03/04/2014

Rwanda: 20 après

 

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Dieu dit à Caïn: Où est ton frère Abel? Il répondit: Je ne sais pas; suis-je le gardien de mon frère? Genèse 4: 9

 Par la foi, Abel offre à Dieu un plusexcellent sacrifice que Caïn. Hébreux 11: 4. Et Abel montre son bonheur. Sous le regard de Caïn.

 Vraiment, certains passages de la Genèse, dont 4, 1-26 sont d’une actualité frappante :  Il s’agit d’un assassinat : Caïn tue Abel. Cain cultive la terre et Abel garde les troupeaux. Proche l’un de l’autre, l’un est responsable de la terre et l’autre des troupeaux.  Des similarités avec « patron et ouvrier » ?

 Étrange que la jalousie s’éveille dans le cœur de Caïn à propos de la sérénité de son frère… Le travail de Caïn est plus fatiguant que celui d’Abel. Y a-t-il eu dialogue fraternel entre les deux frères ? Dans tous les cas, la jalousie devient colère et meurtre.

 Le 6 avril 1994, au Rwanda le président Juvénal Habyarimanaest assassiné. La tuerie commence : les Tutsis et les Hutus modérés, par centaines de milliers sont assassinés. Juvenal Habyarimana désirait-il la paix ?! Comment savoir qui est pour et qui est contre ?

 Malheureusement aujourd’hui, une pléthore d’analyses des causes contradictoires jettent la confusion dans les esprits. Qui saura jamais la vérité? A la racine, la jalousie, la colère, inhérents à l’homme dès l’origine et  à travers les temps, inhérents aux systèmes culturels, économiques planétaires. Et j’ai entendu des européens soit disant civilisés et, pire, des chrétiens  dire « ce sont encore des sauvages », sans rougir !

 Qu’est-ce qui empêche les gens de tous les jours de se rendre compte des systèmes dressés les uns contre les autres et qui détruisent ce qu’il reste d’humain dans la personne et la société supposée être fraternelle. Qu’est-ce qui a empêché l’Église, très impliquée au Rwanda de scruter l’horizon, de voir l’urgence d’un KAIROS comme ce fut le cas en Afrique du Sud au dernier moment ?

Oui, « on » sentait quelque chose, mais il était plus rassurant de fermer les yeux, et comme le firent pas mal d’organisations non gouvernementales, notre DDA suisse y compris, de plier bagage au vite. Juste avant qu’explose le génocide !

 L’invraisemblable réalité de violence et de peur qui pollue notre monde et nous anesthésie.

 L’Histoire se vit au présent : les dominations insidieuses asphyxient les faibles, les petite gens. On croit avoir vécu l’époque des temps modernes, des nouvelles puissances, la technologie qui a sa propre impulsion et permet toutes les jouissances et les pires destructions… Nous en sommes arrivés là…

 Et c’est le temps de la postmodernité : le confort matériel des uns se fait sur les cendres des peuples écrasés, sans limites, de la barbarie tel le génocide au Rwanda, tels les pogroms à basse intensité à travers le monde, en Syrie sur le pas de notre porte...

 Je vois le Dieu de Jésus qui contemple l’humanité en pleurant comme il le faisait face à Jérusalem.

 "41Quand il approcha de la ville et qu’il l’aperçut, il pleura sur elle. 42Il disait : « Si toi aussi tu avais su, en ce jour, comment trouver la paix… ! Mais hélas ! cela a été caché à tes yeux !... "

 Pourquoi est-ce que cela était – au sujet du Rwanda – caché aux yeux des Rwandais, de l’Église catholique, de la communauté internationale: cécité collective ou indifférence mondiale" des autres (Pape François à Lampedousa) ?

 Mon billet apparaît pessimiste, je crois qu’il est réaliste comme Jésus le fut. Mais c’est sans compter avec sa résurrection… en laquelle on croit comme l’aurore après la nuit.

 Alors que j’allais boucler ce petit texte, le discours de François, évêque de Rome et pape, aux évêques du Rwanda à Rome (visite as limina) aujourd’hui, me tombe sous les yeux.Le pape François n’a pas connaissance, semble-t-il, du rôle de certains secteurs de l’Église catholique avant ce 6 avril 1994.

à ne pas manquer si l'on a le temps

 Sur les ondes de France Culture

 VENDREDI 4 AVRIL 2014: JOURNEE SPECIALE

RETOUR A KIGALI

 

             RWANDA, 20 ANS APRES LE GENOCIDE SUR FRANCE CULTURE

 

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31/07/2013

1er Août 2013

 

La Patrie

 

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A Indwe, Afrique du Sud, une douzaine de jeunes métis et moi parlions de « Chez Nous » dans le coin le plus insalubre et le plus éloigné du village Boer-Indwe. Rejetés par les Noirs, méprisés par les Blancs, les Métis ou « die Bruinmense » ou « die Kleurlinge ». Ils parlaient l'Afrikaans (pour comprendre les ordres des patrons blancs) et n'avaient pas d'autre langage.

 Nous avons dit le mot : Paradys... wat is dit ?

 Ag tog, dis net 'n klein stukkie groen gras om daarop te sit...

Un p'tit coin d'herbe verte... un p'tit coin d'paradis.

 Telle était la patrie dans l'imaginaire des adorables misérables fripouilles sans autre lieu pour dormir que la zone des égoûts des Blancs.

 'n Stukkie groen gras! C'est la patrie.

 Le Clos-du-Doubs, c'est la terre jurassienne, helvétique, c'est notre patrie. Notre Paradis.

 Demain, le 1er août 2013, on se sent, on se sait suisse et fier de l'être, même lorsque notre président de la confédération dit ce soir au téléjournal: “Nous sommes un peuple modeste!” En toute simplicité! Je ne lui donne pas tort.

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 Le patriotisme grandit en nous, petits helvètes aux taches de rousseur égayant nos frimousses sous l'ombre de nos tignasses rousses, nous poussons comme l'herbe drue de nos pâturages au rythme des années d'école, au rythme des chants, des apprentissages, des diplômes ou autres qualifications, des kiosques à musique, des amours, des liturgies ... du berceau à la tombe.Et nous laissons des traces ...

 L'écharde dans la chair de saint Paul nous embête bien un peu car: ”Oui, le paradis fiscal nous angoisse davantage qu'un “petit coin d'herbe verte”. Oui, nous sommes d'humbles David et nous allons montrer aux Goliath jaloux de notre paradis: qui nous sommes! Petite fronde en main ou une arbalète!

 Nous sommes un “peuple modeste” dit humblement Ueli Maurer, notre président au tléjournal ce soir! Merci, Monsieur le Président, ça fait chaud au coeur. Et demain nous chanterons ensemble:

 

7989242-mano-humana-y-mariposas-multicolores-hierba-y-un-s-mbolo-del-medio-ambiente-collage.jpgPeuple des bergers
Est libre sur sa terre
Le péril l'a forgé
Pour la paix, pour la guerre
Nul ne peut le soumettre
Par l'épée ou par l'or ...” (René Morax)

 

Que Dieu bénisse et protège notre petit coin d'paradis suisse!

 

Et que Dieu bénisse et protège le p'tit coin d'herbe verte de mes amis d'Indwe!

 

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25/05/2013

Quand l'engagement coûte

 

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« Par son travail dans la rue, Don Pino Puglisi  dérangeait les "boss" de la mafia locale, qui voulaient le "faire retourner dans la sacristie". » C’était à Palerme et dans la périphérie, cela pourrait être « chez nous ».

 Béatification : Aujourd’hui et demain, nous pouvons être fortifiés, inspirés par l’esprit vivant de Don Pino Puglisi, un prêtre martyr, assassiné par des  tueurs de la Mafia, dont l’un se nomme Salvatore Grigoli qui, par la suite a rapporté « les dernières paroles de Don Pino : « Je pensais que tu viendrais ». Sans haine. Salvatore Grigoli est en prison à vie.

 Même si les autorités ecclésiastiques ont été réticentes pour soutenir Don Pino durant sa Mission avec les Jeunes à Palerme, trente ans après sa mort – Benoît xvi  l’avait déjà désiré en 22012 – Don Pino sera « béatifié demain » à Palerme ce dimanche 26 mai, alors que les cérémonies ont commencé aujourd’hui.  La cérémonie a lieu au Stade Renzo Barbera à Palerme et c’est  présidé par le cardinal Salvatore De Giorgi au nom du Pape François.

 

 Je suis heureuse de partager l’excellent documentaire de la RAI, montrant le parcours et l’esprit vivant de Don Pino Puglisi dans ce coin de la Sicile, grevé par la Cosa nostra qui a eu, ou a encore des ramifications jusque dans les strates financières du Vatican et Dieu sait si nos  banques helvétiques sont « pures ».

 J’ai entendu à la Radio la semaine passée (je ne peux donner l’exacte référence) que les médias, italiens entre autres, ne feront pas trop de bruit au sujet de la Béatification de Don Pino, ceci, motivé par la car les mafiosiosi n'hésitent pas à aller à l’église et aux sacrements » ! (de mémoire)

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23/07/2011

Norvège en deuil

 

 

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île d'Utoeya

Hier vers 16h00 j'allais écouter BBCNews comme chaque jour quand c'est possible. J'ai pu suivre quasiment en direct, la tragédie d'Oslo. La puissance de l'explosion, les vitres brisées, les murs écroulés, les gens en fuite, trébuchants, blessés ou morts sur le sol jonché de décombres.

On s'inquiétait du sort du premier ministre, Jens Stoltenberg dont les bureaux ont été dévastés. Où se trouvait-il? Et les autres? Le vendredi après-midi est plutôt calme au centre d'Oslo à cette heure, la police, les pompiers travaillent, une ambulance passe, pas de voiture... Un ou deux morts? On le saura plus tard. Des blessés: Oui!

