautaire devient l’Ego concentrique. Pire lorsque cela devient le groupe, le parti politique égocentrique. Exclusivement.

 Les séquelles : les divisions, les guerres, les massacres, les pogroms, la peur collective des étrangers et la fermeture des frontières sauf pour ceux qui sont comme nous nous mène à l’impasse dont nous avons une vague idée après la votation du 9 février 2014.

  Chemin faisant cela peut devenir aussi néfaste qu’une lignée de mariages consanguins redoutée de tous. Une consanguinité intellectuelle rétrécit l’intelligence et en inhibe la liberté de penser ce qui ouvre le chemin vers la dictature, la pensée unique qui nous mute en polichinelles soit dans une institution, un parti politique à tendance sectaire … en ce qui nous concerne, nous et de nombreux pays européens, n’est-ce pas la peur d’une migration poussée par la famine et le besoin d’eau, n’est-ce pas la peur de l’Islam d’autant plus radicale qu’il aura été dénigré à tord et sans analyse des causes ni des conséquences des variations.

 Mais écoutez plutôt France Culture ce soir encore si c’est possible :

 

26/12/2013

Un monde enceinte

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Mise au point : Monsieur l’Abbé Arbez

 Votre commentaire au texte « Un monde enceinte » (19/12/2013) a été l’occasion de quelques échanges très éclairants. Je vous remercie. Je me suis efforcée de comprendre votre souci au sujet de Nazareth en Palestine. Les personnes contactées (qui ont été et ont même vécu en Terre Sainte ) m’ont spontanément rassurée : que Nazareth, Galilée, Palestine sont dans une seule région ; que Bethléem est bien à plus de 100 kilomètres de distance de Nazareth, et que Bethléem de Judée est proche de Jérusalem en Judée.  C'est vrai que je ne suis jamais allée en Israël et c'est dommage.

 Mais la Galilée, la Palestine, Bethléem : n'est-ce pas là où les « hommes (et femmes) de bonne volonté » œuvrent de toute leur énergie afin qu'advienne « le royaume » ou plus simplement : la famille de Dieu ?

 Le chemin du dialogue, pour tous les protagonistes est long afin d'avancer – en tenant compte du passé - à une paix vraie (et pas du vent) que les gens simples (plus de 80 % des deux camps me dit ma consœur) désirent avant tout.

 Et le dialogue est d'autant plus difficile que de plus en plus de murs empêchent les uns et les autres de se voir face à face !!!

 Abattons les murs d'abord, tous les murs, c'est un préréquisite et c'est urgent mais je suis sûre que l'évêque de Rome, pape François s'y engage de son mieux.

 Le président Mahmoud Abbas a rencontré le pape le 17 octobre 2013.

 Le président Netanyahou le 3 décembre 2013.

 Attente. Invitation. Et François va prendre son bâton de Pèlerin, Dieu voulant, en mai 2014. Sur les pas de Jésus avec le Peuple de Dieu : chrétien, musulman, juif dont dont nous faisons partie, tous sans exception . François va s'efforcer de faire ce qu'une multitude de petites font à longueur de vie : construire la paix qui soit plus solide que du vent ! Au ras des pâquerettes. Une paix qui n'a pas besoin de murs, ni d'armes, mais qui a besoin d'un peu d'Amour et de respect réciproques. C'est tout.

 On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien :

 Que tu pratiques la justice

 Que tu aimes la miséricorde

 Que tu marches humblement avec ton Dieu

 Michée : 6:8.

 Je ne veux surtout pas oublier de rappeler l'invitation des bougies à Berne, ce images.jpgvendredi 27 décembre 2013.

 Oui, ce 27 décembre marque le cinquième anniversaire du début des attaques sur Gaza lors de l’Opération Plomb Durci. Un an plus tard, en 2009, la Suisse rejoint le monde pour rappeler ces événements terribles.

 Si je pouvais marcher, je serais à Berne le 27 décembre 2013, pour déposer à Berne, notre capitale, une petite bougie de solidarité en mémoire des morts et blessés.  Avec tous les amis et connaissances de tous les pays, y compris d’Israël.

 Qu’un monde nouveau continue de naître …

09/10/2013

La Genève internationale

 La Genève internationale devint pour moi, le point de rencontre avec l’Afrique du Sud dès 1980, après mon retour au pays.  A l’ONU, j’ai trouvé des informations, des mouvements participant activement à la lutte anti-apartheid et, le plus important, des personnes engagées par exemple, comme au Conseil œcuménique des Églises, au Mouvement apartheid suisse, aux bureaux de la Jeunesse étudiante chrétienne.

