11/01/2010

BARTOLOME DE LAS CASAS

 

 

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Il n’y a, à ma connaissance, pas de conversions éclaires. C’est comme un mûrissement parfois très douloureux, selon les réalités où l’on se trouve sans l’avoir voulu. Il arrive que nos yeux se décillent. On voit notre propre ego et celui des autres, et l’ego collectif à la lumière de l'Évangile. C’est une prise de conscience d’une « chose importante » pour soi et pour  tous! Et l’honnêteté nous force à être conséquent. Ce n’est pas automatique. C’est un processus.

Bartolomé de Las Casas a été élevé dans la culture et la mentalité politique et  religieuse des « trônes et des dominations ».  Et le jeune clerc Las Casas dira plus tard de lui-même qu’à son arrivée en 1502 au port de Saint Saint-Domingue:

"Avant qu'aucun de nous ne rentrât à terre, des Espagnols accourus sur la plage nous annoncèrent : les nouvelles sont très bonnes. On a trouvé de l'or et nous sommes en guerre avec les Indiens, ce qui nous permettra de faire beaucoup d'esclaves ! Tout le monde en conclut que nous arrivons à un heureux moment".

Le temps passe et les colons et leur praxis sont rentables en or et en âmes à cette  monarchie catholique. « En 1513 le Pape attribue aux espagnols des droits et des normes sur la découverte du nouveau monde, c’est le «Requerimiento ». C’est-à-dire : les indiens doivent reconnaître l’Église. S’ils refusent on peut leur imposer cette reconnaissance par « le fer et le feu ». Des uns ont  bien senti les reproches de leur conscience, mais comme trop d’entre nous aujourd’hui, on « fait avec » en pensant qu’avec le temps, ça va changer sans faire de bruit. On a peur de protester, de descendre dans les rues et d’en assumer les conséquences. To stand up and be counted!

Las Casas prend conscience de l’absurdité qui crève les yeux et tente de s’y opposer. Mais c’est aussi s’opposer au Pape et à la monarchie qui le favorisent pourtant dans sa fonction cléricale et laïc puisqu’il possède des terres et des hommes. Cependant, la contradiction crasse entre l’institution royale-ecclésiastique, et l’humanisme le plus fondamentale, force Bartolomé à la conversion et à l'action! Dans un premier temps. Comme le grand  poète sud africain, Dennis Brutus (mort le 27 décembre 2009) disait que face à l’injustice, « il est impossible de ne pas s’engager ! »

Las Casas, le prêtre-colon confronte l’injustice et prend le chemin ambigü de la conversion. Il n’est pas difficile d’imaginer sa lutte intérieure face aux conséquences ! Et des tentations le tourmentent, comme pour Jésus ! Mais il avance, un pas à la fois ! La perspective de Bartolomé de Las Casas n’est pas celle de l'Église, c’est celle de Jésus. Celle de tout humain conscient de son humanité!

Son point de départ est l’Indien, la race méprisée, l’humanité exploitée. Les hommes sont différents, « mais cette différence n’exclut pas leur commune appartenance à l’humanité ». Etre conséquent provoque une lutte intérieure! Je peux être convaincue que Noirs et Blancs en Afrique du Sud sont destinés à vivre ensemble, à partager la vie, la terre et ses biens. Le vivre exige une conversion permanente des deux parties. C’est un beau défi. Et c’est une libération de son ego individualiste. Une libération d’un peuple.

Le 3ème dimanche de l’Avant 1511, Las Casas est frappé par le courage d’un prêtre dominicain qui, à la Messe, prêche aux colons catholiques espagnols et portugais, après avoir entendu ces paroles de Jean-Baptiste : « Je suis la voix qui crie dans le désert », continue :

« Je suis la voix de Celui qui crie dans le désert de cette île et c'est pour cela qu'il faut que vous m'écoutiez avec attention Cette voix est la plus neuve que vous ayez jamais entendue, la plus âpre et la plus dure… Dites-moi, quel droit et quelle justice vous autorisent à maintenir les Indiens dans une aussi affreuse servitude ? Au nom de quelle autorité avez-vous engagé de se détestables guerres contre ces peuples qui vivaient dans leurs terres d'une manière douce et pacifique, où un nombre considérable d'entre eux ont été détruits par vous et sont morts d'une manière encore jamais vue tant elle est atroce ? Comment les maintenez-vous opprimés et accablés, sans leur donner à manger, sans les soigner dans leurs maladies qui leur viennent de travaux excessifs dont vous les accablez et dont ils meurent ? Pour parler plus exactement, vous les tuez pour obtenir chaque jour un peu plus d'or (idolâtrie)… Ne sont-ils pas des hommes ? Ne sont-ils pas des êtres humains ? Ne devez-vous pas les aimer comme vous-mêmes ? »

