07/04/2012

ALLELUIA

 

 

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Pâques enfante la VIE nouvelle
Son Esprit chante alleluia en nous

Je vous souhaite l'Espérance du printemps sur le monde chers amis!


"De grand matin...elles vont à la tombe, le soleil étant levé." Marc 16, 2


Jour après jour
le soleil grignote
une miette
au pain de la nuit.

On se prend
à respirer autrement,
à regarder
plus avant,

Là où la sève
donne lecture
d'une nouveau printemps.

Mais on ne s'arrache pas
à l'hiver
comme on secoue
la poussière!

Il se peut que l'on reste
noué
à ce qui a été,

le corps labouré
par une tristesse
qui ne veut pas lâcher.

Il y a pourtant,
toujours vivante,
une promesse déraisonnable

pour frôler
de son aile
les abîmés de l'âme.
(avec l'aimable permission de Micheline, une chère amie)


Et de nous engager toujours davantage dans nos Galilée(s) respectives

 

Micheline m'avait gentiment transmis ce magnifique poème dont l'auteur est Francine Carillo, écrivaine et poète et nous serons enrichis de sa présence grâce é l'émission " faut pas croire" dont voici l'adresse: http://www.rts.ch/video/emissions/religion/faut-pas-croire/3609955-debat-et-dieu-crea-la-femme.html.

Bon Lundi de Pâques! Claire-Marie


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Ces deux-là

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Ces deux-là : les seuls à rester soucieux du cadavre de Jésus. Une fois Jésus exécuté, ils ont tous fui, l’un d’eux, peut-être celui que Jésus aimait, poursuivi, selon Marc 14 : 52 « Lâcha son vêtement, et se sauva tout nu (gumnos). » Tous, des trouillards ! Sa mère probablement réfugiée chez les femmes disciples de son fils… gardait ses choses en son cœur dans une impuissance totale.

Mais il arrive que les vrais héros surgissent, non programmés, où et quand on s’y attend le moins : Joseph d’Arimathie, rejoint par Nicodème, membres du Sanhédrin, des Pharisiens. Des juifs.  Des Docteurs de la Loi. Les deux étaient en quelque sorte des dissidents, des clandestins de la dernière heure ! Si les autorités religieuses avaient connu leurs relations avec Jésus, tous les deux auraient été excommuniés ! Ils savaient aussi que ces mêmes autorités religieuses feraient tout pour faire disparaître ce cadavre haï et qui ne cessait de les hanter !

Ces deux-là
sont lucides et ils savent ! Il faut faire vite et Joseph d’Arimathie  va trouver Pilate et le prie de lui remettre le cadavre.  Et Matt. 27 : 58 raconte : « Après s’être enquis et avoir reçu confirmation de la mort de Jésus, Pilate donne « l’ordre que le cadavre soit livré. »

Pour Pilate, ce n’était qu’une dépouille sans valeur que Joseph réclamait et obtint.

Il est rejoint par Nicodème, apportant un mélange de myrrhe et d'aloès, environ cent livres.

«Ils prirent donc le corps de Jésus et l'entourèrent de bandelettes avec les aromates, selon la manière d'ensevelir en usage chez les Juifs ».  La nuit pouvait tomber !

Ces deux-là, des riches, des Pharisiens sont fidèles à travers la mort, face au cadavre de celui qui les avait conquis par sa totale simplicité. « Ils vont vers Lui hors du camp, portant son opprobre. »

Ils n’ont rien dit. Ils ont agi. Voilà leur liturgie.

Avec ces deux-là : Beaucoup sont aujourd’hui « Hors du camp, portant avec Lui son opprobre ».  C’est notre place ce Samedi Saint du 7 avril 2012.

05/04/2012

L'Eucharistie

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C’est dans l’actualité que se réalise en 2012 la vie du Christ :
Dans le monde des affamés, des assoiffés. Jésus agonise et meurt de faim et de soif !

Pas une famine ni une sécheresse dont les causes sont « naturelles ». Non. Les causes sont  structurelles !

Et, à moins de s’engager, de dénoncer par tous les moyens ce scandale, nous tous qui n’avons ni faim ni soif, sommes coupables comme le disait Saint Paul à Corinthe :
(1 Co, 11,17-34) :  « Je n'ai pas à vous féliciter », s'emporte-t-il. Car les uns mangent et boivent pendant que les autres ont faim et soif. Quand vous prétendez vous réunir pour célébrer l'eucharistie, « ce n'est pas le repas du Seigneur que vous prenez », mais c'est votre propre condamnation que vous mangez et buvez. Car vous faites de l'eucharistie un mensonge. »

Ainsi, parce qu'il existe dans la communauté chrétienne de Corinthe des fractionnements, des divisions, fondées sur le refus de partager avec celles et ceux qui ont faim, parce que la communauté de Corinthe est « duale », « cassée en deux », l'eucharistie ne peut pas se célébrer. Elle n'est qu'apparence d'eucharistie, mensonge. Elle est le repas des riches et non « le repas du Seigneur ».

N’avons-nous pas, actuellement, ici et maintenant, beaucoup de choses en commun avec les Corinthiens ?
La faim et la soif de Justice et d’Egalité, n’est-ce pas criant ? En nous et autour de nous ?
Nul besoin d’aller loin, juste chez les demandeurs d’asile, ou chez les enfants et les femmes et les vieux abandonnés…

Les liturgies interminables, belles, solennelles, orchestrées, nous donnent quelques frissons ou nous endorment, c’est selon… mais ce que je constate, c’est que, trop souvent, ces liturgies nous empêchent de prendre conscience de l’agonie de Jésus dans notre actualité. Aujourd’hui.

