14/02/2014

Les Suisses ont une conscience patriotique faible

 

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Cette réflexion abrutie traîne encore dans les corridors, à travers les portes, elle pollue l’atmosphère communautaire car on entend comme le ricanement d’un mauvais esprit qui souffle « non en pensant oui » ! La bombe à fragmentation : des milliers de fragments blessent et tuent sans aucune direction précise… avant de s’écraser vide de son ânerie et révélant son nom. Le « politicien » perché au faîte de l'UDC victorieuse et forte (de quelques milliers à peine) pour mettre de l’ordre en fermant les frontières d’abord ! C’est l’âne dans la peau d’un lion selon Ésope : aujourd’hui le lion, la gueule ouverte, hurle ce que son cerveau minuscule ne saurait articuler : le MOI jusqu’à l’éclatement.

 

photo_12.jpgL'âne bêle que nous, les welsches, aurions toujours eu « une faible conscience patriotique » il tape comme une grosse caisse de résonnance creuse.

 

J’aurais préféré me taire comme le conseille GK Chesterton : « the one who kicks you in the back (side) is always behind you » ! Mais il s’agit de la conscience patriotique helvétique s’il vous plaît. Un bien commun peut-être ! Il s'agit de nous tous, citoyens des 25 cantons !

 Mais je pense à notre grand poète xhosa, Krune Mqhavi :« Je vous donne la voie lactée, la plus grande constellation, car vous êtes des gens étranges, avides et envieux, vous qui vous querellez dans l’abondance ». Est-ce que ceci ne concerne pas les soit disant politiciens « de la politique politicienne » qui abusent et violent l’intelligence paysanne de nos gens de la terre, les prennent en otages, leur font voter à coups de demi vérités – sinon de mensonges tout court - pour satisfaire leur « rage » de pouvoir ? !

 Et quelle est la nature du pouvoir politique de l’UDC ? Quel est son but ? Le bien commun ? Que les richesses soient réinvesties dans le social en commençant par les plus pressants : les besoins des travailleurs aliénés  par les menaces, des handicapés suisses et étrangers et réfugiés qui cachent leur misère, afin d’éviter le balai des lois promises ? De tous ceux et celles qui doivent être éliminés sous prétexte qu’ils sont des étrangers donc des criminels ? Suisses ou pas Suisses à moins d’un sac d’or dans la besace ? C’est l’absurde jusqu’au délire de ce parti geôlier !

 Pourquoi ne pas entreprendre comme Mandela s’efforça de le faire avec Desmond Tutu, «d' élever la politique à la hauteur de la philosophie et de la psychanalyse ». Avant qu’une partie du peuple, les indignées, les sans-voix, ne s’élancent sur le lion et ses adeptes et lui arrachent sa peau royale. L’âne et sa cour retrouveront entre eux leur vraie nature et auront la sagesse de négocier. Et on négociera.

 

Esop pour notre plaisir :

De la peau du lion l'âne s'étant vêtu,
            Était craint partout à la ronde;
            Et bien qu'animal sans vertu,
            Il faisait trembler tout le monde.
Un petit bout d'oreille échappé par malheur
            Découvrit la fourbe et l'erreur :
            Martin fit alors son office.

 

L’ANE-VETU-DE-LA-PEAU-D’UN-LION..jpg

Ceux qui ne savaient pas la ruse et la malice
            S'étonnaient de voir que Martin
            Chassât les lions au moulin.

            Force gens font du bruit en France, (en helvétie)
Par qui cet apologue est rendu familier.
            Un équipage cavalier
            Fait les trois quarts de leur vaillance.

 

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25/11/2013

Le Jura ce lundi 25 novembre 2013

 

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« Si l'avenir était certain, il n'existerait pas et nous serions figés dans une terrifiant présent. »*

 Au lendemain de la votation de hier : nous pouvons être sûr que l'avenir existe car rien n'est certain ni définitif lorsque des Jurassiens refusent la main tendue, ne serait-ce que pour discuter. Les Jurassiens du Nord, ni ceux du Sud ne peuvent rester « figés » dans un malheureux – mais non terrifiant – présent.

La campagne, comme j'ai pu le ressentir, n'annonçait rien de positif, mais il fallait aller jusqu'au bout de l'initiative et voter.

Dans le contexte socio-politique mondial, nous paraissons une minuscule région : le Jura nord et sud tout à la fois. C'est important quand même puisque cela touche des gens, des frère et sœurs.

On ne voulait pas tout refaire « à neuf », comme un « fix-fertig » prêt à porter ! C'était simplement un invitation, soigneusement mûrie, à discuter, à dialoguer... pour construire ensemble ce qui reste inachevé.

Et une idée m'est passée par la tête : Et si la population du Jura sud avait pris l'initiative de tendre la main aux Jurassiens du Jura nord, cela aurait-il fait la différence ?

Si le Jura sud avait dit : nos sensibilités culturelles, nos droits linguistiques souffrent parfois du fait que nous sommes minoritaires dans le Canton de Berne ... pour quoi ne pas parler entre nous, éventuellement « institutionnellement », ne serait-ce que par solidarité ? Le fait que nous sommes avantagés (peut-être) économiquement dans le Canton de Berne, nous empêche-t-il d'envisager d'avancer les uns vers le autres et finalement tous ensemble vers un monde plus juste, cela vaut la peine d'en parler.

Nos compatriotes suisses alémaniques savent que nous sommes bilingues... et que tous désirent se parler, même se disputer et enfin ... se comprendre !

J'ai entendu quelque part : « Die Grenze deiner Sprache ist die Grenze deiner Welt ! » « La frontière de ta langue est la frontière de ton monde ». C'est vrai qu'il est plus facile de renverser les frontières géographiques que les frontières qui polluent nos têtes et nos cœurs !

On peut se réjouir que « l'avenir soit incertain pour tous », y compris pour les Jurassiennes et les Jurassiens, ainsi nous savons que « nous ne sommes pas figés dans un présent » - malheureux – et que l'avenir existe ! Quelle belle perspective !

*Phrase prise avec reconnaissance dans un blog du TdG.

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06/09/2013

G20: prière

 « Commencée comme une révolution pacifique contre le régime d’Assad, la guerre civile syrienne a tourné, en deux ans, au carnage ».

 Les personnes du G20 à Saint Petersbourg portent-elles en leur cœur et conscience les peuples dont elles ont le devoir de protéger la vie ?

 Ces leaders rentrent chez eux, semble-t-il, impavides, amorphes. Certes ils sont sous haute protection, mais auront-ils digéré le menu russe qui leur a été offert et vont-ils reposer en paix cette nuit ? Et si les citoyens des pays respectifs, et si les réfugiés, les victimes, les agonisants et les morts pouvaient parler : toutes nationalités et races confondues, qu’auraient-ils dit ? Que disent-ils ? Leur sang coule et ce n’est pas de la poésie, c’est à quelques centaines de kilomètres de chez nous ?

 J’ai lu et relu étudié l’excellente analyse de Alain Délétroz – Le Temps de aujourd’hui, 6 septembre 2013 –

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 « Entrons-nous dans une ère nouvelle de tolérance absolue face à l’usage de la violence la plus barbare par des tyrans accrochés au pouvoir? »

 Et encore : « Le sommet de Saint-Pétersbourg va-t-il se conclure par les obsèques officielles de la fameuse «Responsabilité de Protéger», plus jamais mentionnée dans le débat autour des mesures à prendre en Syrie? »

 Demain, 7  septembre 2013, François, pape, nous demande de jeûner et de images.jpgprier. Selon moi, jeûner et prier sont organiquement liés. Nul besoin d’en faire un spectacle, mais, peut-être de prendre conscience que je dois sortir de mon indifférence priante, pour regarder face à face le « Serviteur souffrant » et nous remettre debout, ensemble, dans un monde plus juste !