On aimerait applaudir, mais vous trouvez les conséquences de ce cri prophétique à l’adresse : http://biblio.domuni.org/articleshist/lascasas/index.htm

A la cour d’Espagne, la monarchie catholique s’agite, s’indigne. Les autorités veulent chasser Montesimos, mais sa communauté et ses supérieures répliquent qu’il, Montesimos, a parlé en leur nom !

Las Casas, lui aussi, était à la Messe et il entendu le sermon de Montesimos, il est frappé, sa prise de conscience s’approfondit mais, est-il écrit : « Tout au plus il sera un peu plus attentif à traiter ses indiens avec quelque humanité. »

La conversion de Las casas avance, lentement, c’est un mûrissement, jusqu'au jour où, en 1514, alors qu'il préparait son sermon de Pentecôte…

(La suite demain, je m’excuse de mélanger l’Afrique du Sud au Nouveau Monde, c’est presque impossible de faire autrement, cm)

 

22:42 Publié dans Spiritualités | Tags : conversion | Lien permanent | Commentaires (6)

10/01/2010

BARTOLOME DE LAS CASAS

 

Les deux histoires

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L’histoire des peuple est souvent écrite par des gens qui ne l’ont pas vécue. Et cette histoire-là reflète davantage le point de vue des vainqueurs que celui des vaincus ou des défavorisés. Jésus, ce paysan juif, est un Journaliste-conteur qui dit les faits en donnant la parole aux sujets /acteurs de l’Histoire.

(Des volumes ont été écrits au sujet de l'histoire Jésus mais peu a été dit de sa motivation pour libérer ses compatriotes de la domination romaine et de celle des institutions religieuses)

En Afrique du Sud par exemple, l’Histoire des Noirs, dès l’implantation au Cap en 1652 de Jan Van Riebeeck, et écrite par des Blancs, sera rapportée et officiellement enseignée, d’une manière totalement étrangère à l’Histoire « inavouée par les autorités » mais vécue par les Africains ! J’en ai fait l’expérience directe ayant enseigné l’Histoire dans ce pays !

Parallèlement, « l’Histoire des Indes orientales et de Christophe Colomb » aura un contenu différent selon qu'il est rédigé par un historien mandaté par les autorités, ou par Bartolomé de Las Casas lui-même, comme c'est le cas dans son « L'Histoire des Indes ».

Qui était Las Casas ? Il vaut la peine de lire une brève présentation de Las Casas, publiée en 2004 à l’occasion du 530 anniversaire de sa naissance à l’adresse suivante :

http://209.85.135.132/search?q=cache:U9QQErie1WYJ:biblio.domuni.org/articleshist/lascasas/index.htm+l%E2%80%99Histoire+des+Indes+orientales+par+las+casas&cd=17&hl=fr&ct=clnk&gl=ch

Et c'est fascinant. Potentiellement un disciple de Jésus, Las Casas suit d’abord  l'itinéraire des nombreux Espagnols qui arrivent dans le Nouveau Monde pour y faire fortune : il reçoit une encomienda c’est-à-dire des terres et les esclaves qui y sont rattachés  « à soumettre, exploiter et évangéliser » ! Ces colons ont la bénédiction des autorités politiques, (Isabelle la Catholique et Ferdinand d'Aragon) et religieuses, lesquelles sont étroitement liées !

Dès 1510 Las Casas est prêtre en même temps que colon.

Sa prise de conscience de l’injustice ne vient pas d’abord de la connaissance des doctrines et des dogmes, mais du cri des indiens opprimés, exploités, voire exterminés par les colons, les marchands, et malheureusement des missionnaires aux des Indes orientales!