Oh ! Je ne dis pas cela afin de nous culpabiliser, mais simplement afin d’essayer d’être fidèle à nous-mêmes, à la foi en ce pain de Vie. L’Eucharistie.

21:40 Publié dans Spiritualités | Tags : famine | Lien permanent | Commentaires (0)

21/03/2012

Tunnel de Sierre

61956744 (1).gifLes 22 enfants et le 8 adultes morts dans le tunnel sont « Hors espace temps », sortis de tous nos tunnels, ils sont dans la Lumière de l’Amour ! Alors que leurs corps retournent à la terre arrosée de  larmes
Par vagues successives nous avons ressenti l’agonie, la mort et la formidable empathie, l’action spontanée, efficace, professionnelle, l’indifférence n’était pas possible « le cœur de chair » commun à l’espèce humaine battait sous nos yeux, dans un tunnel hors du tunnel ! Là où se fait le deuil, celles et ceux qui restent, intégrant dans leur quotidien le traumatisme, les blessures et les handicaps physiques et psychiques. Les enfants restants seront « forcés de grandir », confrontés à la nouvelle réalité et de croître, plus forts qu’avant !

La foi commune nous agenouille dans une plainte, nous ne disons plus « pourquoi », nous nous mettons debout et nous repartons sur les chemins rocailleux de notre destin. Sans illusion désormais. Forts d’une prise de conscience nouvelle du prix de la survie, de la vie. Nous ferons aux autres ce qu’ils ont fait pour nous : Le bien, l’action inconditionnelle.
C’est là que se déroule en vérité la semaine sainte, la Pâque, la Galilée sur le monde.

Notre Galilée en Suisse d’abord, c’est de faire face aux mesquineries, (qui n’ont rien à voir avec l’expertise et l’honnêteté de l’enquête) nauséabondes comme celles de la politologue  (R. S.) publiée dans 20 minutes on line. Politiser le malheur des autres est infecte, à quelle fin ?

Rester éveillé, attentif, vivant, cela ne va pas de soi. Et prier, conscients de notre égoïsme latent, ne fait pas de mal.
Claire marie

17:58 Publié dans Spiritualités | Tags : coeur | Lien permanent | Commentaires (4)

15/03/2012

Larmes dans le tunnel

 

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Tout enfant est le mien

L’enfant mort

Et celui qui vit encore

Vulnérable

Un roseau écrasé dans un tunnel

Il disparaît et le monde s’éveille

Pourquoi mais pourquoi ?

Le cœur brisé et plus de larmes pour pleurer

Les survivants unis dans la mort de l’enfant

 

Toi, adulte, tu fus cet enfant

Retrouve-le au plus profond de toi

Et chéris-le

 

Ik hue van ye!”

 

12/03/2012

Spiritualité capitaliste

L’idée de la soustraction et de l’addition nous vient de Meister Eckhart (1260-1327) Dominicain et mystique médiéval. La vie spirituelle, disait-il, consiste davantage à soustraire qu’à additionner. Et pourtant je pense que beaucoup de chrétiens sont actuellement préoccupés et impliqués dans une spiritualité de l’addition.

La plupart d’entre nous n’ont connu qu’un seul point de vue (world view)  durant toute leur vie, c’est le capitalisme. Ainsi, la réalité, les expériences, les événements, les gens, les choses – en fait tout – sont propres à notre consommation. Même la religion, les Écritures, les sacrements, les cultes et  les messes, les bonnes actions servent à notre propre bonification – et pas nécessairement  à aimer Dieu et le prochain.

La pensée capitaliste me fait croire que les choses (et très souvent, les gens)  sont ma propriété. Finalement, même Dieu devient un objet propre à ma consommation. En résumé la religion paraît bonne et toute chose apparemment spirituelle peut être checkup de la liste de ma dignité privée. On peut dire que c’est du capitalisme spirituel. Ce n’est pas l'Évangile.

Avec beaucoup de reconnaissance à Richard Rohr pour la pertinence de son billet !

Le texte original se trouve dans Katutura english

Claire-marie


10:58 Publié dans Spiritualités | Tags : capitalisme | Lien permanent | Commentaires (2)

08/03/2012

Journée de la femme 2012

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Journée de la femme en 2012

 

Étrange cette distinction entre homme et femme alors que leur corps n’est complet que s’ils sont une seule et même personne ! Il en est de même pour l’intelligence stérile, le cœur stérile, s’ils restent séparés, et porteurs de Vie s’ils sont UN

 

Étrange cette fantaisie divine qui crée un monde sexué et que l’activité sexuelle continue la création inachevée dans le plaisir d’être une personne « faisant l’Amour »

 

Étrange la fascination du rejeton, le bébé, de son premier regard, de son premier sourire qui nous plonge dans l’adoration de l’Amour.

 

J’ai dit à l’enfant : parle-moi de Dieu et l’enfant a sourit

J’ai dit au rossignol, et le rossignol s’est mis à chanter

J’ai dit à l’amandier, parle-moi de Dieu et l’amandier s’est mis à fleurir

 

Et je dis à la l’homme dans sa pauvreté masculine, parle-moi de Dieu,  et la femme lui donna le cœur et l’intelligence !

 

Où est la fissure ? N’est-ce pas l’égoïsme de l’homme, son orgueil ?

