20/12/2014

DOGMA

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Une pincée d’humour prolonge notre vie. Du moins c’est ce que je ressens et je me prends a penser que Jésus croit en moi. Et qu'Il désire de temps en temps, me faire sourire ! C’est important et c’est comme un soleil qui fait pousser les innombrables graines enfouies tout au fond du cœur.

 Le Pape François a une bonne dose d’humour et je suis heureuse de penser que notre adorable créateur peut lui fait confiance. Quelle chance ? Comment comprendre ?

 Connaissez-vous « The National Catholic Reporter ». Je le reçois par mail quasi chaque jour. Il contient une rubrique de « Cartoons » et, vraiment, j’y trouve le vécu du Vatican avec un sourire. Par exemple lorsqu’il s’agit du chien du Pape et de son entourage.

 François prie Frère Léo, son conseiller franciscain, d’attribuer un nom « bien » pour pour son chien et regardez bien l'image plus haut...

  C’est très probable que chacun de nous maîtrise quelques mots, quelques phrases d’anglais, je ne traduirai donc pas… à moins que vous ne me le demandiez, chers compagnons de route.

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17/12/2014

...sinon rien d’autre!

 

 18519772.jpgDes journalistes posèrent la question suivante à Hugo Lötscher, écrivain suisse de renom (1929-2009) :

 »Quelle confiance accordez-vous à l’avenir ?«

 Il répondit :

 »J’ai perdu ma religion, je n’ai plus de ciel, plus d’après. Il ne me reste rien d’autre que d’aimer ce monde. Sinon rien d’autre!«

 Beaucoup seront surpris d’une telle réponse, et peut-être même déçus. Non seulement Hugo Lötscher a laissé une œuvre littéraire riche, il a été aussi honoré par de nombreuses distinctions; il a enseigné dans bien des universités réputées d’Europe et des États-Unis, d’Amérique latine et de Chine. On attendrait donc de sa part une réponse de plus grande portée, plus significative, plus imposante.

 

 Ce n’est pas mon avis. Quand on pense à tout ce qu’on peut comprendre sous ‚religion’, à toutes les images banales qu’on peut se faire du ‚ciel’, et l’angoisse qui peut nous étreindre en pensant à l’’après’ ... Il y a toutefois un élément qui dépasse largement religion, ciel et autre ‚après’ : aimer ce monde. C’est ainsi qu’on peut rendre le monde, et soi-même, plus heureux.

 Et la dernière phrase : Sinon rien d’autre en perd de sa tristesse, elle résonne plutôt comme une délivrance hautement libératrice.

 Hermann-Josef Venetz

 Traduction: Christiane Gäumann

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16/12/2014

POURQUOI?

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Pourquoi ?

 Dans le Psautier de l’Ancien Testament, le livre de prières de l’Eglise, on trouve à pratiquement vingt reprises cet appel pressant ou ce cri vers Dieu : pourquoi… ? En voici quelques exemples:

 

Pourquoi te tiens-tu éloigné, pourquoi te caches-tu dans la détresse...? (Ps 10,1)

de l'atelier Lanzo del Vasto

Pourquoi m’as-tu oublié ?  (42,10)

 Pourquoi donc m’as-tu repoussé ? (43,2)

 Pourquoi refuses-tu de nous voir, et oublies-tu nos misères, nos détresses ...? (44,25).

 Pourquoi ? c’est l’expression que nous utilisons quand il nous arrive quelque chose que nous ne comprenons pas ou quand nous sommes embarrassés ou déçus.

 C’est ce mot que nous lançons quand nous nous tournons vers Dieu en le suppliant, le priant ou en criant vers lui. Ce pourquoi signifie aussi clairement que Dieu est le Tout-Autre, l’Inaccessible.

 Le Psautier était aussi le livre de prière de Jésus. Je suis persuadé qu’il n’a pas simplement ignoré tous ces douloureux pourquoi et qu’il ne les a pas mis de côté; il était lui-même investi dans le pourquoi. Les évangélistes Marc et Matthieu n’ont pas hésité à prêter à Jésus sur la croix l’appel dramatique du Psaume 22:

 Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? (Marc 15,34; Matthieu 27,46).

 D’ailleurs le pourquoi n’est-il pas inhérent à notre humanité ? à notre relation à Dieu ? Et ne fait-il pas également partie de nos relations personnelles ?

 Si dans chaque événement, chaque situation, chaque personne, chaque relation tout était toujours clair et net, il n’y aurait pas de secret, pas de non-dit et ainsi pas de pourquoi. Mais le monde et la vie seraient ennuyeux. Et une vie ennuyeuse, sans surprise, sans secret, mérite-t-elle le qualificatif de vivant ? Notre pourquoi n’est pas forcément l’expression d’attente déçue; cela peut refléter notre curiosité attentive, notre ouverture envers ce que la vie nous apporte. Le pourquoi en témoignage de relations vivantes.

 Hermann-Josef Venetz

 Traduction Christiane Gäumann


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08/12/2014

Le Nom

 6f47f9ec.jpgNous avons souvent du mal à nous concentrer sur Dieu, nous n’avons pas le temps, nous sommes dissipés et souvent distraits.

  Du côté de Dieu, c’est tout à fait différent : c’est dans sa nature d’être complètement présent, complètement chez nous. C’était – et c’est – sous son nom qu’il se présente à Moïse près du buisson ardent :

 Je suis celui qui suis, je suis chez toi, je vais avec toi.

 Ce ne fut pas – et ce n’est pas – un épisode fugace, une rencontre éphémère qui eu lieu il y a fort longtemps. Dieu poursuit ainsi son discours à Moïse :

 Tu diras ainsi aux fils d’Israël : L’Éternel, le Dieu de vos pères, le Dieu d’Abraham , le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob, m’a envoyé vers vous : c’est là mon nom éternellement, et c’est  là mon mémorial  de génération en génération. (Exodus 3,14-15)

 Pour moi, deux éléments sont remarquables et porteurs pour ma foi :

 • Lorsque l’Éternel se présente devant Moïse, il se donne un nom par rapport à un homme concret – il n’en a apparemment pas d’autre à disposition. Il est le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob, et on pourrait continuer : le Dieu de Sara, de Rebecca et de Hagar, le Dieu de Moïse et de Myriam, et ainsi de suite : le Dieu de Samuel, de David et de Josué, le Dieu de Jésus et de Marie, de Pierre et de Jean, le Dieu de Martin Luther King, de Mère Teresa et d’Oscar Romero... Et sans tous ces gens, on ne pourrait pas se représenter Dieu et l’appeler par son nom.