Bartolomé de Las Casas dit de lui-même : « Le prêtre Bartolomé de las Casas, était très occupé et très préoccupé de ses gains, tout comme les autres et il envoyait les Indiens de sa répartition dans les mines pour en extraire l’or et pour faire des semailles, et il profitait d’eux le plus qu’il pouvait. »

Dans son « Histoire des Indes » il veut y rétablir la vérité sur la conquête des Indes, « la colonisation des Indes dont l’unique objet était la conversion des infidèles, a totalement sacrifié cette fin spirituelle aux moyens temporels ». Convertir des opprimés et des esclaves signifie, selon moi, promouvoir leur prise de conscience de leur dignité humaine et participer à leur propre libération de l'opression et de l'esclavage!

Las Casas consulte les archives depuis Christophe Colomb et lui reproche, tout comme à lui-même, l’esclavage des indiens aussi bien que des noirs. Son ouvrage va de la découverte en 1492 jusqu’à sa conversion en 1522.

Et j’espère demain réfléchir sur la conversion de Bartolomé de Las Casas.

21:52 Publié dans Spiritualités | Tags : las casas | Lien permanent | Commentaires (0)

08/01/2010

EUCHARISTIE FAMILIALE

 

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Fresque: une femme a le calice en ses mains lors de l' Agape dans la catacombe des Saints Pietro e Marcellino (Saints Marcellinus and Peter), Via Labicana, Rome, Italy.

Le pain: eucharistie familiale


Quand je vois des gens à l’église le dimanche, je me demande parfois quelle continuité il y a, depuis ce soir-là où Yeshua mangeait avec ses amis, en leur disant de faire de même en pensant à lui d'une part, et ces spectaculaires liturgies dominicales d'autre part. Des recherches historiques ont sans doute été faites sur cette « continuité », mais ce qui m’interpelle, c' est :

Cela veut dire quoi, le « curé dit la messe » « les pratiquants assistent à la messe », et « deux trois quatre curés concélèbrent » ???

C’est quoi, l'origine et l’essentiel de cette « continuité » ?

Il me semble qu’il s’agit avant tout de partage du pain entre ceux qui ont faim. Faim de nourriture, faim de dignité humaine.

Je crois que j’ai le mieux compris, par anticipation peut-être,  « l’eucharistie ou le partage du pain » lorsque, les enfants réunis autour de la table avec maman, papa prenait le pain, une belle miche ronde, en faisait des morceaux et nous les donnait. Quelques instants durant, nos espiègleries enfantines faisaient place à ce regard spontanément reconnaissant en recevant dans nos mains ce « pain de vie ». Puis, on mangeait en racontant la vie tout simplement, à la ferme, à l’école, au « caté », sur le chemin ; les parents discutant l’actualité rapportée dans le journal et radio Sottens et « comment cela nous concernait » !  Rien de solennel ni de triste. Du sérieux parfois et souvent, quelques batailles, des taquineries, des chansons et des choses pour rire. Tous reprenaient le travail et dépensaient l’énergie que nous avait donnée le pain partagé « fruit de la terre et du travail des gens ». Ce n’était pas dit. C’était vécu.

 

Selon moi c’était – pour employer des termes liturgiques – « l’eucharistie familiale ». C’était, si j’ose dire, le divin au cœur de l’humain, le « sacré animant le profane » comme les premiers chrétiens le faisaient « jour après jour, d’un même cœur ils (…) rompaient le pain dans leurs maisons, prenant leur nourriture avec joie et simplicité de cœur (Actes 2,46) ». Ils n’allaient pas à la Synagogue ni dans des temples.  Et ce pain partagé en famille au cœur de la vie quotidienne était le Pain de vie.

Mais la vie quotidienne implique l’économie, la finance, la politique, la culture, dans l’éternelle tension entre l’égoïsme qui capitalise plutôt que de partager d’une part, et, d’autre part, l’instinct de survie, donc de VIE, qui force celles et de ceux qui ont faim et soif de justice, de lutter comme Jésus l’a fait, pour renverser les trônes et les dominations. Selon moi, il me semble qu’une liturgie eucharistique répétitive et qui ne célèbre pas le dur labeur de la communauté présente, est anémique.