 

Cette fissure, comme je l’écrivais il y a quelques jours, laisse passer la lumière, la beauté, la femme qui fait disparaître l’orgueil et l’égoïsme …lentement.

 

Pourquoi le monde est-il immonde en tant d’endroits ? Pourquoi craignons-nous l’approche des ténèbres ? Sinon parce que nous refusons la lumière ? Sinon parce que nous préférons l’inachèvement au changement ?

 

La femme ne doit pas être l’égale de l’homme ni l’homme l’égale de la femme. Dieu-Mère-Père, l’Amour qui nous fascine en ce Jésus, la Parole humaine qui nous rappelle que les multiples apartheids n’auront pas le dernier mot, car la force de la lumière fera disparaître la fissure quand le temps sera venu. Et il vient…

11:30 Publié dans Spiritualités | Tags : femme | Lien permanent | Commentaires (0)

03/03/2012

comme des agneaux parmi les loups

 

Une Parole sur le chemin (Luc 10,3)

3909062-belle-fleur-rose-sauvage-avec-pines.jpgLa Bonne Nouvelle et la pratique de Jésus se heurtaient constamment à la résistance des gens pieux et des puissants. Ils ne pouvaient pas admettre que Jésus présente un chômeur, avec lui, au milieu d’une liturgie. Ils ne pouvaient pas admettre que Jésus s’invite à la table des pécheurs, des larrons, des prostitués et qu’il mange avec eux. Ils ne pouvaient pas admettre que Jésus rejette la lapidation de la femme prise en adultère. Ils ne pouvaient pas admettre que la compassion est plus importante que le sacrifice…

Aimer, c’est bien, disaient-ils, mais aimer ne doit pas défier l’ordre et la loi ; aimer ne doit pas jeter par-dessus bord nos représentations du bien et du mal, du pur et de l’impur, de ce qui est important et de ce qui n’est pas important, de ce qui est en haut et de ce qui est en bas !

Et pourtant ce que Jésus annonce ce qu'il pratique est exactement ce que sera le Royaume de Dieu. Il n’y aura ni haut ni bas, il n’y aura pas de personnes importantes et de personnes moins importantes, il n’y aura plus celles et ceux qui font partie de notre groupe exclusif et de ceux et celles qui en sont exclus. Au royaume de Dieu le dernier des hommes a sa dignité propre et la pécheresse a sa réussite.

Il n’est pas étonnant que Jésus ait donné à ses disciples cette Parole sur le chemin : « Allez; voici que Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. »

 

Hermann-Josef Venetz

Traduction : claire-marie

Avec l’aimable permission de l’auteur

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29/02/2012

Emmurés pour toujours?

 

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Emmurés pour toujours?

Réflexion en ce 29 février 2012

 

«Les emmurés sont bien embarrassés lorsque les murs s’écroulent. »

J’ai entendu ça tôt ce matin à la RTS-radio 1ère ( !) et mon imagination-réflexion surfe sur cette belle interpellation ! Merci!

Ni l’homme ni la femme ne sont faits pour être emmurés. Sans le désirer, nous sommes nés assoiffés de liberté et nous passons notre vie à la conquérir.

Seuls et tous ensemble. Mais il y a cette « faille » quelque part comme disait Laurent. Et même le concepteur et créateur de notre espèce humaine semble n’y rien pouvoir sinon par l’action de ce repère « qui ne nous dit pas ce que nous devons faire, mais qui montre ce qu’il a fait et ce qu’il fait « avec nous si nous sommes conscients ». C’est Jésus.


Il n’est pas difficile de nous rendre compte de la menace des murs qui font de nous des emmurés. Sommes-nous indignés ?

L’histoire des hommes montre le prix du renversement des « murs, des trônes et des dominations. » C’est un mystère et une faille que nul ne peut accepter comme « fait accompli » … à moins de rejeter le créateur et concepteur…

A quoi servent les révoltes, les révolutions, les printemps arabes et planétaires si nous restons des emmurés dans nos institutions, hiérarchies, banques, musées, religions, races, classes, cages dorées, cages politiciennes, nations, empires et prisons, autant d’apartheids ! Alors qu’au fond de notre être brûle le feu de la liberté, hors des murs. Nés libres, l’Amour, l’Amitié, le Partage déploient notre liberté au-delà de la « faille ».

La lutte, c’est la souffrance, les blessures, les morts

Mais qui jamais n’auront le dernier mot à moins que Dieu cesse d’entrer dans la danse des humains.

Pierre Teilhard de Chardin (mort le 10 avril, jour de Pâques 1955) dont je me suis nourrie au temps de l’apartheid en Afrique du Sud grâce à Maman qui m’envoyait ses livres, sa conclusion est apte :


« LA SOUFFRANCE HUMAINE, la totalité de la souffrance répandue, à chaque instant, sur la terre entière, quel océan immense ! Mais de quoi est-elle formée, cette masse ? De noirceur, de lacunes, de déchets ? … Non pas, mais, répétons-le, d’énergie possible. Dans la souffrance est cachée, avec une intensité extrême, la force ascensionnelle du Monde. Toute la question est de la libérer, en lui donnant la conscience de ce qu’elle signifie et de ce qu’elle peut. Ah ! Quel bond le Monde ne ferait-il pas vers Dieu, si tous les malades à la fois tournaient leurs peines en un commun désir que le Règne de Dieu mûrisse rapidement à travers la conquête et l’organisation de la Terre. Tous les souffrants de la Terre unissant leurs souffrances pour que la peine du Monde devienne un grand et unique acte de conscience, de sublimation et d’union : Ne serait-ce pas là une des formes les plus hautes que pourrait prendre à nos yeux l’œuvre mystérieuse de la Création ? »

Hymne de l’Univers (1961)

 

14/02/2012

Saint Valentin

Je crois rêver, et c’est un droit, le jour de la saint Valentin : Je blogue depuis 10 un gros coeur qui bat... (1).gifans et en février 2003

j’écrivais la petite note suivante dans Katutura.blogspot.com

Saint Valentin


« Il était médecin et puis, plus tard il voulut être au service de tous
et vivre comme Yeshua. Il aimait la nature, les oiseaux, les fleurs,
les abeilles et aussi le miel. On dit qu'il est le protecteur des apiculteurs.