On peut s'attendre à d'autres explosions dans le même quartier ou ailleurs. C'est comme un tremblement de terre, Pas ou peu de média. Mélange de calme avant la terreur, je me demande comment la BBC a pu être là « quasi à l'heure de ce rendez-vous tragique » D'abord sans émotion autre que la panique, l'angoisse, les gens d'Oslo, à part quelques dizaines égarés semblaient-il, restaient chez eux à prendre conscience de ce qui se passait. Et le choc!

Quelques 30 à 45 minutes plus tard, un signal de l'île d'Utoeya, le Paradis vire à l'Enfer en l'espace d'une heure! Pour les Jeunes Socialistes norvégiens, (AUF) c'est la rencontre annuelle, « l'Université d'été ». On y vient de toute la Norvège, on discute, on débat, on veut participer à la construction, à l'avenir du pays. Le ministre, Jens Stoltenberg devait les y rejoindre aujourd'hui, samedi pour fêter, encourager. Il y est, présentement là, à pleurer les morts, être avec, réconforter.

http://www.jeunes-socialistes.fr/2011/07/iusy-ecosy-decla...

Aujourd'hui, la BBC continue sa présence intelligente sur l'île, à Oslo. D'autres média sont arrivés.

Ce qui m'a frappée:

a) "Notre marque de fabrique, c'est une société ouverte, c'est une société sûre, où l'on peut avoir un débat politique sans être menacé. C'est cela qui est attaqué aujourd'hui, c'est cela qui est menacé et nous devons réagir pour que cela ne soit pas le cas", et l'ai-je encore entendu viva voce: « Pour notre pays, demain sera encore plus de démocratie! » (Jens Stoltenberg, Premier Ministre)

b) « Nos valeurs d'ouverture, de paix, se démocratie seront demain ce qu'elle sont aujourd'hui » ai-je entendu le Ministre des affaires étrangères Jonas Gahr Støre déclarer, hier à la BBC.

Ce qui m'a encore frappée , en direct grâce à la BBC jusqu'au soir de hier: c'est le « self control », de cette population. Dans la dignité et les larmes: ramasser les morts, soigner les blesser, se consoler les uns les autres, avant de hurler « à la haine ». Plusieurs fois, les autorités norvégiennes ont du répondre aux questions en disant: « Ce qui est prioritaire, c'est la réalité présente, soulager la souffrance des victimes, de leurs familles, de leurs amis, de nous tous... » et je pensais « Avant de chercher des bourreaux! » Comme les membres d'une famille éplorée!

 

Il me semble ce soir, samedi, 23 juillet, que la Presse internationale, par sa manière de faire, pousse les Norvégiens à réagir « à la casse-toi con » des Français, USA et bien d'autres réagissent à la violence d'abord par la violence! Sans même se préoccuper des analyses nécessaires qui seront faites après le deuil! Et d'en tirer les conséquences!

C'est vrai, on connaît maintenant le meurtrier: Anders Behring Breivik. Sa conviction : 352274-jeune-femme-allume-chandelles.jpgOne person with a belief is equal to the force of 100 000 who have only interests. En français: selon le Nouvel Observateur: http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110723.OBS7523/norvege-qui-est-anders-behring-breivik.html

"Une personne avec une croyance a autant de force que 100.000 personnes qui n'ont que des intérêts". Une citation du philosophe anglais John Stuart Mill, qui sonne rétrospectivement comme un avertissement ce samedi matin. Un avertissement qui doit nous sauter aux yeux!

La violence n'aura pas le dernier mot! De tout mon coeur avec les gens de la Norvège! cm.

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22/03/2011

Au-delà des Noms

 

 

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Ce qu’on pourrait oublier

 

Chacun de nous a fait l’expérience de la souffrance. Je ne parle pas de la souffrance ordinaire, elle fait partie intégrante de notre vécu humain. Elle est physique, morale, mentale, psychique. Elle est tout ça à la fois.

 

Je parle de la souffrance du monde, la nôtre, la mienne. La souffrance que nous nous infligeons les uns les autres. Jean-Baptiste Metz, théologien (*), dit que l’Histoire humaine est une Histoire de souffrance.

Ainsi, les  histoires que racontent les gens, les médias, au sujet du Printemps du Moyen Orient par exemple, disent les révoltes, lla solidarité, les massacres, finalement les têtes de potentats qui tombent des trônes, les conquêtes, les mise en place du terme « démocratie » avec une autorité qui doit rendre compte au peuple. Et c’est juste. Mais à quel prix et pour quel avenir?

 

La souffrance abominable et trop souvent négligée fait la trame de ce « Printemps ». Et, dit Albert Nolan (Jésus aujourd'hui, p. 48) : « On n’accorde aucune signification historique à la souffrance sous-jacente de millions de personnes. »

 

Dans l’enfer de la Libye, de la Côte d’Ivoire, du Congo…  En ce moment où j’écris, la souffrance des femmes, des enfants, des vieillards, des endeuillés, des mutilés, des torturés, des humiliés, des abandonnés, des agonisants est un scandale d’autant plus abject qu’il est saturé de haine, de mépris de la part des assassins et violeurs envers leurs frères et sœurs de race: c'est Jésus aujourd'hui!

 

Dommage que les noms étalés des Gbagbo, Kadhafi, Kabila, reviennent sans cesse dans nos journaux, à la radio, dans nos conversations ! On s'irrite à la méchanceté des présidents mis en exirgue et on passe outre la souffrance des humains à leur merci!  Comment faire autrement, me direz-vous ? Je ne suis pas sûre, mais je crois que nos questions, à partir de la souffrance des petites gens, pourraient creuser et arriver aux racines de la maladie de notre époque… pour se situer dans « Éternel présent » de notre espèce humaine. De notre responsabilité. Debout, faire face. D'abord, comme Florence Nightingale, Mère Teresa, mais sans oublier que l'action caritative ne remplace jamais l'action politique! On en reparlera!

 

« Ce n’est qu’une goutte d’eau dans une mer de souffrance, la souffrance fond-ecran-flamme-d--eau.jpgde tous ceux et celles qui n’ont jamais demandé à naître et qui ne connaissent que la souffrance sur leur court chemin de Vie. C’est là que Jésus se trouve en chair et en os aujourd’hui. » Ce ne doit pas être en vain!

(Pour ma réflexion, merci à A. Nolan, à Jan-Baptiste Metz « Memoria passionis »)

 

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31/01/2011

En Egypte aujourd'hui

 

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La famille de Jésus fuit en Égypte (Mt2,13-23) pour se protéger de la jalousie d’Hérode. A dos d’âne, disent les images. On s’imagine mal l’aventure de ce sympathique trio. Des sans papier ni domicile.

Voici le Sphinx, (de l’ancien égyptien shesepankah qui signifie statue vivante) Marie et le bébé se réfugiés entre ses pattes et dorment en toute sécurité sous sa tendre protection ! Joseph, complètement chaos, s’étendu sur le sol sableux alors que l’âne cherche quelques touffes d’herbes ! Une douce lumière en pleine nuit: c'est Marie et Jésus. L’enfant libérateur est en chemin.

Jésus a grandi en Égypte on ne sait trop où, sans doute parmi les Égyptiens qui les accueillaient. J’imagine le retour à Nazareth où Jésus apprend à lire la Torah et par cœur (!) comme le dit saint Jean « Les Juifs s’étonnaient et disaient : comment connaît-il les Écritures, lui qui n’a pas étudié ? » (Jean : 7.14-15) Son caractère indépendant se montre quand à douze ans, il accompagne ses parents à Jérusalem pour la première fois, s’éclipse sans avertir, pour se confronter aux Docteurs de la Loi, aux théologiens fascinés. Trois jours durant, Jésus ne se soucie pas de ses parents et quand ceux le retrouvent et le grondent, il leur répond que « cela ne les regarde pas ». Typique d’une crise d’adolescent aujourd'hui encore. Puis Jésus continue l’apprentissage de charpentier auprès de son père Joseph...

Janvier 2011: nous sommes en Égypte aujourd’hui et vivons profondément la soif de soeur-emmanuelle-caire350.jpgjustice et sa lutte au moment ou j'écris en sécurité dans une chambre. Les Égyptiens : 80 millions dont la moitié a moins de 20 ans et 30 millions vivent dans la misère selon la BBC aujourd’hui. (ci-contre Soeur Emmanuelle et un chiffonnier du Caire)

C’est une révolte populaire à laquelle les Coptes prennent part : « Selon plusieurs sources égyptiennes, l'Église Copte, réputée proche du régime, a pris ses distances avec Moubarak. Jusque-là, le mot d’ordre était la neutralité. Ce matin, les Coptes sont désormais autorisés à descendre dans la rue et à soutenir leurs frères contre Moubarack »

(Malgré le passé récent connu de tous) 29 janvier 2011 Mediarabe.info et http://www.mediarabe.info/spip.php?breve2727)

tariq_ramadan2.jpgPuis, l’analyse de Tariq Ramadan m’aide à voir clair à travers les voix contradictoires et souvent partisanes : http://sos-crise.over-blog.com/article-egypte-l-analyse-d-un-intellectuel-eclaire-tariq-ramadan-66190513.html


Dixit Ramadan : « Un jour l’Histoire se retourne et de nouvelles forces apparaissent qui renversent les rapports de forces et rappellent aux puissants d’hier qu’il aurait mieux valu user différemment de leur pouvoir.»

Ma question : le pouvoir, c’est quoi, c’est qui, c’est structuré par qui et dans les intérêts de qui ?

Je partage ces quelques réflexions nocturnes avec une immense gratitude pour le don des années qui me permettent vivre, marginalement mais intensément, des moments uniques de notre Histoire humaine! Justement là, dans la région natale de Yeshuah, réfugié dans son enfance en Égypte ! Et qui est activement présent dans l'Histoire de sa création.

 

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07/08/2010

LA BOMBE

 

La BOMBE

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Il y a 65 ans qu’une bombe a réduit en cendres la terre et les humains de Hiroshima et Nagazaki, 250 000 morts selon wikipedia. C’était le 6 et le 9 août 1945.

http://www.24heures.ch/depeches/monde/etats-unis-representes-premiere-fois-hiroshima

« Par tous les rêves piétinés,
Par l'espérance abandonnée,
À Hiroshima, ou plus loin,
Peut-être viendra-t-elle demain,
La Paix! »

D’une chanson « méconnue de Moustaki » qu’on trouve à l’adresse : http://salem.blog.24heures.ch/

Que dire alors qu’on n’a pas vécu ce carnage ? On aimerait se taire, prier. Et « s’ils se taisent, les pierres crieront » (Lc 19,40).