 • Et ce Dieu n’est pas un Dieu distant, mais bien un Dieu qui est et qui est avec l’homme et qui va avec lui, et avec toi, et avec moi....

 C’est cela sa nature et son nom.

 Hermann-Josef Venetz

 Traduction: Christiane Gäumann

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27/11/2014

Réflexion : Vivre vers ma mort

Réflexion : Vivre vers ma mort

 

Chaque pas plus proche de la Vie dévêtue d’espace temps. Nous sommes UNIS.   Non pas dans l’au-delà mythique à venir on ne sait quand on ne sait où, mais UNIS dans le moment présent.  L’unique moment d’espérance déposé dans le sein de Marie et que Joseph garde passionnément sur la route de tous les dangers, vers Bethléem – la maison du pain .

 

Dommage que la femme religieuse que je suis ( que nous sommes) n’aie jamais fait l’expérience de l’enfant en son sein sur la route quotidienne. Assise et confiante sur le dos de l’âne que conduit Joseph, le meilleur des hommes, le charpentier. Un couple de citoyen en train d’accomplir leur devoir d’état. L’enregistrement… pour les élections prochaines… L’Avent durant 365 jours que dure une années !

 

 Enceinte, la Sœur que je suis, serait plus tendrement humaine, plus spontanément confiante, elle se laisserait prendre par la main, prendre par le cœur et, avec Joseph et Marie, la sœur (les sœurs)  ferait face au monde, le monde bienveillant et le monde malveillant… sans assurance pécuniaire ni « caisse maladie »…  aller savoir ce qu’apporte la nuit et ce que réserve demain sur les chemins du monde.

 

Je réfléchis aux les premiers pas de l’ « adveniat regnum tuum » sur la route et…  que nous poursuivons ensemble en ces premiers jours de la Saison de l’AVENT 2014.

 

Mais, être SŒUR me suffit puisque « Tout enfant est le mien » - Tula Baba ! J’espère et je prie que tous les hommes et toutes les femmes se sentent inconditionnellement protégés et aimés par moi, qui veut être leur mère. Non pas seulement une mère « spirituelle » … mais celle qui fait le pain et qui est prête à le partager avec celles et avec ceux qui ne peuvent guère avoir une confiance inconditionnelle pour autant et aussi longtemps que nous ne somme que des « incarnations de Jésus » inachevées . Qu’en pensez-vous ?

 

Il en est de même pour les hommes… car ni les êtres masculins, ni les prêtres, ni les sœurs, ni les moines ni les moniales ne devraient espérer et ne peuvent espérer « être servis, lavés, repassés… » dans notre Galilée de tous les jours puisque Jésus nous A dit : « Quand tu as fait tout ce que tu as pu, dis-toi que tu n’es qu’un serviteur sans grande valeur. » (Luc 17 :10).

 

C’est l’AVENT, En latin, Avent, adventus, signifie “arrivée, venue”. Arrivée de quoi ? De qui ? Pour les chrétiens, ce terme désigne la venue de Jésus-Christ, parmi les hommes. Il naît sur les chemins du Moyen Orient, de l’Occident, de partout,  : il naît dans les a crèche, petit enfant. Vulnérable aujourd’hui comme le fut Jésus hier.  Que de lutte ! (Matthieu 10 :34), la croix vaincue quotidiennement dès que se pointe l’aurore sur le chemin vers Bethléem. Il y a des millénaires et que, déjà, Marie la messagère transportait en son sein le messager tant attendu… Celui qui vient dans l’éternel présent et qui se trouvera au sein des luttes. Qu’en pensez-vous?

21/11/2014

La révolution des cœurs

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La particularité de l’éthique chrétienne, c’est la ‚révolution des cœurs’, comme je le lisais dernièrement dans un article.

 Il est indéniable que le christianisme avait et a d’importantes exigences éthiques, dans le passé comme de nos jours. Nous ne devrions pas oublier que l’éthique chrétienne ne serait pas ce qu’elle est sans l’Ancien Testament et le Judaïsme. On peut même affirmer que l’éthique chrétienne n’apporte pas beaucoup de ‚nouveautés’ par rapport au judaïsme. La communauté de partage, la protection de la veuve et de l’orphelin, le soin aux démunis, la remise des dettes, l’amour de l’ennemi, etc. sont des visions que le christianisme doit beaucoup au judaïsme. Et aucune de ces visions n’avait l’ambition de conduire uniquement à une ‚révolution des cœurs’ , ni dans le judaïsme ni dans le christianisme. D’ailleurs en aucun cas dans le judaïsme, car là on ne fait pas les choses à moitié : on a des lois sur l’élevage des animaux, sur la des dettes, sur l’asile, sur les soins aux pauvres et beaucoup d’autres problématique. Il ne s’agissait pas seulement de changer les cœurs, mais aussi la société.

 

Les chrétiens et les chrétiennes d’autrefois – et aujourd’hui encore – ne se sont pas distingués de leur entourage et n’ont heurté personne en pratiquant une éthique spécialement rigoureuse. C’est par la reconnaissance du Christ crucifié comme Messie et Fils de Dieu que l’impulsion fut donnée. Ces mots bien connus ... dans la mesure où vous l’avez fait à l’un des plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait (Matthieu 25,40) ne provoquent pas en tant qu’exigence éthique. Ce qui était et est scandaleux dans ces paroles, c’est que le Fils de Dieu, Roi et Juge, s’identifie aux plus petits, avec ceux qui ont faim, avec les prisonniers, les malades et les étrangers. On pourrait encore ajouter les requérants d’asile et autres réfugiés, les chômeurs et les refoulés. Reconnaître Jésus en sa qualité de Messie et Fils de Dieu ne se passe pas uniquement dans le cœur, c’est un acte éminemment politique. C’est pourquoi ceux qui veulent se débarrasser de Jésus et de ses disciples sont principalement des responsables politiques et religieux. La reconnaissance de Jésus et de ses gestes concrets ne convient à aucun des systèmes politiques existants ni à aucun des partis politiques.