 

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13/08/2013

Le Peuple est croyant et d'une exceptionnelle résilience

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Alors que la presse africaine et internationale rapportent et commentent les élections au Zimbabwe, alors que nous nous informons le plus largement possible sur la ou les raisons de la victoire - Zanu PF - pour le moins « surprenante » de Robert Mugabe, alors que Tswangerai et le MDC avaient remporté les élections en 2008, alors que les résultats évidemment mis en question par les vaincus et que plainte a été portée par MDC Tswangerai devant la Cour constitutionnelle, pour fraude... sans décision pour ou contre jusque à aujourd'hui. Robert Mugabe, lui et son party Zanu PF se sont déjà proclamés vainqueurs et invitet leurs « ennemis » à « aller se faire pendre ». Go hang ! Reprennent ironiquement les plus grands journaux et chaînes de télévision mondiales.

 Tout cela mis à part, il y a quelqu'un dont on ne parle pas: pas un mot sur lui, sur elle : c'est l'enfant zimbabwéen, c'est la femme, jeune ou âgée, c'est handicapé, c'est le Sidéen, c'est celui, celle et ils sont des millions, qui ne demandent qu'un peu de nourriture, un peu d'eau potable, quelques médicaments, sinon pour guérir, du moins pour un bref soulagement avant le seul soulagement : la mort ! Selon le Conseil national de lutte contre le SIDA (NAC), « 39.809 enfants meurent chaque année à cause de malaises liées au SIDA. Les enfants meurent non pas parce qu’il n'y a pas de médicaments. Les médicaments sont là, mais les jeunes ne peuvent simplement pas y accéder. »

 J'ai de multiples liens – français - que je laisse ci-dessous. Bien des articles sont partiaux et dépendent d'une ligne éditoriale et la vérité vient à partir de quelques contactes directes et personnelles lesquels parlent d'abord de ceux dont la presse n'a pas le temps ni les moyens d'écrire : les petites gens. Qui sont les racines de cette Nation héroïque.

 « Vous tenez entre vos mains le bijou de l’Afrique, dirent les présidents Samora Machel, du Mozambique, et Julius Nyerere, de Tanzanie, à M. Robert Mugabe le 18 avril 1980, jour de l’indépendance du Zimbabwe, et maintenant, prenez-en grand soin... » selon le prix Nobel de littérature : Doris Lessing 18 avril 1980.

 Le Peuple est croyant et d'une exceptionnelle résilience, de la naissance à la mort qui, elle, n'aura pas le dernier mot !

 Le message – juste reçu - d'un consœur zimbabwéenne:« Tomorrow is supposed to be the day of the court ruling on this matter. Will there be any hope for justice for the Zimbabwean electorate? Time will tell. I do not lose hope because I know that justice and truth always triumph in the end whenever the end will be. In the past, different empires came and fell. Mugabe’s regime like all other man-made institutions will also fall in due course. »

 Mammon et la dictature du pouvoir, l'armée et les armes, les carrières à tout prix, les mensonges institutionnalisés, les trônes, les dominations, le prestige et les mortels replis sur soi ne dureront pas. Mais nous devons aider Dieu, notre Créateur à rallumer le feu fragile sous les cendres des consciences deshumanisées par les systèmes.

 http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/zimbabwe-women-forced-flee-their-homes-refusing-reveal-their-vote-2013-08-0

 http://www.rfi.fr/afrique/20130811-liesl-louw-journaliste-malgre-accusations-fraudes-mugabe-est-toujours-tres-populaire

 http://www.rfi.fr/afrique/20130812-rene-jacques-lique-zimbabwe-mugabe-tsvangirai-presidentielle-mdc-zanu-pf

 http://www.ethiquesetsocietes.com/article/Zimbabwe--lUNICEF-demande-la-protection-des-enfants-dans-leventualite-de-violences-electorales-ID-400.php

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17/05/2013

Dire NON à l’élection du Conseil fédéral par le Peuple

 

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Avant d’avoir entendu ou lu les recommandations du Conseil fédéral à ce sujet, nous étions déjà convaincus qu'il fallait dire NON le 9 juin 2013. Pourquoi ? Dans l’intérêt du bien commun d’abord. Mais démasquer les raisons et les intentions de l'UDC est important : lire les analyses m'a aidée à comprendre un tant soit peu comment cette initiative – et ce n'est pas la première fois - est née après l'exit de Blocher en 2007.

 La formule magique « résultat d'un accord tacite entre les partis pour créer une coalition gouvernementale réunissant la majeure partie des forces politiques du pays » a fragilisé l’UDC lorsque, en 2007, Blocher fut remplacé par Evelyn Widmer Schlumpf.

 Dès lors, l’UDC -  comme l’a relevé en passant l’historien Urs Altermatt, à la RTS - veut regagner de son pouvoir au moyen d’une initiative. L’initiative veut « tenir les partis à l’œil »,  « faire confiance au peuple »… « éliminer les intrigues et les manœuvres ». L’interview de Pascal Couchepin au journal Le temps est une excellent analyse.

 Nos conseillers fédéraux ne sont pas élus en groupe établi, mais ils entrent en fonction selon les circonstances, ce qui exige de chacun de la souplesse politique pour former ou reformer un team et garder l’esprit d’équipe.

 Le travail de l’équipe actuelle me paraît engagé, sérieux, professionnel et, ce qui est important : il semble y avoir la dynamique de groupe, et l’art de débattre avant d’arriver à de douloureux mais pragmatiques décisions.

 Pour ma part, les anciennes dissonances de « team » paraissent surmontées. Le peuple attend des résultats orientés vers le bien commun, et les conseillers fédéraux semblent surmonter des allégeances partisanes pour atteindre un but positif, fut-il embryonnique. Au niveau relations personnelles aussi, je perçois une certaine volonté spontanée de solidarité au travers de toutes les divergences inévitables.

 Le fait de travailler en « team » - comme je l’observe – promeut un certain apprentissage de modestie des membres. C’est aussi un témoignage important qui est dû au peuple comme l’est le devoir de rendre compte : « accountability ».  A la Nation. A l’histoire.

 Et c’est en votant NON le 9 juin que je fais confiance à l’honnêteté, la sagesse de mes compatriotes !

 Je ne vais pas donner d’exemples montrant que l’élection de politiciens par le peuple dans d'autres pays débouche sur une trahison de la confiance du peuple et sur un système corrompu.  Voilà l'enjeu comme je le comprends.

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08/05/2013

Calculs ou convictions?

 

f-reception.jpgHier, une page A3 de la Liberté est consacrée à la révision de la loi sur l’Asile, reprenant l’article de 24heures.

 Plusieurs journaux romands font suite.

 Mme Sommaruga « défend une énième révision de la loi sur l’asile pourtant combattue par son propre parti, le Parti socialiste. »

 Cela me ramène aux années (de 1985 à … 2007…) alors que nous tentions de défendre le droit à l’asile  chez nous d’une part, et combattions le monde financier suisse qui soutenait le système d’apartheid en Afrique du Sud d’autre part.

 Nous nous sommes approchées de la population en quête d’information ou avec une offre d’information ; sur avons organisé des « marches », nous avons récolté des signatures pour défendre un réfugié en danger d’expulsion, où pour demander aux autorités politiques de renoncer à accueillir certains ministres racistes d’Afrique du Sud.

 Il n’était pas rare que des personnes de bonne volonté, collaborateurs/trices, employés dans la sphère politique, économique, sociale, culturelle, dans les Églises (mais oui) s’excusent de devoir refuser leur aide publique, leur signature,   « parce qu’elles, ils, n’étaient pas encore à la retraite. L’œil de l’autorité veillait, ou la docilité au système ! (Il ne faut surtout pas déranger ce qui fonctionne bien ! Avait dit un religieux. » La solidarité hors des systèmes ? Oui, une fois retraités, ils, elles auraient plus de liberté, moins à perdre et beaucoup à gagner ! J’appelle ça des calculs.

  Le cas de Simonetta Sommaruga : son emploi en tant que conseillère fédérale la libère-t-elle de l’allégeance à son Parti, grâce à qui, quand même, elle a accédé au Conseil fédéral. Ceci dit pour le Parti socialiste en entier également divisé au sujet de l’asile, comme l'est le PDC.