En plus de mon « vécu sud-africain », des informations, des contacts et des relations avec l’Afrique du Sud m’ont grandement aidée à donner mon témoignage plus élargi, là où c’était souhaité, de participer activement, parfois audacieusement à ce qui rayonnait depuis Genève. 

Un réseau de personnes très engagées, théoriquement articulées, travaillaient à informer, à conscientiser mes compatriotes sur la réalité de l’apartheid, ce « crime contrel’humanité ».

Mon expérience était celle du petit peuple, celle de la société civile en lutte frontale ou tangente  contre l’autorité du régime an place, qui nous tenait dans une espèce de ghetto constamment sous l’œil du South African State Security Bureau(SABSS).

 Donc les citoyens de la Genève internationale et des sud-africains comme moi, avions la chance de nous rencontrer, de créer un nouveau réseau de relations critiques … aussi envers notre politique économique et financière helvétique !

 J’aurais envie de nommer et de remercier, en les nommant, tant de personnes activement engagées à Genève et de Genève pour la justice dans le monde.

 Ma question aujourd'hui: Est-ce que la Genève internationale absorbait alors (dans les années ’70, ’80 etc) Genève, la ville et le canton, les frontaliers y compris, ou était-ce le contraire ? Je ne sais pas mais il m’est difficile de séparer les habitants de cette région en "deux Genève". Ce serait une amputation!

La blogosphère de la Tribune de Genève est le reflet d’une population politisée et ouverte (un peu comme mon Jura natal) et l’insidieux cheminement vers la droite sonne comme un « early warning system » qui menace le "vivre ensemble genevois" et bien au-delà. Qu’est-ce que le bien commun ? Des frontières étanches ou tout au moins assez poreuses pour qu’on y fasse des fissures ? Si, en Afrique du sud,  nous avions accepté ces frontières raciales sans les détecter,  les combattre, l’apartheid existerait aujourd’hui… au niveau le plus pervers : les lois.

 Genève, je l'espère, va éviter un tel avenir! Les résultats de votes protestataires sont dangereux, en France par exemple bien que… et, dans des proportions différentes au Moyen Orient...

 Après le 6 octobre les partis politiques de l’Etat de Genève confrontent les résultats du  vote protestataire.

 "Quand quelque chose ne marche pas bien, on se tourne vers celui qui fait des promesses aux masses". C’est ce que disait ma maman en parlant du nazisme à venir dans les années trente et je m’en souviens bien ! Cette femme jurassienne était lucide !

 Ma réflexion : à lire ce que disent les « party leaders », les simples citoyens à Genève, on perçoit la confusion irritée face au résultat humiliant pour les uns et un feu d’artifice pour le MCG. .

 Hier soir j’ai écouté Infrarouge « Comment expliquer la victoire de ce parti, qui parle "d'épidémie" en évoquant les 80'000 frontaliers qui viennent chaque jour travailler à Genève? »

 David Berger avait du mal à  contenir Eric Stauffer qui parle beaucoup, beaucoup, répète les mêmes choses, et s’agrippe à sa parole davantage que ses interlocuteurs qu’il pousse à la défensive...

 Ce n’était pas un débat, comme trop souvent sur l’écran, c’était un combat.

 La pensée n’avance pas. Au contraire, comme l’a remarqué l’invité Moreno Bernasconi du Tessin, une polarisation divise un peuple qui a droit à un avenir en harmonie avec soi et avec les voisins outre-frontières.   

 Pour moi, je souhaite vraiment que La Genève internationale reste celle qui nous a accueillis dans les années les plus dures de la lutte anti-apartheid, et qui accueille les  étrangers, leur permet, avec sa générosité, son esprit, son savoir faire, ses relations au service du bien commun, de participer activement à la création d'un monde sans frontières.

14/09/2013

Si les gens des rues

 Si les gens des rues pouvaient écouter, regarder les entretiens entre Sergueï Lavrov et John Kerry, s'ils pouvaient voir cette poignée de mains, s'ils avaient entendu Lavrov dire : "Il y a tant de mensonges et de falsifications dans ce dossier aujourd'hui dans le monde qu'il faut être extrêmement prudent" ... être prudent par rapport à l' élimination des armes chimiques ? Être prudent à ne pas trop se laisser influencer par le sort des 100'000 morts et les deux millions de réfugiés ? Après tout, ceux-là, les institutions civiques paralysées, ne sont que des dommages collaraux ! (Al- Assad et Poutine dans « le Matin »)

Apparemment, Sergueï Lavrov et John Kerry se séparent et retournent dans leur pays , satisfaits, Il s'agit maintenant de se mettre au travail sur place, cela prendra du temps, plein de temps pour d'autres dommages collatéraux car personne n'a « pu » exiger un cessez-le feu puisque les chefs de l'armée l'Armée syrienne libre (ASL - rebelles), le général Sélim Idriss ne faisaient pas partie des discussions! Ni Al-Assad... bien que, dans les coulisses, allez savoir!

