03/12/2011

Mon Bien-Aimé avait une vigne

 

Mon bien-aimé avait une vigne

VIGNE.jpg

Le soi-disant Ancien Testament - ainsi dit-on - parlerait d’un Dieu vengeur  et qui punirait les gens. Alors que le Nouveau Testament proclamerait, par contre, un Dieu aimant. Dans l’Ancien Testament, ainsi dit-on – les gens  auraient vécu sous la loi du talion :  Œil pour œil, dent pour dent.  Dans le Nouveau Testament, il aurait été dit : Tu dois aimer ton prochain comme toi toi-même.

Pour mémoire : le commandement : Tu dois aimer ton

prochain comme toi-même se trouve être la copie exacte

trouvée dans l’Ancien Testament. A l’époque de Jésus, les

pharisiens et les docteurs de la loi pouvaient résumer tous

les commandements et les interdictions en un seul

commandement : L’amour de Dieu et l’amour du prochain.



Le fait que Dieu lui-même est Amour, n'est pas une invention du Nouveau Testament.  Le Cantique d’Isaïe à son Dieu bien- aimé, compare l’Amour de Dieu pour son peuple avec la tendresse du vigneron qui bêche le vignoble, en ôte les pierres, y met un plant délicieux, y met une tour au milieu d’elle, y creuse aussi une cuve dans l’espérance que sa vigne produise de bons raisins ! Isaïe décrit aussi la douleur de son Amour trahi lorsque le vigneron voit que le fruit de sa vigne n’est que du  mauvais raisin…

L'Ancien Testament donc était la Bible de Jésus de Nazareth. Non seulement il lisait, il priait, il vivait avec la Bible, davantage encore, il pouvait annoncer avec conviction et passion ce Dieu, Père très aimant et Mère pleine de Tendresse.

Hermann-Josef Venetz

(ma traduction)

avec permission de l’auteur

17:57 Publié dans Spiritualités | Tags : vigne | Lien permanent | Commentaires (12)

01/12/2011

Avent et déjà

Ann-e-B---Avent-2--me-Dimanche (1).png

En état d’attente et la saison de l’Avent

 

« Plénitude du moment présent ». Comme je le comprends, c’est l’accomplissement du passé et de l’avenir. En levant les yeux vers Jésus au désert (Kramskoy) juste au-dessus de l’écran, je sais que l’accomplissement, le mien, et celui des créatures,  a sa place entre ses deux bras. Le mot de passe est : «c'est accompli ». Mais il y a « l’avant », et nous voici en Saison d’Avent 2011

 

Les liturgies supplient que se hâte vers nous le Messie promis. On oublie qu’il est bel et bien venu, Jésus, qu’il a vécu, qu’il est mort et on ne saurait ignorer son Esprit ressuscité en nous ! Il est là! Avec nous tous, Il est occupé, jour et nuit, à la construction de la « famille de Dieu » (pour éviter le mot de « royaume »). Il est inconvenant de dire qu’on l’attend, qu’on l’attend, qu’on l’attend avec l’attitude de celles et de ceux qui attendent que les choses, viennent d’en haut… Il est ici, en bas!

 

Superflus, ces « veni veni veni! »...Comme les pauvres Estragon et Vladimir attendaient le « salut » d’en haut de l’échelle, ils attendaient Godo  qui tardait jusqu’à ne plus venir…alors que les deux « habitués de l’attente » supplient ad infinitum Godo de « venir »… Veni! Et l’auteur Samuel Beckett d’écrire au metteur en scène de sa pièce de théâtre : Je ne sais pas qui est Godo. Je ne sais même pas, surtout pas, s'il existe. Et je ne sais pas s'ils y croient ou non, les deux qui l'attendent. N'attendons pas, Jésus est la dynamique du présent AVENT 2011.

 

Jésus est une présence dynamique pour celles et ceux qui sont conscients de leur responsabilité de citoyens, qui s’impliquent en politique, qui élisent les personnes aptes à construire le bien commun, sans politique politicienne ni intérêts particuliers, de classe, de prestige, de carriérisme, de pouvoir ou de domination des gens les plus pauvres et sans sécurité. Élire des citoyens au service de leurs concitoyens à qui ils devront rendre compte au cours de leur mandat.

 

L’Avent est le prélude de la naissance d’un « monde nouveau. Peut-être sur les ruines annoncées d’une débâcle des banques dont le paradigme signifie : austérité imposée aux peuples fragilisés, pour remplir les coffres au nom codé de propriétaires secrets.

 

Le paradigme de Jésus le concepteur et constructeur, avec nous, du « Monde Nouveau : «L’engagement sans peur pour la dignité de tous les êtres humains, surtout la lutte pour les droits des oubliés de la société, des négligés, des ignorants, des arriérés, des bons à rien. » Voilà la préparation de l’Avent qui annoncent la Venue de Jésus déjà présent, les lectures bibliques de demain 2 décembre 2011 nous vont droit au cœur.

Pour l'image avec reconnaissance:

http://paroissefachesthumesnil.over-blog.com/article-annee-b-temps-de-l-avent-2eme-dimanche-par-coolus-90262685.html

 

21:31 Publié dans Spiritualités | Tags : avant | Lien permanent | Commentaires (2)

01/11/2011

le 2 novembre 2011

IMG_NEW.jpg

Le 2 novembre 2011

Les visites aux cimetières


Souvent les morts, sans le vouloir, rassemblent les « vivants » au cimetière. On dit « au revoir », on écoute quelques prières toute faites, on verse quelques larmes, on partage du pain et du thé et on retourne chez soi jusqu’à la prochaine fois.

Le 2 novembre de chaque année, retour au cimetière bien entretenu : une pierre tombale, des fleurs, et dessous, dans le cercueil, qu’il fut en bois précieux ou en écorce de vieux chêne ou simplement enroulé dans un drap, il reste un peu de poussière et une poignée d’os consumés par les souffrances d’une maladie cruelle  « à en mourir ! »

Oui. Comme celle de Jésus, certaines « morts » ne sont pas faciles, j’en suis témoin. C’est une leçon de vie réaliste. Il ne faut pas, à tout prix « vouloir » une mort idéalement paisible. Il faut assumer, si on peut, le jardin des oliviers en sachant que si Jésus a passé par-là, si des bien-aimés sont passés par-là, pourquoi pas moi ? Et cette douleur intolérablement cruelle n’est que la graine qui meurt et revit du même coup !  (Jean : 12, 20-33).

C’est la résurrection. Une loi de la nature peut-on dire ! Je serai « hors espace temps » dans ce mystère que je suis curieuse de découvrir !

Donc, ce 2 novembre 2011, c’est l’expérience de « l’éternel présent » qui me réjouit,  consciente que d’être en « bonne compagnie » !

Comme François Mauriac : « Un cimetière ne nous attriste que parce qu’il est le seul endroit du monde où nous ne retrouvions pas nos morts. Partout ailleurs, nous les portons avec nous. Il suffit de fermer les yeux pour sentir ce souffle contre notre cou et, sur notre épaule, cette main fidèle. » (A la place du mort, par Gilbert Salem, chez  B.Campiche 2006)

C’est donc la fête de Vivants qu’on célèbre demain, par de-là les pierres roulées et les tombeaux vides. Fortifiés nous avançons,  en route vers « nos Galilée »  respectives !


22:18 Publié dans Spiritualités | Tags : morts | Lien permanent | Commentaires (0)

La Toussaint

 

Toussaint08 001 copie.jpg

Aujourd’hui, 1er novembre « La Toussaint » : c’est une « fête d’obligation » pour l'Église catholique.

Mais ces saints/saintes, c’est qui ?

« La Toussaint est la fête de tous les saints, connus ou inconnus

"Le peuple des petites gens, des humiliés, des laissés pour compte, ceux qu'on exploite, les affligés, les découragés, les malades, les perdus" qui ont mis leur confiance en Dieu.

C'est au 8ème siècle que la Toussaint est fixée au 1er novembre à Rome, et au 9ème siècle qu'elle fut étendue au monde entier.

« Rien ne nous assure que les saints canonisés soient plus grands", note Thérèse de Lisieux. »… Je complète : que les plus petits d’entre nous selon moi, cm !

La pensée de Charles Singer« Saisons » (Desclée) p. 243

« À celui qui n’a plus rien, ni joie ni courage, à cause de la tristesse, à cause de l’échec, parce que rien ne lui réussit, il donne sa présence comme un compagnon qui permet de tenir debout.

À celui qui a faim, parce que personne n’en veut et ne peut le voir, il présente une poignée d’amitié.