 Le cas de Christophe Darbellay , secrétaire en fonction du Parti Démocrate « chrétien » est pathétique :

 Comme nous sommes dans une civilisation soi-disant chrétienne, les autorités des Églises chrétiennes se sont unanimement déclarés contre le référendum. Je suppose qu’elles parlaient au nom de  leurs membres respectifs de quelque Partis qu’ils soient. Par conviction !

 C’est intéressant d’écouter l’interview de Darius Rochebin au téléjournal de 19h00.  Ayant entendu le secrétaire du PDC suisse, je me suis posée la question : qu'est-ce qui motive ce politicien : les calculs ou les convictions ? Mais regardons plutôt :  


J’ai souris: « Le secrétaire du Parti démocrate „chrétien“ fait la leçon aux Églises, y compris à son Église qui l’a baptisé, enseigné, confirmé … et qui va bientôt célébrer, deux semaines à peine avant la votation du 9 juin, la belle fête de la Pentecôte. »

09:50 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

23/04/2013

Deux évêques enlevés, puis libérés en Syrie aujourd'hui.

 Il faut reconnaître une chose : L'Église, contrairement à d'autres groupes, n’a ni armes ni milices (à part les Gardes suisses dans l’Etat du Vatican et il serait bon qu’ils disparaissent bientôt) et donc les ravisseurs de Mgr Youhanna Ibrahim, évêque syriaque orthodoxe d'Alep, et de Mgr Boulos Yazigi, évêque grec orthodoxe de la même ville, à Kafr Dael n’auront pas été trop inquiétés !  Il n’y aurait pas de résistance ! Ils ont quand même tué le chauffeur – un diacre - des deux prélats, semble-t-il. Selon la ligne éditorialiste des journaux, les ravisseurs seraient soit du camp des rebelles ou du camp de l’establishment syrien. Il reste que ces deux ecclésiastiques partagent le sort de centaines de milliers de Syriens victimes de la folie dont la racine est aussi perverse que l’enfer !

 « Le pape François suit les événements avec une participation profonde » et les simples gens – comme moi entr'autres – s’associent spontanément à l’empathie de François. Réagir par la prière ? C’est normal, ne serait-ce qu’un souffle, une pensée. Mais cela ne remplace pas l’action forcément limitée par les circonstances. La libération des évêques semble être prioritaire et l’on s’adresse à des personnalités, à des organes humanitaires, politiques influents, et il doit aussi en être ainsi pour libérer, guérir, le petit peuple de Syrie. Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon  tergiverse, n’ayant reçu de Bacher El-Assad, aucune garantie de sécurité pour les délégations et les enquêteurs éventuels à Damas, Homs, Alep. Et sans sécurité, comment risquer l'intervention?

 A l’heure où j’écris, Le journal Libération et l’AFP et selon les « sources syriennes de l’œuvre d’Orient » annoncent la libération des deux évêques. Tant mieux. La suite ? Deux ecclésiastiques ont-ils plus de prix que des milliers de petites gens ? Et qu’en est-il des deux prêtres, qui sont en captivité depuis près de trois mois près d'Alep…et qui restent prisonniers.

 Pour comprendre quelque peu les manipulations « confessionnelles et chrétiennes » de Assad, le Blog du Monde « Un œil sur la Syrie, études sur la Syrie et revue commentée de l’actualité syrienne » est une aide précieuse tout en restant critique.

 Ça sera difficile, car la non-violence ne fait pas partie de la culture de ce pays. Nous venons d’organiser ici même, une semaine de « réconciliation ». P. Paolo Dall.Oglio Jésuite dans une interview au Journal La Croix

 Nous sommes tous unis dans une même espèce humaine. Ressentir en notre âme et conscience les souffrances, les morts, comme aussi ressentir la grande espérance que la violence et les armes n’auront pas le dernier mot, c’est là notre témoignage de foi  en l’être humain, donc en Dieu.

 

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Source de l’image : Un œil sur la Syrie/ Lecture et analyse de la réalité syrienne.

 http://www.syrie.blog.lemonde.fr

 

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11/09/2012

« Classe politique »

 

Pas de Politique d'asile émotionnelle

 On a beau savoir que, derrière les nuages les plus noirs, le soleil brille

 On a beau savoir que la graine qui meurt dans la terre vivra au centuple

 On a beau savoir que la mer polluée a sa source pure au sommet

 On a beau savoir que les animaux, les hommes, les plantes forment une unique Création

 On a beau croire que le paradis est au bout de l’enfer qui est obscurité, oppression, pollution, fragmentation

 À moins de percer les ténèbres, de vaincre les dominations, de purifier la souillure des eaux et d’unir ce qui reste à unir de notre nature écorchée

 A moins de regarder  les yeux dans les yeux l’enfer monétaire et de le combattre

 L’enfer militaire et de s’en défaire

 L’enfer de l’égocentrisme de groupes, de régions, de nations, de partis politiques et religieux…

 A moins de prendre conscience de la réalité pourrie, du syndrome de la peur collective

 A moins de respecter l'étranger, cet autre Moi

 A moins d’entrer en conversion du cœur, du corps et de l’esprit, nous resterons captifs de l’enfer qui sera notre tombe collective sans paradis au bout.

 Si nous sommes reçus au « paradis » comme nous recevons les étrangers chez nous, qu'est-ce qui nous attend ?

 

Je pensais à cela hier soir en regardant 4199724.image.jpg« Classe politique »

 Les étrangers, réfugiés, mille raisons de les mettre à la porte : ce sont des profiteurs! Comment les encourager à partir? on commence par leur faire sentir la faim : une aide d’urgence pour l’étranger : ça suffit. Leur faire sentir les murs, les barrières, les cages, les abris… c’est sous terre… Il faut protéger les écoliers de tout contact avec les demandeurs d'asile!...

Les déserteurs d’Érythrée : Niet ! On a un tel respect de l’armée suisse et de notre ministre de la Défense qu’il n’en peut être autrement en Érythrée ! Faut pas croire ce qu’ils racontent, c’est connu, ils viennent ici parce qu’il y fait bon ! Le téléspectateurs ont-ils une idée du régime actuel en Erythrée? J'ai écouté, à Lausanne, ce que des femmes érythréennes me racontaient...

 Et les protagonistes des deux bords qui défendent l’idéologie de leurs partis. Une femme, Ada Mara, parle comme une politicienne engagée pour plus de justice dans des systèmes de flagrante injustice.  Elle parle moins de chiffres ni de nombres, elles parle d’êtres humains comme vous et moi. Non que les délégués des autres partis soient nuls : ils fonctionnent, on durait que le cœur a abandonné la cage thoracique !  "La politique émotionnelle n'est pas de la bonne politique, pour un pays qui s'honore d'être un État de droit".

 On sait bien qu'il y a des étrangers malhonnêtes et des étranges honnêtes comme il y a des Suisses honnêtes et des Suisses malhonnêtes

 On sait bien que le territoire suisse est exigu  et bien peuplé

 On sait bien que nombre de  laïcs, et des religieuses, religieux accueillent humainement les étrangers, nouent des relations fraternelles

 Ce qu’on sait moins bien l’ayant entendu à l’église, au temple, à la synagogue, à la mosquée et l’ayant trop vite oublié c’est :  

 « … Délivrez l'opprimé des mains de l'oppresseur ; ne maltraitez pas l'étranger, l'orphelin et la veuve … N'est-ce pas là me connaître … ? » (Jérémie 22,3, 16) C’est une connaissance pratique et tangible ! La seule valable !

  Nous ne serons pas jugés sur notre foi, nos pratiques et nos prières, mais sur l'amour partagé sans frontières.

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17/06/2012

Des mots dans le sable

 

 

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Jésus a écrit dans le sable quelques signes et les dominateurs s'en vont et la femme dominée, reste-là ! Qu'a-t-il écrit, le Verbe fait humain ? Des écrivains érudits cherchent à décrypter ces signes enfouis dans le sable de Palestine, en vain.