Je sais, je sors de la logique mais se mettre dans les rangs des gens de la rue qui eux, n'ont que leur peau pour les protéger, n'est-ce pas là, le moyen le plus sûr de percevoir la vérité vécue ? !

Eux qui savent que pendant ce temps, comme le rapporte Valérie Amos, responsables des opérations humanitaires de l'ONU : « Sur le terrain, la guerre ne connaît aucun répit. Quelque 500.000 personnes seraient "prises au piège" des combats "dans la banlieue rurale de Damas", manquant de vivres, d'eau et de médicaments » !

Oui, les Syriens de tous les jours savent la vérité car ils la vivent, comme les sans voix-et les sans- terre dans d'autres pays du monde !

Mais les médias ne se penchent pas volontiers sur le sort de fourmis, ils sont fascinées par la prestance des éléphants. (pour en revenir à un de mes précédents textes)

 Pourtant notre téléjournal de 19h30 de fin d'après-midi a fait un bon travail t : avec l'aide de Xavier Berg:
Qui a cédé et qui a gagnée : tout le monde sauf le peuple syrien ... qui continuer a mourir (Xavier Berg)


Et l'excellent Pierre Gobet :

 

02/08/2013

Ueli Maurer et François

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 Une consœur  fait cette superbe réflexion à notre table : Ueli Maurer a très bien parlé, c’était simple et court et j’ai aimé ça ! Il ressemble au Pape François…quand il parle …

 Et nous les comprenons sans recours aux dictionnaires ! Chez nous par exemple durant un simple repas partagé et assaisonné de nos réflexions. Ainsi parlait Sœur Louise :

 D’où vient-elle cette petite sœur gruérienne pure sucre et plus qu’octogénaire, qui passe sa vie à lessiver, et qui s’émerveille des paroles de notre Président de la Confédération helvétique, ce premier août 2013 ? Quelle bonne nouvelle ! Je voudrais partager son admiration en faisant une osmose des défis de Ueli et de François : Pour le deuxième : Qui suis-je ? Pour le premier : Nous sommes le petit David… Au tréfonds de notre réflexion, c'est une graine de sagesse ! Puisse-t-elle grandir et porter les fruits d'un monde plus humain.

 Pour Ueli et François, il n’est question ni de Vatican ni d’Helvétie, il est question de la réalité d’aujourd’hui et du sens de notre vie. La seule petite vie individuelle et collective à notre disposition.

 Et Jésus approuve, s'il en était besoin, ce matin même à la messe, l’apôtre Mathieu raconte quelque chose qui ressemble à ce qu’a dit ma petite consœur lavandière :

 Jésus parlait aux gens de tous bords : chaque parole était une petite lumière allumée dans le cœur des « petites gens » comme vous et moi. Mais les grands et les puissants de l’aristocratie-méritocrate craignaient la lumière et pour se protéger du « soleil de justice » ils cherchaient des lunettes de soleil en forme de questions et des remarques révélant leur état d’âme:

 " D'où lui viennent cette sagesse et ces miracles?
N'est-il pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s'appelle-t-elle pas Marie, et ses frères : Jacques, Joseph, Simon et  Jude et ses sœurs ne sont-elles pas toutes de chez nous ? Alors, d'où lui vient tout cela ? … et ils étaient profondément
choqués à cause de lui. Jésus leur dit : « Un prophète n'est méprisé que dans sa patrie et dans sa propre maison. »  Mt 13,54-58

 Découvrons chez nous, nos petits prophètes et regardons-les à la Lumière de l'Evangile ! C'est à portée de tous !

 Comme l’explique Richard Rohr, ce matin-même dans son billet : je cite de mémoire : il faut faire l’expérience personnelle, dans sa vie, de la futilité des « mérites » : statut, race, richesse, éducation tertiaire etc, compétence, victoire hiérarchique, pouvoirs tous azimut dans la vie sociale et, surtout dans la vie religieuse …

 Dépasser les règles du « mérite », du pardon et de la soi-disant condescendance. Dépasser la limite du « meilleur gagne », mérite le poste, le bonus, le fauteuil, la Chaire universitaire ou ecclésiastique! Et combien d’autres escabots pour un leader destiné au service du bien commun, et qui devient une échelle dorée au service de minorités totalement centrées sur elles-mêmes.