 Hermann-Josef Venetz

Traduction : Christiane Gaeumann

 

 

 

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30/10/2014

Manger à la cantine

 

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Le pape va dîner à la cantine de la zone industrielle du Vatican. François arrive et va mettre son paletot au porte-manteau disant  à l’employé de ne pas y mettre de numéro. Il arrive vers midi dix. De nombreux employés sont déjà là, et quelques-uns ont déjà commencé leur repas. Ils ont bon appétit.  François prend le plateau  orange en main, avec la fourchette, la cuillère, le verre et va chercher son repas de midi. Il y a cinq magasiniers en uniforme bleu à sa table.  De nombreux employés mangent déjà, d’autres font la queue au self-service.

 (On est le 25 juillet 2014).D’après l’Osservatore Romano . Le pape a pris des fusilli sans sauce, une portion de merlan, des légumes gratinés et un peu de frites. Je crois qu’il a payé dans les 10 Euros. Le pape a parlé de lui et de ses origines italiennes (chacun de nous en aurait fait de même je pense, j’aime toujours demander aux gens d’où ils viennent, qui ils sont, ce qui les amène ici). A la cantine, tous les clients présents étaient, on le suppose, italiens. François leur a dit (toujours selon Osservatore Romano) qu’il priait pour eux et je soupçonne fort qu’il leur a demandé de prier pour lui comme à la première heure de son nouveau mandat alors que la fumée blanche disparaissait lentement de la cheminé vaticane.

 Ensemble ils ont discuté de l’économie, des difficultés, des longues heures de travail et des petits salaires ! Comment François pourrait-il évoquer les problèmes d’argent s’’il n’en discutait pas d’abord avec les petites gens. Donc l’économie, les patrons, les emplois, les salaires, le chômage menaçant, étaient au menu de saison ! Assaisonné discrètement entre hommes (Tiens il n’y avait pas de femmes à la cantine !) Pourquoi?

N’y –t-il donc pas de femmes dans la zone industrielle du Vatican ??? Ces hommes discutaient donc, en aparté, comment ils avaient ont passé la nuit « au lit », comment se comportaient leurs femmes « au lit » et « hors lit »,  les soucis de leurs enfants  et des vieux parents attendant qu’on « les place » car l’appartement exigu obligeait qu’ils fussent « rangés dans un home » bon gré mal gré … et comment ils craignent les rhumatismes dans leurs propres articulations et leurs tendons distendus à force de maçonner en toute saison sur les chantiers de Rome.

 Retour à mon propos : le pape qui mange à midi : En faire un plat ? N’est-ce pas ce qu’il y a de plus normal que de prendre un repas, peu importe l’année, le jour et l’heure : François est un humain : il a faim (j’espère !) et il mange de bon appétit, (j’espère encore !)  à la table de famille (Ose-t-on l’espérer ?)  Est-ce assez sensationnel pour en faire la « une » de l’Osservatore Romano, de Radio Notre-Dame et Dieu sait quoi encore ?

 C’est toutefois assez nouveau pour que les médias prennent ce « fait divers » au sérieux et le publie.  J’en suis contente et cela a une teinte plus « aimable » que les refrains « dogmatiques et moralistes » de certains des prédécesseurs qui,  quand même, avaient certainement une touche de tendresse dissimulée.

 C’est donc une Bonne Nouvelle en Octobre 2014 et qui vaut une diffusion vaste pourvu que les plus affamés – en marge de l'institution ecclésiastique - y trouvent un peu d’espoir, un peu de pain.

 François le messager « plénipotentiaire » de notre Jésus bien-aimé sur terre mange en famille. Que cet exemple apaise un peu la faim de celles et de ceux qui, en ordre ou pas en ordre avec des lois conjugales bien trop rigides, n’aspirent qu’à vivre le plus honnêtement possible dans une société en devenir !  En fait, rien n’est plus normal : le pauvre et le pape à la table commune, c’est normal. Les « hétéros et les homos » ont aussi besoin du pain quotidien.  Nous sommes tous « condamnés » à faire de notre mieux dans des sociétés « religieuses » souvent tellement glacées et glaciales, dans des institutions religieuses ... tellement froides : que nous devons « tenir notre lampe allumée » jusqu’à ce qu’Il vienne nous chercher et nous prendre dans ses bras... pour nous réchauffer et sécher nos larmes !

 L’exemple du pape François à table ce vendredi à midi, avec les employés et ouvriers du Vatican, à leur « cantine », dans un climat de « bonne humeur », c’est une petite flamme d’espérance pour un monde un tout petit peu plus humain ! C’est urgent !

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25/10/2014

les vieux sont comme des gamins

 

68? Non 36,9! Mercredi 22 octobre 2014

 

·       « C'est oublier que les vieux sont comme des gamins. Tous les six mois, ils changent, leur vision des choses se modifie à leur corps défendant, leurs besoins ne sont plus les mêmes. Les uns grandissent, s'émancipent, se renforcent, se libèrent, les autres rouillent, angoissent, dépriment, s'enferment. »

 

Je commence dans le ventre de maman grâce à pape et je finis dans le ventre de la terre, entre temps nous avançons ensemble sur des chemins non balisés vers l’arrivée…

 

 Voilà qui me ramène à ma jeunesse !

 

Tous les six mois, ils changent : c’est vrai et je suis bien placée pour le savoir. Il y a des années que je fais l’exercice. C’est impulsif en même temps qu’inévitable et audacieux ! Pourquoi ? Parce que le contexte social se sent « cosy » dans le cocon bourgeois.

 

Leur vision des choses se modifient à leur corps défendant: c’est vrai, heureusement : ouvrir ses ailes et quitter le nid aller là où rien n’existe sinon l’horizon et la route invisible et espérer laisser une trace (go rather where there is no path and leave a trace)… mais qu’importe !

