23/01/2014

prière du soir

 

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J'avais mon billet prêt : et il suffit d'un click maladroit pour que tout fut supprimé puisque rien n'avait été enregistré ni sauvegardé. C'était une simple réflexion sur la rencontre Genève II, sur le World économic Forum à Davos et sur la poudrière latente à Kiev...

 Mais je m'étais arrêtée aux enfants syriens victimes de la guerre, réfugies à l'extérieur et à l'intérieur de leur pays natal.

 L'UNICEF offre des témoignages en vidéos, qu'on peut trouver soi-même sur internet et ma seule possibilité de montrer ma solidarité est de me tourner vers l'Amour compatissant : Dieu, Allah, qu'importe le nom, et je sais que ces victimes innocentes des pouvoirs  et de leurs systèmes de mort, ces enfants seront un jour les juges muets des bourreaux.

 Je prie que les parlementaires qui se rencontrent à Genève brûlent de la mémoire vive et de la présence ensanglantée des petits, des pauvres, des victimes que, eux, les « présidents sous haute protection » disent représenter ! Qu'ils se mettent à genoux avant de commencer les délibérations et demandent pardon aux petits et aux peuples !

 Avec ceux à Genève, il y a ceux à Kiev : un peuple courageux qui a le courage de déclarer son désir de se rapprocher de l'Europe et de sa communauté, en dépit des manipulations des autorités par un proxy nommé Poutine ! Un peu comme en Syrie avant 2011, les Ukrainiens descendent dans les rues, avec endurance et détermination et que le « pouvoir par proxy ou pas » veut absolument faire taire, quitte à claironner le contraire ! Va-t-on vers une autre Syrie encore ?

 Enfin notre Dieu de Justice fait homme en Jésus contemple notre monde, de Genève au Soudan au Centre Afrique et jette un coup d’œil à Davos ! Le dieu mammon est bien au centre des préoccupations et les gens aussi, dit-on. François, pape, a bien envoyé une lettre disant à ces experts que l'argent est là pour servir et non pour être servi .

Je prie que nous, Suisses, désireux de bien accueillir ces personnages importants , de bien les protéger, soyons aussi désireux d'accueillir un jour ou l'autre les victimes de ces mêmes pays comme des frères en humanité !

PR29.jpgHélas, un vœux pieux: même si je digresse un peu, quand j'écoutais hier soir Infrarouge et les hoquets en cascade de Mr. Oscar Freysinger. L'UDC vraiment panique à la pensée d'un étranger lui tendant la main. La tendance nationaliste rampante, s'intensifiant à mesure que la marche du monde nous rassemble les uns des autres, est un signe des temps qu'il est grand temps d'analyser !

15/01/2014

Approche holistique: réminiscense

 

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(Denis Jeanclos)

Alors que s’intensifiait la prise de conscience de la maladie du système d’apartheid en Afrique du Sud ; alors que les actions pour se défaire de ce mal s’organisaient au niveau des petites gens en relations avec des gens d’églises tout azimuts, nous avons découvert ensemble l’approche holistique.

 

La mentalité occidentale est individualiste et le « Je » est important. La mentalité africaine est collective : le « Je existe dans le NOUS. »

 

 Les Européens, les sœurs, prêtres, etc sont autant de petits « Je » rassemblés en communautés qui restent parfois autant de « Je » juxtaposés qui hésitent à se toucher, à agir ensemble en publique.

 

Peu à peu des réseaux de coordination (Networking) furent créés. Ils réunissaient les individus autour d’un projet commun, dans notre cas : une société libérée des murs de l’apartheid. Agir ensemble hors des murs ecclésiaux ou communautaires exigea un travail, un vrai travail en profondeur et une audace parfois. C’est grâce aux relations avec le « NOUS » africain dans l’action nécessitant le vivre ensemble qu’une nouvelle identité s’est manifestée. J’en suis certaine.

 

 Et c’est ici que l’approche holistique (dont nous devions apprendre à connaître la théorie afin de la mettre efficacement en pratique) nous fut enseignée. Sur le tas comme on dit.

 

Je suis une partie du tout et c’est dans l’agir du tout que je me réalise en tant que moi ! D'où le nom que nous donne Desmond Tutu : UBUNTU : Je suis parce que tu es. Concrètement, à l’époque, c'était plus difficile à réaliser pour un blanc que pour un noir. Mais le projet commun pour déraciner l’apartheid nous « soudait » dans nos différences.

 

 L’approche holistique m’aidait à voir l’autre dans toute sa dimension humaine : corps, âme, esprit, intellect, cœur dans la dynamique de vie. Plus encore :  l’approche holistique m’aidait à découvrir le vécu de l’autre dans la complexité de son contexte de vie : un township, un squatter camp… la zone « Black only » sur l’immensité de la terre d’Afrique du sud. Notre pays commun ? Notre terre commune ?

 

 Je continuerai demain, ce retour en arrière, j'écris ceci en réfléchissant sur l'actualité … égyptienne, soudanaise, irakienne, bangladeshi, sir-lankaise… hondurienne, russe, helvète, roumaine, bulgare… les peuples de notre monde, nos frères, nos sœurs « que Dieu aime » a-t-on la prétention de dire ! Cela veut dire quoi ???

 

En contemplant Ban Ki-moon et John Kerry,  et celles et ceux qui veulent des milliards pour les victimes en Syrie… c'est bien ... et Davos qui invite ses fidèles économistes à se payer le privilège d’un séjour - de contacts s’il vous plaît – dans notre Suisse minuscule. C'est aussi bien ?

 

10/01/2014

Jean-Marc Richard et François

images.jpgJ’écoute de temps en temps la Ligne de Cœur et je laisse tomber – à la même heure -  la BBCWorldHour.

Il y a deux soirs, une voix très aimable demande à Jean-Marc Richard s’il est d’accord qu’elle raconte un petit conte. Jean-Marc accepte. « Les trois mages étaient en chemin vers Bethléem en suivant leur étoile. Soudain, elle disparut et les trois : Gaspard d’ Asie, Melchior d’Europe Balthazar d’ Afrique, furent embarrassés dit-on. Gaspard et Melchior se mirent à rechercher la cause de la disparition et à calculer,  en faisant des dessins géométriques qu’elles seraient les possibilités du retour de l’étoile sur laquelle ils comptaient pour avancer. Mais l’Africain, Balthazar lui était préoccupé par les chameaux qui avaient soif. Il profita de l’arrêt pour aller chercher de l’eau

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dans un seau pour les désaltérer. Les chameaux étaient ravis et Balthazar se penchait avec eux vers l’eau et Ô merveille ! lumineuse au fond du seau d’eau claire, l’étoile les éclairait et voulait leur montrer la route à suivre. Chacun de nous pouvons tirer la conclusion du sage Africain, des chameaux de l’eau et de l’étoile.

 J’en ai rêvé, tellement ce songe est plein de sagesse et mène résolument vers Jésus si tu suis les poussières étoilées qui te montrent le chemin.