En ce temps-là à Rome et dans le monde, il y avait des rumeurs de guerre
comme aujourd'hui, et l'empereur Claude II avait besoin de militaires. C'était en 268!
L'empereur interdit alors aux jeunes soldats de vivre avec une femme
et d'avoir des enfants. L'armée devait être leur seul amour! Pauvres soldats.

Heureusement, ils ont désobéi et Valentin bénissait beaucoup de mariages en cachette...
Il semait l'amour à pleine main comme le paysan, il y a longtemps de cela, semait les graines
dans la terre chaude et accueillante... et les oiseaux chantaient, et les fleurs riaient de plaisir au soleil...

L'empereur, en apprenant cette bonne nouvelle, devint fou de rage, il jeta le jeune et bon et beau Valentin en prison... où il trouva de nouvelles amitiés...
L'empereur décapita Valentin à Rome en 270... »

Mais le cœur de Valentin bat vigoureusement dans nos cœurs !

Comme mon frère Jean chantait de sa voix ardente… jusqu’à son dernier souffle en ce vendredi saint 2004, et qui s’attarde ce soir sur mon clavier, au bout de mes doigts, un effleurement de hors espace temps :


« Quand on a que l’amour à offrir en prière

pour les maux de la terre en simple troubadour

quand on a que l’amour à offrir à ceux-là

dont l’unique combat est de chercher le jour

quand on a que l’amour pour tracer le chemin

et forcer le destin à chaque carrefour

quand on a que l’amour pour parler aux canons

et rien qu’une chanson pour convaincre un tambour

alors sans avoir rien que la force d’aimer

nous aurons dans nos mains amis le monde entier. »

(Jacques Brel)


Je prie que le Christ ressuscité, l’Amant inconditionnel, recueille en son cœur, nos désirs de paix et notre bonne volonté.

 

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11/02/2012

Méditation dominicale: le gros lot.

 

Le gros lot (Mathieu 13,44)


Un ouvrier agricole labourait le la terre de son employeur. Tout à coup, la charrue s’enfonce avec un bruit étrange. L’ouvrier regarde de plus  près: c’est un coffre au trésor! De temps immémorial quelqu'un a caché là son trésor et l’a enfoui en sécurité dans la terre ! Et, pour une raison insondable, c’est resté oublié!  Que fait l’ouvrier ? Il ne se préoccupe ni du Droit ni de la Morale. Il remet le trésor dans la terre de telle façon à ce que personne d’autre ne le trouve ! Ivre de joie,  il s’en va, il vend tout ce qu'il possède afin d’avoir assez d'argent liquide pour acheter le terrain, et prendre  possession du trésor.

Jésus dit: il en est ainsi du royaume de Dieu.

La leçon de l'histoire? Certainement pas une leçon de morale qui dirait: toi aussi tu dois être prêt à tout donner pour avoir accès au royaume de Dieu.

Pas typiquement suisse non plus :
combien d’impôts devrais-je payer sur ce trésor ?

Les récits bibliques ne veulent pas nous dire ce que nous devons faire. La plupart du temps nous savons nous-mêmes ce que nous avons à faire. Les récits bibliques voudraient d’abord nous aider à voir ce qu’il en est de nous, en ce qui nous concerne. Cette parabole veut nous dire : « Réjouis-toi ! Tu as gagné le gros lot. Tu peux commencer une vie nouvelle. Vas-y ! Prépare-toi !»

Hermann-Josef Venetz

Traduction : Claire-Marie Jeannotat

Avec l’aimable permission de l’auteur

 

 

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03/02/2012

Eglise Liberté

 

Église et Esprit (suite)

téléchargement (3).jpgJ’aimerais dire quelques mots au sujet de Liberté-Église selon l’article de Clifford Longley.

L'Eglise-Liberté : L'Esprit saint, souffle où il veut ; tu l'entends, mais tu ne sais pas d'où il vient ni où il va. Il en est ainsi de quiconque est né de l'Esprit.  (Jean 3.8 ) L'Église ouverte à l’Esprit de Jésus ne saura pas à l’avance où elle va bien que beaucoup de gens affirment le contraire, par exemple « l ‘Église doit tourner à droite et ou à gauche ou rester au centre. »

En fait, l'Église naît, une communauté, un peuple en marche, par l'action de l’Esprit et, chemin faisant, les gens s’y reconnaissent et s’y trouvent chez eux, dans la vie quotidienne. C’est le moment du magistère! Le bon Pasteur pasteur se joint aux pèlerins, reconnaît et confirme leur foi qui l’a précédé là. Il confirme cette communauté et sa foi, le rôle du pasteur (et du pape donc) n'est pas d'administrer, mais de confirmer et d'accompagner la communauté tout en étant l'un de ses membres!