À celle qui a soif, parce qu’elle est rejetée à cause de son prétendu manque d’intelligence, il offre la chaleur de son sourire.

À celui qui est considéré en étranger, parce que son comportement, son vêtement ne ressemblent pas

aux autres, il donne un geste d’accueil.

À celle qui est considérée en malade, parce que son caractère est impossible, parce que... parce que... il propose une main ouverte pour une œuvre à réaliser ensemble. »

« Voilà les saints au quotidien qui travaillent à la sueur de leur front pour gagner leur pain » Mais aujourd’hui, la rapine les prive de terre et de travail : par exemple : les licenciés, de Novartis, de Swissmetal, du Credit suisse, des milliers de « surplus people » qui « menacent la survie de la « planète » . Ils sont des millions, nous montre-t-on les « non-productifs, non-rentables du continent africain particulièrement ! »

 

Des Saints ceux-là ?

Au calendrier des  soit disant saints de l'Église catholique romaine, (selon Thérèse de Lisieux) beaucoup d’évêques  de papes, de docteurs de l'Église, de fondateurs et de fondatrices d’Ordres religieux, même, eh ! Oui, de l’Opus Dei, et quelques martyrs en plus, c’est-à-dire qui ont témoigné que Jésus a influencé leur manière d’être et d’agir.

J’en peux nommer aujourd’hui, bien vivants, à travers le monde, chez les sans papiers, les sans domiciles fixes, les pauvres, tous les bienheureux des béatitudes qui sont en marche comme le traduit si bien Chouraqui :

« En marche, les humiliés du souffle ! Oui, le royaume des ciels est à eux !
En marche, les endeuillés ! Oui, ils seront réconfortés !
En marche, les humbles ! Oui, ils hériteront la terre !
En marche, les affamés et les assoiffés de justice ! Oui, ils seront rassasiés !
En marche, les matriciels ! Oui, ils seront matriciés !
En marche, les cœurs purs ! Oui, ils verront Elohîms !
En marche, les faiseurs de paix ! Oui, ils seront criés fils d'Elohîms.
En marche, les persécutés à cause de la justice ! 
Oui, le royaume des ciels est à eux !
En marche, quand ils vous outragent et vous persécutent, 
en mentant vous accusent de tout crime, à cause de moi.
Jubilez, exultez ! Votre salaire est grand aux ciels ! 
Oui, ainsi ont-ils persécuté les inspirés, ceux d'avant vous. »

 

15:50 Publié dans Spiritualités | Tags : saints | Lien permanent | Commentaires (0)

29/10/2011

Méditation dominicale

 

Les trouble-fête

Des premières aux dernières pages de la Bible, il y a des accrochages

Il s’agit d’une part d’une classe soit disant cléricale composée en majorité d’hommes qui se sentent responsables de la Religion et pensent à certains projets :  par exemple construire des Temples, élaborer des liturgies solennelles, savoir et dire ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire, ce qui est bien et ce qui est mal, celui qui fait partie du groupe et celui qui n’en fait pas partie. Ils s’engagent et créent des structures qui facilitent une vie tranquille. La société accepte et apprécie cela comme règle du jeu qui a tout de même ses atouts pratiques.

C’est avantageux d’avoir une Religion qui se soucie de la Loi et de l’Ordre, qui bénit les progrès économiques, qui console les laissés-pour-compte, qui récompense les bons et punit les méchants. Des cercles renommés investissent, font des donations importantes, collectent des impôts pour le maintien des règles du jeu qui correspondent à leurs intérêts.

Il s’agit d’autre part, des avocats de Dieu: les prophètes, des hommes et des femmes qui, ceux-là, sont des trouble-fête.

Les prophètes ne sont pas du tout convaincus que Dieu désire jouer ce jeu-là, ni que Dieu désire habiter dans un temple ou dans une église, ni qu'Il exige des sacrifices, ni que l’Ordre clérical est sa priorité.

Une religion qui instrumentalise Dieu, qui le réduit au silence ou qui n’exprime que ce que ses soit-disant « serviteurs » lui font dire..., une Religion qui bénit chaque espèce d'association ou d'agencement qui favorise ses propres affaires... une telle Religion est de l'idolâtrie – disent les trouble-fête.

Avec toute leur fermeté ces trouble-fête défendent le Dieu d’Abraham, d’Isaac, de Jacob, le Dieu de Sara, de Rébecca, de Hagard, le Dieu de la résurrection et de la libération, le Dieu des petites gens. Au nom de Dieu, les Trouble-fête disent :

« Que le droit coule comme de l’eau et la justice comme un torrent intarissable .» Amos 5:24

«Je hais, je méprise vos fêtes et je ne puis sentir vos réunions solennelles. » Amos 5, 21-24

« C'est la miséricorde que je veux, et  non le sacrifice .» Osée 6, : 6

Jésus approuve: « Cherchez d’abord le royaume de Dieu !» Mt 6,19-34

Accueillez donc les trouble-fête !



Hermann-Josef Venetz

Traduction Claire-marie Jeannotat

Avec permission de l’auteur

28/10/2011

300 Pèlerins à Assise

 

Pèlerinage pour la Paix chez François d’Assise

 

images (18).jpg
27 octobre 2011

 

Ce jeudi 27 octobre, des pèlerins de toutes les religions du monde se sont rencontré à Assise, en Ombrie, là où  a vécu, chanté, mendié, aimé le Poverello, François. Celui qui, comme son Aman et Seigneur Jésus, ne s’est pas enorgueilli du titre de Fils Pietro di Bernardone Moricone, le riche drapier et commerçant ! Non !  Après avoir fait bombance, après avoir fait la guerre et la fête, il se retrouve triste et rêveur d’un monde plus juste et plus vrai, là où l’on peut faire l’Amour avec Dame Pauvreté, avec la nature, avec les astres, les oiseaux, les loups, avec des frères et des sœurs de son universelle famille humaine pour danser, louer la création et le créateur dans la pureté du cœur !

Faire des affaires, c’est pas pour lui, ou plutôt, ce qu’il entreprend dans cette église en ruine, devient l’envers des affaires de son père ! Il rassemble des jeunes qui lui ressemblent, quasiment des marginaux comme lui, ils se réfugient sur les collines fleuries, dans les forêts aux alentours de Gubbio, à l’écoute des oiseaux fous de joie, et bientôt s’élève dans  le ciel crépusculaire, le Cantique des créatures comme pour réconforter le Créateur et son Fils Jésus de ce qu'est devenu notre monde actuel!

Ils sont tellement unis, Jésus fait homme en tout homme et Dieu, qu’ils le restent aujourd’hui alors que s’acheminent ces quelques 300 pèlerins  bigarrés, pour se rencontrer, demander pardon d’avoir trahi et de trahir encore le message de Jésus, ils veulent se purifier, manger ensemble un repas, et oh ! Etrangeté! Mais, et c'est un signe des temps ils « prient ensemble mais chacun pour soi », dans les respect de leurs religions respectives.  Chacun veut s’engager pour « reconstruire la société » à partir de ses racines, racines des temples, des pagodes, ses lieux de prière et d’adoration !

L’âme du loup de Gubbio à qui François avait dit : « Frère loup, partout tu as fait beaucoup de torts, tuant des créatures du Seigneur, faits à l’image de Dieu. Tu mérites d’être jugé comme assassin. Je veux que la paix se fasse entre toi et les gens. » La paix fut signée par un contrat s’engageant à partager le pain et le logis. Comme quoi c’est possible de faire la paix entre des protagonistes de toute nature !

Je prie et je crois que le pape Benoît et ses amis délégués des religions du monde, en reprenant le train vers la gare pour le Vatican,  ressentent ce frisson d'énergie du petit François qui les invite aux épousailles avec Dame Pauvreté, avec la famille humaine, la création et le Créateur. Voici quelques lignes de la lettre de François à un ministre :

« Je vais t'expliquer comme je le puis ton cas de conscience.
Des soucis ou des gens - frères et autres personnes - t'empêchent d'aimer le Seigneur Dieu ? Eh bien! Même si, en plus, ils allaient jusqu'à te battre, tu devrais tenir tout cela pour une grâce
Tu dois vouloir ta situation telle qu'elle est, et non pas la vouloir différente.
Considère cela comme une vraie charge ou " obédience " que le Seigneur Dieu et moi nous t'imposons, car telle est, j'en suis certain, l'obéissance véritable.

images (3).jpgAime ceux qui te causent des ennuis.
N'exige pas d'eux, sauf si le Seigneur t'indique le contraire, un changement d'attitude à ton égard.
C'est tels qu'ils sont que tu dois les aimer, sans même vouloir qu'ils soient (à ton égard) meilleurs chrétiens.
Cela sera pour toi plus méritoire que la vie en ermitage. »

26/10/2011

Jésus en politique helvétique

 

Jésus et la politique

Prélude: j’ai rencontré Jésus dans le regard de mon frère Jean frappé de méningite dès l’âge de trois mois. J’étais de trois ans son aînée et j’ai pris conscience de l’amour inconditionnel de nos parents, de nous tous, pour cet enfant qui révélait l’au-delà !