 

index.jpgJe crois que François, qui porte bien son nom pour un Jésuite, parle un langage que les gens simples comprennent et il ressemble parfois à cette étoile vacillante dans l’eau qui nous abreuve. Ainsi hier après avoir lu l’évangile de Jean en la chapelle Sainte Marthe Jean 4, 11-18

  (Sur lequel j’ai réfléchi dans mon billet-blog du soir) dit entre autres paroles bien plus simples et directes de celles que j’entends de nos prédicateurs, sorry c’est vrai pour moi, : «L'apôtre Jean nous dit tant de fois que nous devons demeurer dans le Seigneur. Et il nous dit également que le Seigneur demeure en nous ».  Mais c’est quoi cet amour qui demeure, se demande François, et de poursuivre : « ce n’est pas une forme de romantisme égoïste, mais c’est du concret et ça demande des sacrifices… et ce type d’amour n’est pas, encore typiquement François, ce n’est pas comme un feuilleton télévisé ou, plus actuel encore : un soap opéra. (Vatican City, Jan 9, 2014 / 07:32 am (CNA/EWTN News).)

 Décidément je me sens plus à l’aise avec le langage de François qu’avec celui de nos prédicateurs à longueur d’années monotones. François a simplement essayé d’expliquer la parole de l’apôtre Jean qui parlait du vrai amour concret que Dieu en nous aimerait vivre avec notre prochain tout pénible qu’il fut parfois ! Comment peux-tu dire que tu aimes Dieu, que tu ne vois pas  quand tu n’aimes pas ton prochain que tu vois? Dixit Jean et François.

 Ces paroles sont comme l’étoile au fond des seaux  où boivent les chameaux et moi.

09/01/2014

Il s’agit de Jésus, le fils de Joseph et notre frère

 

8299264087_beb20a342b.jpgÉvangile de Jésus Christ selon saint Luc 4,14-22a

Aujourd’hui encore une fois, le texte de Saint Luc 4,14-22a fut lu dans les églises. Il s’agit du fils  de Joseph, le charpentier de Nazareth qui se rend à la synagogue comme nous nous rendons dans les lieux de cultes. Il n’est ni prêtre ni pasteur ni rabbin, mais comme Jésus est déjà connu dans la région, on lui présente le livre du prophète Isaïe et j’ai l’impression que les docteurs de la Loi l’attendent au contour. Jésus ouvre au passage d’Isaïe :

 « Il m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu'ils sont libres,

et aux aveugles qu'ils verront la lumière,

apporter aux opprimés la libération,

annoncer une année de bienfaits… »

 Comme nous le faisions dans certains townships en Afrique du Sud, le lecteur de la synagogue pouvait, s’il le désirait, faire un commentaire. Jésus ne se perd pas en conjectures, il s’assit, il dit :

 « Vous avez entendu ? Ce qu’a dit Isaïe eh ! bien c’est en train de s’accomplir. »

 Albert Nolan emploie de terme anglais « contemporaneous » ce que j’essaie de traduire par « cela arrive au temps d’Isaïe comme, ou en même temps, en Palestine… partout dans le monde y compris en Suisse … » (en même temps ? Oui, si nous avons la foi en nous-mêmes in "Jesus before christianity").

 Ce qui s’accomplissait inquiétait justement les autorités religieuses et politiques :

8205715459_c66744022f.jpg Le petit peuple prenait conscience, en compagnie de Jésus, de sa dignité de fils et de filles de Dieu : les prisonniers des systèmes oppressifs commençaient à secouer leurs chaînes, à percevoir et voir la vérité, à se rendre compte de leur droit à la parole et aux revendications … bref à se défaire de leur paralysie, à se mettre debout, en tant que peuple égal à égal face à l’institution afin qu’advienne une société de justice et de paix, la famille de Dieu si on veut, ou encore le « royaume ». Une chimère ? une illusion ? une utopie ? Un rêve comme pour Martin Luther King, comme pour l’homme de la Mancha !

 Cette Bonne nouvelle selon Luc à laquelle nous avons dit « Amen » a-t-elle une intelligence, une pertinence dans notre monde d’aujourd’hui ? Dire « Amen » et rester les bras branlants, est-ce correspondre à notre « Amen » ?

 Des efforts courageux sont faits là où l'on ne le sait pas, où les journalistes sont absents, et c'est la « périphérie » prioritaire dans le vocabulaire de François, pape.

 Challenge : Notre réalité à la lumière de la Bonne Nouvelle:

 Menaces pour la stabilité des systèmes et de leurs gardiens, juifs ou romains ! Occidentaux ou orientaux.
Comme aujourd’hui en Corée du Nord 

en Russie et Sotchi, au Qatar

 Au Soudan

 L’Afrique centrale selon « La voix de l’Amérique »

 Au Bangladesh

 forum_23_dec_2011.jpgSans parler de ce qui se cache dans les cavernes, les sous-sols économiques et les temples au service de Mammon qui intéressent la NSA

 Et pour protéger ces temples, l'industrie de l'armement progresse et s’affine :

 Et l’étoile des Sages et toutes les étoiles de Noël dans nos rues ? Elles disent quoi ?

 Cela viendra demain peut-être...


 

06/01/2014

Le pape François : réflexion

 

 

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Porteurs de lumière

 Ces louanges des médias à la « personnalité de l’année », à « l’homme de l’année » - dans nos journaux romands aussi – m'inquiètent en ce qui concerne François. Les hosannas médiatisés à outrance .... c’est planétaire dit-on, et c’est comme si le Saint Esprit se mettait à twitter les promesses d’un monde nouveau... car c’est bien ce que nous souhaitons avec le plus de ferveur ! Un autre monde est possible a écrit Suzan George, et répète l'Attac (agir pour la justice sociale et l'écologie) et tant d'autres dans les pays les plus pauvres et les plus exploités, ceux de la périphérie justement ! Un mot qui revient sans cesse sur les lèvres de François.

 Que de hosannas pour le pape François ! (mis à part quelques critiques… et pourquoi pas ?) Mais il est bon d'être conscient que : Ce qui s’est passé au temps de Jésus se passe aujourd’hui, à Rome aussi …

 Comme l’homme de Nazareth, François parle le langage des petites gens, comme celui des riches… Son approche est chaleureuse, inconditionnelle, tendre pour les plus petits, les enfants, les défigurés, les personnes âgées,  les réfugiés et on l’accueille avec des cascades de hosannas dont les médias se font l’écho sur tous les continents et c’est bien…

 François est un prophète et son langage est prophétique comme le sont ses gestes… ses demandes, pour la construction d’une société humaine et juste sur les cendres du système capitaliste collectivement reconnu, combattu et graduellement muté en un « système » de partage de la terre, du travail, du pain ! Ce n’est pas trop demander, spécialement de celles et de ceux qui se disent « chrétiens » et qui promettent, à vie, de construire le royaume, comme les sœurs, les moines, les prêtres et le reste de ce qui est encore structuré en hiérarchie.

 Il est beau de voir François sous les projecteurs : mais n’est-ce pas autant de mises en scène si chacun ne retrousse pas ses manches afin de chercher et de s’engager dans une vie qui nous rend heureux, car simplifiée. Et c'est urgent, ne serait-ce que pour sauver de qui reste à sauver de la planère et de l'espèce humaine...