Longley : « Mais le management de l'Église Post Vatican II, ne promeut pas la Liberté, au contraire, elle exerce le contrôle et exige l’obéissance « top-down » (du haut en bas) comme une monarchie/armée absolue, et considère la contestation en tant que trahison ou opposition. La Hiérarchie ne saurait reconnaître le souffle de l’Esprit saint, de la sève qui monte des racines!   On peut être d’accord ou pas d’accord, mais nul ne peut nier que cette autorité « top-down » perd son sens dans la culture post-moderne. »

Il est possible qu'aujourd'hui, le sens de « Liberté », soit pollué, à juste titre, Schönborn pense à la liberté responsable de sa propre dignité et de la dignité de tous. La Liberté ne prime pas sur le bien commun.

Longley, le journaliste et théologien répète : « La seule vérité qui compte est la vérité librement choisie. »

« Paradoxalement, dès Vatican II, l'Église prône  ce droit à la liberté en ce qui concerne d’autres religions …  alors que le catholicisme reste coriace, coercif et pesant particulièrement sur le clergé, les évêques et sur les laïcs au service de l'Église officielle dans le domaine de l’éducation. Ainsi, ironise poliment Clifford Longley, nous autres, hors catégories, sommes libres de réfléchir, parce que ce que nous pensons, n’a rien d’important.

auteur1552.jpgMais Schönborn et Morris en témoignent, la liberté se paye cher téléchargement (2).jpglorsque leurs opinions ne sont pas celles imposées du haut. Et, continue Longley, qu’en est-il lorsque les évêques sont choisis parmi ceux qui partagent ou qui sont prêts à se soumettre aux directives pré-existantes ? S’il en est ainsi, nous sommes face à un vrai problème : « Avons-nous emprisonné l’Esprit saint ? (Have we locked up the Holy Spirit ?)

(avec l'aimable permission de Clifford Longley)

Ma réflexion: Inutile de dire combien les Sud-africains ont ressenti, en Afrique du Sud, les besoins, les désirs, finalement se sont mis en lutte afin d’exprimer leur foi dans leur culture et combien c’est encore difficile aujourd’hui. La méthode de théologie contextuelle, à partir des petites gens, a rendu possible la recherche d’un sens à la vie, à la lutte pour la justice.  C’est avec reconnaissance que je lis, face à une Église occidentale durant l’apartheid dont les traces restent encore aujourd’hui, la réflexion de Clifford Longley que je remercie sincèrement. Comme on le voit, Europe, Australie sentent le besoin de Liberté et de Vérité.

21:38 Publié dans Spiritualités | Tags : tablet | Lien permanent | Commentaires (1)

02/02/2012

La seule Vérité qui compte ...

 

 

La seule vérité qui compte est la vérité librement choisie

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Mon billet se réfère à l’excellent article de Clifford Longley dans le magazine catholique « The Tablet » du 28 janvier 2012.

Il s’agit de la déclaration du Cardinal Christophe  Schönborn à Vienne, Autriche, prônant le besoin de  liberté dans l'Église. I s’agit aussi de l'évêque Mgr William Morris à Toowoomba, Australie, destitué de ses fonctions par Rome pour exercer et avoir exercé une "trop" grande liberté. En Autriche, l’initiative de quelques 400 prêtres parle en « faveur de l’ordination des femmes et de la relaxation du célibat obligatoire des prêtres catholiques. » En Australie Mgr Morris est en « faveur de l’ordination des femmes et de la relaxation du célibat obligatoire des prêtres catholiques. » La réalité: Mgr William Morris, Évêque de Toowoomba depuis 1993,  a été démis de sa charge par le pape Benoît XVI en mai 2011, laissant ses prêtres et le diocèse en désarroi !

Selon Clifford Longley l’issue en question n’est ni l’ordination des femmes ni le célibat des prêtres, non, il s’agit « du besoin de liberté dans l'Église » et, à moins que la déclaration de Schönborn ait été rapportée d’une manière fausse, les deux Prélats veulent dire la même chose ! Le sens, on peut le croire, est identique, mais la pratique est « impossible » à Schönborn pour le moment alors que Morris est sensible aux besoins des gens  en Australie et que, pour cette raison il est « dé- missionnée » par le chef de l'Église, comme le dit le rapport de l’APIC .

 

Longley revient à Schönborn : « La liberté est le point de départ pour une Église à venir, une Église crédible, croyante, forte. Une Église bien différente de celle que nous avons connue jusqu’à présent… mais la réalité ne nous laisse pas de choix. » Et Longley de penser qu’une telle Église sera différente de celle que Schönborn a connue dans son enfance et que l'Église qu’il envisage n’est pas une Église avec un peu plus de liberté « comme un extra » Oh ! non ! Mais une Église transformée qui FAIT la liberté plutôt que de la permettre ! Parcimonieusement !

 

Ma réflexion : Comme mon cher Albert Nolan disait dans une interview et comme nous l’avons vécu en Afrique australe et comme nous en faisons aujourd’hui l’expérience ici et bien au-delà, nous sommes debout entre l’existentiel chaos et la promesse …. tout en libérant de nos mains nues les incroyables possibilités d’un monde nouveau ! Faire la Liberté comme on fait la Justice !

(mes traductions)

Oui : La seule vérité qui compte est la vérité librement choisie !

 

Merci encore une fois à Clifford Longley et Tablet!