 Passer outre cette rigide logique de la méritocratie, non pas au niveau théorique  et abstrait ! Mais concrètement. C’est un défi. Et cela demande une conversion continue ici et maintenant !

 A l’écoute des paroles qui nous humanisent !

 Merci pour la grande lucidité et simplicité de ma consœur du beau nom de Louise.

04/05/2013

Réflexion dominicale

 

mots.pngDe mon texte de hier : « C‘est presque comme si nos médias, ne serait-ce que par la manière de présenter la chose, encourageaient à voter « Oui » à la révision de la loi sur l’asile le 9 juin 2013 » 

 Rester critique à la lecture et à l’écoute des médias, particulièrement lorsqu’il s’agit des étrangers. Lorsque des faits sont présentés – et souvent mis en situation – tels des flash (!), le lecteur/l’auditeur reste avec son « os » alors que les mots déferlent, comme des particules fines ou grossières  …  on ne s’en rend pas compte … et les auditeurs/lecteurs se réveillent lorsqu’ arrivent enfin les info-sport et le temps qu’il fera demain.

 

Mais je peine à croire que les mots choisis – lorsqu’il s’agit de la problématique d’asile – soient neutres, impartiales. Pourquoi le mot « étrangers » a-t-il un goût potentiellement criminel, africain, profiteur, voleurs, danger, noir, et Oh ! Récalcitrant.? Et que ces termes reviennent si souvent ?

 Ainsi les médias semblent ne plus être au service d’une opinion … mais créent une mentalité viciée tant par la forme que par le fond !

 Je viens de lire de mon ami Bruce Clarke « Dominations » (page 62, Editions Homnisphères, 2004) cette remarque de Victor Klemperer, philologue : « Le nazisme s’est insinué dans la chair et le sang du grand nombre, à travers des expressions isolées, des tournures, des formes syntaxiques qui s’imposaient à des millions et qui furent adoptées de façon mécanique et inconsciente. »

 Cela peut toucher notre langage sur les étrangers lorsqu’ils sont qualifiés de criminels potentiels et/ou de réclacitrants et d’encourager des tests ADN selon un membre du Parti Démocrate chrétien  (12.3909 - Bulletin officiel - Conseil national - 17.04.13-08h00 - Texte provisoire: 12.3909 Motion Darbellay Christophe. Effectuer un test ADN sur certains requérants d'asile pour lutter contre la criminalité)

Nous sommes tous des êtres humains, d’autant plus lorsque nous nous disons « chrétien » : il y a de rares compatriotes qui pourraient être des criminels potentiels, il y en a qui pourraient être des fraudeurs…  et il y a des millions de Suisses honnêtes, faut-il pour cela les soumettre, à titre préventif, à des tests ADN ?

Jésus dirait : « Aime ton prochain comme toi-même » Matthieu 22-39

03/05/2013

Bons baisers du monde

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Bons baisers du monde

 Yves Beharest un designer suisse installé à San Francisco.

 Il raconte son histoire dans la Silicone Valley. Tout à coup il y a cette petite phrase qu’il prononce en souriant : « En fait je suis un réfugié économique en Californie, parce que, en Suisse, il m’était impossible de réaliser mon idée.» Et le titre de l’article en gros caractères : «Le succès de mon entreprise n'est pas possible en Suisse».

 Dans notre même Quotidien 24heures :

 « Une majorité de 48% des citoyens est pour l'instant favorable à la révision du droit d'asile en votation le 9 juin, contre 29% qui la refusent, alors que 23% sont encore indécis, selon un sondage de la SSR. » C‘est presque comme si nos médias, ne serait-ce que par la manière de présenter la chose, encourageaient à voter « Oui » !

 Les partis politiques ont majoritairement encouragé le « Oui », y compris le PDC ; le 2 mai SWISSINFO publie  « Les Églises de Suisse rejettent les mesures urgentes de la loi sur l'asile soumises au peuple le 9 juin .» Quel rapport de force entre les partis politiques et les Églises ? Et qu'en pense chaque individu dans son coeur chrétien ou simplement humain ?

 Ne sommes-nous pas tous  des demandeurs potentiels d’asile économiques ? Et les demandeurs d’asile qui sont arrivés chez nous, avec, en tête, le rêve de Yves Behar c'est-à-dire, « Réaliser ici ce qu'ils ne pourraient chez eux » comment vont-ils être traités ? Plus rigoureusement ?