 Je prie pour qu’on écoute la Bonne Nouvelle de François, et qu’on essaie, communautairement de la mettre en pratique selon nos contextes. Aujourd’hui, je viens de lire la quinzaine de pages – pas encore traduites en français – des paroles prononcées lors de sa rencontre avec les « supérieurs majeurs » le 3 janvier à Rome. Si ce que dit candidement François à ces personnes d'autorité religieuse - qui n’est autre que le message de Jésus – avait été « permis » à leurs subordonnés, l’Église, les ordres et communautés religieuses, les paroisses, seraient comme autant de petites flammes s’allumant les une les autres. Aujourd'hui, du Moyen Orient au fond de l'Occident et de l'Est à l'Ouest !

 Je prie pour que François garde la force de s’attaquer sans trop tarder à ce qui sera périlleux peut-être, c'est changer les structures hiérarchiques, de la verticale à l’horizontale de la Curie romaine, de l’État du Vatican à une « Église pauvre pour les pauvres ».  Comment accomplir cette Mission ?

 Il y a 2000 ans Jésus et les petites communautés de base qui constituaient son mouvement, avaient toute la ferveur de son exemple et son Esprit ressuscité.

 Après les « hosannas, les tolles ». Comment dire... il me semble que ces deux exclamations sont pour François, comme pour nous tous, ce qui donne un sens à nos luttes pour un monde nouveau.

31/12/2013

Main dans la main

 

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L’année est en train de naître :

 une chance nouvelle nous est donnée

 de poursuivre la route qui nous mène

qui vous amène à l’accomplissement

selon notre désir, selon votre désir…

 

A tous, à toutes : Bonne année 2014 !

 Un tour de plus sur la piste

 Un numéro de plus au cirque

 Un pas de plus sur le chemin

 Une larme de plus au cimetière

 Un cri de plus à la pouponnière

 Ne suivons pas les traces mais laissons une trace,

quelle audace !

Beaucoup de courage, de bonheur et d’amitié !

Main dans la main avec notre ABBA commun !

 

30/12/2013

Le globe terrestre: prière

 kommunionskreuz-kinder-der-welt-kk12002-1.jpgMatin et soir, je prie juste en face du globe terrestre dont je n’ai pas voulu me séparer en déménageant à Maria vom Berg. Elle est sur la table, j’appuie sur le bouton et elle s’allume modestement. Oh. Il y aurait bien un petit défaut : les pays du soleil couchant brillent autant que ceux du soleil levant. Ce n’est pas grave, elle éclaire timidement ma nuit, mes complies et mon nunc dimittis !

Ce qui m’intéresse avant tout sont les terriens dont moi, dont vous. Comme Antoine de Saint Exupéry dans son vol de nuit peut-être, percevait des flots de gens longeant les fleuves, les rivières, les haies, les sentiers qu’il survolait, il connaissait ses amis terriens, il les appelait par leur nom, il leur faisait signe, il leur était uni.

 Voici les Africains du continent si riches de traditions, de culture africaine, de relations, de tensions, de réconciliation. Si exploités, dominés, bref si colonisés et décolonisés et néo-colonisés. Si pauvres en autonomie, si malade et courageux, tant d’Africains une arme au poing, a rifle,un kalachnikov pardi. Au fond d’un cœur violé, si plein d’une sève refoulée…  Leur regard nous scrute …

terre-mains.jpg Mais il faut l’accepter : les Africains aussi « pauvres pécheurs » que nous tous, des relations pourries par des rivalités de clans, de status, des dominations « innées » amputant de leur dignité les femmes, les infirmes…

Une salade russe… et agitée : c’est un peu ma prière … le globe tourne et voici l’Asie, avec ses divinités, ses sages : de la Turquie au Japon, du Sri Lanka à la Russie et, tout menu et inaccessible dans sa grandeur : le royaume du Buthan, haut perché,  à l’abri de « l’ogre chinois » dit-on, ce qui n’est pas le cas du Tibet… L’Amérique latine, l’Europe, la Suisse, notre patrie partielle ! Que Dieu la garde et lui permette de renverser les frontières de toutes natures et d’être une petite lumière… là, au cœur du globe… le globe est plein d’humains qui courent, courent et désir avant tout : la paix car ne sont-ils pas des hommes et des femmes de bonne volonté ?

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Ma prière de contemplation planétaire n’est pas désintéressée, notre terre est malade et en danger, et donc nous sommes malades et, si nous ne changeons pas – en partageant la terre, le travail et le pain – notre terre mourra, nous avec, et la lumière du globe s’éteindra de l’intérieur tandis disparaîtra le reste !

 La prière du silence et le silence de la prière… Je suis sûre que notre Abba, notre Dieu à tous, vit en nos cœurs terriens et je  sens battre ce cœur planétaire et inquiet au fur et à mesure que tourne la mappemonde dans cette prière du soir mondiale à laquelle je m’unis et disparais dans le grand TOUT sans frontières.

19/12/2013

Un monde enceinte

« Or, en ce temps-là, parut un décret de César Auguste pour faire recenser le monde entier. Ce premier recensement eut lieu à l’époque où Quirinius était gouverneur de Syrie.Tous allaient se faire recenser, chacun dans sa propre ville ; Joseph aussi monta de la ville de Nazareth en Galilée à la ville de David qui s’appelle Bethléem en Judée, parce qu’il était de la famille et de la descendance de David, pour se faire recenser avec Marie son épouse, qui était enceinte. »

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Crédit HCR

Voilà comment Luc rapporte la chose. L’occupant avait donné l’ordre et il fallait obéir. Le coupe part, rejoignant une caravane pour plus de sécurité, Marie enceinte assise sur un âne … si l’on a fait l’expérience de la grossesse on peut imaginer que la main de Marie repose sur son ventre bien rond où le bébé bouge de temps en temps et c’est bon signe… Mais quel voyage ! Une centaine de kilomètres + - à raison, dit-on, de  20 kilomètres par jour et c’est beaucoup, pas d’autoroute, pas de restoroute. La Samarie à traverser entre la Palestine et la Judée !

Ont-ils été fouillés comme aujourd’hui à des postes de contrôle en Samarie ? Comme aujourd’hui en territoire occupé par Israël ? Leur a-t-on demandé une carte d’identité ? Y avait-il des murs et des palissades à contourner ? Des gardes armés de mitraillettes les observaient-ils ?

 

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Limar, née dans un camp de réfugiés syriens (Oxfam France)

Les voyageurs forcés, pas des pèlerins, pas des touristes, n’avaient qu’un but : arriver le plus rapidement possible à Bethléem. On oublie même de raconter si cette jeune famille a eu le temps de se faire enregistrer au bureau d’enregistrement avant de prendre la fuite pour l’Egypte ! A peine née, à peine demandeur d’asile comme aujourd’hui ! Ainsi en sera-t-il !

L’enregistrement en doute, accessoirement : la naissance d’un monde nouveau : un enfant comme les autres, comme tout enfant, comme vous, comme moi. Sauf qu’il était pauvre né de parents pauvres, de SDF à venir!

On peut quasi comprendre qu’à leur arrivée à Bethléem, on évita d’abriter une femme qui risquait à tout moment de perdre ses eaux ! Affublée d’un homme tenant an laisse un âne ! C'est tout.