22:24 Publié dans Spiritualités | Tags : vérité | Lien permanent | Commentaires (0)

28/01/2012

Ce qui nous tape sur les nerfs

 

Paroles de Vie

Les lois, les prescriptions, les réglementations nous tapent sur les nerfs. A juste titre, mais pas toujours. Il arrive que les instructions, les conseils, les demandes, les offres nous irritent comme autant de pierres d'achoppement et de chicaneries. Au mont Sinaï, l'Éternel avait donné des instructions à son Peuple afin de faciliter son pèlerinage vers la Terre promise, et c'est vraiment tragique, pour nous, que ces commandements aient été interprétés comme étant des obligations à tenir sous la menace de punitions. Cette menace nous ôte la joie de vivre.
 Les commandements, ou les « dix mots » selon les textes bibliques avaient, et ont encore un but complètement différent. Ils sont introduits par ces paroles: « Je suis l'Éternel, ton Dieu, qui t'ai fait sortir du pays d'Égypte, de la maison de servitude vers la liberté ». (Exode 20, 2-17)  Et les commandements qui suivent n'ont d'autre intention que de préserver la liberté d'Israël! C'est comme qui donne des règles du jeu qu'on a intérêt à suivre pour que la vie réussisse. La vie en abondance

Il s'agirait seulement de regarder attentivement l'une ou l'autre de ces « Paroles » pour réaliser qu'un vent de liberté vient à notre rencontre.

Par exemple:

Si tu désires vraiment être libre, ne te laisse pas à nouveau piéger par Mammon ou des idoles semblables.

Si tu ne veux pas t'enfoncer dans le stress, considère que le septième jour est saint pour toi. Le calme te renouvellera et cela te fera du bien à toi et à ton environnement, comme un souffle d'énergie.

Si tu veux vivre heureux, alors prends soins de tes parents et de toutes personnes courbées par l'âge, la maladie et les soucis.

Dans la mesure où tu défendras la dignité humaine de ton prochain, tu seras rempli de l'espérance que demain sera bon pour toi aussi.

Pour le Psalmiste, ces « dix mots » sont prégnants de promesses: « Que tes paroles sont douces à mon palais, Plus que le miel à ma bouche! » Ps 119,103

Bien sûr que nous ne devons pas prendre tout ceci trop au sérieux. Nous devons cependant savoir et nous en faisons déjà l'expérience : l'alternative aux « Mots  de vie » est la terreur, la faim et la mort.

Hermann-Josef Venetz

(ma traduction avec l'aimable permission de l'auteur)

Texte original in « Katutura Deutsch »

13/01/2012

Je doute donc je crois

 

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Dieu s'est fait homme: vous y croyez!? Jean-François Mabut (26.12.11)

Marie, fille et sœur du pasteur Daniel Neeser (26.12.11)

 

Deux billets aux senteurs de Noël : le pasteur rend à Marie sa pleine humanité, elle qui, enceinte, chante un chant révolutionnaire. Son fils aura donc de qui tenir. Ces deux, sans exclure Joseph étaient donc des gens ordinaires, des « déclassés, une provocation pour les nantis, les élites de l’époque, ceux qui vivant en possession tranquille de la vérité, de l’argent et du pouvoir. » Moi, je n’ose imaginer un monde sans Jésus ! Quel vide !

Mais les fusées, les sapins, les crèches, les boules et les bougies, tout ce commerce de supermarché font de cette naissance un conte, une fable, une belle histoire trahissent le Messie à longueur d’années. L’Ancienne Eglise ne fêtait pas Noël alors qu’une crèche géante attire fidèles et touristes sur la Place Saint Pierre, dans l'État du Vatican.

C’est pourquoi le « Je doute donc je crois » de J.F. Suivi de « Je me demande ce que je fais ici » (boutade ou non) de l'évêque Morérod à la Messe de Noël à Fribourg,  conforte ma recherche de vérité,  donc de foi dans le doute persistant et exigeant.

Et pour élucider un peu cette foi dans le doute, je vous donne l’adresse des émissions « à vue d’Esprit », du 9 au 13 janvier sur Rsr, Espace deux, podcasts. Je crois que chacun, chacune des intervenants dit, en hésitant souvent, son petit message de foi dans le doute. La crèche se trouve, en réalité, dans l'abîme du cœur humain dès notre naissance.

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07/01/2012

Méditation dominicale

 

« Et voici à quel signe vous le reconnaîtrez: vous trouverez un enfant emmailloté et couché dans une mangeoire. » Saint Luc 2 : 12


 

La chance

49450488286052612705.jpg C’est dans l’espace libre des champs que la naissance du Sauveur et Messie fut annoncée aux bergers. Et quel décor ! Le ciel illuminé, l’armée des anges et sa liturgie céleste, les bergers étaient sidérés… Mais il fallait quitter cette merveille exceptionnelle car le seul vrai signe était quelque chose de très simple : ils vont trouver un enfant enveloppé de langes et couché dans une mangeoire car l’auberge n’avait pas de place pour lui et ses parents. Un enfant sans-abri. Ni plus, mais ni moins non plus ! Cet enfant est là pour tous, pour toutes celles et tous ceux avec qui il s’identifiera. Il entrera en solidarité avec les pauvres, avec l'homme à la main desséchée, avec la femme courbée, avec l'aveugle Bartimée, avec la femme adultère qu’il sauvera de la lapidation…

La lumière de Noël, le message des anges, la liturgie célébrée : nous avons besoin de cela pour apprendre ce que ces signes veulent dire. Si nous avons des yeux pour voir, nous rencontrerons chaque jour ces signes comme ce fut le cas pour les bergers à Bethléem:  Nous rencontrerons des familles et des demandeurs d’asile sans-abri, des innombrables personnes qui ne comptent pour rien dans la société.