 

La belle main de Jésus dessinait peut-être une étoile, un cœur, un oiseau, un lys des champs, un regard d'enfant, de femme. Jésus, comme toujours, présent entre le bien et le mal, entre le fort et le faible, entre la domination et les dominés.

 

Aujourd'hui-même en Syrie la présence des enfants est (par force perverse) un bouclier humain entre la barbarie de deux « pouvoirs » sans pitié.

 

En Égypte ce soir, le peuple courageux de Trarir Square de janvier 2011, est pris en tenaille entre l'ombre rampante d' Hosni Moubarak et l'ambition politique des Frères musulmans.

 

En Grèce, le peuple, fier et bon vivant, avec sa misère trop longtemps dissimulée, le peuple des « misérables » ceux qui ne survivent que grâce à la soupe populaire, ce soir, les « misérables, à la merci de leaders politiques doutant de leur propre certitude, paraissent être la zone tampon entre la zone Euro et la zone hors les murs. Comprenne qui pourra ! (A voir l'excellent « drachme à l’œil » de Mise au point ce soir)

 

Faire ce soir le tour du monde dans un moment de prière et chercher ce que Jésus écrit dans le sable mouvant de notre histoire, sa présence entre les dominants et les dominés, les exploitants et les exploités, les trônes, les armées et les esclaves...

Qu'est-ce qu'il écrit aujourd'hui ?

Sans oublier la Suisse, où nous avons voté :

Et la majorité a dit trois fois NON

 

  1. Assurance maladie,

  2. Traités internationaux,

  3. Promotion de l’accès à la propriété.

 

Pourquoi ? Comme on l'a entendu et c'est l'écho de ce que nous ressentons tous ou presque: ras-le-bol du serrement de vis, ras-le-bol de faire confiance au jargon politique.

 

Penser à notre chance sans être solidaire des autres, c'est être chrétien, ça ? Ce n'est simplement pas être humain.

 

 

 

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05/06/2012

Voter est un privilège

 

 

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Voter : un droit et un devoir civiques

C'est vrai que le langage politique dépasse parfois l'entendement des gens de tous les jours, qu'ils soient issus d'une culture ou de contextes différents. Nous tous sommes néanmoins « gouvernés » par des politiciens élus qui eux n'ont souvent que leur jargon pour s'exprimer ! Et nous écoutons et lisons d'une manière que se veut critique !

D'où mon billet « OUI/NON » de hier soir au sujet de la votation du 17 juin sur les réseaux de la santé et plus... Au TJ pour celles et ceux qui l'ont entendu, le splash montrant la réponse de Pierre-Yves Maillard sur l'épargne prônée par Berset était exactement le même qu'à Infrarouge traitant du même sujet il y a peu de temps : « Je n'y crois pas une seconde ». Ce qu'Isabelle Moret avait aussitôt relevé ironiquement à la face de Maillard embarrassé en revenant aux affirmations de Berset !!! On fait feu de tout bois pour mettre les bâtons dans les roues de l'adversaire!

Et qu'en est-il du malade ?

J'ai pensé à Jésus « Que votre parole soit oui pour oui et non pour non ; ce qu’on y ajoute vient du malin » (Mat. 5)

Visitant mes amis bloggers, je trouve le billet lumineux de Barbie Darkside au sujet du langage « politiquement correcte .» Deux citations que je lui emprunte avec reconnaissance :

  • «La parole a été donnée à l'homme pour cacher sa pensée» (Stendhal)

  • « La perversion de la cité commence par la fraude des mots » (Platon)

http://barbiedarkside.blog.24heures.ch/archive/2012/05/31/50019dc0138b47d7fed356172389e066.html

Une lecture, une écoute critiques des média nous aidera peut-être à remplir notre devoir civique en connaissance de cause. Aussi le 17 juin 2012.

 

22:14 Publié dans Politique | Tags : santé | Lien permanent | Commentaires (1)

04/04/2012

La Politique des Sages


L’Afrique du sud  avec Mandela et Frederik de Klerk
La Birmanie avec  Aung San Suu Kyi et  Thein Sein

 

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La Birmanie  :
53 millions d’habitants en 11 ethnies -  678 500 km2  et 79.5 hab./km2

Afrique du Sud.:
50 millions en 11 ethnies - 1 219 912 km2 – et 40,2 hab./km2

Deux pays colonisés, exploités, divisés par les autorités afin de mieux régner! Aussi, l’Histoire des luttes se fait selon les contextes.

Ce qui me fascine sont ces deux personnages : Nelson Mandela, alias notre « Madiba »
et Aung San Suu Kyi alias « Amay Suu » Mère Suu.

Les deux ont vu la réalité de leur peuple et tous les deux, sans avoir vécu la misère des populations opprimées, se sont engagés une fois pour toutes ! Car une fois engagé pour la justice : « people centered and solidarity driven » tu ne reviens pas en arrière. Tu vas jusqu'au bout.

La prison, parfois la mort, les rejets, et puis, si le peuple conquiert sa liberté, qui est sienne davantage que celle des leaders, cette liberté doit construire une nation nouvelle sur les ruines du passé. Rien ne garantit la victoire et le succès à long terme.

Mais les leaders, en l’occurrence Aung San Suu Kyi et Nelson Mandela, se mettront  à l’arrière : disponibles, engagés, effacés. La responsabilité de construire une nation « arc-en-siel » revient aux vrais héros: les petites gens sans qui leaders ne seraient que des fonctionnaires comme il y en a trop dans notre société à la gouvernance opaque!
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Mais, liés à Mandela et à  Aung San Suu Kyi , nous reconaissons deux personnages-clés en Afrique du Sud comme en Birmanie:
Frederic de Klerk et Thein Sein.


Au risque de me tromper lourdement « Thein Sein, président Burman, joue un rôle important vers le long chemin d’une réconciliation en Birmanie, comme Frederick de Klerk en Afrique du Sud. »
selon Eric Chol dans le Courrier International :

Myanmar President Thein Sein:  « La libération d’Aung San Suu Kyi en novembre 2010, sa rencontre avec le président Thein Sein au mois d’août, enfin l’autorisation de sa candidature aux élections témoignent de l’ampleur des changements en cours. Il faut du courage pour 1-nelson-mandela-with-fw-de-klerk-in-cape-town_59.jpgdéfier les éléments les plus radicaux de son propre camp. »
De Klerk et Thein Sein ont eu ce courage !


Hier n’est qu’un rêve,
Demain n’est qu’une vision ;
Mais un aujourd’hui bien vécu
Fait de chaque hier un rêve de bonheur,
Et de chaque demain une vision d’espoir.
Fais donc grand cas d’aujourd’hui.

D’après “La salutation à l’aube”, inspiré d’un hymne védique.
Paru le 7 janvier 2011 dernier sur le site de Courrier international.
Courrier International du 8 janvier 2011

« Fais grand cas d’aujourd’hui » !
Nous marchons sur le chemin d’espérance, et Jésus a dit qu’Il ESTle CHEMIN. Qu’importe alors l’Arrivée.

13:51 Publié dans Politique | Tags : birmanie | Lien permanent | Commentaires (1)

15/12/2011

14 décembre 2011

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Ne pas se réjouir de l’humiliation des autres

L’UDC mord la poussière, et les « gagnants » jubilent. Berset est élu, tant mieux, et Maillard ne l’est pas, dommage! Tout parait politiquement correct. Pourtant, lorsqu’on lit entre les lignes, il y a, dit-on, des traces de magouilles. Je dis Oui à cette observation !

Les lobbyings, on connaît ça, et pas seulement en politique, mais aussi dans les institutions religieuses et ecclésiastiques. Et j’abhorre qu’on invoque le Saint Esprit en « Veni Creator Spiritus » et qu’on « évite » l’Esprit Saint dans les cris des sans-voix. La Bible est pleine de textes de violence, de vengeance, de rétribution. C'était déjà la politique de l'époque!