 

Je veux m’efforcer, dans les jours qui viennent, de raconter comment un homme, hélas trop peu connu chez nous, Bartolomé de Las Casas, à l’époque de la découverte des Amériques par Christophe Colomb, et comment lui, Las Casas, a découvert, le vrai pain partagé entre riches et pauvres, entre exploiteurs et exploités.

 

20:22 Publié dans Spiritualités | Tags : pain | Lien permanent | Commentaires (5)

06/01/2010

UN GRAND THEOLOGIEN

 

Edward Schillebeeckx

 

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Hommage à un grand homme (1914 - 2009)

Malheureusement pas très connu en Suisse

 

Edward Schillebeeckx

 

Hommage à un grand homme

Malheureusement pas très connu en Suisse

 

J’aurais voulu rendre hommage à des mentors et amis qui disparaissent sans crier gare et à qui je dois beaucoup, par exemple Edward Schillebeeckx, un vrai théologien qui a travaillé toute sa vie à arracher Jésus à la prison des dogmes et des doctrines pour lui permettre de vivre avec nous aujourd’hui.

 

Fin des années cinquante, donc avant Vatican II, un ami un ami m’envoie un livre de Schillebeeckx intitulé  « Christ the Sacrament » couv3821g_200.jpg(1959). J’étais occupée à la catéchèse écuménique et libératrice des populations de la péninsule du Cap. C’était une tension constante entre la prise de conscience émergente, et de son articulation face aux institutions. « Jésus, le Sacrement » le signe et la présence organiquement liés à l’homme, la femme, l’enfant dans sa réalité humaine. C’est ce Jésus vivant aujourd’hui au cœur de la société et de sa lutte pour la justice, que nous devons chercher, découvrir, pour prendre conscience de sa force dynamique dans le plus opprimé, des exploités, des pauvres, pas tellement pour nous consoler, mais pour permettre à son énergie en nous de construire la famille élargie des terriens. Une terre sans frontières, sans apartheid, sans classe, fraternelle et soudée par une solidarité existentielle.

 

Je trouvais que, à l'époque, former des catéchistes qui enseigneraient les dogmes, les doctrines, les liturgies compliquées des 7 sacrements, était un contresens dans notre réalité. Une lumière nous a aidés, celle d' un théologien érudit, Edward Schillebeeckx. Inspirés par sa pensée, nous nous sommes mis à l’écoute des gens et avec eux avons, nous avons trouvé Jésus, un Jésus humain et peu à peu extirpé des enseignements dogmatiques institutionnels; il n'était pas ressuscité pour ne rester qu'un acte de foi durant la saison pascale! Il devenait expérience de vie. nous sentions Jésus assis parmi nous dans nos multiples groupes de base.

 

Pour moi c’était très important de pouvoir m’en référer à un théologien « professionnel » !!! Nos examinateurs religieux ne le connaissaient -presque- pas et le cher Cardinal du Cap, Mac Cann (RIP) en connivence fraternelle me disait : « Je te soutiendrai dans ce que tu fais, mais ne me demande pas de permission ! »

 

C’était l'émergence d'une catéchèse de libération. Grâce à Edward Schillebeeckx OP, à qui je dis merci. Il est né en 1914 et il est mort le 23 décembre 2009. Ce qui ressort, en bref de ses œuvres:

 

·       Trouver Jésus avant le Christianisme (voir « Jésus avant le Christianisme » d’Albert Nolan, son confrère, et « Suivre Jésus aujourd’hui » également d’Albert).

·       Trouver et articuler des traces de l’action de Jésus dans l’Histoire de Dieu avec nous.

·       Exposer le rapport immédiat entre la vie de Jésus-sacrement et la souffrance des gens, au-delà des liturgies sacramentelles. L’Histoire du salut des gens, c’est là qu’on découvre Jésus vivant, le signe et la réalité de ce « qui est signifié ! »

·       La rencontre existentielle avec Jésus ressuscité actualisait les longues cérémonies de la semaine sainte et de Pâques dans la substance de la vie des petites gens ! 'ai des exemples concrets trop longs à raconter mais magnifique de vérité!

·       Il encourageait les petits groupes de base, il encourageait l’Eglise locale. Le Vatican se méfiait de cette voix prophétique ! Comme tant d’autres Schillebeeckx a fidèlement continué sa route à la suite de Jésus.

 

Merci Edward, merci pour moi, pour tous. Merci de ta vie, hier et aujourd’hui « Hamba Khahle», Porte-toi bien !