En fait je suis surprise qu’à l’époque en Suisse – j’étais aux études dans une institution catholique – on n'ait pas ou peu entendu parler de ce « crime contre l’humanité ».

155230_13887355_460x306.jpgAujourd’hui, j’entends : « La bombe avait fait cesser la guerre ». Alors on comprend que les États Unis, les alliés, la France, la Grande-Bretagne tardent à demander pardon. Pour la première fois, (voir 24 heures plus haut) John Roos, ambassadeur des USA au Japon et d’autres diplomates ont « assisté vendredi, aux cérémonies marquant la destruction, il y a 65 ans, de la ville de Hiroshima par une bombe atomique américaine ».

« L'ambassadeur américain, John Roos, a déposé  une gerbe en mémoire des victimes de la Seconde Guerre mondiale. Il s'agit là d'une première reconnaissance des souffrances japonaises.  Mais les États-Unis n'ont jamais présenté d'excuses pour avoir pris pour cibles des populations civiles à Hiroshima et à Nagasaki. »

Et je pense à « l’espérance abandonnée » de Moustaki. Les morts ne racontent pas leur vécu et il reste peu de survivants témoins.

Trois témoins « étrangers » pourtant, accomplissant leur tâche : un médecin, un  journaliste, et un missionnaire. Aucun n’avait l’appui des médias ni la cote des américains et des occidentaux pour publier leurs témoignages.

  • Le médecin, Marcel Junod, médecin suisse de la Croix-Rouge au Japon sera le premier médecin étranger de l'histoire à visiter Hiroshima où il atterrit, vers midi, le 8 septembre 1945, plus d'un mois après la funeste explosion. « Les bombardements aériens ont tout dévoré [...] Vers douze heures, nous survolons Hiroshima. Moi et mes collègues regardons avec anxiété par les hublots et découvrons une vision que personne n'a jamais vue auparavant. Le centre-ville a été aplati comme le creux de la main. Plus rien. C'est une vision d'effroi.» Le silence est brisé. Marcel Junod, et à travers lui le CICR, porte à ce moment précis le premier regard du monde extérieur sur la tragédie. Dans ce qui reste d’un hôpital il dit «les patients se blottissent dans des coins. Les autres, allongés par terre, meurent…  Il n'y a ni eau, ni sanitaire, ni cuisine. Des milliers de mouches volent au-dessus des blessures et des brûlures. Tout est incroyablement sale… de multiples hémorragies provoquées par la radioactivité… pas de traitement.» «Après ce que je viens de voir comme témoin de cette nouvelle arme, je n'ai aucun doute: le monde, aujourd'hui, est confronté avec le choix de continuer à exister ou d'être annihilé si cette bombe est à nouveau utilisée.»

  • Le journaliste Wilfred Burchett, premier journaliste à être entré à Hiroshima. Sans lui, le monde aurait sans doute longtemps ignoré les ravages des radiations. Ravages immédiatement niés par l'état-major américain. Lorsqu’il arrive, après vingt heures de voyage de Tokio, il saute du train, en pleine nuit, dans ce qu'il reste de la gare d'Hiroshima. la ville n'est pas encore sous contrôle américain ... il ne découvre la cité qu'au petit matin. Il est le premier journaliste occidental à contempler ce champ de ruines mais surtout à visiter les hôpitaux où des gens meurent d'une façon inconnue: "A Hiroshima, trente jours après la première bombe atomique qui détruisit la ville et fit trembler le monde, des gens, qui n'avaient pas été atteints pendant le cataclysme, sont encore aujourd'hui en train de mourir, mystérieusement, horriblement, d'un mal inconnu pour lequel je n'ai pas d'autre nom que celui de peste atomique [ ... ]. Sans raison apparente, leur santé vacille. Ils perdent l'appétit. Leur cheveux tombent. Des taches bleuâtres apparaissent sur leur corps. Et puis ils se mettent à saigner, des oreilles, du nez, de la bouche.

  • Le Missionnaire : Pedro Arrupe, le Jésuite, désireux d'être missionnaire, il part en 1938 pour le Japon. En 1945, il est à Hiroshima quand explose la première bombe atomique, il se dévoue sans compter auprès des blessés. Plus tard, il est supérieur des jésuites du Japon, d'où il est appelé pour être élu supérieur général des jésuites en 1965. Mais Pedro Arrupe n'aura pas la cote du Vatican, lui. http://www.jesuites.com/histoire/arrupe/itineraire.html

 (Je vais revenir sur le Padre Arrupe SJ dans un prochain billet)

Mais si j’enseignais l’Histoire, je m’y prendrais comment pour faire justice à l’Histoire des Grassroots, celle des victimes qui, elles, jamais ne parleront ? Il est parfois plus commode de se passer de témoins et de faire confiance aux livres officiels et aux statistiques. Et satisfaire ainsi à l’exigence de rechercher la vérité ? J’essaierai de revenir sur cette Histoire difficile.

 

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03/06/2010

FAIRE LA PAIX

 

Israël/Palestine

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Des commentaires (anonymes) suintant la haine n’ont pas été publiés.

De ma part, voici ce qu’écrit Jean Daniel :

« Au lieu de cela, ils ont choisi l'arrogance de la force et, pour leur image, c'est une catastrophe. Il semble qu'il n'y ait plus rien à attendre d'un pays qui se croit de plus en plus en état d'insécurité depuis que le manque absolu de vision politique de ses dirigeants l'a conduit à l'isolement. »

http://jeandaniel.blogs.nouvelobs.com/archive/2010/06/02/l-aveuglement.html

De David Grossman : "Faut-il qu’un pays soit en proie à la peur, à la confusion, à la panique pour agir de la sorte !" ". Le fils de l’écrivain, David Grossman, Uri, a été tué lors de la dernière guerre du Liban.. Son texte a été publié dans Ce texte de David Grossman a été publié également en hébreu dans le quotidien israélien Haaretz mercredi 2 juin 2010 (www.haaretz.com) http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/opinion/20100602...

 

De Claire-Marie: hier soir lors d’un entretien téléphonique : les grands-parents d’un jeune soldat israélien, (dont je connais la famille) également tué lors de la dernière guerre au Liban, m’ont fait la réflexion allant dans le même sens que celle de Jean Daniel. Les parents du jeune soldat vivent dans un des rare kibboutz restant où Palestiniens et Israéliens  essayent de vivre ensemble.

h-3-1862852-1262138462.jpgPour plus d’information : Qu'est-ce que le Free Gaza Movement ? A l’adresse du Nouvel Observateur : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20100602.OBS4893/qu-est-ce-que-le-free-gaza-movement.html

Le plus important: La Paix malgré tout avec Les Tisseurs de Paix:

http://lestisseursdepaix.blog.youphil.com/

Claire-Marie

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08/04/2010

Eugène Terreblanche

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Eugène Terreblanche, sa modeste maison

Une image chasse l’autre, ainsi que fonctionnent les médias. De temps en temps un article de fond, une analyse, une recherche de vérité pour mieux comprendre « la Chose ». C'est quoi?

Il m’arrive de regarder un « Crimi » à la TV. : les arabesques de Jessica Fletcher !

Il y a la victime et le coupable. L’ambiance suinte la suspicion. L’innocence écrite sur les visages blêmit, revient jusqu’au moment où tout s’arrête. D’une brèche surgit la vérité jusque là non dite. Face au coupable. La victime ne reviendra pas. Mais l’air est respirable et le dénouement permet aux protagonistes de faire le deuil et de poursuivre le chemin. Libérés.

Jessica Fletcher divertit les spectateurs et « La Chose » finit bien.

Il y a d’autres « Choses » qui ne sont pas du cinéma. Et qui ne finissent pas bien! Par exemple « le meurtre de d’Eugène Terreblanche » à Ventersdorp où il sera enterré demain, vendredi, près de sa maison.

Les deux meurtriers présumés (leur salaire mensuel de 30 Euros, n’avait pas été payé depuis plusieurs mois). Ils ont respectivement 16 et 28 ans. La mère du plus jeune aurait elle-même averti la police. Ils sont incarcérés alors que les préparations pour l’ensevelissement de Terreblanche près de sa maison sont en cours. En fait, je présume que ce sera simple.

http://info.rsr.ch/fr/rsr.html?siteSect=5001&broadcastId=741120&bcItemId=11943218

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Le dénouement de « La chose » paraît facile. Mais c’est un leurre! Analyser d'abord: d’où vient Terreblanche, et d’où viennent les deux domestiques agricoles ! Quel est leur origine, leur passé, leur contexte actuel?

Quelle est la cause, dans ce pays qui se reconstruit, des tensions raciales persistantes?

Il n’y avait pas de complot, à Ventersdorp, ce genre de « choses » s’inscrit dans l’actualité quasi quotidienne de l'Afrique du Sud! Si les médias en parlent, c’est à cause de la personnalité de Terreblanche peut-être,  et, tout aussi important pour les Européens, parce que la Coupe du Monde 2010, débute ce 11 juin 2010.

Les dirigeants, Zuma en tête, appellent à la retenue, et même le Mouvement AWB en la personne du nouveau dirigeant Steyn van Ronge affirme que le but du Mouvement “est de retourner à Dieu et à l’Unité du Volk! »

http://www.mg.co.za/article/2010-04-06-free-state-farmer-is-new-awb-leader

Ce qu’on oublie, c’est que des millions de jeunes désœuvrés  rejoignent, eux, le dangereux leader de la Ligue de la Jeunesse de l’ANC, Julius Malema qui chante devant à l’antenne (SABC) « Tuez le Boer ! », qu’il n’'est toujours pas muselé par le Président Zuma qui lui, chantait peu avant son élection « Apporte moi ma mitraillette ! » Il promettait du travail et du pain, il fut élu, comme pourrait l’être son dauphin Malema pour les même motifs. Comme le fut Hitler.