Mais aimer  est toujours inclusif, contagieux, l’amour du prochain proche est organiquement lié avec le plus lointain.

Et cela n’exclut aucunement l’amour personnalisé ! Au contraire, l’amitié est une source d’énergie qui me propulse vers les plus assoiffés d’amitié partagée, assoiffés de la liberté d’exprimer vraiment leur pensée et non celle de l’institution! Jésus à été en conflit constant avec les détenteurs d’un pouvoir institutionnalisé, politique, économique, religieux.

Jim Zbinden/les petite gens 1414074850.jpg

Où ressentir l’Esprit libérateur de Jésus dans  INFRAROUGE d’hier soir, 25.10.11 ? (http://infrarouge.tsr.ch/)  Le Forum, suite à l’émission révèle un tant soit les perceptions des spectateurs. Personnellement les paroles du simple citoyen Jim Zbinden « sonnaient vrai ».  On dirait une querelle dans un préau d’école primaire ou chacun « doit » défendre son

carré privé, c’est-à-dire celui de son parti ! Un coup de langue, un coup de pied par-ci par-là, mais jamais, un souci commun pour arriver à un gouvernement qui veut avancer vers « le plus grand bien pour le plus grand nombre ! » Encore une fois, aucun signe de vrai débat, mais un combat plus ou moins goguenard sur le résultat surprenant des élections. Monsieur Jim Zbinden a résumé : pourquoi ne pas avancer « la main dans ea7b556.JPGla main » ?  Etrange, quasiment aucune des idées de Jim Zbinden ne fut reprise sinon par Stéphane Rossini. Merci à lui. Il indiqua les difficultés qui viennent de la lenteur d’un système démocratique « cadré » mais qui ne bloque pas les initiatives !  Même, je dirais,  si l’on va de l’avant en « semblant vouloir éternellement porter sa maison sur son dos » comme la tortue par peur de la perdre. Il est juste aussi d’apprécier Monsieur Yvan Perrin pour sa reconnaissance des fautes commises au cours des campagnes des années précédentes,  et pour la nécessité d’une auto-critique. Qu’il est rare d’entendre des personnes au Pouvoir  se remettrent en question !

Qu’est-ce que cela a à faire avec Jésus aujourd’hui et son Esprit inconditionnellement centré sur  le bien-être de l’HOMME et de touts les êtres humains surtout celles et ceux exploités par les systèmes politiques et économiques ?

C’est à nous de chercher une réponse.

 

23:09 Publié dans Spiritualités | Tags : élections | Lien permanent | Commentaires (1)

22/10/2011

Prière du soir

 

 

Prière du samedi soir 22.10.11

La beauté est dans l’œil de celui qui regarde

La laideur aussi… mais ce soir, c’est la brume qui vire quasiment aux ténèbres tant la violence paraît dominer notre espèce humaine ! La Libye, le pays de Simon de Cyrène, semble célébrer sa « victoire » avec une joie perverse !

 

images (16).jpg

Ton regard Jésus, aime. Tu es Amour fait homme. Si je crois que ton esprit m’habite, l’amour doit être incarné en moi, en chaque être humain. C’est quoi l’Amour ? Oh ! J’en fais l’expérience mystique dans la plénitude de l’instant présent. Cela permet d’avancer encore un petit pas. Mais nous ne pouvons être indépendants de la violence de nos frères et sœurs en Syrie, en Libye. Est-ce qu’on ne peut pas faire la justice sans tuer, maudire, se réjouir des images ignobles  de potentats assassinés ? Pourquoi ne pas prier pour toutes les victimes de la violence y compris pour les bourreaux qui tuent et sont finalement tués ? Pourquoi employer les mêmes armes que les violents pour se défaire de la violence ? Pourquoi jubiler, se réjouir, hurler sur les cadavres des vaincus ? Pourquoi les médias en sont-ils arriver à ce délire ?  Etaler la perversité sous les yeux des spectateurs : Pourquoi ces «journaux télévisés-spectacles ? «. Mais ça suffit !

 

Demain jour d’élection chez nous. Peut-être que les candidats, qui sait - et je le crois - se mettent quelques instants à genoux avant de s’endormir ce soir, et prient pour les électeurs qui espèrent pouvoir leur faire confiance !

 

 

 

22:20 Publié dans Spiritualités | Tags : libye | Lien permanent | Commentaires (2)

16/10/2011

LE SABBAT ET L'HOMME

l'espérance du monde.jpg

 

« Le sabbat a été fait pour l'homme, et non pas l'homme pour le sabbat » (Marc 2 : 27)

Il arriva, un jour de sabbat, que Jésus traversa des champs de blé. Ses disciples, chemin faisant, se mirent à arracher des épis pour apaiser leur faim.

Les pharisiens firent un « cas » de cet incident. «Tes disciples font ce qu'il n'est pas permis de faire le jour du sabbat! » Il y a des gens qui s’appuient sur la loi pour tout ce qu’ils font, et ils savent toujours très exactement ce qui – pour les autres -  est permis et ce qui n’est pas permis. Pour eux-mêmes, ils profitent habilement, et à leur avantage, des lacunes dans le système légal et savent en contourner élégamment ce qui les concerne. Les gens qui insistent souvent sur ce qui est permis ou interdit  se sentent très rarement concernés par ce qu’ils affirment. Celles et ceux qui s’en réfèrent à ce qui est permis et à ce qui n’est pas permis, ne se sentent pas concernés par leurs affirmations.

Jésus ne se souciait pas d’abord de la Loi, mais il était concerné par la faim de ses disciples. La motivation première de l’enseignement et des actions de Jésus était la faim et la misère des gens, et leur souffrance ! Dans ce sens-là, il est vraiment l’intendant  de Dieu.  Comme on peut lire dans l’Exode 3 :  « Il a vu la misère et l’esclavage du peuple Hébreu en Égypte, il a entendu sa plainte et son cri… à tel point qu’il ne pouvait plus se retenir d’intervenir ! »

Les gens qui déclarent leur foi en ce Dieu et en Jésus, son intendant, doivent s’interroger : sont-ils du côté de la Loi ou du côté des pauvres…

Hermann-Josef Venetz

(ma traduction)

Avec l'aimable permission de l’auteur

09:27 Publié dans Spiritualités | Tags : venetz | Lien permanent | Commentaires (2)

02/10/2011

La prostitutée et son complice?

images (7).jpg

Lucas Cranach, Musée des Beaux-Arts, Budapest

 

La femme adultère (Jean 8,1-11)

« Jésus se rendit au mont des Oliviers. Mais dès le matin il revint dans le temple et tout le peuple s'approcha de lui. Il s'assit et se mit à les enseigner.
Alors les spécialistes de la loi et les pharisiens amenèrent une femme surprise en train de commettre un adultère. Ils la placèrent au milieu de la foule
et dirent à Jésus: «Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d'adultère.
Moïse, dans la loi, nous a ordonné de lapider de telles femmes. Et toi, que dis-tu? »
Ils disaient cela pour lui tendre un piège, afin de pouvoir l'accuser.
Mais Jésus se baissa et se mit à écrire avec le doigt sur le sol.
Comme ils continuaient à l'interroger, il se redressa et leur dit: «Que celui d'entre vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle.»
Puis il se baissa de nouveau et se remit à écrire sur le sol.
Quand ils entendirent cela, accusés par leur conscience ils se retirèrent un à un, à commencer par les plus âgés et jusqu'aux derniers; Jésus resta seul avec la femme qui était là au milieu.
Alors il se redressa et, ne voyant plus qu'elle, il lui dit: «Femme, où sont ceux qui t'accusaient? Personne ne t'a donc condamnée?»
Elle répondit: «Personne, Seigneur.» Jésus lui dit: «Moi non plus, je ne te condamne pas; vas-y et désormais ne pèche plus.. »

 

L’adultère, la prostitution,  ces mots refont surface à l’occasion « d’exploits » médiatisés  à l’extrême comme pour le « savourer », et s’innocenter en montrant du doigt les présumés coupables. Parler d’activité sexuelle c’est devenu « normal », dès l’adolescence. L’adultère en Occident, n’est-ce pas tabou ?