La naissance du Sauveur est la chance d'un monde nouveau, un commencement: de telle sorte que la paix et la justice pour tous se réaliseront enfin.

Hermann-Josef Venetz

Traduction : claire-marie Jeannotat

Avec l’aimable permission de l’auteur

Image du Diocèse de Würzburg

http://www.kirchenserver.net/bwo/dcms/sites/bistum/verbae...

 

21:54 Publié dans Spiritualités | Tags : mangeoire | Lien permanent | Commentaires (2)

22/12/2011

Contradictions concernant Noël

 

Les contradictions de Noël (à partir de Luc 2). Le message est inouï, c’est la raison pour laquelle une multitude d'anges survolent la ville de David :  « Un Sauveur nous est né aujourd'hui, le Messie, le Seigneur ! »  Ces titres avaient été jusqu’ici exclusivement réservés à l'empereur de Rome.

Rome. Ici étaient rassemblé tout ce qui avait rang et nom !

Mais la naissance du Sauveur n’est pas annoncée à  celles et à ceux qui ont « rangs et noms », elle est d’abord adressée à des bergers à l’allure courbée. Ceux-ci  se lèvent et vont  - à Bethléem.

Bethléem. Bien des années en arrière, Dieu avait envoyé Samuel à  Bethléem pour oindre un des fils de Jesse comme roi. On avait jamais entendu dire, jusque-là,  que ce village et cette famille avaient une signification quelconque !  Mais Samuel va et demande qu’on lui présente les fils de Jesse, ils arrivent, tous plus imposants l’un que l’autre.  Mais aucun d'eux ne convenait. « Dieu ne regarde pas l’apparence, c’est le cœur qui est important »,  dit la voix à Samuel.

A la fin, il ne restait plus de fils - à l'exception de David, le cadet qui ne comptait guère et qui était dans les champs en train de garder les moutons. On le fit chercher. A peine entrée dans la maison que la voix de Dieu dit à Samuel: « C'est lui! Oins-le ! »

Ceux qui optent pour Bethléem, optent pour ce qui est discret, petit, pour ce qui ne compte pas..."... et tout cela pourrait se révéler être une grande surprise..."

Hermann-Josef Venetz

Traduction : Claire-Marie Jeannotat

Avec l’aimable permission de l’auteur

12:46 Publié dans Spiritualités | Tags : noël | Lien permanent | Commentaires (1)

12/12/2011

« Pourquoi le Christianisme fait scandale ».

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Editions de l'Aire 2011, Lausanne

 

« Pourquoi le Christianisme fait scandale »... ou « Pourquoi le Christianisme laisse-t-il indifférent... »

 

En solidarité avec celles et ceux qui se posent des questions sur

« Pourquoi le Christianisme fait scandale ».

 

Ceci en solidarité avec Monsieur Michel Bavaud que je remercie pour son courage de dire ce qu'il pense dans

« Dieu, ce beau mirage »

 

 

clip_image002.jpgJe me permets d'ajouter le témoignage de notre ami le Albert Longchamp, jésuite et journaliste, Merci Albert!

 

 

Dieu, quelle histoire!

athéisme | livre | Michel Bavaud | Mort | souffrance

Dieu est tout-puissant? Bizarre. «Il a donc créé l’athéisme? Et la souffrance?» Ce genre de provocation vous tombe dessus sans crier gare.

«Monsieur l’abbé, pourquoi Dieu il a tué mon papa?» Au travail, Messieurs les théologiens, les prêtres, les docteurs de la Loi, qui avez réponse à tout. Moi, je m’écroule.

Dire qu’on vient de me traiter de «terroriste pastoral». Faut le faire! Je suis terrassé par «l’absence» de Dieu. C’est à peine si j’ose prononcer son nom devant des femmes et des hommes auxquels le «bon Dieu», par exemple, a «volé» la vie de leur enfant. Citons un fait précis et récent, découvert dans un quotidien du matin. Une mère raconte: un jeune chauffard, pris d’alcool, a fauché la vie de son fils de 24 ans sur l’autoroute le 16 novembre dernier. Comme chaque matin, elle avait demandé à Dieu de protéger ce fils unique. Aujourd’hui elle avoue: «Je suis révoltée contre Dieu. Pourquoi a-t-il permis cela?» Qui osera dire à cette maman: «Ne vous inquiétez pas, votre fils est au Ciel»?

Le problème de Dieu, c’est qu’Il est fragile devant notre souffrance. Michel Bavaud, à 80 ans, vient de le congédier. Son livre, «Dieu, ce beau mirage», est le témoignage d’un croyant fervent qui s’est senti peu à peu trahi par l’Eglise, son langage, son dogmatisme. En fait, avoue-t-il, «j’ai voulu innocenter le Dieu que j’ai aimé». Un Dieu qu’il ne trouve plus. Cet «athéisme» tardif est peut-être la plus sincère des prières. Merci Michel, pour celles et ceux qui cachent dans les larmes la douleur de perdre et la joie de vivre et la foi qui la portait.

Albert Longchamp

 

En plus de la pensée de Frédéric Lenoir qui rejoint la mienne et d'une foule de chrétiens.