Seul, Jésus est dans le camp des perdants et de l’engagement pour le Bien commun. C’est là qu’il a planté sa tente, pas dans les palais fédéraux, impériaux épiscopaux et autres.

Hier, j’ai apprécié l’attitude et les paroles intelligentes de Jean-François Rime. Il n’abandonnera pas le parti qui croule, il veut en analyser les causes et reconstruire, sans exclure de prime abord le PBD. Et il dit ça dans le calme de la défaite. Chapeau.

Pierre Yves Maillard est droit, pas assez diplomate pour satisfaire au tortueux langage politique. C’est pour des politiciens comme lui qu’Oscar Wilde dit : «Dans les crises politiques, le plus difficile pour un honnête homme n'est pas de faire son devoir, mais de le connaître. » Connaître son devoir politique s’apprend tout en bas de l’échelle sociale, (dans le domaine de la santé par exemple) pour en dégager le Bien commun. Sans intérêts particuliers.

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25/11/2011

L'autre Droit de Cité

L'autre Droit de cité

Dans les années 50 après J.C., Paul fonda une communauté chrétienne dans la colonie militaire romaine de Philippi, une ville située en Grèce. Peu de temps après et Paul devait se rendre compte que les choses n’allaient pas mieux là qu’en ville.  Les mécanismes qui contrôlaient la vie publique étaient les mêmes : la lutte pour la promotion aux postes, plus ou moins importants, la lutte pour un mandat prestigieux ou pas, allaient de pair avec le favoritisme, l’irrespect crasse,  l’ambition, la convoitise, les soupçons.

Ainsi fonctionnait en ce temps-là le Droit de cité romain lequel était entièrement sous la férule de l’empereur. C’était le Droit qui mettait au premier plan la carrière, le progrès, le prestige et, avant tout, le profit. C'était le Droit de cité des profiteurs et des privilégiés.

Paul devait donc rappeler aux chrétiens et aux chrétiennes de la nouvelle communauté de Philippi qu’ils devaient se souvenir de leur nouveau « Droit de cité au ciel » comme il l’écrivit dans sa lettre aux Philippiens 3,20. Ce message de Paul n’est ni illusoire, ni naïvement proposé pour l’avenir ou pour l’au-delà.

Le Droit de Cité du « Royaume de Dieu », pour s’exprimer ainsi, nous donne la force d’un engagement sans peur pour la dignité de tous les êtres humains, surtout la lutte pour les droits des oubliés de la société, des négligés, des ignorants, des arriérés, des bons à rien.

Le mot grec pour le "Droit de cité" est politeuma  (en français : la citoyenneté.) Et cela concerne la politique.

Hermann Josef Venetz

(ma traduction)

Avec l’aimable permission de l’auteur

 

 

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23/10/2011

ELECTIONS FEDERALES 2011

 

 

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"Je ferai ici une exhortation à tous les hommes en général, de réfléchir sur leur condition et d'en prendre des idées saines. Il n'est pas impossible qu'ils vivent dans un gouvernement heureux sans le sentir : le bonheur politique étant tel que l'on ne le connaît qu'après l'avoir perdu."
Montesquieu - 1689-1755 - Mes pensées

Dans le marasme international, voire mondiale actuel, le terme politique évoque le doute, le cynisme. Comment notre état-nation, notre Suisse subsisterait-elle sans gouvernement ? Pour la première fois ce soir, l’espoir renaît que la politique prime sur l’économie. La différence, et c’est subjectif, je l’ai ressenti ce soir – et il n’est que 21h00, – lorsque les politiciens, anciens et nouveaux s’exprimaient, respectueux les uns envers les autres, les perdants, les gagnants dans la dynamique du provisoire car rien n’est joué, restent dignes, soucieux de l’avenir, voire de la survie de notre petit pays.

L’ensemble de la classe politique suisse est consciente que l’Occident alias l'Euro zone vit le cauchemar d’un avenir privé d’avenir ! Il n’y a qu’à voir la conférence de Presse à Bruxelles il y a quelques heures ! Faire semblant qu’on avance est devenu une habitude à Bruxelles, Londres, Paris ! On avance dans quelle direction ? Et l’anxiété est palpable, c’est poreux et contagieux !

Ma prière de reconnaissance est plus spontanée, plus facile ce soir ! L’intention de prière pour tous les politiciens et leurs partis respectifs, c’est qu’ils se concentrent à rassembler des éléments propres à chacun, et qui convergent vers le bien commun.

Je prie que notre précieuse démocratie « soit légitimée par le vote des citoyens ».

On en était arrivé à « perdre bonheur politique »… "Il n'est pas impossible de vivre dans un gouvernement heureux". Nos politiciens, je crois, sont des citoyens qui deviennent adultes.

Et nous avec eux!


 

 

22:20 Publié dans Politique | Tags : élections | Lien permanent | Commentaires (1)

13/10/2011

Grand débat télévisé

 

Réflexion sur le grand débat télévisé d’hier soir, 12.10.11

Débat: d’abord avec TV5

Puis à la TSR : quand le débat vire au combat !

Nous l’avons suivi ce débat en espérant un peu de clarté sur les enjeux des élections. Les partis étaient représentés mais, d’emblée je me pose la question : ces partis représentent-t-ils vraiment les électorats respectifs et/ou potentiels, le petit peuple, les spectateurs ?

Il paraissait évident que la famille, les gens, la santé, l’éducation seraient prioritaires. Prioritaires furent le franc fort,  la criminalité, la libre circulation, le nucléaire, la caisse unique, et, tout à la fin, la famille !

Je suis restée jusqu’à la fin et j’ai vu que le débat avait viré au combat. Les deux camps opposés se sont profilés, non à partir de leur identité mais en se lançant immédiatement sur ce qui les motivent avant tout, et je ne peux m’empêcher de relever la virulence de l’UDC, avec regret, car chacun a le droit de se montrer tel qu’il est, mais l’arrogance du regard, de la gesticulation, sans parler des « mots » visaient l’écrasement du vis-à-vis ! Cela ressemblait au combat des vaches d’Hérens. Oskar Freisinger fulminait, et crachait ses étincelles,  un mélange de mépris, d’orgueil, de colère incontrôlée qui devait profondément blesser tout spectateur d’origine étrangère!  Il prit et reprit la sans pouvoir conclure quoi que ce soit. Les protagonistes me paraissaient déstabilisés, énervés par l’ambiance survoltée ! Pascal Rebetez et Romaine Jean s’amusaient aux commandes en laissant passer les écarts ! L’incohérence des propos, le flou et la confusion n’aidaient en rien, selon moi, l’enjeu des élections !

Deux ou trois jeunes politiciens m’ont impressionnée par leur sérieux, une présentation brève mais bien préparée, et j’aurais aimé qu’on échange à partir d’arguments et de contre arguments réfléchis et clairs !


Ce soir au TSR de 19h30, j’ai été surprise d’entendre le reportage qui semble équilibrer ma déception de hier soir. Tant mieux.

Le contenu du débat devait être débattu afin d’aider « l’opinion publique », nous sommes le public et cela nous concerne. Les politiciens des différents partis répondent, je l’assume,  aux attentes, aux besoins, aux craintes des gens : les familles, les chômeurs, le travail, l’argent, surtout et avant tout, le besoin de transparence et de sincérité réfléchie. L’argent est aujourd’hui une « chose » trop volatile pour se laisse berner par des promesses. Le salaire, c’est la nourriture. Tous les partis ont des éléments communs, ils peuvent être complémentaires dans la tâche à accomplir pour réaliser le bien commun.


J’entends trop souvent dans la rue, sur la place publique le ras le bol d’une population inquiète au sujet de l’avenir en général, conscients de ce qui se passe en Europe, tout près de nous, On a même plus le temps de se soucier du Darfour, de la famine et de la sécheresse ! Les médias : idem. Le bien commun comprend aussi, les humains au-delà de notre frontière helvétique.