Alors, que pensons-nous du comportement de Jésus comme le rapporte saint Jean ?

 

Voici ma réflexion : Jésus, après sa prière du matin, revient au Temple faire face à la réalité du jour ! Ce matin-là, les spécialistes de la loi et les pharisiens l’attendent, ils amènent une femme prise sur le fait ! Ils ont tout vu, ils sont témoins ! Ils traînent la femme et l’exposent aux « fidèles » du Temple !

Ils oublient qu’elle ne pouvait être seule, évidemment !

Où donc est passé l’homme adultère ? L’élément manquant, ils s’en fichent, ils brûlent de piéger Jésus et vite ! Les Légistes et les experts présents sont, soit aveuglés par la haine, soit amnésiques, stupides, fous de rage ! La femme est un prétexte pour se débarrasser de Jésus le plus vite possible !

Mais Jésus, le Fils de l’Homme, qui n’est pas un légiste,  a quand même une idée de la loi de Moïse ordonnant de lapider une telle femme et son complice selon Lévitique 20 :10 ! Mais il ne dit rien.

Les accusateurs  sont à bout ! Ils ont déjà les pierres en main pour passer à l’action, mais, surtout, ils  veulent la sanction de Jésus déjà « fragilisé » par ce qui l’attend les « jours de la Pâques » ! Mais Il prend son temps. Jésus se penchent vers le sol du parvis, vis-à-vis des accusateurs et « il écrit avec son doigt.»

 

Quoi ? Les  accusateurs s’agitent, ils veulent une réponse de suite ! Jésus les regarde dit simplement : : «Que celui d'entre vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle.» Un sacré choc ! La loi du Lévitique flambe dans leur mémoire ! Fini l’amnésie. Un à un, les plus vieux d’abord, ils quittent ce lieu dangereux pour leur survie, selon Moïse.

Jésus a dû sourire à la femme terrorisée. Et son regard la purifie et la remet sur la route de tous les dangers ! Car elle est femme !

L’idée m’est venue : si nos prostituées, à Fribourg, Genève, Lucerne, pouvaient un jour, défiler sur les places publiques, en compagnie de leurs « clients ». Nous serions peut-être étonnés, qu’en pensez-vous ?

 

28/09/2011

Prostituées avant les autres

 

 

pharisien.jpg

Qu’en pensez-vous ?

 

Voici l’évangile lu dans les églises dimanche passé (24.09.11)

« Qu’est-ce que vous en pensez? « Un homme avait deux enfants. Il alla trouver le premier pour lui dire : “Mon enfant, va travailler aujourd’hui à la vigne. Il lui répondit : “Je ne veux pas.” Plus tard, pris de regret, il y alla. Il alla vers son autre enfant pour lui demander la même chose. Ce dernier lui répondit : “Me voici, Seigneur.” Mais il n’y alla pas.  Lequel des deux a fait la volonté du père? » Ils répondirent : « Le premier. » Jésus leur dit : « Vraiment, je vous l’assure, les percepteurs d’impôt et les prostituées vous précèdent dans le domaine de Dieu.  Car Jean est allé vers vous en empruntant un chemin de Justice, et vous n’avez pas cru en lui. Mais les percepteurs d’impôt et les prostituées ont cru en lui. Quant à vous, voyant ce qui se passait, vous ne vous êtes pas repentis par la suite pour croire en lui. »

Ma petite réflexion promise et retardée. C’est Jésus comme je l’aime : pédagogue, narrateur-né, il recherche le sens de la réalité des gens avec eux. Il ne vient pas avec des liasses de sermons préparés à l’avance, comme Benoît XVI en Allemagne récemment ! (Dix-sept discours en quatre jours pour Benoît XVI selon le Journal la Croix) Non, Notre Seigneur Jésus-Christ s’assied au milieu des Prêtres, des Anciens et des Légistes et des « gardiens des lois » !!! Et avec son regard droit et respectueux, il dit : « Qu’est-ce que vous en pensez ? » Il raconte l’histoire de ce père et de ses deux garçons : l’obéissant et le désobéissant ! Jésus ne dit pas si c’est bien ou mal ? Il raconte que le désobéissant changea d’avis et qu’il fit ce que désirait son père. Et les gens de l’Institution acceptent l’évidence : celui qui a changé d’avis et qui décide d’obéir est celui qui fait la volonté du Père. La réflexion ne s’arrête sans doute pas là.

Mais je sens une irritation en Jésus, il est fatigué des coups tordus et dit ce qu’il a sur le cœur, face à face :

Jean-Baptiste, est venu avant moi, il vous a dit la vérité, il a vécu et enseigné et construit un monde juste et vous n’avez pas cru en lui, et vous ne me croyez pas !

Mais les femmes, les prostituées, les collecteurs d’impôts, les miséreux, les sans-domicile fixe, les ignorants, les publicains, eux,  écoutent la parole de Jean le Baptiste, ils croient qu’un autre monde est possible ! Ils se relèvent  péniblement, ils désirent la guérison ! Leur désir, c’est déjà la guérison !  C’est clair, ceux vous dominez vous précéderont dans le domaine de Dieu.

Saint Matthieu ne parle pas d’applaudissement ni de débat que Jésus aurait bien désiré. Mais n’est-ce pas, ces « supérieurs » tiennent à leur savoir, leur doctrine, leur vérité, ils  n’encouragent pas les débats. A peine admettent-ils des questions ! Leur fonction magistrale est aussi leur sécurité ! Même s’ils se réfèrent à l’Evangile, ils canalisent l’Esprit dans leurs canaux systémiques, à leur avantage !  Pauvre Esprit Saint qui « souffle quand même où et quand Il veut » !

Voilà, cher 100Blagues :  Qu’en pensez-vous ? Amicalement. Claire-Marie

22/09/2011

INJUSTICE EST FAITE!

sipa_ap21089322_000001.jpg

 

Hommage à Troy Davis

Ce matin, l’Injustice américaine a été faite ! «  L’injustice » sous-tend les innombrables articles et commentaires de personnalités, de journalistes, d’Amnesty International et de tant d’autres personnes horrifiées face au spectacle de la barbarie carcérale. Durant 5 heures, étendu sur un brancard, il attendait la réponse - négative - au dernier appel de clémence !

Le "NON" met en marche les exécutants qui font leur job pendant que les sœurs, amis, parents de Troy regardent à travers l’espace vitré, le "condamné", leur frère!  Troy dit « au revoir » Il dit : « La lutte pour la justice continue ». Il remercie et finalement : "A ceux qui s'apprêtent à m'ôter la vie, que Dieu vous bénisse".

Merci à Troy et merci à l’amour de son compagnon de route : Jésus, le palestinien.

Je me souviens de mon ami Ginaro  Ruiz Camacho,  exécuté le 26 août 1996, il avait subit les mêmes tortures, une barbarie semblable, que nul n’oserait s’imaginer ! Et il avait dit au revoir à sa femme, à sa grand-mère, à ses enfants: « Tout est en ordre, je vous aime tous, c’est une vie nouvelle qui commence et à bientôt ».

Les exécutions se poursuivent à travers le monde, mais les Etats Unis,  qui se donnent le Droit de « posséder, de juger, de pousser à la catastrophe le reste du monde » dissimulent la perversité de leur crime » car ils sont apparemment au-delà et au-dessus de la justice !

Triste exemple entre tous : Barack Obama. On se souvient: « Yes we can!» Naïvement crédules, on hurlait: “Yes we can!”. Hier donc, à la dernière heure de vie de Troy Davis, ce même Obama a « refusé la grâce présidentielle, et il a déclaré qu’il refusait même à titre personnel de répondre à l’appel de Troy. » Ceci, dans l’Etat de Georgie, à la vieille tradition esclavagiste, là où le petit peuple l’avait soutenu et répétait : « Yes we can ! ». Barack Obama dit aujourd’hui : « NO we Can’t ! » Une farce.

Le même jour à l'ONU, face à la demande de Mahmoud Abbas , le palestinien, au nom de son peuple à la limite du desespoir, demande la reconnaissance de son existence, Barack Obama  de dire en bref : « No we can’t ! » « No short cut to peace !”