 

 Leurs besoins ne sont plus les mêmes : je ne crie plus « papa ou maman ou Pierre ou Sophie » et même si le besoin reste bien tenace, les répondants sont absents.

 

Si le pain abonde, le boulanger manque.

 

Les uns s’émancipent …et se libèrent : je ne suis qu’un vieux pommier nonagénaire … mais Ô miracle, les pommes sont fraîches et savoureuses.

 

Le pommier sourit.

 

 Ma prière du soir : Jésus sur ta pierre, tu penses à nous et ton cœur désire que nous y prenions place. Qu’importe l’âge et la condition : Nous sommes l’œuvre de tes mains pour le petit marathon terrestre. Que je sois dans le peloton de tête ou de queue, je cours… qu’importe l’arrivée puisque le chemin, c’est TOI. (Jean 14:6).

 

Heureux les chemins non balisés, nous sommes sûrs de ne pas nous tromper.

 

 Pas de GPS, Jésus dit : « Je suis le chemin, la vérité, la vie », impossible de s’égarer et donne-moi la fantaisie, Seigneur de rester – entêtée que je suis -  hors-piste ...

 

 

16/10/2014

le Coeur d'abord!

 

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Dorly, une amie est venue me faire une visite. On a évoqué ce mot Miséricorde et Dorly m’a dit : « Ôtez Misère et laissez Cœur, cela suffit ».  Les théologiens se cassent la tête à explorer des possibilités de signification et Dorly me donne la « mise à jour » !

 Le Nouveau Testament donne une place d'honneur à la miséricorde "Allez, et apprenez ce que signifie: Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices. car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.", Mt 9.13.

 Jésus parlait à des gens aux cœurs plutôt égoïstes – et ne sommes-nous pas du lot - et à la mentalité légalistes –et nous sommes du lot !

 Après 2000 ans à l’écoute de sa Parole, nous ne comprenons pas encore que Jésus n’est qu’AMOUR. Il est fascinant de réaliser enfin que nous sommes, y compris les théologiens, de vraies tortues à la découverte de l’amour ! Jésus « Menschwerdung Gottes ». Dieu, s’il existe, n’est qu’ AMOUR ! Et puisque je crois à l’Amour sous toutes ses expressions, Dieu est bien présent. Parce que tu es là ! Toi !

 Ce cher Prophète Jérémie le disait haut et fort :

 « Ephraïm (donc toi et moi) est-il donc pour moi un fils si cher, un enfant tellement préféré, pour qu'après chacune de mes menaces je doive toujours penser à lui, et que mes entrailles s'émeuvent pour lui, que pour lui déborde ma tendresse ? ( Jérémie 31,20 ) »

 Mais oui, notre société serait plus proche du royaume de Dieu si nous avions un petite idée de la force de notre cœur ! Si nos autorités étaient d’emblée motivées par l’amour du bien commun ! Par la volonté politique d’établir des structures de justice comme leur seule raison d’être et de « fonctionner ». Si on remplaçait, dans les prières de l’Église ce « O Dieu tout-puissant et miséricordieux » par « O Dieu totalement impuissant … enflamme-nous et restons dans une Pentecôte quotidienne ! Bannissons de nos communautés et de nos Églises les éteigneurs – éteigneuses - de flammes et soyons des gardiens et des gardiennes, des allumeurs d’amour… Jésus a dit : « Je suis le chemin ». Et quel chemin !

 En nous contemplant, pressant sur nos cœurs comme un « doudou » notre système capitaliste, aseptisé, sécurisé, gonflé d’or et vide de vie, que ressent-il, lui qui, parfois n’avait pas un lieu où reposer sa tête ? Oh ! je suis bien contente de disposer d’une ordinateur pour remuer le feu sous la cendre et faire flamber notre bois mort à la dérive. Mais si je me taisais, face à l’injustice institutionnelle, Je voudrais que mon cœur reste éveillé et je voudrais qu’il brûle… comme l’a dit Jésus :

 Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé !

 Est-ce que ce qui se passe sur notre petite planète n’appelle pas le feu ? Alors que les pauvres jubilaient à la venue de Jésus à Jérusalem, les gardiens de la Loi et de l’Ordre voulaient le faire taire, Jésus rétorque : «Je vous le dis, si eux se taisent les pierres crierontt, .» Luc 19 : 28

 Mais chemin faisant sur la route vers les Jérusalem, et les Vatican d’aujourd’hui, Jésus verse des larmes. Si notre cœur brûlait vraiment, nous n’aurions pas honte de verser des larmes de temps en temps et de laisser disparaître le cosmétique. Ainsi la misère fait place à la tendresse du cœur.

 Je voudrais que mon cœur reste éveillé et je voudrais qu’il brûle… comme l’a dit Jésus :

 Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé !

 « Mais Je dois recevoir un baptême ;
et combien Je suis angoissé jusqu’à ce qu’il soit accompli ! »...
Et Jésus nous avertit de ce qui arrive à tout fidèle disciple,

au cœur même de sa propre famille.

 "Car Je suis venu séparer un homme de son père, et une fille de sa mère, et une belle-fille de sa belle-mère ;
et l’homme aura pour ennemis ceux de sa maison"

 Telle est notre réalité : des mentalités diamétralement opposées et des soit-disant personnes détenant l’autorité affirmant : « Chez nous, le dialogue n’est pas possible. » (SIC)

 Est-ce que ce qui se passe sur notre petite planète n’appelle pas le feu ? Je voudrais que mon cœur reste éveillé et je voudrais qu’il brûle… comme l’a dit Jésus :

Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé ! Est-ce que ce qui se passe sur notre petite planète n’appelle pas le feu ?