Voilà, le nœud , le dénouement est-il possible ? Demain, à Ventersdorp. Les Afrikaners vont prier et chanter des Cantiques aux même mélodies et paroles, que ceux de nos églises catholiques et réformées. Sincèrement.

Les Africains chanteront Nkozi Sikelele iAfrika , une voix immense et un seul cœur,  et l’herbe, la steppe, le sable du Karoo, le fleuve Orange supplieront Modimo Notre seigneur de nous aider à croire qu’Il est ressuscité au cœur des masses et sur les places publiques ! A quoi sert Pâques sinon?

Il y a bien quelques éléments d’un crimi dans le drame de notre Afrique du Sud. Mais il y a un élément majeur et positif indéniable : On met les cartes sur la table et on ne fait pas comme si !

L'hypocrisie est démasquée par la force des choses!

Jésus avait dit : « La Vérité vous rendra libre » Jean 8 :32. C’est un peu comme si Jésus donnait la clé de la liberté. Se montrer tel qu’on est… péniblement en train de devenir meilleur, ne serait-ce que dans notre propre intérêt dans un monde – le meilleur des mondes et le pire des mondes - y compris dans celui de l'Église Catholique où « La Chose » attend son analyse et sa résurrection.

 

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30/01/2010

Tony Blair s'explique

 

La Commission d'enquête Chilco

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Ce 29 janvier 2010, Blair répondait aux questions de la Commission d'enquête Chilcot au sujet de la guerre en Irak et de son rôle et de celui des USA dans cette invasion. C’était hier. J’ai passé 6 longues heures à regarder cette émission à la BBC, jusqu’au vertige, lorsque Tony Blair déclare en guise de conclusion : « Responsability, yes, regret, NO. » Une voix à l'arrière clame : « Menteur, Assassin ! » Etouffée aussitôt par Chilcot. Au dehors la colère gronde.

Durant l'échange, les membres de la Commission avaient l’air de « lamb ducks » (impuissants) à qui Blair faisait la leçon ! Seule Mme la baronne Usha Prashar pose quelques questions pertinentes. Les autres membres et Blair semblaient être des « gentlemen » du même bord. Jusqu’à gratifier Blair de « Vous avez parfaitement raison » par deux fois ! Jusqu’à s’attendrir lorsque Blair s’attarde sur la mortalité diminuée de bébés irakiens à l'heure qu'il est. Blair assure que le monde est meilleur aujourd’hui qu’il ne l’était hier. Bref, le résumé de la TSR est bon :

http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=500000&chan...

Blair a ponctué ses phrases par « It's clear, it's very very clear! » C'est clair, c'est tout-à-fait clair. Une bonne cinquantaine de fois!

Il dévie, Blair et déplore l’impossibilité d’avancer dans le dossier Israël Palestine, sans mentionner des arsenaux d'armes des deux côtés du mur! La faute aux Palestiniens sans doute ! Plus clairement il insinue que l’Iran , selon lui est, plus que jamais, un des pays voyous…avec lesquels les relations diplomatiques sont illusoires. On a l'impression de percevoir ce qu’il ne dit pas: c'est pour quand, l'invasion de l'Iran?

On revient en 2002 lors de la visite de Blair au Ranch de Bush et de leur soit disant accord de partir ensemble en guerre. Oui, il a promis « sinon avec, du moins avec » son ami Bush de la nécessité de décider de l’invasion imminente ! C'est très clair, Bush a compris "exactement ce qu'il devait comprendre, à savoir que si on en venait à l'action militaire parce qu'il n'y avait aucun moyen de régler ça diplomatiquement, nous serions avec lui". Dès lors, l’opinion publique, ce n’est plus leur affaire ! La légalité, ce n’est pas leur affaire.

« Les armes de destruction massive inexistantes et l’Irak qui n’était pas impliquée dans le 9/11 » c'est déterminant! Il le faut! Blair dira aux Irakiens, « Tu as des WMD (Weapons of massive destruction), prouve que tu n'en as pas! » Exactement la manière de faire des fonctionnaires de l'office fédéral des Étrangers à Berne pour le renvois des demandeurs d'asile: « Tu es un menteur, prouve que tu ne l'es pas! »

Pour Blair, idem: personne, même les experts ne le convaincront qu'il n'y a pas de WMD en Irak. Il faut qu'il y en aie. Ses collaborateurs au gouvernement qui cherchent à le dissuader : ce n’est pas l’affaire de Blair, ni celle de Bush qui lui, est sous les ailes de ses vautours  que l’on connaît! Les deux dictateurs en sont à un point de non retour "no matter what!"

Pas si facile cette guerre pourtant! Blair le reconnaît quasi dit naïvement cette fois : « Ils avaient pensé que l’invasion, le copié coller d’une démocratie express à Bagdad » se ferait en un tour de main, comme prévu. Après les attaques aériennes, la résistance terrestre fut une surprise. Un choc peut-être! Al Quaeda  fut une surprise! C’était pas prévu ! Il faut combattre.

La violence devient bestiale et débouche sur « l’horreur sans fin d’Abou Ghraïb »

http://www.vox-populi.net/article.php3?id_article=246

Blair dit qu’il fut choqué et en colère par « l'incident »car « cela nuirait à la cause » (sic). Quelle cause ? Et les torturés et les tortionnaires ? Pas un mot sur eux.

Oui, bredouille Blair, il n’avait pas anticipé « les risques », ni même une éventuelle résistance! Mais il n’a jamais dit : « J’aurais dû ».  Et Blair d'accuser les autres: « Si quelqu'un était venu à moi et m'avait dit que ce n'était pas sûr en raison du manque de préparation militaire, je l'aurais 1398596441.jpgsérieusement pris en considération. Mais ils ne sont pas venus. »

Vers 17h15, heure suisse, la fin de l'interview avec une dernière offre de Chilcot à Blair: « Aimeriez ajouter quelque chose ? » Blair répond : « No. ».

Il sort. Les parents de soldats morts prennent conscience de l'affront que Blair vient de faire à leurs fils abattus, mutilés ou pour toujours psychologiquement affectés! Une des mères présentes dit: « Il est parti avec un rictus, il ne nous a pas regardé, il a refusé de nous parler, c'est typique de l'homme! » Et Blair a complètement ignoré les victimes irakiennes, civiles, militaires, les oeuvres d'Art rasées. En est-il conscient? Il y pense chaque jour a-t-il dit.

Lire l'excellent dossier du Monde Diplomatique 2003, Ignatio Ramonet et en particulier:

«  Ivres de pouvoir, M. Bush et son entourage ont trompé les citoyens américains et l’opinion publique mondiale. Leurs mensonges constituent, selon le professeur Paul Krugman, « le pire scandale de l’histoire politique des Etats-Unis, pire que le Watergate, pire que l’Irangate (19) ».

« Je préférerais mourir plutôt que proférer une inexactitude. »
GEORGE WASHINGTON.

 

The New York Times, 3 juin 2003.

 

 

 

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23/06/2009

Canton du Jura

 

J'ai habité plus de 10 ans à Delémont, à la rue du 23 juin, 16, juste au-dessus d'une boutique qui, en ces années-là, s'appelait: « C'est arrivé demain ». Ma tâche était de coordonner les organisations et groupes qui travaillaient avec les demandeurs d'asile. Entre 1983 et 1994 ou 1995!

 

Aujourd'hui 23 juin 2009, je prie pour les Jurassiens et les Jurassiennes. C'est le 35ème anniversaire de ce 23ème canton suisse (plébiscite en 1974 et création de la république en1978).

Le Quotidien jurassien publie l'éditorial de l'ancien rédacteur en chef, Pierre-André Chapatte:

http://www.lqj.ch/content/index.php?option=com_content&task=view&id=10137&Itemid=71

Ce 23 juin 2009 est particulier. Il se situe à un moment charnière de la Question jurassienne. L’Assemblée interjurassienne a déposé le 4 mai dernier son «rapport final sur l’avenir institutionnel de la région jurassienne». Les Gouvernements jurassien et bernois ont depuis lors un délai de six mois pour donner suite aux propositions de l’Assemblée interjurassienne et pour apprécier «en temps voulu l’opportunité et les modalités d’une éventuelle consultation populaire»....


A lire:

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La réflexion ci-dessous date de 5 ans et elle se trouve aussi à l'adresse ci-dessous:

 

mercredi, juin 23, 2004 (http://katutura.blogspot.com/2004_06_01_archive.html)

Le canton du Jura, ou l'insolence victorieuse

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Roland Béguelin avait osé rêver:

Trente ans d'indépendance pour le Jura

Depuis quelques temps les média se sont penchés sur l'histoire
de ce minuscule canton afin, je pense, de se préparer,
et de préparer les spectateurs et les auditeurs
à la célébration d'aujourd'hui.

J'avais parfois l'impression que ni les journalistes des journaux
ni ceux de la radio ne savaient trop ce qu'il en était.
D'où vient-il
"ce petit coin de terre qui nous vit naître"?
D'où tient-il sa combativité et sa force politique face à l'ours
et aux ours de tous bords actuels? Cette force d'âme, c'est quoi?"

 

Les paysans et les poètes auraient pu répondre adéquatement!
Autrement!

Le Forum (RSR 1ère) de ce soir, à Porrentruy, était une catastrophe!
Du bruit, du brouhaha, du bla bla bla, des ministres pontifiant
d'une voix "pontificale" justement et des gens interviewés
qui ne s'entendaient pas et que personne n'entendait!



On essayait alors, en deux temps trois mouvements
d'aborder "très rapidement" la question de la
"réunification du nord et du sud".
S'attendre à des réponses instantanées était mal connaître
les jurassiens qui sont des gens réfléchis!
Pourquoi n'avoir pas parlé avec des ouvriers, des paysans,
des employés, des badauds jurassiens? Des poètes, des philosophes,
des rêveurs? Des révolutionnaires peut-être?
Ceci dit, en ce soir de célébration, je dis: Jura te t'aime!