Honte à Obama ! Prix Nobel de la Paix ! Mister Président : No short cut to Prix Nobel de la Paix ! Vous feriez bien de vous en défaire, de mûrir, de faire pénitence pour n’avoir fait, ce matin, aucun effort de solidarité envers vos frères de race, dans votre pays ! Même pas un seul mot de compassion! Shame on you!

Quelle ironie ! Ironie encore : ce matin jeudi, j’espérais entendre évoquer le nom de Troy Davis à l'église. J’espérais une prière en église pour le repos de l’âme de Troy Davis à qui tout le monde pensait. Le sermon plein de beaux mots, manquait de résonance humaine,  quasiment vide du contenu de nos frères exécutés au nom d’une justice bafouée.

 

23:28 Publié dans Spiritualités | Tags : troy davis | Lien permanent | Commentaires (0)

17/09/2011

EN LUTTE AVEC DIEU

 

 

En lutte avec Dieu

« Mes pensées ne sont pas vos pensées et vos chemins ne sont pas mes chemins. »

hjv.jpgC'est certainement l'expérience de tous ceux/celles, croyants ou athées, qui « ont affaire avec Lui ou Elle ». La raison: le Dieu que les gens prient ou nient ne correspond pas à l'image qu'ils/elles s'en font. Celui qui prie se fait une idée de Dieu, lequel, s'Il est vraiment Dieu, doit satisfaire ses attentes déterminées.

Celui qui nie Dieu se fait aussi une idée plus ou moins vague du Dieu qu'il rejette; on ne saurait rejeter quelqu'un ou quelque chose qu'on ne connaît pas.

Le croyant et l'athée ont quelque chose en commun: et c'est l'image qu'ils se font de Dieu. Ils ne sont pas en lutte avec Dieu, mais bien plutôt avec l'image qu'ils ont de Dieu. Le croyant et l'athée seraient tous les deux soulagés s'ils arrivaient à se défaire de leur propre image de Dieu.

Cette image de Dieu est profondément enracinée en nous: Dieu doit forcément être plus grand, plus puissant, plus grandiose et plus riche que nous – sinon, à quoi servirait-Il? Et nous nous efforçons de Lui ressembler, c'est-à-dire de devenir plus grand, plus puissant, plus grandiose, plus riche – que les autres.

Ce Dieu là devient alors la motivation de notre insatiable besoin de concurrence, de guerres, d'oppression, de maximalisation des profits, d'armement; « toujours plus », toujours « plus vite », toujours « plus puissant », toujours « plus riche ». Nous devrions, il est urgent, rejeter ce Dieu-là avant que nous ne nous détruisions les uns les autres, comme c'est trop souvent les cas et comme cela est actuellement en train de se faire dans notre monde.

Le Dieu dont parle la Bible n'a justement rien à faire avec la grandeur, la concurrence, la richesse, la violence, la domination, la puissance mais, j'aurais presque dit: tout au contraire! - Dieu est la réconciliation, la solidarité, la justice, l'impuissance, la paix.

J'ai lu une fois cette pensée du philosophe Ernst Bloch: « Seul un athée peut être un bon chrétien... » On pourrait l'exprimer ainsi: Nous deviendrons croyant dans la mesure où nous abandonnerons notre propre image de Dieu et des idoles de notre propre fabrication. Dans la lecture d'aujourd'hui, Isaïe  rapporte la parole de Dieu: « Mes pensées ne sont pas vos pensées et vos chemins ne sont pas mes chemins. »

Libérons donc Dieu des chaînes avec lesquelles nous le tenons prisonnier!

Hermann-Josef Venetz

Traduction: Claire-Marie Jeannotat

avec l'aimable autorisation de l'auteur

"Mit Gott im Clinch" Hermann-Josef Venetz

12:53 Publié dans Spiritualités | Tags : venetz | Lien permanent | Commentaires (8)

12/09/2011

Commémoration des victimes en Irak et en Afghanistan

 

 

Familles américaines endeuillées unies aux victimes afghanes et irakiennes. Déclaration du 8 septembre 2011.

 

la-vie-en-rose (1).jpg


QUE LE BIEN triomphe et que jamais le mal ne l'emporte!

Les médias n'ont guère évoqué, hier, le mouvement des familles endeuillées pour la Paix. Dommage.

«Combattre le mal par le bien est honorable, lui résister par le mal est funeste.» Mahomet.

Ce qui n'a pas été mis en exergue dans nos médias, ce que Obama n'a pas pu ou n'a pas osé dire, c'est une prière pour les victimes assassinées en Afghanistan, en Irak. Il n'a pas pu ou il n'a pas osé évoquer les massacres, oeuvres de l'armée la plus meurtrière du monde! Les Marines. (The deadliest weapon in the world is a Marine and his rifle.)
(Gen. John "Black Jack" Pershing, U.S. Army Commander of American Forces in World War I)

Ils ont, dit-on, accompli leur job.

 

Selon le National Catholic Reporter: http://ncronline.org/news/politics/ten-years-ponder-our-l... et Icasualties.org


Les invasions de l'Irak et de l'Afghanistan:

60,277 Iraquiens, (10,125 militaires et 50,152 civils);

4,442 U.S. Soldats morts en Irak ,

1,584 en Afghanistan.

Sans compter les blessés à vie. www.iraqbodycount.org .

Sans compter après l'invasion de l'Irak par Bush senior, (Desert Storm)

les 500,000 enfants morts avant d'avoir 5 ans en Irak, tués par les sanction imposées par les USA durant les années nonante!

Des millions d'Iraquiens ayant fui dans les pays voisins ou ailleurs. J'en connais personnellement, à Lausanne. Eux aussi ont vécu la Commémoration du 9/11 en pays étranger, chez nous!

Bref, notre empathie pour celles et ceux qui ont souffert et sont traumatisés par l'ignoble destruction des tours jumelles rejoint l'empathie et la solidarité envers les laissés pour compte des victimes irakiennes et afghanes. Ces peuples souffrent! Museler le Soi blessé d'un peuple, on le sait, est une bombe à retardement!

Il est possible de partager notre compassion envers eux! Activement, à travers nos contacts avec les réfugiés de ces pays martyrs, par la prière, par écrit, en faisant surtout connaître la noble initiative pour « un Demain de Paix ». Il s'agit de familles endeuillées par la perte d'êtres bien-aimés qui ont lancé, le 8 septembre 2011, un appel vibrant à l'Amérique et au monde, visant le dépassement du 11 septembre 2001! Ce Mouvement encore modeste, mais qui s'élargit a rédigé la déclaration suivante. Que j'abrège en traduisant:

« Les membres des familles endeuillées le 11 septembre 2001 sont reconnaissants des marques de soutien de tant de gens, à l'occasion du 10 ème anniversaire de la catastrophe! Aujourd'hui, nous demandons d'étendre la compassion qu'ils/elles, nous montrent, aux familles des victimes innocentes en Afghanistan, en Irak! Aux victimes de la guerre et des incessantes attaques armées. D'étendre la compassion aux Musulmans-américains chez nous, à celles et ceux injustement traités à Guantanamo et dans d'autres pays. À celles et ceux qui ont faim suite aux investissements militaires doublés!

La leçon du 11 septembre est la preuve que nous vivons dans un monde connecté (c'est moi qui souligne). Nous tombons et nous nous relevons ensemble. Martin Luther King a dit: « Infliger l'injustice n'importe où, menace la pratique de la justice partout: » Profitons de ce 10 ème anniversaire pour honorer la mémoire de nos chers disparus en affirmant notre fraternité avec les peuples du monde entier, en pratiquant les valeurs qui garantissent un avenir de paix pour tous! »

Contact:
Sahil Bhatia/David Lerner, Riptide Communications, (212)260-5000,
SBhatia@riptideonline.com
Andrea LeBlanc,
aldvm@comcast.net

Texte anglais: The members of September 11th Families for Peaceful Tomorrows are grateful for the expressions of remembrance and concern being offered on the 10th anniversary of the events which took the lives of our loved ones.  On this day we ask those who feel compassion for our loss to expand their compassion to include others who continue to experience loss ten years later: innocent families in Afghanistan and Iraq experiencing the loss of their loved ones and displacement  from their communities as the result of war and political strife; Muslim-Americans subjected to bias and violence at home; those denied the protections of our Constitution and law, whether in Guantanamo or in our own country; those suffering from job loss and economic dislocation related to the cost of war and rising military budgets; and those who have seen their civil iberties and freedoms exchanged for the false promise of security.