10/10/2014

« NOS CAHIERS ET NOS CRAYONS SONT NOS ARMES »

 En hommage à Malala et aux femmes à travers le monde

 « NOS CAHIERS ET NOS CRAYONS SONT NOS ARMES »

 Je me suis souvent demandé pourquoi la femme est, depuis toujours semble-t-il, à l’arrière plan  de la création et de son histoire. Et qu’elle est censée se taire comme le voudrait saint Paul,

 Comme petite fille à la paroisse,  le curé nous faisait réciter les réponses du catéchisme que maman, la femme forte, belle et aimante et intelligente nous apprenait. Ces réponses ne correspondaient pas à la crue de mes questions ! Et maman me disait : « Débrouille-toi ! » Mais discuter avec un curé au col romain, aux doigts effilés, au regard gris bleu lavé, c’était se faire dire ce que j’entendis de mes deux oreilles : « Tu prétends être théologienne ? » Mais non, j’étais simplement curieuse comme tous les enfants de la classe qui eux, rigolaient et moi avec.

Restait cette graine de révolte dans mon cœur : « Il croit qu’il sait tout ? ». Et je poursuivais le chemin. Toujours curieuse jusqu’en ce moment… face aux autorités religieuses et autres… car, nous le savons tous « NOS CAHIERS ET NOS CRAYONS SONT NOS ARMES »

 

Un jour en rentrant de l’école du village, pape m’avait donné un crayon « Caran d’Ache » et un cahier qui allait remplacer l’ardoise. Il dit : « Voici pour ma petite fille qui apprendra à bien écrire. » Ainsi en fut-il. Merci à nos parents.

 Ce crayon, c’est comme un bougie qui écrit avec des lettres de feu et cela me satisfait aujourd’hui-même ! Jésus savait sans doute écrire puisqu’il savait lire. Mais Lui, nous dit-on, n’a écrit que dans le sable ou sur une pierre calcaire pour défendre une « prostituée » selon le langage masculin et mettre les Docteurs de la loi au pilori ! 

 Ce même Jésus palestinien sourit de bonheur aujourd’hui à celles qui ont le courage de manier la plume pour répandre la Bonne Nouvelle. Comme Malala et tant d’autres en traversant les murs  de préjugés et manques de moyens ! Et l’exercice invite le débat, ce qui est rare, et trop souvent n’arrive que comme une mise en garde hypocritement voilée. Mais la lutte fortifie les muscles. Et merci à celles et ceux qui encouragent avec discernement et force.

 En hommage à Malala et aux femmes à travers le monde et merci aux blogosphères et à ceux qui les accompagnent ! Un merci spécial aujourd’hui surtout !

 « NOS CAHIERS ET NOS CRAYONS SONT NOS ARMES »

08/10/2014

Des requérants logés à l'abbaye d'Einsiedeln

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Thérèse de Lisieux a dit : « Dans le cœur de l’Église, je serai l’amour. » 

 La petite Thérèse ne faisait pas partie des cadres, et ses supérieures – ses cadres – ont trop souvent fait souffrir celles qui étaient, comme Thérèse, à l’intérieur de « ce saint cadre »! Ceci dit en passant!

 On a parfois l’impression que l’Église hiérarchique fonctionne dans un cadre  assez confortable.

 Mais nous sommes sur le chemin de la conversion !

 Le pape François met les choses sens dessus-dessous en donnant l’exemple : il habite la Maison Saint Marthe, il prend ses repas en communauté, autant que faire se peut, il simplifie. Malheureusement, la curie – pas mal de cardinaux, ecclésiastiques et autres – persistent à occuper les Palais pontificaux même s’ils se sentent mal à l’aise. Qui suis-je pour les juger ? N’empêche que l’habitat influe sur ta manière d’être, d’agir, de réfléchir. Et que nous avons un long chemin de conversion à parcourir pour vivre « selon la Bonne Nouvelle » de Jésus !

 Mais il y a des exemples encourageants :

 Des requérants logés à l'abbaye d'Einsiedeln

 Le monastère va accueillir une trentaine de requérants d'asile ces trois prochains mois.

 « L'abbaye d'Einsiedeln donne suite à une demande des autorités schwyzoise. Ses nouveaux hôtes seront essentiellement de jeunes réfugiés érythréens. Ils resteront jusqu'à la fin de l'année.

 Les requérants d'asile seront logés dans un bâtiment que la communauté bénédictine destine d'habitude aux pèlerins et aux classes en visite, indique vendredi à l'ats le Père Lorenz Moser.

 L'abbé confirme une information révélée par le titre local «Einsiedler Anzeiger». L'abbaye avait déjà accueilli quelques requérants d'asile dans le passé mais jamais en groupe. »

 Les autorités cantonales schwyzoise avaient sollicités  les Bénédictins qui ont spontanément collaboré.

 Il est beau et encourageant: l’exemple de la société laïque qui invite la société religieuse et ecclésiastique de faire ce qui est sa raison d’être : l’accueil.  

Merci de l'invitation.

02/10/2014

La rosée, l'encens et la blogosphère

La rosée, l'encens et la blogosphère

 

La rosée ; c’est comme si la terre sortait de son sommeil avec un sourire de bienvenue aux premiers rayons du soleil timide, elle repose pour pour bientôt disparaître. Consummatum est !Sans laisser de trace sinon le frémissement de ce qui fut, le contentement d’avoir tout donné. D’avoir tout reçu. C’est l’amour sexuée dans la passion de son origine et qui consume, éclaire, réchauffe. Consummatum est ! C'est l’Amour en devenir que je suis, que nous sommes tous. Il faut réfléchir avant d'écrire !

 La vie continue, le souffle rythmé : inspirer, expirer, bien à sa place dans l’orchestre terrestre entre ciel et mer : c’est l’encens qui monte de mon blog encensoir vers l’infini et bien – au-delà «  Que ma prière devant toi s'élève comme un encens  » (Psaume 140). Que ce que j’écris sur mon blog Katutura s’élève vers toi comme un encens. Avec toutes les pensées des humains, tous les gestes de tendresse, de générosité, de renoncement, de souffrance positive dans les efforts quotidiens. Toute la densité du quotidien : c'est la rosée, c’est l’encens, et la blogosphère, c’est l’encensoir ou le thuriféraire ! Afin que notre créateur adoré - qu’on peut nommer Dieu – mais qui est dès bien avant le BIG BANG, l'amour, ne se repente pas un jour de nous avoir créés. Consummatum est !