 

 

 

 

Claire-Marie Jeannotat

 

10/12/2011

Avent 2011: 3ème dimanche

 

« Envoyé pour porter la Bonne Nouvelle aux pauvres »  Luc 4:18

Ce que raconte l'Evangile est aussi pertinent: par exemple Saint Luc dit que Jésus fut l'hôte du chef des collecteurs d'impôts,  Zachée, et que la famille aisée de Lazare faisait partie de ses amis; que Jésus se laissa oindre avec des huiles rares et précieuses... mais ceci ne signifie pas du tout que Jésus était indifférent à la réalité sociale et politique de son temps et qu'il voyait les autres choses d'un regard indifférent!

Jésus était profondément conscient qu'il était l'envoyé de Dieu aux pauvres d'abord. Son œuvre consistait à leur annoncer la Bonne Nouvelle (Isaïe 61.1 et Luc 4:18). Il avait une conscience profonde de la tâche à accomplir et cela aiguisait son regard sur le monde : il voyait le chômeur avec sa main desséchée, il voyait la femme courbée, il entendait le cri de l'aveugle Bartimée, il  pressentait la souffrance de la femme affligée depuis douze ans d'une perte de sang, alors qu'elle tentait de toucher l'ourlet de son vêtement...

Dans son œuvre de libération des pauvres, Jésus se sentait porté par le Dieu d'Israël qui « avait vu l'affliction de son peuple en Égypte et entendu leur cri  sous les coups des oppresseurs. » Exode 3 : 7 Les paroles de vie et les prophètes inspiraient Jésus à tel point qu'il se savait être l'envoyé du Dieu des veuves et des orphelins,  du Dieu des incapables, des faibles, des ignorants, des persécutés, des pauvres.  Non pas que les petites gens fussent moralement meilleures que les riches, mais tout simplement parce que son cœur battait pour eux.

L'option préférentielle pour les pauvres ne devrait-elle pas être, en fait, la caractéristique et le défi de celles et de ceux qui se réclament du Messie Jésus?

Hermann-Josef Venetz

Ma traduction

Avec l’aimable permission de l’auteur

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07/12/2011

L'Avent: être enceinte

 

 

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Marie était enceinte et, malgré sa Foi au message de Gabriel, comme toutes les femmes du monde ayant conçu,  elle a constaté n’avoir plus ses  règles et s’est inquiétée. Elle a senti le bourgeonnement dans son ventre, elle a eu des nausées, ses seins se sont peu à peu gonflés, ses jambes se sont alourdies alors qu’elle allait chercher l’eau à la fontaine, faisant le ménage pour elle, pour Joseph et sans doute pour d’autres membres de la famille typiquement juive.

Les mois se suivaient, le bébé prenait forme et poids et bougeait ; parfois  elle et Joseph pouvaient même, à l’occasion « palper – battre » le petit cœur tout neuf sous la peau soyeuse du ventre de la maman. Pas de contrôle gynécologique, son corps lui disait où elle en était.

Joseph avait confectionné un berceau en bois, et avait placé un petit matelas en herbe sèche pour le poupon. Marie avait tissé quelques langes, pas de pampers en ce temps-là, comme elle tissa, des années plus tard la tunique sans couture de son fils devenu homme.

Arriva l’ordre du recensement à Bethléem sur l’ordre de l’empereur Auguste. Les sujets doivent obéir aux maîtres qu’importent les circonstances ! Bethléem étant la ville d’origine de Joseph, il loua un âne, plaça Marie dessus alors qu’elle sentait l’orifice se dilater déjà et permettant d’envisager que bébé pensait mettre son nez dehors tout bientôt. Joseph tenant l’âne par le licou comme un paysan son cheval, part pour Bethléem!

Put-on s’imaginer l’état physique et moral du couple durant ces 150 kilomètres, 4 jours, dit-on, de marche ?  Sans doute, des voyageurs se hâtant vers Bethléem témoignèrent de solidarité… ne serait-ce que pour survivre !  Pourtant, Marie avait mal, la cadence du petit âne berçant le bébé lui donnait envie de sortir ! Elle avait des contractions et des fuites d’eaux. Mettre bas l’enfant : mais où ?

Plus aucune place dans les auberges de cette agglomération inconnue.  Le Trio se hâte hors la ville, arrive vers une espèce d’étable : il y a des animaux, des moutons, des chèvres, des bergères et des bergers qui perçoivent immédiatement les besoins urgents de gens comme eux : pauvres voyageurs  et dans le besoin immédiat d’une couche. Ils cherchent de l’eau, ils rassemblent le linge qu’ils avaient au rancart pour leur propre usage et Marie s’étend sur la paille et gémit comme toutes les mamans du monde en enfantant ce bébé. Alors que Joseph, ébahi, ouvre des yeux étonnés et pleins de larmes. Il était minuit dit-on.

Ce qui importe durant notre saison de l’Avent 2011, scandaleusement commercialisée, c’est de se mettre dans la réalité de Jésus aujourd’hui. Il est grand temps d’associer toutes les femmes enceintes, sur les chemins du monde, ou dans des taudis ou des palais, trop souvent seules, et qui enfantent des bébés dont elles ne connaissent même pas le nom ou le visage du géniteur. Et pas seulement dans les pays pauvres mais à nos portes.

Saint Paul avait-il fait l’expérience d’une femme qui enfante puisqu’il ose dire : « Nous voyons bien que toute la création gémit et souffre comme pour un enfantement. » Saint Paul aux Romains 8 :22

 

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