The lesson of 9/11 is that we live in a connected world. We rise or fall together. As Rev. Martin Luther King, Jr., said, “Injustice anywhere is a threat to justice everywhere.” On this 10th anniversary, let us honor those we lost by recognizing our kinship with people all over the world, and affirming the values and principles that will guarantee peaceful tomorrows for everyone."



Prière

Il y a les larmes versées devant les caméras, il y a eu Bush et Obama évoquant Dieu (God bless America).

Restent enfouies dans les sables du désert sous le regard de Jésus, les larmes ensanglantées des victimes des guerres de Bush et Blair, comme des fleurs aux pétale orientales

L’humanité d’un être se laisse découvrir, pas tant par ses états d’âme, mais par son degré d’ouverture à l’humanité entière. Un être humain, si petit et inconnu puisse-t-il être, a la même valeur et les mêmes droits fondamentaux que celui que l’on honore de tous les titres et de tous les pouvoirs.

En tant que catholique, je regrette que le pape Benoît XVI n’ait pas ajouté à ses prières d’aujourd’hui pour les victimes du 11 septembre 2001, toutes celles du 11 septembre 1973 et toutes celles des guerres en Irak, en Afghanistan et en Libye. Si la catholicité a un sens, le moment était bien choisi pour en révéler l’universalité.

Oscar Fortin Québec, le 11 septembre et claire-marie 2011 http://humanisme.blogspot.com/


21:45 Publié dans Spiritualités | Tags : les autres | Lien permanent | Commentaires (0)

10/09/2011

11 septembre 2011

 

 

Tour_02.jpg

La tour de Siloé

Le sort des tours

Réfléchir ensemble

Un ami est venu me dire bonjour, hier. Sa profession : économiste et journaliste.

Nous avons abordé le 11 septembre 2001, les 3000 victimes de la tragédie. Il a dit : « Un mort, c’est déjà trop ! » J’ai dit : « Un Irakien, un seul Afghan mort, c’est déjà trop ! »

Mon sentiment sur l’avenir de notre espèce humaine est radicalement pessimiste, le sentiment de mon ami est prudemment optimiste. Pour lui comme pour moi : l’immanence de la justice est notre repère. Confirmée ce matin, en déjeunant avec ma consœur Irénée : « La justice doit être faite sur terre ! »

Cela me permet d’explorer le regard de Jésus sur l’attentat du 11 septembre 2001. L’évangile de Saint Luc 13 : 4-5,  tombe à pic, écoutons :

1En ce même temps, quelques personnes qui se trouvaient là racontaient à Jésus ce qui était arrivé à des Galiléens dont Pilate avait mêlé le sang avec celui de leurs sacrifices.

2Il leur répondit: Croyez-vous que ces Galiléens fussent de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, parce qu'ils ont souffert de la sorte?

3Non, je vous le dis. Mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous également.

4Ou bien, ces dix-huit personnes sur qui est tombée la tour de Siloé et qu'elle a tuées, croyez-vous qu'elles fussent plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem?

5Non, je vous le dis. Mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous également.

Cela paraît radical, vraiment ? Je trouve Bliquest que je cite avec reconnaissance :

«Ces 18 sur qui tomba la tour de Siloé, croyez-vous qu’ils fussent plus coupables que tous les habitants qui habitent Jérusalem ? Non vous dis-je [c’est Jésus qui parle] mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous pareillement !» Selon Jésus, l'origine de l'écroulement n'est pas indiquée .

Les premiers mots de Jésus ne cherchent pas à identifier des coupables ou des responsables de la chute de la tour, ni à prendre des mesures pour que ça ne recommence pas — ça ne serait pas mal en soi, mais le plus urgent n’est pas là.

Les paroles de Jésus ont un objectif : donner un avertissement pour que chacun tienne compte de cette catastrophe, et se tourne vers Dieu, dans la confession des péchés et la repentance pour trouver le salut… Ce n’était pas l’action de terroristes étrangers au pays, mais il s’agissait d’un acte de terrorisme du gouverneur cherchant à s’imposer par la terreur. (c’est moi qui souligne) Ici encore, Jésus s’attache à réveiller les consciences des âmes pour les amener au salut par la repentance. » (Une conversion continue, concrète, cmj)

New York / Manhattan est-elle l’accomplissement de la chute de Babylone ? Les tours jumelles élevées sur un roc sableux ou/et solide s’écroulent, du haut vers le bas ! Étrange ! (Matthieu 7 :24-29)

Ma réflexion : « L’axe du mal et du bien » est en vous et en moi, Messieurs  Bush et Blair, les gouverneurs des États voyous logent aux Texas comme à Londres !» et au-delà des frontières de vos anciennes colonies et empires. Souvenez-vous combien de millions de gens rassemblés criant: "La Paix, pas la guerre!"

La Justice immanente est inhérente à notre nature humaine, à la vôtre, messieurs les chefs d'empires, et à la nôtre, dans nos remises en question et dans notre quête d'une monde qui corresponde au témoignage de Jésus-Christ.


11:20 Publié dans Spiritualités | Tags : manhattan | Lien permanent | Commentaires (0)

23/08/2011

JESUS ET IVAN KRAMSKOY

 

 

"En hommage à Gilbert Salem qui me donna il y a bien longtemps, une simple feuille A4 avec le "Christ au désert".

 

Kramskoi_Christ_dans_le_désert.jpg



Portraits du Christ : les grands artistes, Raphaël, Rembrandt et bien d’autres, étaient influencés par leur milieu, leur époque  et surtout leurs mécènes et protecteurs ecclésiastiques qui, trop souvent, imposaient leur contrôle et paralysaient l’inspiration de l’artiste !

L’art,  pour ces mécènes, devaient exalter la force, la richesse, le paraître, le prestige, en utilisant le divin pour souder le tout !

L’artiste est un homme au regard centré sur la vérité humaine, et c’est à celui qui regarde et contemple de reconnaître le divin, les traits du Christ dans ses œuvres !

Il serait fascinant de découvrir combien de chef-d’œuvres - nés de l’inévitable tension entre le pouvoir religieux et financier et la passion de la vérité – restent inachevés !

« En Russie,  le Tsar Nicholas I avait décrété officiel, le style néo-classique. Il exigea le contrôle des artistes et de leurs œuvres, allant jusqu’à surveiller les étudiants durant leurs travaux, surveillant par-dessus leurs épaules ! »

Extraire la vérité libératrice ne peut se faire à partir de modèles et de moules imposés ! Kramskoy fut l’un de ces artistes au génie libérateur ! Et se libérer lui-même  en rompant avec l’Académie !

Et j’en reviens à  au choc de Robert Hossein évoqué dans mon précédent billet.

Ivan Kramskoy, le grand peintre russe a fait l’expérience de ce « moment » unique qu’il a accueilli et il a su ce qu’il pouvait et devait peindre « le Christ  au  désert » qui m’accompagne au quotidien dans mes efforts.

Écoutez Ivan Kramskoy : « Un jour alors que je réfléchissais profondément, j'ai vu une forme assise dans une position de d’intense réflexion.  J'ai commencé par la regarder, la scruter attentivement, je contournais la forme en marchant à pas lents et durant tout le temps de mon observation, elle n'eut pas le moindre mouvement, elle ne m'a pas remarqué. Ses pensées étaient profondément intérieures et concentrées. Elle ne me remarqua pas, restant toujours dans la même position...

J'ai réalisé alors que je n'avais rien à inventer, je devais copier ce que j’avais vu.  Ce que je fis. Lorsque ce fut accompli,  je lui ai donné un nom audacieux.  Etait-il le Christ? Je ne sais pas. Le lendemain, à l'heure du soleil levant, la forme avait disparu. »

(D'une lettre de Kramskoy à V.M. Garshin, le 16 février 1878) (ma traduction cm) (C’était en 1872)


« En 1873, l’Académie des Beaux Arts voulu honorer Kramskoy, en lui offrant un "Professorat"! Il refusa disant qu’il voulait rester fidèle à son engagement d’indépendance de l’Académie ! »  (idem cm)


Mais qui donc est Kramskoy ? J’ai envie de poursuivre un peu l’exploration de ce type d’homme dont nous avons un besoin urgent aujourd’hui.

 

11:09 Publié dans Spiritualités | Tags : kramskoy | Lien permanent | Commentaires (3)

21/08/2011

Jésus et Robert Hossein

 

Pierre-Laurent-Barnon--Jesus---parousie.over-blog.fr.png

 

« J’ai eu un choc violent : il s’est passé quelques chose ici… » C’est Robert Hossein qui parle. Moment unique de la conception dans l’histoire d’une vie. «Il arrive un moment où vous êtes inspiré non pas par vous-même ni par vos ambitions mais par le regard que vous posez sur tous ceux qui souffrent ! Vous devez remercier les pauvres et tous ceux qui souffrent de nous donner l’occasion de partager ! » Hossein sait ce qu’il doit faire : sur cette esplanade de Lourdes, Jésus doit y retrouver sa place ! Robert Hossein dit : "Jésus, son message de libération, de guérison, et les gens auxquels Il s’est identifié."