 

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 Ils sont dès l'arrivée des « criminels potentiels » en plus du nouveau terme technique « récalcitrants ». Ils seront traités séparément dans des centres pour « récalcitrants. » Le Larousse dit : « Se dit d'un animal qui résiste avec opiniâtreté à ce qu'on veut lui faire faire : Âne récalcitrant, ou encore Qu'il n'est pas facile d'ajuster, d'agencer : Un bouton de col récalcitrant . »

 Un ami m’a dit cet après-midi : « Le demandeur d’asile est un être humain comme toi et moi.»

 Bons baisers du monde à tous les migrantes et les migrants !

20/04/2013

Méditation dominicale

 Pour un peu de temps, nous devrons nous passer du billet  de notre ami commun, Hermann-Josef Venetz. La raison : il déménage aujourd’hui depuis Fribourg jusqu’en Valais, sa région natale. Et j’espère que ses « ruminations » théologiques le long des sentiers valaisans nous reviendrons bientôt.


 

Pour aujourd’hui, j’ai repensé à la belle œuvre de bronze de Timothy Schmalz : Jésus SDF allongé sur un banc hébergé chez les Jésuites de Regis College à Toronto, publié hier vendredi.

 

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Ne serait-il pas plus chrétien et audacieux même, de révérer les clochards, les mendiants/mendiantes couchés sur nos bancs publics. Prier les autorités ecclésiastiques de nos Eglises de les accueillir, de les recueillir tels qu’ils/elles sont dans nos Eglises et nos temples et dans nos monastère et nos couvents ?  C’est vrai qu’ils ne sont pas en bronze, ils sont en chair et en os, ils ont faim ils sont nus, malades, en prison, étrangers, demandeurs d’asile « récalcitrants peut-être »… la voix de Jésus, leur voix, nous arrive comme l’écho de ce qu’Il a vécu chez les siens en Palestine, et, très actuelle, de ce qu’il vit chez nous… Matthieu 25,31-46

29/03/2013

Jésus et la désobéissance civile

 Désillusion

 J’espérais vraiment qu’un traité sur le contrôle du commerce des armes allait être accepté, signé, annoncé. Durant une heure d’insomnie j’entends à un poste de radio quelconque : Non, pas de traité conclu, trois pays « voyous » la Corée du Nord, l’Iran, la Syrie n’ont pas trouvé que ce traité leur serait favorable.  Je me suis dis que ces trois pays étaient peut-être les moins hypocrites ! Pourquoi ? Tant que la fabrication des armes et des munitions profite aux pays producteurs, qui logiquement sont aussi exportateurs, comment exiger que des pays acheteurs s’abstiennent ? Oh ! c’est compliqué, je sais, comme pour ce qui concerne l’économie capitaliste, c’est complexe… le commerce des armes a sa propre impulsion dont la finalité ne peut être que l’autodestruction.

 Retenons : les changements viendront de la base et non d’en haut.

 Plaidoyer pour la désobéissance civile

 Ce Vendredi saint 2013

 Au cœur de la nuit j’ai repensé à John Dear, SJ que je lis régulièrement dans l’excellent  National Catholic reporter .

 John milite pour la paix par la démilitarisation des États Unis ; pour les autorités il est persona non grata et subit le sort des chrétiens qui s’efforcent de suivre Jésus aujourd’hui.

J’essaie de suivre Jésus, moi aussi, le non violent. Jésus a pratiqué en plein jour la désobéissance civile, il a été houspillé, arrêté, emprisonné, exécuté. Jésus a vécu dans un monde de domination impériale et ecclésiastique, un monde de violence, d’injustices, de conflits, de guerres latentes, de destruction ! Mais les autorités, gardiennes des lois et de l’ordre, ont vite repéré les faiseurs de trouble, comme Ghandi, comme John Dear, comme Jésus,  « ami de la racaille qui ne connaît rien à la loi » (Jean 7 :49)

 John Dear :

 Jésus, durant les trois années de sa vie publique, a quotidiennement pratiqué la désobéissance civile.

 Exemples ;

 Dans la synagogue de son village Nazareth : « L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a oint pour annoncer de bonnes nouvelles aux pauvres ; il m'a envoyé pour proclamer aux captifs la délivrance et aux aveugles le retour à la vue ; pour renvoyer libres ceux qui sont opprimés, pour proclamer l'an agréable du Seigneur » Isaïe 61 : 1-2

 En Galilée :   Un lépreux vient trouver Jésus ; il tombe à ses genoux et le supplie : « Si tu le veux, tu peux me purifier. »

 Pris de pitié devant cet homme, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié » Marc 1 : 40-45

 En route : Il viole les lois du Sabbat « A cette époque, un jour de sabbat, Jésus traversait des champs de blé. Comme ses disciples avaient faim, ils se mirent à cueillir des épis pour en manger les grains.  Quand les pharisiens virent cela, ils dirent : Regarde tes disciples: ils font ce qui est interdit le jour du sabbat! » Matthieu 12:1-2