 

19/09/2014

Paroles de vie

 Les lois, les prescriptions, les règlements nous courent sur les nerfs. A raison – et plus souvent à tort. Parfois nous interprétons ces indications, ces sollicitations, ces conseils, ces invitations comme règles gênantes ou même insupportables; ce ne sont que des obstacles, des chicaneries. Pour notre malheur, c’est également ainsi que nous percevons les lois que l’Éternel a données à son peuple sur la montagne de Sinaï : comme règles et prescriptions à respecter sous peine de sanction et propres à gâcher la vie.

Les ‚Dix Paroles’, c’est ainsi que la Bible nomme ces instructions, visaient et visent toutefois un tout autre but. Ils sont introduits par  ces mots : Je suis ton Dieu, ton compagnon fidèle qui t’a conduit hors d’Égypte et de l’esclavage, vers la liberté. Les prescriptions qui suivent n’ont donc qu’un seul but : conserver sa liberté à Israël. Ce sont des règles de jeu à respecter pour que la vie soit un succès, la vie dans sa plénitude.

 

Il nous suffit d’examiner plus attentivement l’un ou l’autre de ces dix ‚commandements’ pour se sentir touché par un agréable vent de liberté.

 

·      Si tu veux vraiment être libre, ne te laisse pas continuellenent réduire à l’esclavage par le Mammon ou tout autre divinité.

 

·      Pour ne pas être débordé par le stress, respecte le 7e jour. Ce repos t’apportera, à toi et à ton entourage, le souffle d’une vraie vie.

 

·      Si tu veux être satisfait de ta vie, alors prends soin de tes parents et de tous ceux qui sont courbés par l’âge et la maladie.

 

·      Tant que tu t’engages pour la dignité de ton prochain, tu peux voir venir demain avec confiance.

 

Pour le psalmiste, ces Dix Paroles sont d’abord des promesses qu’il déguste en laissant les mots fondre sur sa langue : Qu’elle est douce à mon palais ta promesse, plus que le miel à ma bouche !

 Bien entendu, nous n’avons pas besoin de prendre tout cela au sérieux. Mais il faut bien en être conscient, particulièrement à notre époque : l’alternative aux paroles de vie, c’est la guerre, la famine, la mort.

 Hermann-Josef Venetz

 Traduction Christiane Gäumann

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18/09/2014

commentaire de Homme libre

La question est difficile. Sans pardon l'humanité est vouée à rester figée sur les actes des uns et des autres ad aeternam. Cette vision conduit à éliminer les personnes qui causent du tort, volent, tuent, car on ne croit pas en une évolution possible de la conscience.
Mais comment vérifier l'évolution de la conscience chez certains individus? Certains criminels ne semblent pas changer. Ils sont psychiquement malades ou ne veulent pas changer. Le meurtre d'Adeline montre la difficulté du pardon. La société ne cherchait pas à lui pardonner, en plus d'une décision technique, celle d'une peine à accomplir? Le pardon de la société ne peut s'accomplir sans le partage de mêmes valeurs. La peine de prison peut avoir une relative valeur de pardon dès lors que l'on a aboli la peine de mort et de perpétuité, car cela signifie que collectivement la société admet l'idée que la peine de prison conduit à un amendement (si ce n'était pas le cas on condamnerait à des peines sans retour possible).

Mais on pourrait se dire que non, ce n'est pas un équivalent pardon, c'est seulement que l'on n'accorde pas à la société un droit aussi total sur l'autre. Dans ce cas, la libération du criminel est une sorte de pari: il s'est amendé ou non. On verra dans les faits.
Mais dans certains cas le pari est très risqué, car il se solde par la récidive ou par de nouveaux meurtres.
Cela dit, donner la mort est accepté en cas de guerre. Tout est donc relatif.
Peut-être doit-on séparer le civil du spirituel: le spirituel admet le pardon. C'est un acte de foi et de libération pour nous, peut-être pour le criminel. Mais la société doit être plus pragmatique. Autant dans le domaine de l'éducation elle croit en l'avenir et au développement de l'humain, autant dans le crime elle doit être plus méfiante, car ce n'est pas à elle de croire sans contrepartie dans la rédemption du criminel, c'est le criminel qui doit montrer les signes qu'il s'amende.
Enfin, ce sont quelques idées, pas des certitudes.
Pour en revenir aux signes chrétiens, c'est, pour ceux qui croient, le rappel de leur voie intérieure. On pourrait donc intégrer ce paradoxe en distinguant voie intérieure et loi civile: des chrétiens admettent que le pardon de la société n'est pas acquis par l'accomplissement de la peine de prison, ce qui est donc une affaire civile. Par contre ces mêmes chrétiens soutiennent la voie intérieure qui doit mener au pardon même si le civil ne l'accorde pas. Dans ce cas le pardon n'est pas l'effacement de la peine civile, mais il se superpose à la peine civile.

 Écrit par : hommelibre | 30/08/2014

Love means neve ever having to say you're sorry cm

 

07/09/2014

Rappelons-nous

 

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Rappelons-nous : c’était le jour de ces terribles attentats contre les tours du World Trade Center de New York City et contre le Pentagone à Arlington. Ces attentats firent au moins 2989 victimes. Le monde entier fut sous le choc avec les États-Unis. Aujourd’hui encore, les médias parlent d’un événement qui a changé le cours de l’histoire, d’une date inoubliable pour l’humanité.

 Ce qu’on a oublié, c’est qu’à l’époque où les images terribles de ces attentats nous parvenaient, l’ONU publiait un rapport sur la faim dans le monde. Près d’un milliard de personnes (826 millions) souffrent de sous-alimentation. Chaque année des milliers de gens meurent de faim, de misère, de manque de soins médicaux. C’est sûr qu’au vu de l’horreur des événements de New York et de Washington, il n’y avait rien de nouveau, c’est juste courant, habituel. A la une de nos journaux, les victimes de famine ne font pas les gros titres, même s’ils sont des milliers à travers le monde. Pour eux, pas de cloches qui sonnent le glas, pas de minute de silence. Personne pour les pleurer, du moins sous nos latitudes.

 Il est tout à fait justifié de rendre hommage aux victimes de la terreur – qui a pris de nouvelles proportions – en termes émouvants. Mais on ne mentionne que rarement toutes les victimes de l’injustice et de la destruction de l’environnement.