 

Quelques livres de Schillebeeckx chez CERF

 

·  Le Christ, sacrement de la rencontre de Dieu, Cerf, 1961, 1964 et 1970

·  Autour du célibat du prêtre, Cerf, 1967

·  Théologie d'aujourd'hui et de demain, 1967

·  La Théologie du renouveau, 1968

·  Plaidoyer pour le peuple de Dieu, Cerf, 1987

·  L'Histoire des hommes, récit de Dieu, 1992

http://www.editionsducerf.fr/html/fiche/ficheauteur.asp?n_aut=574

 

Pour moi, je garde comme un trésor en mon cœur ces paroles d’ Edward Schillebeeckx : « Jésus est tellement, parfaitement humain, qu’il est Dieu ».

 

N’ayons pas peur d’être des humains ! Dieu est parfaitement homme en Jésus !

 

9782226191007m.jpgMais la réflexion continue et la pensée avance avec un confrère d’Edward dans le livre « Jésus, l’Homme qui évangélisa Dieu » de René Luneau OP. Chez Albin Michel 2009.

 

 

« Est-il un homme au monde sur lequel on ait autant écrit ? Peut-on encore découvrir du neuf dans les quatre Évangiles ? Si, pour la foi chrétienne, le mystère de Jésus Christ ne se révèle que dans sa mort et sa résurrection, les détails de sa vie « d’avant » sont-ils simplement anecdotiques ? René Luneau pense l'inverse. Il a voulu retrouver les paroles et les gestes de tous les jours, humains, simplement humains, de l'homme qui « évangélisa » Dieu, qui Lui donna définitivement un autre visage. La Résurrection n'a pas gommé les traits singuliers de l'homme qui aujourd'hui encore déconcerte et fascine. Jésus dit et montre Dieu autrement qu'on l'a fait avant lui et nous le restitue, libre des ambitions et des peurs. Il nous donne un « Dieu inattendu » – pour notre étonnement, notre joie et notre libération. »

http://www.albin-michel.fr/fiche.php?EAN=9782226191007

 

 

02/01/2010

EPIPHANIE

chers amis, allez dans Katutura english pour lire la note "EPIPHANY", s'il vous plaît 

epiphany-canada.jpg

http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR

 

Lire ce rapport de Matthieu (2 : 1-12), est fascinant. Matthieu n’était pas un correspondant sur place,  il dit ce qu’il a entendu, compris, en s’appuyant sur les textes des « scribes d’Israël »  Mais le symbole est une leçon pour tous les temps, y compris notre temps 2010.

 

Comme un petit ver luisant! Il y a l’enfant. Tout enfant est le mien, je l’enfante à longueur d’années pour le meilleur ou pour le pire. Pour le meilleur : un homme debout, libre, qui « manifeste » la Liberté du Créateur au monde. Pour le pire : un homme « systématisé » et que les agents du système éduquent en vue de reproduire le système et ses agents.

 

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Au cœur de tout homme, l’étoile ne cesse de mettre en lumière l’enfant divinement humain en nous. Il se manifeste amoureusement quand on prend le temps de rester avec lui quelques minutes par jour dans un coin de la chambre bien plus présent que dans un temple ou une église ! Lui ne fait pas d’interprétation, pas de lavage de cerveau ni d’âme, Il libère et nous dit qu’on est responsable de notre liberté face aux trônes et aux dominations.

Donc, cette étoile, c’est un germe de contestation pour transformer la forme et le fond de la société. Le fond : « Je veux qu’ils aient la vie en abondance » (Jean 10 : 10). La Vie en abondance des affamés et des repus est le fruit de la lutte pour la justice, donc du partage des biens. Le plus grand bien pour le plus grand nombre. Chacun selon ses besoins. La forme : « L’envers du capitalisme occidental ». L’argent des ouvriers pour le pain de Vie, et le « surplus », s’il y en a, équitablement partagé pour nourrir les plus pauvres, ou, comme on dit, socialement ré-investi, et non pas renflouant les temples bancaires !