Ce n'est pas tant les structures d'un canton qui m'intéressent,
ni cette pyramide où le bruit du sommet étouffe la voix des racines!
C'est bien plutôt l'âme de ce peuple frontalier qui se fout
des frontières imposées… de toutes sortes!
C'est l'âme de cette région qui m'attise et m'anime aujourd'hui
encore plus que hier, et demain plus qu'aujourd'hui:

Mon vallon s’ouvre comme un nid -
Devant le ciel de mon pays -
Les maisons blanches du village
Semblent rire dans le feuillage.

Ecoute - Ecoute - L’âme du Jura
Elle est là - Elle est là - L’âme de mon pays

 

 

 

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08/06/2009

LA BONNE NOUVELLE AU MOYEN ORIENT

 

La Bonne Nouvelle Aujourd'hui

 

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Les paroles de Jésus ont été rapportées telles que ceux et celles qui les écoutaient en directe, puis les racontaient à ceux/celles qu'ils/elles rencontraient, mais le contexte et le sens des mots étaient d'un autre temps!

Lorsque les paroles de Jésus furent mises sur « papier », ce fut déjà une traduction, une interprétation, loin du contexte où Jésus les avaient prononcées. L'Araméen ou l'Hébreu de Jésus furent traduit en arabe, en grecque, en latin, était-il possible d'y retrouver la saveur de la Parole de Dieu!? Et écoutant les lectures de l'Evangile aujourd'hui, qu'en penseraient le paralytique, Marie Madeleine, Nathanaël, la Samaritaine et le petit peuple de Palestine?

 

« Salam Aleikoum »

 

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Hier j'ai écouté le discours d'Obama au Caire sur Internet. Je me permets quelques réflexions. Comment les ressentaient ceux/celles qui écoutaient,  musulmans, non musulmans? Je n'ai pas lu la presse ni écouté les commentaires des médias, J'essaie de dire ce qui m'a frappée durant ce long discours.

Il y a le contexte, universitaire, sobre, attentif. Il y a l'homme, Obama, simple sobre. Il va prendre sa place naturellement devant le micro en saluant et en répétant, parfois dans un murmure: Merci, merci beaucoup, avec un geste vers les gens, parfois un sourire qu'on prendrait pour celui d'un adolescent. Sa voix n'est pas onctueuse, ni le rythme saccadé. Elle est nette, et elle passe comme de l'eau sur le lit plein d'aspérité d'une rivière! « Salam Aleikoum , la Paix soit sur vous! » C'est le salut, dit-il des musulmans de l'Amérique à ceux qui sont en train de l'accueillir au Moyen Orient.

Puis Obama confronte la réalité de l'Occident chrétien, du Moyen Orient islamique et juif. « Tant que notre relation restera définie par nos différences, nous donnerons du pouvoir à ceux qui sèment la haine et qui encouragent le conflit au lieu de la collaboration qui peut aider nos deux peuples à connaître la justice et la prospérité. Ce cycle de méfiance et de discorde doit être brisé ».

Je me suis souvenue de la haine raciale en Afrique du sud et de ses conséquences! C'était comme des champs de fils de fer barbelés et des humains de race blanche et/ou noire d'une même espèce humaine, aveuglés par la peur et la haine en même temps qu'attirés par nécessité de survie les uns vers les autres, et rejetés entre eux... par des slogans du genre posters UDC: «Surplus Black sheep! One bullet one Black! One White one bullet! All the Whites in the sea! » Comme autant de mines antipersonnelles!

Et les membres de nos groupes interraciaux disaient: « Ou bien nous apprenons à vivre ensemble, ou bien nous périrons ensemble ». Mandela est le symbole de notre paix fragile.Il en est de même aujourd’hui : Obama peut devenir l'instrument infiniment patient pour l'enfantement d'un autre monde qui construit une paix qui restera fragile malgré tout. Et la réalité globale est aujourd'hui pire que celle de l'apartheid qu'en Afrique du sud, parce que plus cachée, plus sournoise. Obama parle des victimes des conflits et des armes partout, en Bosnie, au Darfour, en Irak, en Afghanistan, en Palestine, à Gaza, en Israël. Les victimes sont aussi les soldats américains et d'autres pays.

« La terre sainte de trois grandes religions sera ce lieu de paix que Dieu avait voulu. Jérusalem sera un lieu de résidence sûr et permanent pour les Juifs, les chrétiens et les musulmans et un lieu où tous les enfants d'Abraham pourront se côtoyer dans la paix comme dans l'histoire d'Israh, de Moïse, de Jésus et de Mohammed (que la paix soit avec eux) unis dans la prière. »

Obama évoque L'Irak, l'Afghanistan, Israël et la Palestine, l'Iran, la tentation à la prolifération nucléaire, les prisons, la démocratie et je cite: « Aucun système de gouvernement ne peut ou ne devrait être imposé par un pays sur un autre ». Un membre du public s'écrie: « Barack Obama, on vous aime! » Il a répondu: Merci!

La liberté de religion: « L'Islam a une tradition de tolérance dont il est fier... les habitants de tous les pays doivent être libres de choisir et de vivre leur religion d'après leur conviction d'esprit, de cœur et d'âme. »

Obama continue « Parmi certains musulmans on constate que certains ont malheureusement tendance à mesurer leur propre croyance à l'aune du rejet des croyances d'autrui... il faut aussi mettre fin aux divergences entre les musulmans, les divisions entre les sunnites et les chiites ont provoqué des violences tragiques. »

Puis Obama évoque le droit des femmes et là aussi, il y a des pays qui sont plus sensibles aux droits des femmes que d'autres: « La lutte pour l'égalité des femmes dans beaucoup d'aspects de la vie américaine, et dans les pays du monde entier. »

"Tout ce qui doit être fait doit l' être en partenariat avec tous afin d'améliorer la situation économiquedes uns et des autres."

Vers la fin de son discours, Barack Obama sait et dit que beaucoup de musulmans et de non musulmans se demandent si « un nouveau départ est possible » dans la réalité actuelle. « Cela ne sera pas simple car il est plus facile de lancer une guerre que de la finir »

Enfin Obama conclut en mentionnant « Cette vérité qui transcende les nations et les peuples... qui n'est ni noire ni blanche ni basanée qui n'est ni chrétienne ni musulmane ni juive. C'est une foi qui a animé le berceau de la civilisation et qui bat encore dans le cœur de milliards d'êtres humains. C'est la foi en autrui et c'est ce qui m'a mené ici aujourd'hui. »

Barack Obama laisse la conclusion aux livres saints:

«  Le saint Coran: « Ò hommes! Nous vous avons été créés d'un mâle et d'une femelle et nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez »

Le Talmud: « Toute la Torah a pour objectif de promouvoir la paix »

La Bible: « Bienheureux les artisans de paix: ils seront appelés fils de Dieu »

 

« Salam Aleikoum » « Que la Paix de Dieu soit avec vous ». Merci!

Tout le texte du discours en français à l'adresse:

http://www.lesechos.fr/info/inter/300353123-le-discours-de-barack-obama-au-caire-texte-et-video-.htm

Ou bien on apprend à vivre ensemble ou bien on va mourir ensemble.

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13/03/2009

L'EGLISE QUE LE PEUPLE VEUT V

L'EGLISE QUE LE PEUPLE VEUT V

UNE EGLISE LEVAIN

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Le « règne de Dieu » est une expression de la Bible qui voudrait signifier le monde qui existera un jour. Dieu l'a promis. C'est un monde sans misère, sans division entre riches et pauvres, sans morts de petits enfants affamés. C'est un monde ici, sur terre, où tous les gens seront frères au service les uns des autres

L'Église est le levain de ce monde nouveau. La levure est mise dans la pâte pour qu'elle lève. Une Église qui vit à part de la société est comme le levain en dehors de la pâte. Elle ne sert à rien. Chaque communauté chrétienne devrait être le levain de cette société nouvelle. Que ce soit en ville, ou à la campagne ou à la fabrique.

L'Église devrait dénoncer toute barrière qui empêche les gens de s'unir. L'Église devrait renverser tous les obstacles qui divisent les hommes et les peuples. Un chrétien veut un monde sans privilège. Il veut un monde où tous ont les mêmes droits. Nous sommes tous égaux devant Dieu.

La tâche de l'Église est de lutter pour un monde nouveau. L'Église doit démasquer les mensonges. Elle doit attirer l'attention sur tout ce qui fait obstacle à la création de ce monde nouveau. C'est pour ça que Jésus nous a dit de prier tous les jours: "QUE TON REGNE VIENNE!" »

 

UNE EGLISE PROPHETIQUE

 

szbq3h64.jpgDans la Bible, un prophète n'est pas l'homme qui prédit l'avenir. Il est celui qui dit aux hommes ce que Dieu vraiment veut! Telle est la vocation de l'Église dans chaque communauté ecclésiale. Dire aux hommes ce que Dieu veut. La volonté de Dieu n'est pas la volonté des puissants qui ne font que donner des ordres afin d'accumuler leurs richesses.

Au contraire, la volonté de Dieu est la volonté de Jésus-Christ qui s'est fait pauvre parmi les pauvres

Tout comme Jésus, la communauté chrétienne devrait dénoncer les fautes et les injustices dans la société. Quand un chrétien se tait, Dieu se tait, car Il ne veut parler qu'avec nos bouches.

 

UNE EGLISE LIBERATRICE

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L'homme n'est pas qu'esprit. S'il n'était qu'esprit, il n'aurait pas besoin de travailler ni de manger. L'homme est fait de chair et d'os. Il a une conscience, une mémoire, une intelligence. C'est pourquoi l'Église ne se soucie pas de sauver ce qui est spirituel en l'homme seulement, mais elle veut « sauver tout l'homme et tous les hommes » (Paul VI) Sauver veut dire libérer aussi bien de la misère matérielle que spirituelle.