 On peut très bien discuter de la guerre et de la terreur (il y a beaucoup d’experts), et les rôles sont clairement distribués : les bons et les méchants. Quant aux thèmes sur l’injustice, la famine dans le monde, c’est pas si simple. Alors on en parle pas.

 Hermann-Josef Venetz

 Traduction Christiane Gaeumann

 

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30/08/2014

Pas de pardon

 

L’article écrit par un politicien chrétien qui militait pour le „non“ à l’initiative pour le renvoi des étrangers porte le titre : „Pas de pardon pour les criminels étrangers“. Il pensait ainsi dissuader les partisans du „oui“ : il était lui-même contre l’initiative, mais il aurait pu l’approuver s’il n’était question que de renvoyer les criminels étrangers, qui effectivement ne méritaient „pas de pardon“.

 A peu près à cette époque, une discussion enflammée se déclara dans plusieurs régions de notre pays, sur un thème bien différent, semble-t-il. Est-il justifié, au sein d’un État libéral, de placer des croix et des crucifix en milieu public, dans les bâtiments officiels et dans les écoles ? Ne faudrait-il pas au nom de l’État laïc retirer de ces lieux les signes religieux, au nom de la liberté de croyance ? Ce sont principalement des politiciens chrétiens qui se sont engagés en faveur de ces signes, en particulier ceux pour qui il n’y a „pas de pardon pour les criminels étrangers“. Un tel engagement me paraît plutôt étrange et même paradoxal. Quand on parle de „croix“, ne devrait-on pas également parler de „pardon“ ?

 Ou alors on peut l’exprimer ainsi : là où le pardon n’a plus sa place – même pour les criminels étrangers ! – alors la croix perd effectivement sa justification et son sens.

 Hermann-Josef Venetz

Traduction Christiane Gaeumann

27/08/2014

La blogosphère

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Le blog c’est aussi une table qui permet la communication, l’offrande, le partage, les débats aussi et, pour ce qui me concerne, la vie : c’est un don : recevoir les idées, les pensées, le vécu des autres comme on reçoit le pain de chaque jour ; on partage ce pain, on s’en nourrit ensemble jour après jour. C’est le repas, c’est, comme avait dit Teilhard de Chardin : la « Messe sur le monde ». Ou encore, c’est le partage qui n’impose pas à l’autre « ta » sagesse et qui n’humilie personne!

 Marchons donc vers la paix qui se construit sur les cendres des luttes qui sacrifient la paix à l’EGO commun du Capital !

 Soyons fidèles, pour autant que cela est possible, fidèles au partage du pain à la table de la blogosphère !

 Durant les années écoulées, j’ai beaucoup appris dans les coulisses et sur les écrans de la blogosphère. C’est une école de vie, à partir des expériences de vie des autres et des miennes !

 C’est le pain que l’on partage à notre manière, que l’on offre et que l’on accepte avec joie car tout contribue au « bien commun ».

 Naître c’est « avoir faim », c’est le droit au pain quotidien. La Bonne Nouvelle de Jésus, est centrée sur la nourriture, le pain quotidien.  Nous sommes « corps et âme », organiquement liés. Dieu est PAIN et le PAIN, c’est Dieu qui devient homme (ou être humain) PAIN.

 

L’homme en devenir est pain. Pour sa vie, pour la vie de tous.

 Jésus, est le pain : fruit de la terre et du travail des hommes. C’est l’unique l’essentiel. Aussi partagé dans la blogosphère, généreusement !

 Malheur à celui qui accumule, oublie l’unique essentiel et abandonne son frère, sa sœur à la faim ! Heureux celui qui partage et grandit avec son frère, sa sœur. Il, elle, EST l’unique essentiel !

 Heureux sommes-nous d’oser mourir ayant accompli notre Mission : l’unique nécessaire : Vivre en se donnant. Nous n’avons besoin ni de grenier ni de cave : nous avons besoin d’une table qui nous rassemble autour du PAIN partagé. Et la blogosphère est une belle table ronde !

 Jésus peut y prendre place, s’il le souhaite. Pour ce qui me concerne, je l’y invite en trahissant parfois son amour inconditionnel !

 L’unique essentiel, c’est suivre Jésus aujourd’hui :(Évangile selon St Jean, chapitre 21, 20-25)

 Ceci n’est pas une histoire du passé, c’est la Parole de Jésus aujourd’hui et il est savoureux de lire ensemble ce passage de l’évangile :

 Concentrer sur l’unique essentiel

 

« Jésus ressuscité venait d’annoncer à Pierre par quel genre de mort il rendrait gloire à Dieu. En se retournant, Pierre aperçoit, marchant à leur suite, le disciple que Jésus aimait. (C’est lui qui, pendant le repas, s’était penché sur la poitrine de Jésus pour lui dire : « Seigneur, quel est celui qui va te livrer ? »)
Pierre, voyant ce disciple, dit à Jésus : « Et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il ? »
Jésus lui répond : « Si je veux qu’il reste jusqu’à ce que je vienne, est-ce ton affaire ? Mais toi, suis-moi. »
Ainsi se répandit parmi les frères l’idée que ce disciple ne mourrait pas. Or, Jésus n’avait pas dit à Pierre : « Il ne mourra pas », mais : « Si je veux qu’il reste jusqu’à ce que je vienne, est-ce ton affaire ? »

 

Il est bon de partager entre nous l’unique essentiel sur nos blogs. Il est bon d’être curieux. Il est bon de se souhaiter, « Tout le bien du monde » !

 

20/08/2014

Parce qu’ils sont pauvres

 

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Le pape François nous a rappelé, d’une manière impressionnante, ce que la Bible nous a enseigné et que nous savons depuis longtemps déjà : Jésus se tient aux côtés des pauvres. Les Evangiles racontent inlassablement ce que vivent les chômeurs, les aveugles, les lépreux, les prostituées trainant dans les rue poussés par la faim, les petits paysans pour qui les impôts sont trop lourds.