Il était « normal » qu’il en fut ainsi, car Jésus n’incarne-t-il pas tous les bébés sans domicile fixe, nés de parents sans domicile fixe en Syrie, au Liban, au Soudan, mais n’allons pas trop loin pour en trouver encore : à quelques kilomètres de chez nous peut-être … et François, pape, en trouve dans la ville éternelle.

 

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Limar et sa maman (Oxfam)

Pour sûr que François ouvrirait les portes de la Maison Sainte Marthe si Marie de Nazareth ne trouvait d’autre « étable » pour enfanter le Fils de l’Homme !

En plus, on peut à peine s’imaginer l’état psychique de Marie que Joseph avait voulu répudier après qu’elle fut fécondée par l’Esprit il avait 9 mois de cela … La Foi n’est pas évidente dans des cas comme ça… Y avait-il moins de commérages en son temps qu’aujourd’hui au sujet des filles-mères ? Et Joseph le charpentier de peu de mots…quel état d’esprit !

Je crois que le couple fut soudé par l’enfant qui souriait.

 Et le souvenir de la naissance de ce monde nouveau pourrait nous souder dans l’espérance active de construire la famille de Dieu, la famille humaine. Et de rendre compte de notre foi en l’incarnation aujourd’hui, la foi si facilement proclamée dans le Credo !

28/11/2013

Evangelii Gaudiens 2

 

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crédit:
 maximino cerezo barredo

Je n’aimerais pas m’arrêter trop longtemps sur « la Lettre d’Exhortation » de François (évêque de Rome et pape) même si elle contient pour les « hommes de bonne volonté » une reconnaissance de leur engagement  et de leurs luttes pour construire une société juste. Et un encouragement, un défi à relever chaque jour. Et c'est ma motivation pour revenir encore une fois sur le même sujet.

 Les prophètes tous azimut, Jésus, paysan et juif, est lui-même en sa personne, en son esprit : cette Joyeuse nouvelle pour notre société actuelle. Il en est mort. Mais nous savons que son Esprit est bien vivant.

 Ceux et celles marginalisés, condamnés, bannis, parce qu'ils luttaient pour la justice, sont celles et ceux qui, aujourd’hui, reçoivent la reconnaissance, l’encouragement de François. C’est aussi un élan nouveau qu’il faut saisir car les signes des temps sont clairs et le temps presse. Et l'avenir, nul ne peut le nier, est incertain.

 Un signe des temps que François mentionne est le « capitalisme débridé : « une nouvelle tyrannie », une « économie de l'exclusion », un « marché divinisé ».

 Pour illustrer mon propos à partir de notre actualité suisse : pourquoi « ridiculiser » les jeunes socialistes qui préconisaient le salaire équitable 1-12, initiative refusé par le peuple (mais de loin pas pas tous les citoyens) ? Pourquoi cette campagne contre la proposition d’un salaire minimum de 4000.- avec des arguments biaisés en faveur d’une économie qu’il faut maintenir prospère ?

 Et François avertit que ces arguments en faveur d’un « libre marché »  signifient plutôt ... « une confiance grossière et naïve dans la bonté de ceux qui détiennent le pouvoir économique et dans les mécanismes sacralisés du système économique dominant. » 

 Ainsi, chez nous aussi, c’est l’avancée d’un système inégalitaire où les exclus, pire que les exploités, deviennent des « déchets ». Des exemples ne manquent pas... même chez nous.

 « Mais l’Église aussi, souligne le Pape, doit profondément se rénover et reprendre contact avec la réalité sociale, notamment la hiérarchie du Vatican. »

L’Église : c’est aussi les paroisses, les ordres religieux et ecclésiastiques, les multiples groupes qui parfois se « font des sous en défendant la cause des pauvres »; idem pour certaines Organisations non gouvernementales; idem et triste et terriblement ambigus, des fonctionnaires politiques, médicaux, sociaux ne sont pas à l’abri du syndrome de l’accumulation de biens.

 LE BIEN COMMUN QUI NE SE FONDE PAS SUR LA JUSTICE ET LA VÉRITÉ EST UNE ESCROQUERIE. Oscar Fortin

 Beaucoup de politiciens, de banquiers, d’hommes/de femmes d’affaires sont absolument honnêtes dans l’accomplissement de leur devoir de fonction, mais cela signifie que nul ne peut se passer d’analyser le système dans lequel il/elle se trouve, le système ecclésiastique y compris.

16/11/2013

Le lépreux, le loup, François et nous

 Prendre conscience que c’est par nos imperfections, et non pars nos perfections franco10_s.jpgque nous nous rapprochons de Dieu ? Cela nous concerne et nous donne du courage. Nous avons tous la même chance et le terrain de la « comédie humaine » est le même pour tous. Vaines sont les prétentions et vains sont les dénis. Ancrés dans notre être profond : le lépreux et le loup nous narguent et nous effrayent. En termes franciscains : le lépreux et le loup sont nos imperfections

François déclare que le jour de sa conversion fut lorsqu’il embrassa le lépreux aux environs d’Assise. Plus tard, François se trouva, à Gubbio, face au loup ravageur. Ces deux faits sont historiques, mais avant tout, cette conversion et cet apprivoisement ont dû transformer l’âme du poverello.

Notre vie intérieure, notre vie émotionnelle, notre vie de prière sont les premiers champs de bataille, c’est comme un « training field » en vue des luttes dans un monde tel que nous le connaissons aujourd’hui. Et notre faiblesse nous effraye.

Car c’est en nous – aussi - qu’habitent le lépreux et le loup.

Si, dans notre actualité proche et lointaine,  nous n’avons jamais eu le courage d’embrasser  les lépreux  et apprivoiser des loups, c’est peut-être parce que nous n’avons pas encore reconnu, ni accepté notre propre lèpre ni le loup féroce en chacun de nous. Ils sont toujours là, sous une forme ou sous une autre en attente d’être apprivoisés et pardonnés.

Sr Claire-Marie, inspirée par Richard Rohr dont voici l’adresse :

Center for Action and Contemplation cac@cacradicalgrace.ccsend.com  

 https://cac.org/sign-up

On peut s’abonner à ses très courtes pensées quotidiennes. CM.

Je publie le texte original de Richard Rohr, cliquez sur « Katutura English » à la page accueil du blog.

(En connivence avec Richard Rohr)

14/11/2013

Prière du soir

 

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Nous restons responsables de notre regard (Des gens très bien, Alexandre Jardin, détails sur mon texte précédent).

 L’effort poignant d’Alexandre Jardin pour dire la vérité sur les ombres du clan des « Jardin » grandit cet écrivain à mes yeux. Il refuse de vivre plus longtemps dans le tissu de mensonges claniques et il en souffre, car il s’agit de son clan, de son père ! Et le sentiment de « trahison » le tourmente : il est membre du clan. Mais il est aussi lui-même responsable de son regard.

 Ainsi pour nous, pour chacun de nous, en Église, en société, en politique, en fonction…

 Comme notre pape François doit souffrir de parler publiquement et sincèrement VRAI en étant pleinement conscient des ombres de l’institution !