Dans la société l'Église devrait être la voix des sans-voix pour construire un monde fraternel et juste. L'Église devrait se mettre à cette tâche avec courage parce que Jésus n'a pas évité la croix. La vie est née de la croix, La croix, les persécutions, la calomnie, les médisances, c'est la gloire d'un chrétien. Ces persécutions témoignent de son option pour les pauvres. Elle montre qu'il n'est pas du côté des riches qui, pour s'enrichir toujours plus, maintiennent la pauvreté de la foule des pauvres. « Heureux ceux qui sont persécutés à cause de mon nom » (Mt: 5)

 

On t'a fait connaître, ô homme, ce qui est bien ; Et ce que Dieu attend de toi.

C'est que tu pratiques la justice

Que tu aimes la miséricorde

Et que tu marches humblement avec ton Dieu. (Michée 6:8)

 

Ce texte est la fin de ce qu'a écrit, en commun avec tous ses mebres, la petite communauté de base brésilienne! J'en suis infiniment reconnaissance et je prie que ce témoignage nous redonne du courage d'avancer dans le brouillard actuel de l'Eglise institution, afin de permettre à Jésus-Lumière de se révéler en nous. CM.

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12/03/2009

L'EGLISE QUE LE PEUPLE VEUT IV

L'EGLISE QUE LE PEUPLE IV

 

UNE EGLISE MISSIONNAIRE

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Personne ne monte dans un autobus pour y faire les cent pas d'un bout à l'autre. On monte dans l'autobus pour aller d'une place à l'autre. Le bus est un véhicule, un moyen de transport. L'Église devrait aussi être un véhicule qui nous conduit vers le royaume de Dieu. La Mission de l'Église n'est pas au-dedans d'elle-même, mais en dehors d'elle-même. Cette Mission c'est de construire le règne de Dieu dans la société des hommes. Personne ne se parle à soi-même. On parle pour être entendu des autres. Elle vit et prêche l'Évangile afin de transformer le monde et les gens.

UNE EGLISE FAITE HOMME

Les communautés qui constituent l'Église d'une région particulière, que ce soit en ville ou à la campagne doivent s'enraciner dans la terre ou elles se trouvent. Une Église sans racine est comme une plante déracinée. Elle se fane en peu de temps. Les problèmes du peuple sont ceux de la communauté chrétienne. Si des gens sont chassés d'un endroit à l'autre, l'Église partage leur situation. Si l'eau ou l'électricité manque dans un district pauvre, la communauté chrétienne partage aussi ce problème. Et ainsi de suite. Beaucoup prier ne va pas changer les situations aussi longtemps que les chrétiens éviteront de porter les problèmes des autres sur leurs épaules comme Jésus l'a fait.

UNE EGLISE DYNAMIQUE

Les insectes pullulent dans l'eau stagnante. C'est mauvais pour la santé. Mais l'eau courante et on peut la boire. Une Église repliée sur elle-même prisonnière de ses propres structures ressemble à de l'eau stagnante: elle ne peut plus désaltérer la soif des hommes pour Dieu. D'autre part une Église dynamique qui assume les problèmes des hommes ressemble à de l'eau courante. Elle désaltère et renouvelle la force des hommes.

UNE EGLISE VIVANTE

Comme une plante vit d'eau et de soleil, l'Église vit de Foi et de Vie. Les deux sont inséparables. Les gens doivent pouvoir comprendre la vie quotidienne comme évènement-Foi. C'est cela qui donne à la vie un sens. Cela veut dire qu'on célèbre la réalité dans la Foi.. Une bonne récolte, l'anniversaire d'un ami, la solidarité des ouvriers, la joie à la victoire de l'équipe, le travail du groupe pour construire la maison du voisin et ainsi de suite. Tout ceci fait autant partie de la célébration chrétienne qu'une naissance célébrée par le baptême, ou l'adolescence célébrée par la confirmation, ou l'union d'un couple par le mariage. Dans l'Eucharistie nous célébrons le Christ qui est le pain de vie. Il y a beaucoup plus que sept sacrements. Tout ce qui fait nos vies est un signe qui montre que les hommes et Dieu se rencontrent.

UNE EGLISE SERVANTE

Jésus a dit qu'Il est venu non pour être servi mais pour servir. Une personne qui ne vit pas pour servir ne sert à rien et une Église qui ne sert pas les gens ne sert à rien. Quelqu'un a dit: « Penser à un chrétien qui ne veut pas servir est comme penser à un chauffeur qui ne veut pas mettre ses mains au guidon de la voiture. Une Église sert le Peuple en prenant part à la lutte pour la libération. L'homme doit se libérer de la misère et de l'oppression, de l'ignorance et de la maladie. Jésus a donné la vue aux aveugle, Il a fait marcher les paralytiques, il a redonné la santé aux lépreux et la vie aux morts. Ainsi l'Église devrait SERVIR, LIBERER ceux qui, aujourd'hui, ont le plus faim d'AMOUR: les PAUVRES.

 

Le monde des pauvres nous a fait prendre conscience du fait que la sortie

de la pauvreté sera possible non pas grâce à une aide extérieure de

l’État ou de l’Église, mais plutôt quand lorsque les pauvres seront

eux-mêmes les acteurs et les maitres de leur lutte pour leur propre libération.”

Oscar Romero

 

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http://www.capucinstoulouse.com/baiser_lepreu.jpg

 

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11/03/2009

L'EGLISE QUE LE PEUPLE VEUT III

 

L'EGLISE QUE LE PEUPLE VEUT III

 

Exemple postmoderne:de notre EGLISE en EUROPE avec Jacques Gaillot, évêque du diocèse de Parténia: Partenia est un espace de liberté où l'on peut entrer en dialogue avec tous les peuples de la terre.

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UNE EGLISE PERSONNALISEE

Cela signifie une Église où chacun se sent reconnu pour lui-même. Il arrive que vous partiez en voyage. Vous arrivez dans une ville et vous traînez dans les rues sans connaître personne, sans trouver quelqu'un à qui parler. Vous ne pouvez jouir ainsi d'un « bon voyage! » D'autre part, si étant arrivé à la ville vous allez au quartier du centre et commencez à causer avec les gens, alors vous deviendrez heureux parce que vous vous êtes fait reconnaître par les autres. Ainsi en est-il dans l'Église. Chacun a droit à son propre visage et à son nom propre. Cependant il existe encore pas mal de gens dans l'Église qui se sentent comme des clients au Supermarché de la Foi. Ils y vont pour se procurer des baptêmes, des messes nuptiales et des enterrement

D'autres clients d'Église y viennent et semblent n'avoir que des oreilles car ils n'ouvrent jamais la bouche pour parler. D'autres encore semblent avoir oublié leur corps à la maison car ils sont tout « âme » comme si l'âme seule et non la personne entière avait besoin d'être sauvée. Alors, bon! Dieu veut libérer l'être humain de sa misère matérielle aussi bien que de sa misère spirituelle.

 

UNE EGLISE CHARISMATIQUE

Ceci a l'air d'être compliqué. Pourtant cela veut simplement dire laisser l'Esprit souffler où il veut et aussi vivifier l'Église. Cela ne veut pas dire une Église pleine de règles, de lois, de structures e de rituels mécaniques. Il est possible d'acheter et de planter des graines de toute première qualité, de se procurer aussi la meilleure machine à arroser. Mais si on arrose pas les plantes chaque jour et si le soleil ne brille pas, les plantes vont mourir. L'Église peut paraître de toute première qualité. Elle peut être organisée jusqu'au dernier détail, mais si l'eau, qui est la Foi du peuple manque, si le soleil, qui est l'Esprit saint manque, l'Église faiblit. Elle s'enfonce dans la boue comme une roue de char et continue à tourner sur place. Chaque membre de l'Église, avec la force de l'Esprit saint, montre ce dont il est capable pour aider la communauté tout en la servant. Ces qualités originales de chaque membre sont des charismes, c'est-à-dire des dons que Dieu a donnés à chacun pour le bien de tous. C'est ainsi que l'Église va faire des progrès.

 

UNE EGLISE PLURALISTE

« Pluriel » veut dire beaucoup. Beaucoup de chrétiens. « Singulier » veut dire un seul. Un seul chrétien. Une Église pluraliste ne reste pas renfermée sur elle-même, comme le hibou qui se cache. Une Église pluraliste s'ouvre à tous et se réjouit de l'aide que chacun lui apporte. C'est aussi une Église qui apprécie les expériences pastorales variées et le cheminement propre à chaque communauté.

Pour faire une bonne salade, il faut non seulement des feuilles vertes, mais également des pommes de terre, des haricots verts, des carottes, du poivre et de la mayonnaise. Tout ça, bien mélangé, fera une excellente salade. De même pour l'Église qui se doit de reconnaître et d'apprécier les qualités de chaque membre, le rendant capable ainsi, de s'épanouir au service de la communauté.

 

UNE EGLISE LOCALE

Ou plutôt qui aie les caractéristiques locales. Au Brésil on trouve des milliers de Volkswagen jaunes. Cependant, chaque propriétaire connaît parfaitement sa voiture. Même si les voitures se ressemblent, chaque voiture a ses traits bien à elle. Ainsi, notre Église devrait avoir ses traits bien à elle, ses qualités propres, sa manière bien à elle d'accomplir sa tâche. C'est de cette manière seulement qu'elle contribuera le mieux à la construction de l'Église universelle.

 

UNE EGLISE PAUVRE

Non seulement une Église de pauvres mais une Église qui, elle-même, est pauvre. Une Église sans extravagances, sans pompes, sans accessoires et sans cosmétiques. Une bicyclette, lourde d'accessoires de toutes sortes, avance bien lentement. Il faut être léger pour aller plus vite. Ainsi en est-il de l'Église. Notre Église devrait être humble et sans prétention, sans se réclamer du privilège de posséder les droits de royauté sur la vérité ou sur le salut. (Comme la boule de cristal des cartomanciennes). Si une Église qui est pauvre n'a pas de chapelle, les membres se rencontreront alors dans les maisons les uns des autres. Si une Église ne possède pas de haut-parleur installé au sommet d'une tour, elle pourra alors se contenter de la guitare d'un jeune garçon. C'est vers son peuple à elle qu'une Église se tourne pour l'aide dont elle a besoin.