 A table : « Il n’observe pas les règles et les codes de la propreté avant le repas

 Pour le repas de midi Jésus entra chez le Pharisien et se mit à table et le pharisien fut étonné en voyant qu’il n’avait pas d’abord fait les ablutions avant le repas » et Jésus rétorque sans langue de bois : « Vous les Pharisiens vous purifiez l’extérieur de la coupe mais à l’intérieur vous êtes remplis de cupidité et de méchanceté. Insensés ! Celui qui a fait l’extérieur n’a-t-il pas fait aussi l’intérieur » Luc 37… 54 

 De Jérusalem à Jéricho :  C’est un Samaritain qui aide son prochain alors que le prêtre et le lévite passent sans le voir. Luc 10 :25… 37

 En Samarie, assis sur la margelle : Jésus s’entretient sans vergogne avec une femme, tête à tête :  « Cette Samaritaine, lui dit: " Comment ? Toi, un Juif, tu me demandes à boire à moi, une femme samaritaine! " Les Juifs, en effet, ne veulent rien avoir de commun avec les Samaritains » Jean 4 : 9-10 Ses Disciples l'observent et sont effarés.

 Sur le parvis du Temple : « Jésus entra dans le temple de Dieu. Il chassa tous ceux qui vendaient et qui achetaient ; il renversa les tables des changeurs, et les sièges des vendeurs de pigeons.  Et il leur dit: Il est écrit: Ma maison sera appelée une maison de prière. Mais vous, vous en faites une caverne de voleurs...  Et, les ayant laissés, il sortit de la ville pour aller à Béthanie, où il passa la nuit. Mathieu 21, 12-17

Comme Gandhi, Jésus marche sur les chemins de Galilée, de la Palestine, de la Samarie… jusqu’à Jérusalem ! Il poursuit sa campagne de non violence active.  Il ne frappe personne, ne tue personne, ne jette pas de bombes, mais il est actif, provocateur, dans l’illégalité au grand jour et en pleine désobéissance civile. Il dérange la « paix établie par les systèmes et maintenue par les armes et les munitions ! ».Jésus est un trouble-fête, un révolutionnaire non violent qui ne cesse de violer les lois injustes d’une société impériale et religieuse injuste !

 Par plaisir ? On ! non ! Pour faire ce que son ABBA, au fond de son cœur, attend de lui : accomplir sa Mission, le sens de sa vie : construire une famille humaine qui respecte la dignité de tous.

 Avec John Dear je pourrais éplucher les merveilleux textes des évangiles afin d’étayer mon plaidoyer pour une désobéissance civile ici, en Europe, aujourd’hui, comme John le fait actuellement aux États Unis…

 John Dear SJ, avec l’audace de son engagement conclut : « La résurrection est l’action de désobéissance civile la plus grande de l’humanité. » Il est ressuscité afin que nous puissions hériter de son esprit et de sa Mission qui donne un sens à notre vie en construisant le royaume.

 Une constatation que l'on écrit pas à la légère « La seule manière de construire le royaume passe par le mystère pascal » (Sr John Chittester et moi)

 John Dear en anglais: http://ncronline.org/blogs/road-peace


22/07/2012

Grenades en Syrie?

 

« Que de paroles creuses alors que des milliers de chrétiens fuient la Syrie dans la terreur et les gaz de combats !!

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Vous semblez curieusement silencieuse ? » de Corto

Ce commentaire à la note publiée hier sur ce blog : http://katutura.blog.tdg.ch/ mérite cette petite réflexion :

D’abord, ne sommes-nous pas tous complices? La Presse suisse ne garde pas le silence au sujet de la possibilité que des grenades fabriquées chez nous tuent des gens (qu’importe la religion ou l’ethnie ou la nationalité !)

Donc « La décision a été prise au regard de l'aggravation de la situation pour les civils sur le terrain. La livraison d'équipements militaires est notamment visée… »

http://www.tdg.ch/monde/nouvelles-sanctions-suisses-syrie/story/16389226

Sommes-nous sur place pour vérifier ce que notre presse et RST rapportent ? On sait que très peu ou pas de journalistes peuvent se rendre là où les civils sont massacrés. C’est vrai aussi que les médias, sans exagérer, sont très répétitifs et,  tout en provoquant la juste colère chez nous,  ne mentionnent peut-être pas, entre les filets du moins, d’autres messages qui ont leur source chez des Syriens , sur place et qui, malgré les exodes, donnent un témoignage, non pas fataliste, mais moins prône à attirer sur eux la pitié.