La merveille de ces Sages que guide une étoile est qu’ils mettent leur sagesse aux petits pieds du gamin. Lui, leur fait don de Sa sagesse hors système. Et c'est manifestement, comme sa vie le montrera, bien différent! Voyez ce que Jésus deviendra suite à sa lutte

Mais voilà, pour aujourd'hui, 3 novembre 2010, c'est toujours une « manifestation, une épiphanie » de la sagesse héritée de ceux qui s’en sont dépouillé pour mieux la révéler ! Exemple : Nelson Mandela.

 

Je prie pour que celles et ceux à qui nous donnons des responsabilités en les élisant à leurs postes de service puissent nous rendre compte de leur emploi ! De leur participation à la lutte pour la justice sociale. Pas dans les intérêts d’un parti ou d’un autre !!! Pas dans leurs intérêts individuels. Pas pour leur prestige éphémère et bling bling ! Mais qu’ils mettent les « trésors » qu’on leur  a confiés aux pieds des plus pauvres du monde entier !

 

(Voir au sujet de l'Épiphanie, « Histoire de Jésus ? » Étienne Nodet, Cerf, 2003 et un extrait à l’adresse :  http://www.1000questions.net/fr/ )

 

 

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31/12/2009

Chemin 2010



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Bon vent

J'aime visiter les blogs. J'y trouve des commentaires, et parfois des analyses de l'actualité régionale et/ou mondiale. Cela complète et « assaisonne » le contenu des journaux, de la TSR-RSR(!), selon le point de vue des « blogueurs ». Tout y passe: les problèmes sociaux, économiques, politiques sont évoqués tels quels, parfois au quart de tour, et il arrive que cela me donne les blues. Pas toujours.

 

J'essaye de contempler le vécu à la lumière du regard de Yeshua et ma lanterne alors, s'éclaire. Nous vivons dans la dynamique du provisoire, demain l'actualité sera remise à jour, pour le meilleur ou pour le pire, les jours s'envolent, et je me rends compte que de très gros titres « qui font la UNE » aujourd'hui sont du bois mort demain! Remplir du papier ou remplir du temps? Aussi éphémères que ça? Oh bien sûr que non! C'est pourtant « notre pain quotidien ». Du pain noir, ou blanc, c'est selon.

 

Alors, gourmande, je cherche et m'arrête là où je trouve des blogs riches de recettes de cuisines, de livres, et de parfums de fleurs; et des fruits et leurs couleurs, et leurs goûts à travers l'Histoire de l'art, de la littérature. Ces découvertes complètent la dure et souvent cruelle réalité. Bien davantage, c'est comme un sourire, un petit vers luisant dans la nuit, et Oh! The « silver lining », ce fil d'or derrière le gros nuage noir de nos inquiétudes ou encore le feu sous la cendre...

 

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Je voudrais remercier TOUS les habitants de notre blogosphère pour tout ce qu'ils m'enseignent, m'inspirent, me dérangent, m'étonnent et me forcent à voir plus loin et plus

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profond. Merci. Notre 2010 est le chemin, le carrefour, l'arrivée, le nouveau départ... Bon vent!


 

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27/12/2009

MEDITATION

 

 

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La Saint Jean, c’est aujourd’hui, le 27 décembre !

 

Bonne fête à tous les « Jean ». Aux quatre coins de la Suisse, en Europe, dans le monde. Bonne fête à tous les John, Johan, Johannes, Giovanni, Juan…Il paraît que Jean signifie « faire naître » (selon Wikipedia) ou « Dieu fait grâce ». Et Jean « Jeho » est même à la racine du nom de « Jésus » « Jeho-Shua ». Je suis en bonne compagnie donc, et je dis à tous ces « Jean » : vous êtes vraiment bénis et sûrement dignes d’être aimés.

 

L’amitié de Jean et de Jésus, c’est comme une lumière qui réchauffe, qui nous dit de s’ouvrir à l’Amour, de ne pas avoir peur de la tendresse offerte, de l’embrasser et de l’offrir autour de nous comme une expérience de Vie. L’évangile de Jean (même si on peut penser qu’en fait, l’auteur fut un inconnu) sort de la plume de « celui que Jésus aimait » d’abord un simple pêcheur au bord du lac de Tibériade !