 Ironiquement, c’est pour ces gens-là que battait le cœur du Nazaréen. Et ce n’était pas un caprice. Il pouvait toujours, en lisant la Bible, apprendre comment l’Eternel était le Dieu des pauvres, des affamés,  des souffrants et des opprimés ; comment Dieu, par exemple, envoya Moïse avec la tâche de libérer son peuple :

 Je suis le Dieu de vos pères, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob… J’ai vu la misère de mon peuple en Egypte et j’ai entendu leurs cris sous le fouet maîtres ; oui, je connais sa souffrance. C’est pourquoi je suis descendu jusqu’à eux… (Ex 3)

 Le Dieu de Jésus es un Dieu qui voit la misère, qui entend les plaintes, un Dieu qui ne peut se contenir quand il voit les besoins des hommes. Il nous est cependant difficile de faire face à ce constat. Et notre réaction – pour ne pas dire notre objection – est depuis toujours la même : les pauvres ne sont pas meilleurs que les riches. On n’a qu’à demander aux travailleurs sociaux qui s’occupent quotidiennement des pauvres : Il n’y a pas mal de pauvres qui sont tricheurs et voleurs, qui sont jaloux  et menteurs, il n’y a pas moins d’intrigants et de violents parmi les pauvres qu’ailleurs.

 Mais il s’agit précisément de se confronter à cette difficulté. On s’imagine donc toujours que Dieu doit aimer comme nous aimons, et nous aimons parce que les autres sont aimables envers nous, parce qu’ils ne nous ennuient pas, parce qu’ils nous respectent, parce qu’ils ont les mêmes idées que nous, parce qu’ils laissent la cage d’escalier en ordre comme il se doit…Et ainsi nous pensons et nous attendons de Dieu qu’il n’aime que les gens bien, les gens qui ne font pas de difficultés, qui vont à l’église le dimanche, qui payent leurs taxes et qui portent une veste blanche…

 La Une parole de Jésus me vient tout d’un coup à l’esprit : Lorsque vous n’aimez que eux qui vous aiment… les pécheurs le font aussi ! Et lorsque vous ne faites du bien qu’à ceux qui vous font du bien… les païens ne font-ils pas de même ? Et lorsque vous ne saluez que ceux qui vous saluent… Que faites-vus de spécial ? (Mt 5,46-47)

 

L’Amour de Dieu ne fonctionne pas comme notre Amour : il n’y a pas de comparaison, l’Amour de Dieu a une « logique » totalement autre. Ce n’est pas parce qu’ils sont bons ou même meilleurs que les riches que Dieu les aime et les respecte! Dieu aime les pauvres parce qu’ils sont pauvres.

 Il s’agit de cet Amour-là.

 Hermann-Josef Venetz

Traduction : Christiane Gauemann

 

 

 

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15/08/2014

»Maudit, celui qui fausse le droit de l’étranger«

 

 

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 C’est dans le Deutéronome que j’ai trouvé cette sentence sévère (27,19; 24,17), donc dans un livre de l’Ancien Testament, qui n’est pas seulement l’un des fondements de notre foi mais aussi de notre culture.

 

 En continuant ma lecture, je constatai avec étonnement combien la Bible contient de passages dédiés aux étrangers et aux réfugiés. En voici encore l’un ou l’autre exemple:

 

»Si un esclave s’enfuit de chez son maître et cherche refuge dans votre pays, vous ne le ramènerez pas à son maître. Il doit pouvoir s’installer parmi vous, à l’endroit qu’il désire, dans la ville qui lui convient. Vous ne l’exploiterez pas.« (Deutéronome 23,16-17)

 

»Votre Dieu ... prend la défense des orphelins et des veuves, et il manifeste son amour pour les étrangers installés chez vous, en leur donnant de la nourriture et des vêtements. Vous donc aussi, aimez les étrangers qui sont parmi vous; rappelez-vous que vous étiez des étrangers en Égypte.« (Deutéronome 10,18-19)

 

»Ne livre pas aux ennemis les exilés dans la détresse !« (Abdias 1,14)

 

 Le texte le plus émouvant, pour moi, c’est la prière que le roi Salomon a prononcée lors de la consécration du Temple :

»...si alors un étranger, quelqu’un qui ne fait pas partie de  ton peuple, vient d’un pays éloigné pour te prier dans ce temple, toi Seigneur, sois attentif et accorde-lui ce qu’il demande.« (1 Rois 8,41-43)

 

 Ces convictions et ces expériences font partie de notre culture depuis plus de 2000 ans, et il est encore si difficile de les partager !

 

 Hermann-Josef Venetz

Traduction: Christiane Gäumann

 

 

 

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08/08/2014

Regard de Jésus sur nous

 

 Regard de Jésus sur nous- "Seuls les yeux ne vieillissent jamais : l'âge passe et ne touche pas le regard."
Citation de Tahar Ben Jelloun ; L'auberge des pauvres - 1997

 À moins d‘avoir une vidéo, un skype ou autre gadget, les blogs ne permettent pas le regard face à face. Notre regard ne passe pas toujours à travers le texte.

 Le regard de Jésus est vérité et bonté ! Je sais qu'il m'aime et je me sens aimée. Qui que je fus dans le passé. Il aime chacun de nous. Parce que nous sommes et des femmes en devenir.

 Quelle que soit notre réalité sociale, politique, économique. J'ai vu un dimanche après-midi au township Lady Selborne près de Prétoria où j'enseignais, deux post adolescents « smoking glue » (équivalent un joint quelquoncque) et partageant un sandwich longtemps prérimé alors que leur amour était chaud et vibrant !

 Jésus, l'ayant regardé, l'aima, et lui dit: Il te manque une chose; va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, et suis-moi. Marc 10:21

 Or qu'est-ce que le regard du système sur moi, le client malade de la Caisse maladie ? Tu côutes combien ? Tu vaux combien? T'es assurée au moins si tu deviens impotent... l'enterrement ça coûtera combien... Le croque-mort il coûtera combien ?

 

Il semblerait que l'esprit du Dieu argent envahit les têtes, individuellement et communautairement !!!

 Quand mon âme aura brisé les chaînes de cette prison, je serai libre comme le Goéland Jonathan !

 Peut-être parce que j'ai essayé d'aimer comme le chante ce cher Georges Brassens :

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