20/11/2013

Journée mondiale des toilettes

 

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En 2001, l'Organisation mondiale des Toilettes déclare le jour de sa création, le 19 novembre comme la Journée mondiale des Toilettes

 Qui de nous n’a jamais ressenti ce feeling d’urgence ? Trouver des toilettes le plus proche possible. J’ai connu cette urgence dans certaines Missions d’Afrique éloignées des régions urbaines bien que, pour les pauvres, la sanitation, les égouts, l’eau potable est au niveau de celles et de ceux qui peuvent débourser.  Si les écriteaux paralysants de WC for whites only and WC for blacks only, n’existent plus, à ma connaissance,  ce qui donne droit à cette facilité de base dépend de ce qu’on peut payer en Afrique post apartheid et chez nous, parfois aussi.

 En Zambie, au Lesotho, pas de séparation de race ou de classe – sauf s’il s’agit de tourisme – les toilettes « fait maison » ou flush toilets, sont accessibles, mais l’eau est rare et parfois absente pour ce besoin, l'eau devient alors « secondaire ».

 

« Les toilettes sont un luxe dans une grande partie du monde. »Pus de 2,4 milliards de personnes n'ont pas accès à des latrines dans le monde .  Selon Actualités Internationales

 « …Ban Ki Moon a appelé les uns et les autres à engager une discussion ouverte 2716594-1036898164-l.gifet franche sur l'importance des toilettes et de l'assainissement. L'objectif est d'améliorer la vie et les conditions sanitaires d'un tiers de l'humanité … la célébration de la journée mondiale des toilettes est censée inciter à un changement de comportements et de politique sur des questions allant du renforcement de la gestion de l'eau à la lutte contre la défécation à l'air libre… »

 

Pour l'action : un séjour de quelques années dans un pays ex-colonisés suffit à faire prendre conscience que « des toilettes pour les uns sans des toilettes pour tous » signifie « rester en santé pour les uns et tomber malades » pour les autres. D’où l’importance d’une journée mondiale des WC.

 

latrine-togo.jpgC’est pourquoi des personnes s’engagent dans l’éducation par la construction de latrines. Comme mon amie jurassienne, Laurence Frésard et ses collègues au  Togo qu’elle connaît bien et qu’elle fait connaître… voir le site.

 

Faute de toilettes, on se soulage où on peut surtout lorsqu’on est enfant, infirme, âgée. Conséquences, l’eau est polluée et les « maladies parasitaires et diarrhéiques » se répandent et les gens meurent.

 En 1991,  Laurence met en pratique sa petite idée sur place : se joindre à ce qui se fait déjà localement et soutenir la construction de latrines… « à Sokodé, Togo. Le projet démarre en 1991.. Aujourd’hui, il est étendu à toute la ville grâce à l’ONG locale N’Kotchoyem ( Ne reste pas les bras croisés ), dont Roger Tchédré, l’ami de confiance, est le responsable. Avec son équipe, il construit »

 Laurence et son ami sont venus me voir en Gruyère il y a quelque temps de cela et nous avons parlé d’un intérêt commun : Les besoins des gens, notamment au Togo, et la construction de latrines.

 accueil.pngVingt 20 latrines sont construites par an. par an apparaissent. Chaque latrine coûte 760 francs suisses.
La recherche de fonds  a permis la construction de 300 latrines à ce jour. L’Association a été fondée afin de consolider et la coopération avec N’Kotchoyem ou , Ne restons pas les bras

 Ma réflexion : les famillestogolaises sont fières d’avoir leur latrine… et nous savons qu’en Afrique le terme « famille » comprend un nombre illimité de gens en besoin de se soulager.

 Ma conclusion : Nous allons régulièrement aux toilettes et dire une petite prière de reconnaissance pour les WC est un hommage à notre dignité humaine.

 

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15/04/2011

LES VIEUX/VIEILLES COUTENT CHER

 

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Les Vieux coûtent cher à la Société

 

Ce 15 avril 2011. Une excellente émission : le Journal du matin avec Simon Matthey-Doret et Christiane Jaquet-Berger, présidente de l’Association suisse des retraités (AVIVO) et députée popiste au Grand Conseil vaudois. http://www.rsr.ch/#/la-1ere/programmes/l-invite-du-journal/

L’assurance maladie augmente constamment en Suisse. Les raisons sont nombreuses et « on en parle » avec raison et inquiétude. Cela concerne la maladie, la santé. Les gens sans exceptions.

Mais le nombre des vieilles et des vieux augmente aussi et le lien entre ces deux augmentations est logique.

En Suisse, il me semble que la santé est une priorité. Elle devient problématique lorsque lorsqu’elle devient obsessionnelle pour tous :

Les progrès d’une médecine qui prolonge la vie au-delà de la normale. La volonté du corps médical de promouvoir les techniques de pointe, de les tester, d’avancer. Et c’est bien. Et c’est sans compter avec les firmes pharmaceutiques !

Et voilà, comme la vie en Suisse est relativement confortable, on y tient. Les années s’accumulent, le corps s’use. C’est normal. Et comme pour une vieille voiture, il faut remplacer des pièces usées. Mais il n’y a pas de pièces de rechange pour remplacer le TOUT.  Accepter le fait d’être vieux/vieille, c’est dur pour beaucoup. A cause du système qui réglemente des cases pour les différents groupes d’âge, des « petites boîtes » pour chacun ! On a même plus envie d’aller en paradis, (on nous a fait peur du « <Bon » Dieu !) alors que c’est le but de la traversée ! On évite d’en parler !

En outre, la solidarité intergénérationnelles est une gageure ne serait-ce qu’à cause du train de vie effréné des travailleurs, des gagne-pain donc et des garants de la survie de l’Assurance Santé. Le dialogue transparent existe-t-il ? Je me souviens qu’en Afrique du Sud, afin d’aider à survivre tout en ayant pas (trop) peur de mourir, la réalité me semblait plus humaine. Nous avons souvent eu recours à une approche holistique de la personne malade, soit de l’usure des ans, soit des aléas du quotidien, le SIDA … les accidents.  Ce qui signifiait que le corps, la tête, l’âme sont un tout organiquement lié et qu’un contexte humain met du soleil dans nos derniers jours !  (Oh ! Tout le contraire d’établissements hospitaliers !)

Ma conviction profonde : Les relations guérissent,  La médecine sans les relations  et qui consiste en une multitude de gestes médicaux faits en vitesse dans le silence de deux mondes qui ne se rencontrent que dans la fonction, me paraît vide de vie ! Cela blesse l’âme.

 

Cela me laisse songeuse. Les « aînés/ées » ne sont plus rentables dit-on, ils/elles malades plient sous le poids des ans ou des handicaps chroniques, ils/elles sont placées dans une de ces « cases » calfeutrée avec tous les gestes sensés prolonger les années, expulser toutes les douleurs « surtout durant les 18 derniers mois de vie (Journal RSR ce matin) sont les plus coûteux.  Dans ce no man’s land, il en est qui souhaitent l’Exit.

 

Dans le Journal 24 Heures du 23.03.11, le psychanalyste Mario Cifali le dit bien : « On ne peut pas soigner le corps sans soigner l’âme.» Comment faire ?

http://www.gppv.ch/sites/default/files/Comment%20peut-on%20soigner.PDF

 

images (35).jpgJe souhaiterais vraiment que cerisiers en fleurs nous révèlent la réalité de Pâques. Et qu’on s’en réjouisse !

 

 

23:38 Publié dans Formation | Tags : santé | Lien permanent | Commentaires (8)