 

Il parle de son amitié pour son ami avec une candeur mystique. Par exemple au dernier repas (Jn 13), Jean est " tout contre Jésus " (13,23) puis il " se penche sur [sa] poitrine " (v. 25). (Ce qui aujourd’hui pourrait faire froncer les sourcils de certains spectateurs et pourtant c’est comme ça, et c'est bien ainsi). Lire ce que Jean a écrit, cela me rend humaine, forte, heureuse que l’Amour en public existe bel et bien ! Et Jean ne se gêne pas pour écrire, en conclusion de sa Bonne Nouvelle : « C’est ce disciple ( bien aimé) qui rend témoignage (évangile) de ces choses, et qui les a écrites.
Et nous savons que son témoignage est vrai
. » Jean 21(24).  Voilà, selon moi, ce message est tout ce qu’il a de plus actuel quand on aime.

 

Lorsque c’est vrai et lorsque l’Amour se vit dans des libertés mutuellement respectées !

Des libertés mutuellement respectées : entre nations, races, tribus, églises et religions, entre le nord et le sud, l’est et l’ouest.


 

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14/12/2009

PRIERE DU SOIR

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Prière de ce lundi soir

Comme un souffle la journée s'envole et que reste-t-il à soumettre à la tendresse de ton regard en cette nuit hivernale, Jésus mon frère adoré?

Ce matin une quarantaine d'enfants réunis en cet endroit et j'ai le bonheur d'être leur invitée. Ma consœur Gilberte, pédagogue née, leur ouvre gentiment le chemin qui les conduit vers Bethléem, la maison du pain. Ils prennent la route en chantant, espiègles, charmeurs et terriblement transparents au regard de Dieu!

Pour le chemin, comme il se doit, un petit pain paysan leur est remis dans la main, à moi aussi puis que suis des leurs! J'ai gardé ce pain pour ma prière du soir car la nourriture est une prière, la vraie, car elle donne vie.

C'est l'heure de s'en aller vers l'école, des cabrioles, des pas de danse, des croche pieds. Ils s'en vont. Alors que je me lève de ma chaise, un garçonnet de dix ans peut-être, cheveux blonds, visage tout pâle et des yeux couleur du ciel se trouve là, devant moi,sans bruit, tenant mes deux béquilles dans ses petites mains, et qu'il m'offre avec un sourire timide. Et s'en va. C'est un souffle pure, une expérience tangible de l'au-delà au fond de « nous-mêmes! »

Les heures passent, et je ressens comme toujours le bourdonnement d'un monde qui titube vers un avenir incertain. bumble-abeille-abeille_~richaa0024r.jpgCe bourdonnement: les affaires d'ici d'abord, les malades, les morts, les bien portants – heureusement - qu'on cherchent dans les journaux, les « actions » à la Coop, des blings blings camelotes de noël qu'on vend ou qu'on achète! C'est la saison et c'est bien ainsi.

Mais Bulle, je l'espère bien, n'est pas une ghetto puisqu'une route de contournement vient d'être ouverte vers l'extérieur! L'extérieur? Les journaux rapportent, c'est leur gagne-pain mais c'est aussi leur Mission et un service publique. « La violence, des affaires d'argent, de fisc, de politique effritée et c'est peu dire, ah! Oui ces musulmans qui font peur et à qui on fait la leçon: « Ils doivent se montrer » conseille Éveline W.S. Mais sans muezzin surtout! Il faut prévenir. Et puis l'Afghanistan, l'Irak, le Pakistan. Le bourdonnement se fait plus fort mais c'est pourtant loin. La Libye est plus proche, on en convient. On a pitié de Berlusconi, on se domine face à Sarkozi, et lorsque les manifestants hurlent dans les rues de Copenhague et que les Africains s'en mêlent, « c'est navrant » alors que les grands: Obama qui viendra quand tout est fini (?!), même notre Fritz Leuenberger qui Tch Tch Tch durant une vingtaine d'heures s'en va en train vers le nord. Que c'est héroïque! A-t-il un billet 2ème classe aller-retour? cela ne me regarde pas. Mais le bourdonnement devient saccadé quand Tony Blair le Catholique déclare à la BBC « Oui, il recommencerait l'invasion de l'Irak, si c'était à refaire ». Heureusement la RSR 1ère fait une assez bonne et courte analyse à 18h40 et cela vaut vraiment la peine d'écouter ces quelques minutes sur Blair!

http://info.rsr.ch/fr/rsr.html?siteSect=201&playerMode=normal&&bcItemId=11604345&bcid=715296&contentDisplay=

Merci à la RSR 1ère! Mais il y a les pages du Sport! Ces descentes sur la neige, c'est l'ivresse même sans arriver premier!