Je regrette les palabres-débats africaines faites dans le respect de la dignité des débattants respectifs, de leurs opinons, de leur pensée, le but étant de faire avancer la réflexion en prenant le temps.

 

Sous l’arbre de la palabre peut-être s’exerce une espèce de partage démocratique. Qui sait? Comme les chefs africains (je ne parle pas des politiciens  africains civilisés d’aujourd’hui !), nos politiciens doivent rendre compte de leurs actions « politiques » auprès de l’électorat. L’espérance d’un printemps des peuples germe aussi en Suisse.

 

Un bon débat n'est pas forcement d'accepter " l'autre " mais surtout  distinguer l'opinion de l'autre, et réussir par l'argumentation à nous faire passer de l'ère des préjugés à l'univers des opinions nuancées.

(Et je regrette si j'ai l'air d'être moraliste, j'aime mon pays natal et voter est un devoir)

 

22:56 Publié dans Politique | Tags : débat | Lien permanent | Commentaires (0)

10/10/2011

Campagne électorale

 

 

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Menu épicé pour l’automne

 

De la chancellerie fédérale: menu épicé pour le 23 octobre 2011, tournez les pages en commençant par la fin: cerise sur le gâteau

 

  1. Page 28, la cerise sur le gâteau : la Gauche, (2009) - cela ressemble à un sac de poivrons moulu : Répartition équitable des richesse ; une société plus solidaire

  2. Page 26, pour vous tirer du pétrin : Parti chrétien-social (PCS-1997) – impossible de déceler la poudre vert-vermoulu dans le sac : Solidaire plutôt que : sensible à l’environnement plutôt que.

  3. Page 24, composer votre plateau : Lega dei Ticinesi (LEGA -1991) – dans le sac, peut-être des cerises et des pruneaux ? : Les racines, la patrie, Suisse indépendante, forte, secret bancaire, fiscalité compétitive.

  4. Page 22, les plats cuisinés ont le vent en poupe : Union démocratique fédérale (UDF-1975) - un sac plein de mini-tomates ou de griottes ?: chrétien,  État de droit démocratique, Bible, protection de la vie humaine, marché de l’emploi renforcé.

  5. Page 20, le produit des opérations : Parti évangélique suisse (PEV-1919) - le contenu du sac : mystère bleuté en « sucettes » ? Familles, enfants, salaires convenables, pas de niches fiscales, solidarité avec les faibles et les pauvres.

  6. Page 18, harmonie des goûts : Parti vert’libéral (Pvl – 2007) – les machins verts dans le sac, c’est quoi ? recherche, politique pragmatique, respectueuse : Sans considération  d’ idéologie, ni de religion, ni d’âge, ni de droite gauche, propositions.

  7. Page 16, une préparation transparente : Parti bourgeois-démocratique (PBD 2008) – dans le sac, des choses très très jaunes mais non identifiables? Bourgeois +, progrès, contre UE, sécurité forte, crédible. Soldats suisses à l’étranger : possible, peut-être...

  8. Page 14, le dessus du panier : Parti écologiste suisse (Les Verts – 1983) -  y a quoi, dans le panier ? des choux-de-Bruxelles ? des mini tomates vertes ? Des mini pruneaux verts ? des mirabelles ?: Nucléaire : fin ; Climat : tip-top ; économie verte: oui; ouverture, salaires équitables, fiscalité juste.

  9. Page 12, plus compliqué que de compter les fèves : Parti démocrate-chrétien (PDC – 1912) – du curry doux dans le sac ? allez savoir ! Emplois, fiscalité « jolie », familles-travail-budget, partenaires sociaux, réformes ciblées, environnement propre.

  10. Page 10, quand la sauce ne prend pas : Parti Libéraux-Radicaux (PLR – 1894) – dans le sac des bouts de quelques choses teintes en un espèce de bleu, mystère: Cadre économique, pôle industriel, financier ; assurances sociales en bonne santé ; pérenniser AVS ; impôts simples et bas.

  11. Page 8, le peuple suisse : un monarque absolu : Parti socialiste suisse (PS – 1888) – dans le sac, des poivrons rouges vermeilles (miam) : c’est clair. filet social solide ; salaire pour une bonne santé ; meilleure efficacité énergétique. Réchauffement climatique : stop ! Nucléaire : exit ; enfanter des emplois.

  12. Page 6, vous avez le choix des ingrédients : Union démocratique du centre (UDC – 1971 et PAI 1917) – dans le sac des poivrons verts ou bien apparentés, des concombres ? : « qualité suisse »  total et inconditionnel, Union européenne : non ; étrangers criminels égal EXIT ! Poussière d’impôts. Liberté, Sécurité.

Conclusion: peut-être la bonne Soupe à l'orge grisonne accompagnée d'un filet de truite le dimanche 30 octobre 2011 à 11h00 à la rsr nous réserve une bonne surprise.

Ma réflexion: ce n'était pas pour m'amuser, cette lecture. Le privilège de « voter », c'est un devoir difficile. Et la cacophonie de cette Campagne électorale a de quoi décourager celles et ceux qui cherchent le plus grand bien pour le plus grand nombre.

J'aimerais trouver des valeurs, des promesses communes à tous les partis: afin de promouvoir la dignité humaine de toutes ses forces, indépendamment de la nationalité, de la race, du statut, des croyances...

J'aimerais trouver une volonté de respecter, dans les débats politiques, la dignité des protagonistes!

J'aimerais que tous les partis et que chaque parti détestent comme la peste: des coups tordus, des humiliations pour de hausser, des « ratissages » par des affiches qui d'emblée sonnent le « parti pris »!

J'aimerais que chaque parti mette en lumière les valeurs apparentés des autres partis.

J'aimerais, avant tout, que l'argent mis à disposition des partis pour les campagnes soit absolument égal pour chacun.

J'aimerais que chacun prie pour le pain quotidien en terme d'efforts communs, pour une justice économique qui œuvre « à moins de richesses pour les riches et moins de pauvreté pour les pauvres ».

 

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22:27 Publié dans Politique | Tags : voter | Lien permanent | Commentaires (3)

29/03/2011

DULCIE SEPTEMBER

 

 

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Pour vous Dulcie

 

Le 29 mars 1988, Dulcie September était assassinée en plein Paris. Son bureau de travail au 4ème étage du 28 rue des Petites Ecuries, Paris-10ème, était le lieu de  rencontre de nombreux amis, membres et sympathisants de l’ANC /Congrès National Africain. Dulcie était la représentante de l’ANC pour les régions francophones de l’Europe. Elle avait de maigres  moyens pour son travail d’information, de relations, d’actions. Son travail était d’autant plus ardu que les pays francophones étaient très lents à prendre conscience de la tragédie qui se vivait en Afrique du Sud ! Pire pour ce qui concerne la Suisse. Ce pays a soutenu le système d’Apartheid d’une façon honteuse et avec une hypocrisie infecte ! Les banques et les finances avaient priorité sur les sanctions et autres actions nécessaires au changement de régime.

Dulcie avait une analyse aigue des réalités. Elle n’avait pas la langue de bois, ce qui irritait les autorités économiques, politique et tenait la Police secrète franco helvétique en alerte. Mais oui. L’Affaire des Fiches a révélé ce que nous savions déjà !

Je me souviens avoir fait des traductions pour Dulcie. C’était mon amie. Nous nous sentions sœurs. Elle souffrait de l’éloignement d’avec son peuple. "Elle avait été emprisonnée, puis bannie (mesure d’isolement intérieur) en 1963 par le gouvernement de Prétoria avant de prendre le chemin de l’Exil ! » (24 Heures 30 mars 1988). Elle pleurait ses amis et ses proches abattus lors d’émeutes dans son beau pays, et le mien par adoption : images.jpgl’Afrique du Sud ! Je l’avais rencontrée à Zurich, à Genève puis par chance et pas mal d’efforts, elle fut enfin invitée au Jura, Delémont, par L’Association Jurassienne de Solidarité avec les Peuples du Tiers Monde (ASTM). Nous avons mangé ensemble. Et nous avons eu une rencontre vibrante, jusque tard dans la nuit du 7 au 8 septembre 1987. Je faisais l’interprète avec un vrai bonheur et grande satisfaction car elle disait « ma pensée », quasiment mon vécu en Afrique du Sud ! J’ai encore la précieuse cassette enregistrée du débat musclé de la soirée entre nos camarades jurassiens et Dulcie September. C'était un noble combat.