 

UNE EGLISE EN ROUTE

Il était une fois un homme qui habitait dans un endroit merveilleux à la campagne. Beaucoup désiraient acheter sa maison mais il ne voulait pas la vendre. « Je ne veux pas vendre ma maison car d'ici, je peux admirer les beautés de la nature ). Sa raison était bonne. Mais au cours des années une ville se construisit autour de sa maison. Le propriétaire insistait encore pour rester dans sa maison. Des gratte-ciel, des murs, toutes sortes de barrières s'élevaient partout autour. Après quelques années encore, les arbres avaient disparu, il ne restait que béton et asphalte. Mais l'homme dans sa maison répétait: « Je reste dans ma maison, je veux admirer les beautés de la nature »: C'est aussi l'histoire de l'Église qui refuse de bouger et qui décide à tout prix de rester sur place. Le monde a beau changer autour d'elle, elle ne bouge pas. Le monde se renouvelle, l'Église vieillit. Une Église en route a des pieds pour marcher et elle avance courageusement vers l'avenir. Une Église en route est toujours prête à critiquer et à revoir son style de vie. Elle est toujours en train de se renouveler. Elle met en question ses propres actions, elle ne vieillit pas, elle ne rouille pas. L'huile qui maintient son engrenage en bonne condition est faite de deux choses: l'Évangile et la vie de tous les jours. Cela veut dire, les Paroles de Jésus et les évènements et situations de notre réalité quotidienne.

 

UNE EGLISE ECUMENIQUE

Nous, catholiques, ne sommes pas seuls à croire en Jésus-Christ. Les protestants, les baptistes, les adventistes, les presbytériens et beaucoup d'autres croient aussi en Jésus-Christ. Ils sont aussi chrétiens que les catholiques. Ainsi l'Église devrait essayer de vivre en union avec les autres Églises. Dieu ne veut pas les divisions. Il désire l'Unité car la force est dans l'Unité.

 

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10/03/2009

L'EGLISE QUE LE PEUPLE VEUT II

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L'EGLISE EST LE PEUPLE DE DIEU

Nous avons une responsabilité collective, prêtres aussi bien que laïcs. L'un n'est pas meilleur que l'autre. Tous ont la même importance. Le Christ est le grand frère de la maison. Chacun de nous, sommes une des pierres de la maison.

UNE EGLISE PEUPLE DE DIEU

L'Église, c'est le peuple. Cela ne veut pas dire seulement les gens qui ont de l'argent et des diplômes. Jésus était pauvre. Les apôtres aussi. C'était des pêcheurs. L'Église aussi devrait être pauvre. Les gens humbles et simples devraient être en première place dans l'Église. Tout comme Jésus a préféré les pauvres, la préférence de l'Église devrait aller aux gens ordinaires, aux ouvriers de fabriques, aux paysans. Dans le monde qui nous entoure les pauvres servent les riches. Dans l'Église, les riches devraient servir les pauvres

UNE EGLISE PAS TROP GRANDE

Notre préoccupation est plutôt la qualité que la quantité. Un tout petit diamant vaut mieux qu'un monceau de pierres. Pour cette maison, nous allons travailler en groupes, en petites communautés plutôt qu'en assemblées nombreuses. Nombreux sont les catholiques de noms seulement. Ils n'ont rien à faire à l'Église à moins qu'ils n'aient un enfant à baptiser ou une fille à marier. Et encore, ils s'irritent si le prêtre ne fait pas les choses selon leurs désirs.

Non. Pour nous, nous voulons des petites communautés de personnes qui sont bien conscientes d'appartenir à l'Église. C'est avec elles que nous voulons faire connaître la Bonne Nouvelle et proclamer, par la parole et l'action, que le Christ est venu pour libérer les gens de la misère et de l'oppression, qu'elles soient spirituelles ou matérielles. C'est mieux de travailler en petits groupes. Une cuillerée de sucre dans une petite tasse de café le rend bon. Il en est de même pour l'Évangile dans une petite communauté. Mais mettez une cuillerée de sucre dans un grand pot rempli de café, et vous verrez que le goût du sucre s'y perd.

UNE EGLISE - COMMUNAUTE

Il y a une différence entre une foule et une communauté. A la messe, il peut y avoir une foule de gens qui n'ont rien en commun. C'est une masse. Dans une foule les gens se côtoient. Tandis que dans une communauté, les gens se connaissent, se distinguent, en groupes et en sous groupes parfois. Ils ont beaucoup en commun. Pouvez-vous imaginer une famille de cinquante personnes? Il serait à peine possible de vraiment se connaître les uns les autres. C'est pour cette raison que nous voulons créer, encourager et faire naître des communautés ecclésiales de base. Lorsque des chrétiens d'une même rue, d'un même quartier, d'une même fabrique, d'un même chantier se retrouvent ensemble, ils forment une communauté ecclésiale de base, une Église-Communauté.

UNE COMMUNAUTE CENTREE SUR JESUS

Cela peut paraître compliqué mais c'est simple. Cela veut dire une Église avec Jésus au Centre. Il existe des Églises dont le centre est Saint Benoît, Sainte Lucie, Notre Dame du Rocher. Tout ça est bien, car Benoît, Lucie et Notre Dame du Rocher ont pleinement vécu l'Évangile de Jésus. Mais vous ne pouvez pas changer le moteur d'une voiture contre un tas d'accessoires. Dans l'Église, Jésus est le moteur. Il a vécu. Il est mort. Il est ressuscité pour nous. Il vit parmi nous et il fait confiance à chacun de nous.

UNE EGLISE LAÏQUE

Comme nous l'avons vu, l'architecte, à lui seul, ne peut construire une maison. Ainsi en est-il du prêtre. Il ne construit pas l'Église à lui seul. L'Église, c'est le peuple. Il est vrai que des laïcs sont devenus prêtres, ou évêque ou pape. Le pape Jean XXIII était un pauvre paysan d'Italie. Ces gens ne sont pas engagés dans l'Église pour donner des ordres aux autres, mais afin de mieux pouvoir servir le peuple.

Ceux qui ont la foi forment l'Église, non seulement ceux qui se sont inscrits sur des registres. Il ne suffit pas d'être inscrit comme membre d'une famille, il faut encore se sentir responsable envers toute la famille qui doit vivre et grandir. Dans l'Église, toujours davantage, ce sont les laïcs qui doivent être responsables de l'Église, parce que l'Église, c'est Eux.

Dans la revue espagnole Adital de février 2007, le Brésilien Jung Moi Sung - qui fait partie de la nouvelle génération de théologiens de la libération ,déplore que "les méthodes de marketing pour augmenter le nombre des fidèles soient devenues plus importantes que le rôle prophétique du christianisme dans la construction d'une société plus juste et plus humaine".

 

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L'EGLISE QUE LE PEUPLE VEUT II

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L'EGLISE EST LE PEUPLE DE DIEU

 

L'Église n'est pas seulement faite de prêtres. En fait, les laïcs forment la majorité dans l'Eglise. Il est possible qu'un architecte sache comment construire une maison, il n'en reste pas moins que ce sont les ouvriers eux-mêmes qui vont la construire de leurs mains. Les plans d'un architecte ne suffisent pas. Ils sont sur du papier. Une famille ne vit pas d'un morceau de papier. Elle a besoin d'un abri pour vivre, un abri fait de pierres et de briques. Le maçon, le charpentier, les mécaniciens et les électriciens travaillent ensemble. Ils construisent une maison. Cependant une maison construite sans plans ni calculatrices pourrait être un désastre. L'architecte est important. Le prêtre est important, mais il n'est pas l'Église. Il ne la construit pas. L'Église est l'assemblée de tous ceux qui croient en Dieu et aiment leur prochain.

Tout comme dans la construction d'une maison, chacun y a sa place et y fait son travail. Une personne s'occupe de la chapelle, une autre prête sa maison pour les réunions de la communauté, une autre encore organise la liturgie, une dame visite les malades, une autre lit et explique la Bible à la communauté, une jeune fille enseigne le catéchisme aux enfants et ainsi de suite. Le prêtre est comme l'architecte. Il encourage et aide ceux qui accompagnent et guident la communauté, mais chaque travail peut s'accomplir sans la présence constante de l'architecte. Les ouvriers savent ce qu'ils font. Il devrait en être ainsi dans l'Église, chacun sachant comment le mieux remplir sa Mission.

 

Nous avons une responsabilité collective, prêtres aussi bien que laïcs. L'un n'est pas meilleur que l'autre. Tous ont la même importance. Le Christ est le grand frère de la maison. Chacun de nous, sommes une des pierres de la maison.

 

UNE EGLISE PEUPLE DE DIEU

 

L'Église, c'est le peuple. Cela ne veut pas dire seulement les gens qui ont de l'argent et des diplômes. Jésus était pauvre. Les apôtres aussi. C'était des pêcheurs. L'Église aussi devrait être pauvre. Les gens humbles et simples devraient être en première place dans l'Église. Tout comme Jésus a préféré les pauvres, la préférence de l'Église devrait aller aux gens ordinaires, aux ouvriers de fabriques, aux paysans. Dans le monde qui nous entoure les pauvres servent les riches. Dans l'Église, les riches devraient servir les pauvres

 

UNE EGLISE PAS TROP GRANDE

 

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Notre préoccupation est plutôt la qualité que la quantité. Un tout petit diamant vaut mieux qu'un monceau de pierres. Pour cette maison, nous allons travailler en groupes, en petites communautés plutôt qu'en assemblées nombreuses. Nombreux sont les catholiques de noms seulement. Ils n'ont rien à faire à l'Église à moins qu'ils n'aient un enfant à baptiser ou une fille à marier. Et encore, ils s'irritent si le prêtre ne fait pas les choses selon leurs désirs.