 Comme une personne qui prend conscience de ses erreurs, les reconnaît, les nomme et demande pardon… que d'exemples à ce propos !

 Comme un politicien en Suisse et/ou à l’étranger qui avouerait la motivation de ses promesses durant sa campagne électorale… et ne les remplit naturellement pas !

 Et certainement qu’il a fallu un courage extraordinaire à Assange, à Snowden, et à d’autres, pour publier l’insaisissable perversité des systèmes politiques qui soupçonnent tout le monde, sauf eux-mêmes ! Ces « whistleblowers » savaient très bien que les Systèmes ne pardonnent pas.

 Infrarouge de mardi soir à montré le face à face de Regli et Sommaruga : à nous de réfléchir et de discerner où la recherche et la publication de la vérité nous conduisent. Que nous soyons pour l’obéissance aveugle prôné par Regli ou pour la réflexion de Sommaruga : « Nous restons responsables de notre regard ».

 


 

Et Jésus n’a-t-il pas dit : La vérité vous rendra libres Jean 8 :31

03/11/2013

Zachée

 

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«Ζακχαίε, σπεύσας κατάβηθι» (Λουκ. ιθ’ 5)

Quand, à la paroisse Notre-Dame, Lausanne, Claude Ducarroz m’avait confié une groupe d’enfants de 8 à 10 ans pour le « Caté hebdomadaire » nous étions heureux!

 Je racontais à ma manière, c’est-à-dire, à la manière des enfants, la fantastique histoire de Zachée. Puis les enfants pouvaient librement s’organiser afin de mimer la scène : un régal !

 Zachée, un juif, riche et petit, pas aimé du tout car il se mettait du côté des méchants (les Romains bien sûr) pour gagner des sous, Zachée  est super-actif et curieux.

 Dans la rue, à Jéricho (donc Notre Dame de Lausanne !) passait un homme ordinaire mais beau, jeune et qui regardait tendrement les gens comme s’il était déjà ami. On avait aussi dit qu’il pouvait soulager les douleurs, quand on a mal aux dents, ou aux yeux, ou aux jambes… ainsi de suite... Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 19,1-10.

 Quand les enfants eurent fait la mise en scène, il fallait encore une arbre. Pas de problème, une chaise sur une table et nous voilà en marche. Les enfants m’ont placée dans la foule. On se promène dans la salle et c’est magnifique, surtout quand le plus petit, un garçon bien sûr, Zachée, grimpe comme un mini-singe le plus haut possible, (tout le monde rigole pour un moment bien sûr) jusqu’à ce que Jésus (aussi un garçon) s’arrête et regarde, quel beau regard d’enfant ! Et Zachée en équilibre là-haut !

 Jésus : qu’est-ce que tu fais là ?

 Zachée : hem ……

 Jésus : tu peux pas descendre ?

 Zachée : hem ….. et il saute en bas et se trouve avec nous, un peu penaud quand même, on lui montrait qu’on ne l’aimait pas trop parce qu’il était voleur et riche !

Jésus : qui regarde toujours Zachée qui semble se tenir plus droit et regarde aussi Jésus du bas vers le haut maintenant qu’il est sur terre, Jésus dit : Je voudrais bien venir manger dans ta maison, t’as sûrement quelque chose !

Zachée : toujours super-actif mais gêné tout de même, prend Jésus par la manche et le tire après lui jusque dans sa belle maison en disant : tu sais, je suis pas si « con » que ça… ça m’arrive de tricher, les autres aussi trichent, ceux qui font mon métier. Je suis bien payé, mais je donne aussi des choses volées à ces pauvres qui sont là, dehors et on dit qu’il te courent après et que tu les aimes bien. Moi, personne ne m’aime, personne ne me regarde ou alors, on me tire la langue, on me crie, t’es un « vendu » aux Romains et tout ça…

Jésus dit : t’en fais pas l’ami, j’ai faim et soif alors allons d’abord manger quelque chose ... et il s’en va tranquillement avec Zachée pendant que certains pauvres sont un peu jaloux et que des Messieurs des synagogues et des écoles, ont des regards sournois, méfiants, des regards de riches « honnêtes » qui ne volent pas, mais ne distribuent pas au malheureux leurs sous !

 Si j’ai un petit chocolat, on le partage pendant que tous les enfants se remettent en rond pour dire ce qu’ils sentent ! Ce serait trop long à raconter sur un blog. Ils sont des vrais théologiens, ces enfants de la paroisse Notre-Dame de Lausanne. Non, de Jéricho dans le canton de Vaud !

Il paraît qu’à midi, à l’heure de l’Angélus à la place Saint Pierre à Rome, François, pape, a dit que c’était l’évangile le plus joyeux que saint Luc a jamais raconté. Il a même dit et je cite : … « Aucune profession ou condition sociale, aucun péché ou crime qui peut effacer de la mémoire et du cœur de Dieu l’un de ses fils. » Donc vous, donc moi.

01/11/2013

La Toussaint

 

La Toussaint : ma réflexion personnelle

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 La Toussaint est une fête catholique,  c’est férié et célébré dans le Canton de Zoug… 1er novembre, l’Église catholique honore tous les saints, connus et inconnus. Quand j’étais quelques temps en Irlande, nous avons célébré la veille de la Toussaint avec les divertissements de Halloween. L’histoire celte veut que la veille de ce jour, les morts invitent les vivants ou vice-versa à une petite rencontre. Un peu partout où c’est possible on fleurit les endroits où les morts sont mis en terre.

 Dommage que cette fête soit dans l’enclos « catholique » car le mot catholique signifie le contraire d’un enclos, c’est universel, sans frontière. Donc il faut repenser tout cela comme le désire l’évêque de Rome François (pape). Et c’est urgent.

 N’est-il pas nécessaire de repenser tout le système de béatifications, de canonisations qui rajoutent des noms à la litanie des saints. Je souhaiterais que les gens ordinaires repensent et refassent une litanie des « saints/tes » universelle, donc catholique : on y mettrait les innocents et martyres des systèmes : rapine,  violence,  viol, pouvoir, domination à travers la planète. Ils sont légions, ces saints-là ! On y mettrait nos maman et nos papas et nos amis et ennemis qui ne l’étaient sans doute qu’en apparence !

 On y mettrait celles et ceux qui ont pris parti pour les victimes d’injustice, qui se sont identifiées à eux – comme Jésus nous demande de le faire – et qui sont passés par d’innombrable échecs, qui ont été humiliés parce qu’ils étaient honnêtes, emprisonnées, tués, encore une fois comme Jésus en son temps et en notre temps. En Chine, en Asie, en Afrique, en Europe, des petites gens de toutes races qui sont nées sans le demander et qui ont droit à la Vie que trop de systèmes, actuellement pire que jamais, leur nient.

 Plus proches de nous, on y mettrait des personnes comme Dorothy Day, Simone Weil, Anne Frank, et pourquoi pas, Rosa Luxembourg, Elaenor Marx, la fille de Karl et sûrement Dietrich Bonhoeffer, Joseph Cardijn, Roger Schutz, Osacar Romero, in anticipation Pedro Casaldaliga et Pedro Arrupe pointé du doigt par Jean-Paul II. Et combien de personnes honnêtes et sincères en elles-mêmes et dans leurs relations avec les autres, la nature, Dieu.