Robert Hossein se met en route et doit vaincre les obstacles : «Jamais un spectacle n'avait été monté dans ce lieu : je me suis rapproché des différentes autorités et je me suis heurté à un refus absolu. Après un an d'acharnement, j'ai réussi à obtenir l'autorisation pour une unique représentation. » L’autorité ecclésiastique étant particulièrement coriace, la faire fléchir tenait d’un tour de force.

Un autre obstacle : les 5 millions à trouver car le spectacle sera gratuit ! Il fait la manche, on le laisse tomber pensant qu’il est fou, il s’explique :  « Il faut le faire pour l'espérance,  pour tous ceux qui crèvent et tous les jeunes qui aspirent à vivre dignement... Les trois quarts de l'humanité vivent mal, il faut avoir le sens du partage. » Des cœurs et des bourses se sont ouverts, ayant pris conscience du « sens du partage ». C’est religieux tout ça ? Robert Hossein : « Cela n'a rien à voir avec la religion. L'unique but est de réunir, dans la communion de l'espérance, croyants et athées, laïcs et pratiquants. Je n'essaie de convertir personne. Ma seule conviction est qu'il faut se dépêcher, aider les gens, sinon cette planète va nous péter à la gueule !…La planète souffre et les humains agonisent. C’est pourtant une histoire d’Amour, si elle est loupée, elle recommencera, il y a des milliards de planètes dans les galaxies et l’histoire d’Amour se refera… mais ailleurs ! » Rien de plus actuel selon moi !

Ma réflexion : c’est simplement un sentiment de grande reconnaissance envers tous les milliers de gens sur l’esplanade de Lourdes, tous acteurs, nul ne pouvait être spectateur !

Mon affection pour Robert Hossein et sa parole « Il arrive un moment » ce moment fut aussi le mien, il m’a permis de concevoir ce qui deviendra le « chemin » de ma vie et son sens. Ce « moment » est celui de nous tous, si nous savions apprécier la beauté de chacun! Quelle bonheur!

Mais qui est cet homme, d'où vient-il? Robert Hossein, qui a l'audace d'actualiser sous nos yeux par France 3, Jésus parmi nous? Il mentionne ses « merveilleux parents: «Il a par son père, une origine persane, et russe par sa mère. Son père était un compositeur français. Outre ses compositions pour le cinéma, il laisse une œuvre symphonique intéressante et fut un improvisateur extraordinaire tant au tar (luth perse) qu'au piano. Il se convertit au Zoroastrisme, religion qui influencera beaucoup de ses œuvres. » J'aimerais en dire plus. Je m'arrête ici ajoutant juste un lien juste pour le plaisir de connaître un peu mieux ce grand homme. Et ce vrai disciple de Jésus.

23:08 Publié dans Spiritualités | Tags : hossein | Lien permanent | Commentaires (0)

20/08/2011

FRANCE 3

 

plonge10.jpg
Le samedi 13 août 2011, « Une Femme nommée Marie »,  est projeté sur la TV France 3. Robert Hossein , le metteur en scène, avec l’énergie de sa passion pour la Vérité me fascine. Et sa conviction renouvèle la mienne comme celle, je suis sûre des 2 millions de spectateurs qui auront « vu et cru » ! L’adolescente, Bernadette Soubirous dit à Marie, une femme français simple et belle : « Raconte-moi Jésus ».  Ce sera fait en une vingtaine de tableaux.

 

Et Jésus, le paysan juif et nazaréen, nous emmène avec lui dès son baptême au Jourdain jusqu’à l’exécution au Golgotha et jusqu’à la résurrection dans la Galilée d’aujourd’hui en notre compagnie. !

Marie et Bernadette restent à l’arrière plan, à leur place toutes les deux, et leur discrétion révèle Jésus, le Fils de l’Homme durant sa vie active, engagée, dure. Comme par miracle, ou par grâce totale, nous sommes happés dans le Chemin, Jésus et dans la vérité des paroles sobres rapportées par Mathieu, Luc, Marc et Jean. Nous sommes là, tour à tour attirés, instruits, avertis et Oh ! Guéris de notre médiocrité. Nous souffrons de la main mise des Grands Prêtres, des Hérode, des Ponce Pilate et de nos trahisons au moment où souffrir et mourir avec Lui nous dépasse. Lui, Jésus en vêtements de tous les jours comme une immense tendresse nous remet debout et nous prend avec dans l’annonce de la Bonne Nouvelle dans nos Galilées actuelles. Nous avons quasiment fait l’expérience du mystère pascal non dilué, dans toute sa cruauté … doutant de nous-mêmes face aux milliers d'handicapés, de malades, d’infirmes, auxquels, comme Lui aujourd’hui, nous sommes identifiés ne serait-ce que par solidarité humaine!

Le récit inachevé me rend silencieuse jusqu’au plus profond de mon cœur. Et quand Françoise me dit : « N’as-tu pas remarqué que le Jésus de l’esplanade avait exactement le même visage que le « Christ au désert » qui surplombe ton ordinateur ? La possibilité d’une différence ne m’avait jamais effleurée.

Voici l’adresse où tout est dit dans la plus grande simplicité et transparence  par Robert Hossein au sujet de la conception, de la réalisation « Une Femme nommée Marie. »

http://regionrama.com/culture/65-une-femme-nommee-marie-u...

Je l’ai écouté plusieurs fois et je comprends toujours mieux que la Bonne Nouvelle de Jésus est à notre portée dans le monde enténébré… si nous redoublons de bonne volonté « pendant qu’il est temps. »


Bon dimanche et je reviendrai sur « Le Christ au Désert », et sur l’intuition de Robert Hossein !

 

22:06 Publié dans Spiritualités | Tags : hossein | Lien permanent | Commentaires (0)

06/08/2011

JOIE ET ESPERANCE!

 

images (2).jpg

JOIE ET ESPÉRANCE

 

Comment trouver un sens à la vie sinon en ce qui nous dépasse?

 

Le palestinien, Jésus, à l'écart sur une colline, a ressenti en lui l'énergie nécessaire pour être fidèle à lui-même, à sa Mission, à Dieu, son Père et le nôtre. Il a été tenté comme vous, comme moi (Lc 4:1-13) tout au long par l'attrait de l'abondance, de la puissance, du prestige. Jésus a résisté, combattu. Il a montré à tous comment résister et combattre, se libérer. Les gardiens des systèmes l'ont tué.

 

N'en sommes-nous pas au même point aujourd'hui? Aujourd'hui, les systèmes tremblent et vacillent, s'effritent y compris et on pourrait le regretter, la hiérarchie catholique. claire-marie

 

En 2004 à Johannesburg, répondant à la demande de Sœurs dominicaines, Nolan a écrit: « J'ai eu à affronter tôt, dans ma vie de dominicain sud-africain, la crise théologique de l'apartheid. Je l'appelle délibérément crise théologique parce que c'était une forme d'oppression horrible, légitimée, encouragée et présentée comme la manière chrétienne d'agir en de telles circonstances. C’était une "hérésie" qui exigeait une réfutation théologique, tâche à laquelle je m'étais attelé avec d'autres. »

http://www.dsiop.org/site/images/stories/Albert%20Nolan_fra.pdf

 

J'ai souvent eu recours à Albert dans ma réflexion sur mon blog. Je me permets de partager ce qui suit et qui est pour moi une grande consolation et un encouragement.

 

Le 18 mars 2011, Albert célébrait, avec son confrère Grégoire, 50 ans de vie sacerdotale. Voici ma traduction de ce qu’a dit Albert:

 

Les prêtres ordonnés dans les années soixante, juste avant ou durant le Concile œcuménique, se sont donnés le nom de la génération Gaudium et Spes, d'après le fameux document de Vatican II sur l'Église dans le monde moderne. C'est le latin pour « Joie et Espérance. » (Albert est du nombre)

Pour nous, le Concile était une source de grande joie et d'espérance. Nous étions pleins d'enthousiasme et exubérance pour l'avenir! Enfin l'Église était en train de changer au-delà même de notre espérance la plus folle, enfin elle rejoindrait le monde moderne!