Nous connaissons des réfugiés syriens des années huitante, qui ont pu (Oh ! pas tous) rester en Suisse et nous avons pu entendre de vive voix la complexité historique de ce beau pays, là où le fougueux Saint Paul vécu !

Oui les régimes syriens successifs  divisent pour plus facilement contrôler. Oui, ils favorisent les uns et tyrannisent les autres et créent ainsi des zones de tension, de conflits latents comme les vautours de Bush avaient d’emblée planifié de le faire en Irak ! Avec ce que l'on en sait aujourd'hui.

Quant à nous et à notre fabrication d’armes pour la vente et l’économie de notre pays : nos journaux en parlent, Ouvrez les liens suivant:

http://www.tdg.ch/monde/nouvelles-sanctions-suisses-syrie/story/16389226

http://mobile.lacote.ch/fr/monde/des-grenades-suisses-utilisees-par-les-rebelles-syrien-577-496319

« Le "Sonntagszeitung" affirme que le journaliste a trouvé et photographié une grenade à main suisse jeudi dernier dans la localité de Marea, au nord de la Syrie. Le journal ne précise pas le nom du reporter, expliquant simplement que celui-ci est connu de la rédaction et qu'il couvre les événements depuis le camp des rebelles. »

La photographie publiée dimanche, et tenue pour preuve par le quotidien, montre uniquement une main tenant une grenade de type "Offensive OHG92, SM 6-01 1", engin fabriqué par l'entreprise d'armement RUAG, en mains de la Confédération… »

Nos Conseillers Fédéraux, sont-ils prisonniers de leur « devoir de collégialité », sont-ils, du haut de l’échelle hiérarchique, trop loin des racines pour, comme trop souvent, tergiverser ad infinitum?

A quoi servent les grenades ? et à quoi sert la panoplie d'armes, de munitions, de chars d’assaut et du reste ?

L’Église,  « mandatée » pour annoncer une paix désarmée, y compris une mentalité et un cœur désarmés comme le témoigne Jésus n'est-elle très silencieuse ? Parfois le Pape fait des déclarations, nous faisons des prières (et souvent pas spécifiquement ni nommément). L’institution reste timide.

On se souvient de la Libye, des gens sont restés sur place, solidaires des Libyens de bonne volonté, idem dans d’autres pays sans exclure la Syrie aujourd'hui.

Si les chrétiens ont dû fuir l’Irak : a-t-on chercher à en comprendre la cause ?

Chiites, Sunnites et chrétiens vivaient en paix, nous racontaient une réfugiée Irakienne en 2004. Voir plus la motivation de Bush, Blair et les autres divisant le Irakiens pour prtéger les Marines américaines?

Ma conclusion : Est-il complètement idiot de désirer une Suisse sans armée, un monde désarmé ? Des cœurs et des mentalités désarmés, réconciliés avec eux-mêmes et le monde ?

« Ils forgeront leurs épées en socs de charrue; et leurs lances en faucilles. Une nation ne lèvera plus l'épée contre l'autre, et l'on n'apprendra plus la guerre. » Ésaïe 2:4

Qu’en pensent les marchés de cette « Parole du Prophète » qu’on entend quasiment jamais dans nos églises ?

 

23:35 Publié dans Résistance | Tags : syrie | Lien permanent | Commentaires (3)

09/07/2012

Gaz contre aide au développement

 

 

Gaz contre aide au développement

Serge Gumy

 

La Suisse va-t-elle imiter  l'Allemagne?


L’Allemagne projette d’accorder son aide à des Etats africains en échange d’un accès aux ressources.

 

« Et si la Suisse utilisait l’aide au développement pour assurer en échange son approvisionnement en matières premières? A Berne, l’Union suisse des arts et métiers (usam, l’association faîtière des petites et moyennes entreprises) fait depuis des mois le siège des départements fédéraux pour infléchir dans cette direction le travail de la Direction pour le développement et la coopération (DDC) matières premières  • Les milieux économiques veulent que la Suisse vienne en aide en priorité à des États lui donnant accès à leurs mines et leurs puits de pétrole. Les œuvres d’entraide inquiètes. »

Je refuse de croire à un tel niveau de corruption en 2012 ! Et pourtant n’est-ce pas la suite du colonialisme, conquérants en compagnie de militaires, de marchands et  missionnaires Si le temps a passé, si les contextes sont différents, si l’expression est quasiment « naïve » sans parler de l’insulte faite aux pays qu’aide la DDC !