 Richard Rohr, dans son billet de ce matin dit que la seule chose que Dieu nous demande est d’être honnête et humble et que, si Dieu exigeait de nous la perfection, il pourrait attendre longtemps ! Rohr ajoute qu’il n’y a, pour nous tous, que le chemin de l’enfant prodigue (Luc 15 :11-32) ou encore le publicain et le pharisien (Luc 18 :9-14) bien que mon ami Albert Nolan (Jésus avant le Christianisme) nous avertit : attention, le pire des orgueils c’est de se vanter d’être dans le rang des publicains ! Voilà qui peut faire dresser l’oreille à bon nombre de gens en religion etc.

 Dans les églises aujourd’hui, Matthieu 5, 1 – 12a a été lu ou chanté : il s’agit de ceux qui pleurent, qui ont faim et soif de justice, qui ont pitié des autres, qui sont francs avec eux-mêmes et les autres, celles et ceux qu’on persécute et qu’on insulte parce qu’ils veulent le bien, la justice et la vérité… ce texte, c’est les Béatitudes, c’est-à-dire qu’ils sont bienheureux ! Mais qu’est-ce qu’être heureux ? Chouraqui a traduit ce texte de la Bible par : « En marche » au lieu de « heureux ».

 Ainsi nous continuons le chemin vers demain, le jours de celles et ceux, sans exception, qui sont  « en marche » « hors espace temps » comme le dit Georges Haldas.

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Cathédrale Saint-Lazare

 

28/10/2013

petite réflexion du soir

 

Dieu...

 

images.jpgQue de questions sur Dieu

 Que de livres publiés, de conférences données

 Que de prières inventées, copiées, recopiées, récitées

 Que de liturgies échafaudées, exécutées

 Que de récits d’exaucements et de vide

 Que de places d’honneur dans les Constitutions

 Dans des formules de jugement

 On vilipende Dieu comme autant de d’akènes dans le vent

 Mais Dieu n’est pas ça, Dieu n’est pas quelque chose

 Dieu est quelqu’un : Jésus qui attire en lui les hommes (Jean 12 :32)

 Déduction : nous savons où nous habitons…

 Lieu de toutes les audaces, de tous les épanouissements

 Sur la route rocailleuse de notre petite vie commune

 

h-4-2434894-1300182069.jpgUne vallées de larmes, d’injustices, de massacres, d’abjections, de dérélictions, oui chez nous, entre nous… et les enfants de Syrie, du Pakistan, d’Afghanistan, du Togo, de Soweto ... et tout aussi proches les femmes en Inde, en Arabie Saoudite, au Yémen et dans les bas-fonds de nos hôtels touristiques … tous, les prisonniers à Guantánamo, dans les prisons secrètes en Chine, dans les boîtes à bébés d’Einsiedeln et dans les vestiaires des footballers …

 Tous ensemble logés à la même enseigne, au même habitat : Jésus – le Verbe qui main-coeur-jesus.jpgdevient homme – à chaque centième de seconde, chaque particule de vie, d’amour dans la dynamique de la famille pleinement humaine, donc de Dieu enfin présent … Plus de questions, ni de récitations, ni de génuflexions... mais Dieu qui vit, tout petit en nous, chez lui.

 

18/10/2013

Étrange prédication du pape aujourd’hui, le 18.10.13

 

index.jpgÉtrange prédication du pape aujourd’hui, le 18.10.13

 

Étrange expérience : Nous habitons l’Occident qui porte bien son nom puisque c’est de ce côté-lé que le soleil se couche. L’Occident  est une partie de la planète vieillissante. Les causes, on les connaît, les conséquences aussi. Les épidémies, le cancer rampant, les accidents, les pollutions de toutes sortes mis à part, la durée de vie dépasse les 80 années alors qu’en Afrique du Sud, c’est dans la marge des 40 années et au Swaziland dans celle des 30.

 Mon but n’est pas d’en analyser les causes, je pense que nous en sommes conscients. Rien ne sert à se culpabiliser puisque la plupart d’entre nous travaille pour une société plus égalitaire… même en ce qui concerne mourir.

 Ce qui m’a surprise en bien aujourd’hui, c’est ce qu’a dit le pape François à la Maison Ste Marthe, dans les environs du Vatican où il travaille. Il a dit dans son « sermon » : "N'oublions pas les prêtres et religieuses dans les maisons de repos". Ah ! me suis dis-je, ça me concerne un peu puisqu’il y a juste un mois que je suis à Maria vom Berg avec 85 sœurs âgées de toutes les parties de la Suisse.

 A l’hôpital situé à une cinquantaine de mètres d’ici, il y a pas mal de vieux prêtres qui essayent de vivoter avant d’expirer. Cette zone structurée de vieillesse, comme tous les EMS ou d’autres refuges de personnes usées, comprend ce qui est le propre d’une vie qui régresse à tous les niveaux, intellectuel, émotionnel, physique, psychique. Des uns meurnt sans crier gare, d’autres languissent et attendent.

 Voilà : si vous ouvrez le lien (du titre) et lisez les quelques mots de François, vous serez, comme moi, surpris. Par exemple, il parle du vieux Moïse, un leader « politique » … «Le chef du Peuple de Dieu, courageux, il luttait contre les ennemis et il luttait avec Dieu pour sauver le peuple : C’est grandiose! Et puis à la fin, c’est seulement sur le Mont Nébo, il regarde la terre promise mais il ne pouvait pas y entrer. » Et c’est là qu’il meurt.

 Et Paul le fougueux missionnaire : « Il parle de ceux qui lui ont procuré des blessures en s’acharnant contre sa prédication. Il raconte qu’au tribunal personne ne l’a assisté. Tous l’ont abandonné. »

 « Jean-Baptiste finit sous le pouvoir d’un gouvernant faible, buveur et corrompu, sous le pouvoir de la jalousie d’un homme adultère et du caprice d’une danseuse ».

 Puis comme une cerise sur le gâteau, François continue en rapportant que Pierre, marié, devrait à la fin de sa vie, se laisser ceinturer et « Quand tu seras vieux, ils te porteront là où tu ne veux pas aller. »

 

Nous, les vieilles sœurs, moi y compris, je me sens honorée d’être en si bonne compagnie, mais là ne s’arrête pas, selon moi, la comparaison...

 Et surprise : François évoque des sanctuaires, des lieux de pèlerinage et ils sont nombreux en Suisse, mais, ajoute-t-il : « Mais je me demande si nous les chrétiens, nous avons l’envie de faire une visite - qui sera un vrai pèlerinage !...  à ces sanctuaires de sainteté et d’apostolicité que sont les maisons de repos des prêtres et des religieuses? » Je n'en reviens pas.

 J’aurais envie de dire au Pape François : «Tu exagères, nous sommes comme tout le monde et ne méritons, et n'avons rien de plus, je crois, que les résidents des EMS, maisons de retraite où nos proches, nos amis vivent leurs derniers jours .» J’aimerais seulement qu’on prenne davantage conscience que cette « bougie qui s’éteint car brûlée jusqu’au bout » ouvre la porte sur le « hors espace-temps » du pure bonheur après la traversée sur cette étrange planète que j’aime.