Six mois plus tard, Dulcie était morte. Elle s'était sentie menacée et avait demandé la protection que le gouvernement français n’avait pas jugé nécessaire de lui accorder.

Ce 29 mars 1988, elle reçoit cinq balles d'un "22 long riffle" en pleine tête, alors qu'elle ouvrait la porte du bureau de l'ANC, le courrier à la main.  Selon la Presse : « Personne n'a rien entendu. Seul M. De Crepy (agent commercial) a vu aux environs de 09H45 deux hommes (blancs) d'environ 40 ans, descendant l'escalier et quittant le bâtiment. » L’encre a coulé dans les journaux francophones, j’ai fait un dossier de plusieurs articles qui « parlottent » un peu dans tous les sens : les escadrons de la mort du gouvernement sud africains, même redoutés comme des fantômes, chez les missionnaires militants anti apartheid en Suisse romande ; les autorités françaises coupables de négligence, le parti communiste cherchant trop tard à récupérer Dulcie dans son intérêt propre, et l’enquête qui traîne et traîne : aujourd’hui  « L'affaire Dulcie September n'a pas été résolue par la justice française. Elle a abouti à un non-lieu. » Selon « Le Post » d’aujourd’hui : « L'identité de ses assassins est un secret de polichinelle… » C'est vrai, "devant la Commission "Vérité et Réconciliation", en avril 1988,le chef des esquadrons de la mort a affirmé que l'assassinat de September était l'oeuvre du Bureau ce Coopération (CCB) de l'armée sud-africaine!"

Je ne vous oublie pas, chère Dulcie, et dans les ténèbres images (32).jpgd’aujourd’hui, vous restez cette petite lumière d’espérance qui ne peut s’éteindre. Merci !

 

"Robert Denard, 78 ans, est mort, de vieillesse, le 14 octobre 2007.  Robert, dit « Bob », Denard, célébrissime mercenaire français, protagoniste pendant trente ans de plusieurs coups d’Etat en Afrique et dans l’archipel des Comores. Sa disparition estompe un peu plus les esquisses de vérité sur la mort de Dulcie September, représentante de l’African National Congress (ANC) en France et citoyenne arcueillaise, assassinée par balles le 29 mars 1988 à Paris.
Car Denard savait tout. Très probablement. Il savait tout des basses œuvres commises par son bras droit, Jean-Paul Guerrier, alias Capitaine Siam, en fuite depuis 1999 et identifié dès 1998 par un ancien responsable de la police secrète sud-africaine comme l’un des deux assassins. Ainsi, le temps passe, les gens disparaissent, les dossiers se referment.
"

http://www.grioo.com/ar,assassinat_de_dulcie_september_affaire_classee,13505.html

http://www.liberation.fr/societe/0101327184-des-mercenair...

http://www.pressafrique.com/m394.html

http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:9E4H...

22:51 Publié dans Politique | Tags : dulcie | Lien permanent | Commentaires (0)

09/03/2011

le meilleur ennemi

 

 

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Une Maison à étages déconnectés

« J’ai toujours eu l’impression qu’il y avait deux histoires de l'Église chrétienne : Celle de l’institution, avec ses papes, ses luttes de pouvoir, ses schismes, ses conflits et ses divisions, ses chasses aux hérésies et sa bureaucratie, et une autre, parallèle, celle des martyrs, des saints, des mystiques avec leur profond attachement à la prière, à l’humilité, à l’oubli de soi leur liberté et leur joie, leur audace et leur amour profond à l’égard de tous et de tout. » (Albert Nolan, Suivre Jésus aujourd’hui, Cerf 2009, p. 100)

Selon moi, deux mondes superposés comme une maison à deux étages sans escaliers ni ascenseur entre le rez-de-chaussée et l’étage supérieur. Une seule maison.

Exemple d’une maison sans communication entre le haut et le bas : , « Kadhafi notre meilleur ennemi » télévisé hier soir sur TSR2, un fragment de l’Histoire de l’étage supérieur de l’autorité libyenne, italienne, britannique, française, américaine, et d’autres pays fascinés par les ressources pétrolières.

Le réalisateur du film, Antoine Vitkine, nous emmène dans le labyrinthe des relations diplomatiques occidentales avec Mouammar Kadhafi. Le tournage a débuté bien avant les soulèvements dans les pays arabes, en mars 2010, et s’est achevé en octobre dernier. “Ce qui était important pour moi, c’était de rencontrer et de faire parler les gens qui avaient mené cette politique auprès de Kadhafi… C’est un décryptage des intérêts occidentaux :  le pétrole d’une part et, d’autre part, la peur des terroristes, des réfugiés africains.

Difficile, dit Vitkine, d’interroger les protagonistes au Nouvel Obs. Kadhafi s’est prêté au jeu, Tony Blair, Condoleezza Rice, puisant dans les archives de la CIA des années 70, du côté français, une petite intervention de Lionel Jospin et de Roland Dumas. (blog de PachK Mac ! 08.03.11 http://pachakmac.blog.24heures.ch/ )

Revenons au « Meilleur ennemi ».

On y trouve un Kadhafi de 26 ans fougueux, il veut créer un monde et une société nouvelles sous sa férule, et je me souviens qu’en Afrique du Sud, nos jeunes Africains enviaient ce « sage-d’Afrique » « Frère Guide de la révolution des masses ! » Il était devenu politisé comme nos jeunes ANC  prenant conscience de leur dignité humaine politique ! Pour Kadhafi : Le monarque Idriss réfugié en Égypte, le champ est libre pour un Potentat potentiel ! Même topo que pour Mugabe au Zimbabwe !

Kadhafi, le jeune Guide Bédouin retournait régulièrement pour une « retraite » à l’écoute des anciens sages de sa tribu. Le Pouvoir au Peuple est devenu le Pouvoir au Guide qui se dit être le Peuple. " L'État c’est moi !" » Nous avions, en ces années soixante et septante, une certaine admiration –aveugle et naïve - pour lui. Idem en ce qui concerne Robert Mugabe le catholique et le pote de l’actuel Kadhafi ! Mugabe, prédateur de son peuple et de ses terres ! L’impardonnable patience des « petites gens » ou, comme les esclaves sous le Pharaon d’antan, « Ils n’ont plus la force de crier ! Ce ne sont que des gémissements » (Exode 6/5)

Face à l’impossible hypocrisie des Pouvoirs et Dominations occidentales démocratiques ! (Voir l’excellent article au Blog : http://combats.blog.24heures.ch/ par Patrice Rochat !) Et revoir le documentaire d’Antoine Vitkine : l'hypocrisie d’un Tony Blair, d’un Sarkozy affirmant avoir mentionné les « Droits humains » à son hôte Kadhafi et que celui-ci dément aussitôt ! Tu as envie de vomir. Étrange, le témoignage de Condoleeza Rice a été beaucoup plus direct et factuel et honnête. Si vous ne l’avez déjà vu voici l’adresse du film : http://www.tsr.ch/video/docs/doc/3001736-kadhafi-notre-me...

Le début et la fin du film sont raccrochés à l’horrible l’actualité : Des fragments de celles et ceux qui n’ont qu’un intérêt, un seul besoin : du pain, de l’eau et la PAIX ! Des enfants, des femmes, des handicapés, nos Passion_of_Christ_Simon_of_Cyrene.jpgfrères et sœurs de tous les jours ! L’Histoire camouflée de ceux du rez-de-chaussée, des bas-fonds de l’humanité, surplus people – avec qui Jésus s'est identifié - hors de la conscience des Autorités aussi bien libyennes que, peut-être,  Occidentales.