Non. Pour nous, nous voulons des petites communautés de personnes qui sont bien conscientes d'appartenir à l'Église. C'est avec elles que nous voulons faire connaître la Bonne Nouvelle et proclamer, par la parole et l'action, que le Christ est venu pour libérer les gens de la misère et de l'oppression, qu'elles soient spirituelles ou matérielles. C'est mieux de travailler en petits groupes. Une cuillerée de sucre dans une petite tasse de café le rend bon. Il en est de même pour l'Évangile dans une petite communauté. Mais mettez une cuillerée de sucre dans un grand pot rempli de café, et vous verrez que le goût du sucre s'y perd.

 

UNE EGLISE - COMMUNAUTE

 

Il y a une différence entre une foule et une communauté. A la messe, il peut y avoir une foule de gens qui n'ont rien en commun. C'est une masse. Dans une foule les gens se côtoient. Tandis que dans une communauté, les gens se connaissent, se distinguent, en groupes et en sous groupes parfois. Ils ont beaucoup en commun. Pouvez-vous imaginer une famille de cinquante personnes? Il serait à peine possible de vraiment se connaître les uns les autres. C'est pour cette raison que nous voulons créer, encourager et faire naître des communautés ecclésiales de base. Lorsque des chrétiens d'une même rue, d'un même quartier, d'une même fabrique, d'un même chantier se retrouvent ensemble, ils forment une communauté ecclésiale de base, une Église-Communauté.

 

UNE COMMUNAUTE CENTREE SUR JESUS

 

Cela peut paraître compliqué mais c'est simple. Cela veut dire une Église avec Jésus au Centre. Il existe des Églises dont le centre est Saint Benoît, Sainte Lucie, Notre Dame du Rocher. Tout ça est bien, car Benoît, Lucie et Notre Dame du Rocher ont pleinement vécu l'Évangile de Jésus. Mais vous ne pouvez pas changer le moteur d'une voiture contre un tas d'accessoires. Dans l'Église, Jésus est le moteur. Il a vécu. Il est mort. Il est ressuscité pour nous. Il vit parmi nous et il fait confiance à chacun de nous.

 

UNE EGLISE LAÏQUE

 

Comme nous l'avons vu, l'architecte, à lui seul, ne peut construire une maison. Ainsi en est-il du prêtre. Il ne construit pas l'Église à lui seul. L'Église, c'est le peuple. Il est vrai que des laïcs sont devenus prêtres, ou évêque ou pape. Le pape Jean XXIII était un pauvre paysan d'Italie. Ces gens ne sont pas engagés dans l'Église pour donner des ordres aux autres, mais afin de mieux pouvoir servir le peuple.

Ceux qui ont la foi forment l'Église, non seulement ceux qui se sont inscrits sur des registres. Il ne suffit pas d'être inscrit comme membre d'une famille, il faut encore se sentir responsable envers toute la famille qui doit vivre et grandir. Dans l'Église, toujours davantage, ce sont les laïcs qui doivent être responsables de l'Église, parce que l'Église, c'est Eux.

 

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Dans la revue espagnole Adital de février 2007, le Brésilien Jung Moi Sung - qui fait partie de la nouvelle génération de théologiens de la libération ,déplore que "les méthodes de marketing pour augmenter le nombre des fidèles soient devenues plus importantes que le rôle prophétique du christianisme dans la construction d'une société plus juste et plus humaine".

 

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21:07 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

08/03/2009

Catholiques à Lucerne

 

 

 

 

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http://www.24heures.ch/actu/suisse/milier-catholiques-man...

 

Sous le regard du petit évêque de Récife, les Catholiques défilent à Lucerne afin de plaider pour une Eglise qui accepte de se laisser remettre en question et de se convertir à Jésus.

Voisi ce qu'en dit la dépêche de l'Agence télégraphique suisse reprise par les journaux.

« Manifestation catholique à Lucerne 8.3.2009 17:16

Près de 1500 catholiques se sont rassemblés dimanche à Lucerne pour protester contre la politique conservatrice du pape. Ce mouvement se veut aussi un appel à ne pas sortir de l'Eglise. La ligne de conduite du Vatican repose sur une Eglise étroite d'esprit, autoritaire et pas assez moderne, déplorent les sympathisants du mouvement "Auftreten statt austreten" ("Se positionner plutôt que de se retirer"). Concrètement, ils revendiquent l'application des droits de l'homme au sein de l'institution, un système plus participatif, l'égalité des sexes, l'oecuménisme et le pluralisme des opinions. »

Et je me permets d'ajouter linterview avec Gabriella Loser:

Voir l'interview avec Gabriella Loser

http://www.lecourrier.ch/index.php?name=News&file=art...

 

22:44 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

04/03/2009

L'HISTOIRE

 

 

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L'Histoire raconte le passage des peuples sur terre. Il y a l'Histoire écrite et l'Histoire orale racontée comme en Afrique par exemple. A l'école, notre régent nous a transmis sa passion pour l'Histoire , par exemple la construction et l'ouverture du Canal de Suez, de Ferdinand de Lesseps et des pays d'Outre Jura! Le contenu de la grand Histoire devrait être les petite histoires des gens de la base nous disait-il. Ce n'est souvent pas le cas.

« Notre Histoire, écrit Albert Nolan né Afrique du Sud, est une Histoire de conquêtes militaires, de grandes civilisations, de découvertes et d'inventions inimaginables. Mais cette Histoire-là, dit Albert, cache les horribles souffrances humaines qui lui sont inhérentes et ne sont pas perçues comme ayant une signification historique! » Pourtant l'histoire des vaincus, colonisés, humiliés, asservis, l'histoire des femmes, enfants , jeunes et vieux est précisément l'étoffe de cette Histoire avec un grand H. Mais les vainqueurs écrivent l'Histoire!

Les pyramides et les esclaves d'Égypte, les génocides des premiers habitants (Amérique latine) par les « conquérants chrétiens civilisés » qui racontent les histoires des victimes de la grande Histoire? Puis, la Révolution industrielle et l'exploitation des travailleurs dans les fabriques, les mines! Aujourd'hui, on serait tenté de dire qu'on soulage certaines souffrances, mais que dire du SIDA, de la famine structurelle? Albert de conclure: « l'accroissement de la population égale l'accroissement de la souffrance pour le plus grand nombre! »

Il n'en reste pas moins qu'un signe des temps, aujourd'hui, est la prise de conscience de la souffrance des gens et la volonté de soulager, voire de faire disparaître les causes de la souffrance.

« Abolissons la pauvreté »! En l'an 2000, 189 États membres de l’ONU se sont engagés à diminuer la pauvreté de moitié dans le monde jusqu'en 2015 . Par exemple, en Suisse romande de grands efforts sont faits sans éclats médiatiques.

Exemple: http://www.lafree.ch/details.php/fr/stop_pauvrete.html?id...

http://www.editionsquartmonde.org/rqm/document.php?id=1088

La souffrance passée et actuelle est aggravée par le sentiment d'impuissance. « On n'y peut rien. On ne ne peut s'en sortir ». On est parfois soulagé par des amis, des bénévoles mais si le système restent en place, le pauvre aussi reste en place!

Certaines approches religieuses promettent le bonheur dans l'autre vie. Il est encore possible d'entendre des prêcheurs clamer bible à l'appui, que la souffrance est une punition de Dieu. Pire encore, une certaine théologie de la prédestination nous assure qu'il n'y a rien à faire de notre part pour choisir entre le ciel et l'enfer. C'est réglé d'avance! Il est clair que ceci n'est pas le discours de tous les prêcheurs chrétiens, mais cela reste un élément de l'Histoire des églises. Dieu a été parfois présenté et enseigné comme étant plus sadique que le plus cruel des hommes puisqu'Il peut condamner ses créatures au feu éternel.

Dans nos communautés chrétiennes de base (qu'on nomme paroisses en Europe) la prise de conscience de sa propre dignité éloigne les gens de ces système pervers. Nous pouvons réfléchir sur la création de structures qui remplaceront celles de l'exploitation et de la domination. La théologie de la libération le fait depuis des décennies. L'Évangile tout court est une force. C'est l'amour en salopettes.

(ma réflexion est inspirée par « Jesus Today », A. Nolan, à paraître en français en juin 2009)

 

 

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20/01/2009

Ce petit frisson

 

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Ce petit frisson

C’est comme un frémissement de tendresse qui envahit la plante des pieds et les jambes, l’épine dorsale, traverse la nuque jusqu’au cerveau, s’illumine le visage alors que le cœur fait « boum » avec Charles Trenet : « Boum Quand notre cœur fait Boum Tout avec lui dit Boum Et c'est l'amour qui s'éveille. »

Léger tout ça ? Peut-être. Tant mieux.

Au cours de ma longue vie j’ai connu des petits frissons de bonheur comme ça. Des ravissements d’adoration joyeuse. Le temps n’existe plus …pour une fraction de seconde ! Ce petit frisson de bonheur, c’est comme le sourire d’une attente, d’une rencontre…! Bien plus, c’est une lumière confiante, une flamme qui jaillit des cendres vaincues par la Foi en l’Esprit de Jésus. En la VIE !Oui, ce matin je me suis réveillée en souriant. Je crois même m’être endormie la veille en souriant… qu’est-ce qui se passait ? Je crois que Jésus jette un regard, un sourire de tendresse sur notre espèce humaine. Une vigueur, une ferveur, une force renouvelées pour « vivre pleinement. »Barack Obama, un homme courageux. Le rêve de Martin Luther King. A l’échelle nationale d’abord, et au-delà, « avançons la main dans la main sur le long chemin de la Liberté. »

 Je prie avec et pour la famille Obama, pour les Américains, pour la famille humaine. Les souhaits de notre Mandela sont les miens : “ Votre victoire a démontré que personne, partout dans le monde, ne devrait avoir peur de rêver de changer le monde pour le rendre meilleur, je vous souhaite force et courage pour relever les défis des années à venir. »

Ce petit frisson de bonheur : c’est une prière d’espérance dépouillée d’illusions. Elle n’en est que plus intense ! Et je souhaite qu’elle envahisse les cœurs de tous les blogueurs de 24 heures !

22:53 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : obama mandela | |  Facebook | |