17/10/2013

Eliminer la pauvreté

 

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Il y a bien des années, je prenais part à un colloque à Genève dont le but était de discuter l'élimination de la pauvreté de moitié en l’année 2015. Des experts en économie-sociale et politique, des responsables d’ONG, des spécialistes de plusieurs disciplines sont intervenus, ils ont exposé le fait de la pauvreté dans le monde, les statistiques, les causes, les conséquences, les actions à envisager, afin d’arriver au résultat : éliminer la pauvreté de moitié d’ici à 2015. C'était honnête, intense, laborieux et très théorique.

 Je ne suis pas intervenue, sauf au dernier forum où, gênée, j’ai posé la question qui me tourmentait durant la session : « Pourquoi n’a-t-on pas invité des pauvres à venir nous raconter ce qu’est, pour eux, la pauvreté ? » J’étais encore plus embarrassée après avoir dit cela… d’autant plus qu’on attendait une personnalité de la hiérarchie catholique qui viendrait nous saluer et nous remercier. Il est venu, enveloppé dans son costume noir et violet, il a dit merci et nous avons partagé des snacks et le verre de l’amitié avant de s’en aller.

Les pauvres parlent différemment de la pauvreté que les experts les mieux intentionnés et il se peut que leur mot ne soit qu’un cri : j’ai faim. Un avertissement peut-être. Comme les esclaves sous le joug des Égyptiens et Dieu les a écoutés… mais quelle épopée jusqu’à la terre promise où coulent le lait et le miel et la liberté… et ensuite ? Et aujourd’hui ?

Que de fois cette aventure, l’exode, l’exil ne s’est-elle pas répétée. Ce qu’il y a d’étrange dans l’histoire humaine c’est que nous sommes incapables d'apprendre par expérience ! De plus, de nos jours, Dieu est hors concours. Dieu Mammon alias bombes à fragmentations, drones et al, règnent et remplissent les journaux et les écrans et répandent le sang des pauvres et riches se trouvant sur leur chemin.

Nous avons cependant connu des années ou des communautés de bases prenaient conscience de leur pauvreté sans haine, sans armées, sans médias, sans autre but que de retrouver leur primale dignité avec Jésus libérateur. Ce fut le temps de la théologie de la libération en Amérique latine, aussi nommée théologie contextuelle en Afrique du Sud. La peur de la force des pauvres debout et en chemin fut un défi que deux papes de l’Église catholique ne purent ni comprendre, ni envisager. Je veux croire que l’esprit libérateur de notre créateur permettra à Jésus-ressuscité d’actualiser dans notre société, aujourd’hui, sa sortie du tombeau ! Il est temps d'actualiser la résurrection !

 François, évêque de Rome et pape est, je crois, le porte-parole de  celles et de ceux trop pauvres pour que nous les écoutions avec attention et un cœur ouvert. Et si nous avons encore peur de les inviter à notre table, nous pouvons accepter de partager leur pauvreté, de dialoguer, de se mettre ensemble debout pour un nouvel exode, une nouvelle terre promise : la nôtre  et il n’y aura plus ni pauvres, ni riches quand nous aurons appris à partager la terre, le travail et le pain. Ce ne sera pas facile.

images.jpg Simplement contempler l’idée, même si cela paraît utopique, peut nous rapprocher les uns des autres, riches et pauvres et chanter ensemble, à cappella peut-être, que l’élimination de pauvreté structurée est possible et et la « pauvreté » partagée sera notre richesse. Et notre survie.

 « Que ma prière s'élève comme l'encens devant toi et l'élévation de mes mains comme l'offrande du soir. » (Psaume 141, 2)

 

14/10/2013

La mort, « injuste » d'abord, est l’accomplissement et la VIE.

 

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La mort et les morts : Chaque jour jours les médias annoncent la mort de « célébrités », des noms, une œuvre quelconque, le destin et la fin… la sympathie en mots sur papier et autant en emporte le vent. A moins que…

 Et il y a les non-célébrités au fond de nos cœurs : les enfants d’abord qui n’ont, comme vous et moi, pas demandé à naître ni à mourir ; de l’enfant qui n’a eu que la faim comme seule expérience de vie ; de l’enfant qui n’a eu qu’une bombe à fragmentations pour jouet ; de l’enfant qui cherche du pain dans des déchets toxiques radioactifs ; et des enfants, comme ceux que nous fûmes, nés et morts dans dans un monde vide d’amour ! « Mais qui ne sont pas morts et qui sont nos juges comme le sont les innocents victimes des systèmes » (J.S.M)

 Jésus vit et meurt en chacun d’eux, il s’identifie formellement aux enfants : « Tout ce que vous avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait... » (Mathieu 25, 31-46).

 Comme Jésus s’identifie à l’enfant désiré, aimé et qui meurt, victime des maladies de notre époque par exemple : un cancer.

 C’est une injustice : accuser qui ? Demander des comptes à qui ? Des coupables anonymes, invisibles, inatteignables : l’injustice reste et nous plonge dans le désespoir…

images.jpg Et le questions que nous assumons la main tendue vers le plus petit signe de Sens dans un désert de Non-sens. Et ce signe est comme la  goutte de rosée sur l’herbe au printemps. Combien de fois me suis-je baissée pour la contempler, imprégner ma peau d’enfant.

 Ce signe, c’est le filet d’or dans la fissure d’une nuage ténébreux. C’est cette surprenante étoile qui scintille et s’approche plus lumineuse whiterose.jpgà mesure que vient la nuit, sa présence ne nous quittera pas …  tout comme l’enfant aimé réchauffant le cœur tout entier avide de sa présence, plus présente, si c’est possible qu’elle ne le fut dans la dimension … à présent mutée en ce que nous savons être la vraie vie et qui nous attend au bout de notre chemin…

 Non « la valeur n’attend pas le nombre des années » et la valeur de l’enfant accomplie est celle qui nous pousse vers l’arrivée, et l’amour dont on ne saurait parler, car il EST.

 En hommage à ceux que j’aime.

11/10/2013

Hiérarchie horizontale

 

 « Alors la mère des fils de Zébédée s'approcha de lui avec ses fils, et se prosterna pour lui demander quelque chose. Et il lui dit: Que veux-tu? Elle lui dit: Ordonne que mes deux fils, qui sont ici, soient assis l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ton royaume.

 Vous savez que les princes des nations les dominent, et que les grands leur commandent avec autorité. Mais il n'en doit pas être ainsi parmi vous; au contraire, quiconque voudra être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur. »

 Cela ressemble à un noyeau dur qui se transmet de génération en génération : ce désir d’être à la place d’honneur, de grimper l’échelle de n’importe quelles sortes de hiérarchies. L’exemple de Jésus ne fut pas compris. Il mit les points sur les « i » à plusieurs reprises comme le rapportent les évangiles.

 François, pape, a toutes les peines du monde à se montrer et à se comporter comme Jésus dans un contexte fabriqué de la base au sommet, opposé à la simplicité !