Et je pense aux missionnaires en Afrique australe (je fus l’une d’entre eux). Les Africains avec raison ont osé clamer : « Vous apportez votre Bible et vous prenez notre Terre. » (Combien les débats seraient utiles, mêmes aujourd’hui)

Nos pays occidentaux, civilisés, chrétiens dit-on, proposent un  Deal selon l’USAM, union suisse des arts et métiers: donnez-nous accès à votre sous-sol, aux matières premières afin que, dans notre esprit de générosité chrétienne nous vous aidions à gagner votre pain… à la sueur de votre front bien sûr ! J’exagère ? Peut-être car Serge Gumy poursuit :

« Berne ne veut pas de ce souk

Soumettre l’aide au développement à l’accès aux matières premières? Le Conseil fédéral s’y oppose. «La Suisse ne connaît pas cette forme de conditionnalité dans l’aide au développement», répondait-il en novembre à deux élus UDC qui lui demandaient d’élaborer une stratégie dans le même sens que celui souhaité par l’Union suisse des arts et métiers. »

_61403308_femi_kuti.jpgZeinab Badawi parlait aujourd’hui avec Femi Kuti, musicien, activiste et critique politique   nigérien ; sa musique et ses chants met en lumière la mauvaise gouvernance du gouvernement nigérien ; il prête sa voix aux pauvres, aux exploités… à prendre conscience, collectivement et personnellement de leur dignité humaine… Long est le chemin, étroit, rocailleux…

 

 

22:27 Publié dans Résistance | Tags : gaz | Lien permanent | Commentaires (1)

31/05/2012

Et si la Tendresse existait?

Et si la tendresse existait ? Réflexion

 

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Il me semble qu’un débat a pour but de faire avancer la pensée vers une plus grande lucidité, une meilleure compréhension du problème débattu. Infrarouge : est- un débat ? Ou un  « combat » entre des gens : politiciens, syndicalistes, simples ouvrières/ ouvriers, patrons, qui veulent se rencontrer afin d’exposer leurs réalités respectives, mieux se comprendre, sortir d’une impasse et construire ensemble le bien commun.

Pourtant : aucune ressemblance avec l’arbre de la palabre et les protagonistes qui vont persévérer jusqu’à l’émergence d’une solution fragile ! A l’aube ! Mais c’est du passé.

Au présent : Infrarouge, les forums bien formatés, encadrés, minutés, animés par une/un spécialiste à l’allure d’un arbitre sur un terrain de foot ou un court de tennis.  « Une » arbitre dans le cas d’Infrarouge parfois bien malmenée par les protagonistes ignorant les règles fondamentales d’un échange constructif. Le jeu des sportifs est parfois plus courtois, polis, que celui des invités de l’émission. Ceux/celles-ci ont préparé leurs arguments, et c’est juste, jettent ces arguments sur les camps adverses, sans vergogne, souvent avec un « malin plaisir, dirait-on, d’humilier » l’autre ! De le vaincre ! Des phrases « assassines » : t’es un petit calomniateur, ( à la sarko) t’es déphasé, un verre d’eau irait laver le veston de l’autre … et quand on a le ballon, on le tient …. Un déferlement de mots, de tous les côtés, on n’y comprend rien, on rit de dépits, quelle perte de temps et d’attention ! On éteint la télé et on s’en va…

Cela paraît personnalisé et bien loin de représenter  les intérêts des gens concernés en premier lieu : les malades, les médecins – pour ce qui concerne le domaine de la santé par exemple - celles et ceux qui œuvrent, hors micro, hors bureau, hors partis politiques, hors institutions, mais là : au ras des pâquerettes.

La personne n’est pas un chiffre. Elle est légion. Elle est la base d’où monte la sève. Pure, non corrompue. En est-il de même pour ce qui concerne les personnes assises aux échelons ascendants de la société ? Fières d’un pouvoir argenté, coloré, ces personnes auxquelles est confiée l’autorité de service, sont trop souvent et sans même s’en rendre compte, perverties par des systèmes intrinsèquement corrompus ! Exemple : élu (e) au Conseil fédéral, force est de trahir la raison pour laquelle on a été choisi (e) car la collégialité l’exige. Le débat est-il normal sous la Coupole ?

C’est vrai que de nos jours, même les plus « aveugles voient clair » et nos média ont ceci de bien qu’ils exposent les scandales, dans les couloirs du vatican  comme au no 10 downing street, comme dans les méandres du monde des finances, chez nous, ailleurs !

L’analyse manque, faute de recul, mais on pressent que ces bouleversements, ces signes du printemps des peuples, ces justes colères sont les signes d’un monde nouveau d’où la tendresse du créateur n’est pas absente.

 

17:36 Publié dans Résistance | Tags : media | Lien permanent | Commentaires (1)