Quand lirons-nous l'Histoire des gens d'en bas?

(ajout: http://english.aljazeera.net/programmes/general/2011/03/2...

13:12 Publié dans Politique | Tags : kadhafi | Lien permanent | Commentaires (5)

14/02/2011

Le fusil à la maison

 

4467721,300.jpgLes armes à feu

le 13 février 2011:

Les Suisses ont décidé à 56,3% de garder leur fusil à la maison (Photo Keystone)

Il y a longtemps, notre père avait, réduit au fond de l’armoire, un fusil de chasse pour la saison ouverte. Etait-ce son fusil de soldat? Je ne sais pas. Notre modeste ferme jurassienne a la chance d’avoir une forêt et les lièvres s’y promenaient pour finir parfois dans notre assiette. Papa gardait quelques cartouches dans un tiroir. Il « chargeait le fusil » avant de partir à la chasse avec d’autres chasseurs des fermes voisines.

Mais nous ne ressentions ni appréhension ni culpabilité d’avoir cette arme à la maison. Elle servait simplement à ce petit plus d’alimentation pour la famille.

Je ne sais pas si ce fusil de chasse était le même que celui qu’il avait durant la mobilisation à Altorf. D’ailleurs, à l’armée, papa était cuistot et s’occupait de la fanfare.

Lorsque, dès 1939, des coups de canon retentissaient de l’autre côté de la frontière (notre ferme est à 5 kilomètres de la France) et que des cousins français arrivaient chez nous angoissés, affamés, nous avons réalisation l’horreur de l’instrument qui tue : fusils, carabines, canons et les bombardiers, les pistolets !  Et aujourd’hui ?

Mais écoutez cette brève info de la TSR, le 23 mai 2005

http://www.tsr.ch/video/info/journal-19h30/125140-le-fabr...

C’est très clair. Les armes que nous fabriquons pour assurer la sécurité sillonnent le monde, sème la mort, la terreur. Et nous ne sommes  pas les seuls fabricants d’armes, c’est un « marché mondial qui rapporte gros comme on dit » C’est la phase terminale d’un cancer généralisé.

 

Dès note enfance les maîtres d’école nous faisaient chanter :

« Armons-nous armons-nous armons-nous… » jusqu’à hier soir (Oui, le 13 février 2011) à la salle de spectacle du CO à Bulle, c’était au répertoire de « La chanson du Pays de Gruyère ». Ce fut applaudi.

Mais il y a pire : C’est Roulez Tambours

pour couvrir la frontière,
Aux bords du Rhin, guidez-nous au combat!
Battez gaîment une marche guerrière,
Dans nos cantons, chaque enfant naît soldat!

C’était à l’école primaire de Montenol (JU) en les années 1930 ! C’était faire de nous tous, petits helvètes des « terroristes en herbe ». Avant de faire la première communion et de psalmodier : « Jésus doux et humble de cœur… » Quasiment sans transition.

Les armes en Afrique du Sud : L’apanage des Maîtres Blancs et interdits aux Noirs.

Là j’ai vu le délire des armes, que ce soit aux débarcadères du Cap ou de Port Elisabeth, que ce soit au poing de la Police et/ou des soldats, que ce soit dans les Institutions (oui jusque dans les maisons religieuses) que ce soit dans les écoles et dans les Maisons privées. Un chauffeur africain m’avait emmenée une après-midi visiter une école de Mission; la situation était tendue, je me sentais mal à l’aise sur mon siège à l’avant. Nous fûmes arrêtés en chemin par une patrouille de contrôle (blanche). On nous dévisage, on nous dit de passer. Le chauffeur noir me regarde et rit : « Sister, the rifle is under your seat ! » (Le fulsil est sous votre siège). La Police ne s’est pas méfiée, je crois, j’étais blanche !

Il y avait une telle prolifération d’armes à feu que les gens les égaraient et celle-ci étaient ramassées par les Africains chanceux. Au paroxysme de la tension, les Blancs disaient : « Shoot to kill ! » (tirez pour tuer), et les Noirs hurlaient « One Boer, one Bullet ! »

Grâce à Mandela, nous avons réalisé que le pain et l’eau sont plus précieux à la vie images (1).jpgque les armes. Mais nul n’est désintoxiqué à ce jour ! La violence semble enracinée au coeur de l'être humain, et elle ne se manifeste pas avec les armes seulement!

Ni en Afrique du Sud, ni au Congo, ni en Suisse où l’on vient de voter afin de conserver « à la maison s’il vous plaît » et non sur le champs de bataille, le fusil tant aimé, fantoche et mortifère! On ne construira pas la famille humaine avec les armes à portée de main, la violence en tête et la peur au ventre!

Solution?


15:32 Publié dans Politique | Tags : violence | Lien permanent | Commentaires (8)

06/02/2011

EGYPTE ET FORUM SOCIAL

 

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Tahrir Square

Le Forum social mondial à Dakar dès aujourd’hui et jusqu’au 11 février. Pour une société qui prend conscience qu’un avenir est possible. Des milliers de personnes engagées pour la survie d’hommes, la survie de la nature et, passé ce stage dur et périlleux, un nouveau départ vers une vie plus humaine pour tous.

La journée du 7 février, demain, sera consacrée à la réalité du continent africain. Les « prémices du printemps arabe », au Nord du continent sera une source nouvelle d’une énergie bien trop longtemps enfouie dans l’âme avide de paix des gens de partout et violée par  des tyrans au service du système néolibéral occidental !

Les conséquences politiques,  économique, sociales doivent être exposées mais surtout les causes radicales qui de la corruption généralisée, en politique, en économie, et qui sapent la société de son droit à la dignité.

Le plus urgent c’est de se mettre en route - pas sur des rapports en papier,  mais sur une stratégie pour la lutte de libération des exploités, des opprimés. Une stratégie, des tactiques, des moyens propres à chaque pays, une solidarité sans frontière et la volonté du Kairos et d’assumer les risques des premiers pas.

Le Forum Social Mondial 2011 a la chance de suivre l’exemple de courage des gens de la terre en Tunisie, en Égypte et dans d’innombrables régions. Nous savons que longue est la lutte, sanglante, car il ne suffit pas de renverser les trônes, il faut renverser les systèmes. Avant tout, nous devons être conscients du « système du plus grand bien pour le plus grand nombre » qui doit être construit  dans un esprit de transition, d’équité et, si possible de réconciliation.

Le Vatican observe attentivement ce qui se passe en Égypte, dit le président de cet État, Benoît XVI. Aujourd’hui-même, à l’heure de l’Angélus "Je demande à Dieu que cette terre, bénie par la présence de la Sainte Famille, retrouve la tranquillité et la cohabitation pacifique, grâce à un engagement partagé pour le bien commun".  Que signifie « retrouver », n’est-ce pas trouver encore une fois ce qui  était bien loin de la tranquillité et de la cohabitation sous la férule de Moubarak ? (Journal La croix, 06.02.11) Pas un mot d'encouragement pour la lutte. Pourquoi?

5406737681_94521355a1_b.jpgA la prière du vendredi tous priaient ensemble au Square Tahrir, et aujourd’hui, dimanche, la journaliste Lise Ducet sur place pour la BBC de dire, « Dans les églises chrétiennes, ce matin,  des chrétiens et des musulmans priaient ensemble pour un monde digne des Égyptiens !)

Les Mosquées, Églises, Synagogues, et Temples tout azimut ont aussi droit à leur printemps oriental.  Hors des murs justement car « Dieu a planté sa tente au milieu de nous » (Ancien et Nouveau Testament).

Nous sommes tous des nomades, inutile d’ériger des palais, Dieu est un Dieu marcheur, au cœur de l’Histoire des hommes, à l’œuvre dans la vie de tous. Dans les tentes de Tahrir Square. Au Caire.

 

23:25 Publié dans Politique | Tags : tente | Lien permanent | Commentaires (3)