Nous étions heureux et fiers d'être des prêtres catholiques. Nous pouvions nous éloigner de cléricalisme et de l'étroitesse d'esprit du passé. Nous avons accueilli l'œcuménisme et nous nous sommes efforcés de travailler davantage avec les gens que pour les gens! Notre vie était pleine de joie et d'espérance.
Mais ce ne fut pas de longue durée et bientôt les gains de Vatican II furent peu à peu inversés, un à un, lentement mais sûrement.

Cela débuta avec l’encyclique Humanae Vitae de Paul VI qui interdit la médication contraceptive. Quel coup! Quel désappointement ce fut !  Cependant, nous avons persévéré.

Une des décisions la plus importante du Concile fut ce qu’on nomme « la Collégialité », c’est-à-dire, que le pape et les évêques gouverneraient ensemble l'Église.

Cette décision ne fut jamais implémentée. Nous sommes directement revenus à l'Église hiérarchique du passé où tout est décidé par le Pape et la Curie romaine, lesquels  consolidèrent leur pouvoir en nomment dans différentes régions du monde des évêques de plus en plus conservateurs.

Celles et ceux d’entre vous qui n’ont jamais fait l’expérience de la liturgie pré-Vatican en latin ne peuvent guère s’imaginer notre bonheur et enthousiasme lorsque la Messe fut célébrée en « anglais » ou dans les différentes langues vernaculaires, les gens purent enfin participer à l’Eucharistie. A l’heure qu’il est, des changements liturgiques  bienvenus de Vatican II sont d’une manière subtile inversés afin de satisfaire celles et ceux qui n’ont jamais voulu évoluer.

Nous étions supposés devenir le Peuple de Dieu ouvert au dialogue avec le monde. Nous avons commencé de faire ça. Mais graduellement l'Église institutionnelle s’est retirée du dialogue et les théologiens  concernés par les idées nouvelles furent censurés et réduits au silence.

La liberté  de Vatican II est maintenant remplacée par l’exercice du contrôle.

 

 

Mais ce n'est pas toute l'Histoire


Telle est l’Histoire des 50 dernières années pour ce qui concerne l'Église institutionnelle.  Ainsi vue, c’est une bien triste histoire de régression ! Mais ce n’est pas toute l’Histoire.

Sous cette surface, il y a eu l’émergence d’un renouveau intellectuel et spirituel remarquable au sein du laïcat, parmi de nombreux prêtres et religieux, surtout parmi les Sœurs.

Même celles et ceux qui ont quitté l'Église et qui ne vont plus à la messe, font l’expérience d’un désir profond de spiritualité.  C’est la raison pour laquelle les ouvrages spirituels sont mille fois meilleurs et plus profond que les livres d’avant-Vatican II.  Aujourd’hui, les chrétiens lisent des livres d’auteurs mystiques, et ils pratiquent la méditation et la prière contemplative comme jamais ils ne l’avaient fait auparavant. Et ceci n’est pas le propre des religieux/ses et des prêtres mais de laïcs, surtout de la par des laïcs.

En plus de ceci, nous avons aujourd’hui une connaissance beaucoup plus profonde des Écritures, surtout des Évangiles et donc de Jésus lui-même. Et il ne s’agit pas seulement de professeurs biblistes. Nombreux sont les catholiques ordinaires qui apprécient la Bible bien davantage que par le passé.

Ce qui est plus important est que le renouveau intellectuel et spirituel d’aujourd’hui insiste tout particulièrement sur la Justice sociale, ainsi que de la justice concernant l’écologie.  Toujours plus de Chrétiens dans le monde reconnaissent l’importance d’œuvrer à  promouvoir la Justice, la Paix et l’Intégrité de la création.

C’est donc ici (en dessous et au-delà des structures visibles de l'Église) que les vrais changements ont lieu. C’est ici que le future est en train de naître.

De 1962 à 1965, le Concile Vatican II a semé des graines de renouveau au-delà de toutes frontières, comme le semeur de la parabole – dans l'Église et au-delà de l'Église. Des graines tombèrent sur la terre dure, d’autres sur des roches et d’autres parmi les épines. Mais d’autres encore tombèrent sur la bonne terre et, aujourd’hui, ces graines, souvent cachées et dans le silence, portent des fruits  à raison de trente, de soixante, et de cent pour un.

Au cours des 50 années écoulées, Grégoire et moi avons eu le privilège de semer des graines de renouveau spirituel et intellectuel. Nous en sommes extrêmement reconnaissants envers Dieu et envers tous ceux et celles qui ont semé en nous des graines, même bien avant le Concile Vatican II.


C’est ce privilège que nous aimerions célébrer aujourd’hui à l’occasion des 50 années de ministère sacerdotal. Et c’est pour cette raison que nous sommes

rosemur.jpg

toujours la génération de la Joie et de l’Espérance – Gaudium et Spes.

Ma note : je suis infiniment reconnaissante envers Albert Nolan et j’ai rarement traduit un texte avec autant de bonheur. C’est ce que tant d’entre nous, de la génération Gaudium et Spes, ont vécu et vivent aujourd’hui !  claire-marie jeannotat


21:39 Publié dans Spiritualités | Tags : joie | Lien permanent | Commentaires (0)

30/07/2011

Parabole: Démocratie aujourd'hui

 

Parabole: Démocratie aujourd'hui

plumes-legeres-legeres-goutte-eau-img.jpg

 

Il s’agissait d’un groupe constitué de « Poids plume » dorénavant dans mon texte :Pplume/s, la majorité obéissante, et de « Poids lourds » Plourds alias administrateurs dictatoriaux.

Survint  la contingence générale du logis. Les Pplumes partageaient un nid léger avec d’autres Pplumes égarées, esseulées, délabrées par le « poids » des ans mais modestement solidaires.

images (44).jpg Survint la rumeur, puis la menace d’éviction par les Plourds dictatoriaux, sans consultation, des « gens de trop » (surplus people). Les nids et les Pplumes devenaient gênants et retardaient les projets Plourds. Rentables.

Restait à raisonner les Pplumes sur ce qui les attendait : Mutation des nids-plumes en des habitats solides pour des « Poids béton ».

Les Pplumes échangèrent des idées de sauvetage, de survie, mais ces idées n’arrivèrent pas jusqu’à l’oreille des Poids lourds munis de leur plan pragmatique quasiment exécuté sur papier et dûment mis sur table.

Face à ça  le léger groupe Pplume se rétrécit, gela et devint un cristal de neige. Transi d’un coup ! Le cristal Pplume présenta un contre projet au groupe Plourd, lourdement irrité de l’audace légère de Pplumes qui avait pris une décision totalement inattendue.

La démocratie en religion, dit-on, n'est pas courante.

Chacun sait que l’intelligence d’un Pplume est acérée, et celle d’un Plourd est lourdaude !

La légère apothéose fut néanmoins tranchante, dictatoriale, sans appel : Ce qui sera sera. La démocratie est inapplicable dans le rapport de force Plourds et PPLumes. Ainsi en fut-il décidé! Ainsi en est-il.

Jésus enseignait volontiers en paraboles, permettant ainsi de « ruminer » de qu’Il voulait dire ! « Il leur annonçait la Bonne Nouvelle, selon qu'ils étaient capables de l'entendre. » Marc 4 : 33 http://saintebible.com/mark/4-33.htm

Comme Lafontaine aurait raconté «l’affaire Pplumes et Plourds » par « le Loup et l’Agneau, » qui sait ? http://www.lafontaine.net/lesFables/afficheFable.php?id=10


Ce soir, je pense aux nombreux groupes de « Poids Plume » : dans notre société, dans l'Église, les communautés religieuses, les États ! Je pense tout spécialement à la « Voix pour la Boillat » à Reconviliers et à Swissmetal ! http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21539299&post...

Et je pense aux banques, à leur déficit redressé, c’est prévu, par l’éjection de milliers de « poids plumes », les petits fonctionnaires et les ouvriers ! Les objets jetables des systèmes !

Mais je pense toujours aux nombreux théologiens de la libération bâillonnés par Jean-Paul II et Benoît XVI. Ces pontifes « Plourds » ont-ils jamais valorisé la Parole prophétique des petits, des pauvres, des gens de la rue ? Si Non, pourquoi ?

Selon moi, le partage et la communion des Poids plumes égalent, en 2011, la pertinence de la démocratie participative !

Autant de caisses de résonance à la « parabole » racontée plus haut.

 

22:15 Publié dans Spiritualités | Tags : démocratie | Lien permanent | Commentaires (0)