 C’est pour dire la satisfaction ressentie à la lecture du Courrier International (page 49 à 51) et signée Robert Sapolsky : avec un humour scientifique il nous montre ce noyau dur hérité, selon lui, de nos ancêtres les singes et qui ne semble pas faiblir jusqu’à nos jours.    Robert Sapolsky

 Les personnalités, les stars, les beautés, les autorités tous azimut, nous fascinent et les revues hebdomadaires le savent et nous en servent contre payement autant que nous voulons !

 Dans la rue aussi, je me souviens le respect ressenti croisant à l’aéroport, il y a longtemps, un ancien réfugié alors devenu ministre des affaires étrangères au Congo. Lui était tout aussi gêné de me rencontrer car dans sa tête, il se tenait au sommet et dans ma tête je me sentais par terre.

 Dans toutes cultures, le rang sociale montre le pouvoir du mâle sur l femelle et, note en gras le C.I. « Tant qu’il ne sait pas qui sont les dominants et les dominés dans son univers social, l’homme vit dans l’angoisse .» L’analyse sociale, en groupe, permet une prise de conscience de notre place dans un contexte humain.

 Néanmoins, le noyau dur qui nous « force à grimper aux arbres » comme nos ancêtres les babouins et consorts, c’est un instinct vers les sommets, une motivation de se donner corps et âme… dans quel but ? Régner, gouverner, dominer ??? N’est-ce pas une bulle de savon qui crève à la caresse d’une plume ! Et pourtant, nous avons besoin d’un leader, d’un rassembleur, qui vit et partage la vie du petit peuple, se fait leur porte-parole, qui est le serviteur des plus faibles, et qui construit une « autorité » horizontale d’égal à égal ! Sans le savoir, sans en avoir entendu parler peut-être, il « suit Jésus ».

 Comme François : « Ainsi je changerai mon Église… une hiérarchie horizontale.. L’Église est ou doit redevenir une communauté du peuple… » Sans frontières...

 Et à Genève :

 La campagne des différents partis politiques à Genève est fascinante et je prie que les candidats se focalisent sur le bien commun des hommes et des femmes de l’État de Genève qui reste sans frontières : la Genève internationale qui mérite la reconnaissance d’innombrables « voyageurs ». 

03/10/2013

François d'Assise

 

« François, va et répare ma maison qui, tu le vois, tombe en ruines »

 image035.jpgC’est le 4 octobre 2013 et la mémoire de François d’Assise nous défie par son exemple de vie et ses quelques paroles de sagesse. Des merveilles sont racontées qui nous donnent envie d’être comme lui, de répandre sa « bonne nouvelles aux pauvres » simplement par son vécu. Comme Jésus. Essayer d’être franciscain ou chrétien est une Mission dès lors qu’on est baptisé, ou qu’on est simplement devenu conscient d’être une être humain, une particule  unique et inséparable de l’espèce. Le défi est une responsabilité.

 Le contexte de François était bourgeois, sa famille comme celle de Claire, son amie qui s’associa à lui, était riche et noble et n’avait qu’une connaissance marginale des pauvres. L’Église institution de ce temps-là sentait déjà l’impérialisme, du moins dans sa hiérarchie.

 Le François, un beau jour alors qu’il en avait assez des futilités des chevaliers, des marchands, des jolies femmes et des festins, se réfugia dans une espèce de chapelle délabrée, ornée d’une croix-image de notre frère Jésus, et François devint soudain conscient des murs poreux de l’Église en ruine : il vit dans ces ruines les pauvres d’Assise et de l'Ombrie l’entourant et lui faisant signe : veux-tu être solidaire de nous ?

 François dit oui comme beaucoup d’entre nous l’ont fait une fois dans leur vie, abandonnant tout, nous désirions travailler à la construction d’une société égalitaire : les riches seraient moins riches et les pauvres seraient moins pauvres. Nous aurons alors un avenir en commun. Comme dit dans l'Evangle : le royaume de Dieu... ou sa famille.

 Aujourd’hui, dans notre contexte capitaliste exploiteur et dominateur, le mouvement chrétien et franciscain dont nous sommes membres, s’est institutionnalisé. Les murs de ces institutions sont-ils assez poreux pour nous révéler les pauvres en chair et en os ? A celles et ceux qui passent...

 Il ne suffit pas d’intellectualiser la pauvreté, ni de la spiritualiser, pour avancer sur le chemin chrétien ou franciscain de solidarité avec les pauvres, il faut faire l’expérience, soi-même, de la pauvreté. Ne serait-ce que marginalement d’abord ; il faut prendre assez de temps pour que l’expérience du manque de pain, d’eau, d’un toit, de médicaments dépasse les théories et les prières pieuses.

Le plus dur sur ce chemin est le manque de frères et de sœurs qui, pour te relever quand tu tombes, qui, pour te corriger quand tu fais « comme si » et que tu deviens fier - quelle absurdité - de ton expérience lorsque tu te fais le porte-parole des vrais pauvres.

 Le François, actuel évêque de Rome, a parcouru le long cheminement de conscientisation et il reste en état de conversion permanente. Nous prions que son courage devienne de plus en plus articulé. Il voudrait nous réveiller et retrouver Saint_Francois_d_Assise_2_-1398a.jpgJésus et François dans le corps et le cœur de millions d’humains que le pouvoir militaire, économique privent de dignité et du droit à la vie. Ici et maintenant.

 

Je ne veux pas dire que les riches sont des pécheurs et les pauvres sont des saints ! Mais j’aimerais dire que les uns et les autres sont responsables des uns et des autres. Comme Jésus l’est, et François et tous les hommes, les femmes et les enfants de bonne volonté.

 

Bonne fête !

02/10/2013

Prière du soir

 Avec bonheur je vous envoie mes coordonnées car vous êtes précieux pour moi ;  poursuivre les contacts avec vous, étendre notre réseau de relations signifie – selon moi - « vivre ensemble » dans une relation de liberté mutuellement respectée.

 L’adresse postale : Maria vom Berg, Seminarstrasse 14, 6313 Menzingen/ZG CH

 Mon téléphone fixe : 41 041 757 47 18 (mais je suis souvent hors de ma chambre, re-essayer)

 Le natel : 077 442 64 62

 

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Ma prière du soir auprès de la mappemonde allumée sur mon bureau, avec toutes les créatures qui lui donnent une âme: merci à notre créateur qui nous confie la planète à sauvegarder de toutes nos forces, le cosmos à explorer à l’infini, mais combien plus brûlant et urgent : à construire notre société d’hommes, de femmes et d’enfants à aimer !

 Honteusement facile à dire, écrire, à répéter, à prêcher. La PRAXIS de l’amour : c’est du pain, donc du travail, donc un salaire décent, donc la justice qui doit nous amener, ne serait-ce que pour notre survie : à une société égalitaire. Les travailleurs, les syndicats, les politiciens, les économistes (quelle audace!) y travaillent.

 

1763122701.jpgJe sens partout autour de moi et bien au-delà, grâce aux médias, le désir de se dépêtrer des égoïsmes mortels, et de libérer ce qui somnole trop souvent en nous : des idées nouvelles, des utopies créatrices, afin de concrétiser l’espérance qui remue et nous fortifie : des plus petits et des plus grands.