Et voilà ma prière qui brûle comme de l'encens « vers le ciel » mon Jésus bien-aimé. Tu es présent dans l'actualité de notre planète et au-delà, tu espères, tu inspires, tu meures et chaque effort pour une survie digne de ce nom est l'actualisation de ta résurrection! Dans notre réalité bien concrète.

Ma prière est pétrie de ce bourdonnement de l'actualité. Nous sommes UN. Mais chacun assume sa responsabilité dans les affaires du monde, comme le petit garçon Ryan qui s'avance avec ces deux béquilles pour me faire avancer! Quel exemple et quel beau défi: focaliser toutes choses sur le chemin de la Bonne Nouvelle, la famille humaine que nous construisons!

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11/12/2009

COPENHAGUE

 

La Terre et le Pain

 

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Copenhague : ils sont nombreux à prendre conscience de la santé de notre planète car ils savent que, si elle est malade, nous le sommes aussi, si elle disparaît, nous disparaissons. L’instinct de survie nous force à faire le bilan de santé de notre mère nourricière. C’est un count down, nous dit-on. La terre est notre bien commun, et faire la volonté de Dieu, c’est enfin écouter l’appel de la terre qui désire, elle aussi retrouver une santé pour nourrir tous ses enfants.

 

Le 6 décembre, j’écrivais une réflexion sur le pain.

http://clairemarie.blog.24heures.ch/

Le pain, c’est-à-dire, la nourriture, est le fruit de la terre. Si la terre est saine, la nourriture le sera aussi, si la terre est empoisonnée, la nourriture aussi le sera et nous mourrons. Notre vie dépend de la vie de notre mère terrienne, elle a une âme, un cœur, elle sort des mains du divine Artiste,  notre Créateur. Et François d’Assise en était émerveillé :

Loué sois-tu, mon Seigneur,
pour sœur, notre mère la Terre
qui nous porte et nous nourrit...


Le mystère de la terre est lié à celui de l’univers. Nous sentons en nous, que Dieu est jaloux de la création qu’il nous a confiée pour la perfectionner avec Lui. Pour le bien-être de toutes les créatures.

 

Un seul ennemi menace la création et les créatures ; cet ennemi sournois, c’est l’accumulation de l’argent en un Capital inerte, stagnant dans  des temples croulants, et qui se vident de l’intérieur. Car les fruits de la terre et du travail des créatures vivent et prospèrent, je crois, lorsqu’ils sont partagés entre tous pour la vie de

chacun !

Nous te remercions, Seigneur,

pour la terre que tu as créée si belle

pour notre lieu de passage.

Que l'homme qui ne te connaît pas encore
ne la détruise pas TerreS2.jpg
avec tous ses biens que par toi
elle nous donne...

 

23:19 Publié dans Spiritualités | Tags : terre | Lien permanent | Commentaires (11)

06/12/2009

PAIN DE VIE

Le pain

 

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La sainte famille à table; Jan MOSTAERT

Papa et le pain, c’est tout un. Ce que j’écris est plus qu’un souvenir, c’est la vie et j’écris comme on écrirait l’évangile à l’indicatif présent.  Papa, c’est le laboureur, le semeur, le moissonneur, le boulanger, et celui qui partageait « Notre pain quotidien » sous le regard sacerdotal de maman qui avait préparé la table, comme on prépare la table pour une eucharistie de gratitude. On est conscient de faire partie intégrante de la terre, de la famille, du travail, de la faim et/ou de l’appétit, du partage du pain.

 

Une fois par semaine, papa versait la farine dans le pétrin en bois brut. Il en mélangeait une petite quantité avec de la levure, du sel et de l’eau, le couvrait d’un linge humide pour le laissait reposer la nuit. Tôt le lendemain matin, le levain était longuement pétri dans et avec la farine restante, ses mains empoignaient, arrondissaient, levaient le morceau de pâte vers le ciel, et le renvoyaient vigoureusement mais gracieusement vers la planche à pétrir… un peu comme la danse du Boléro de Ravel avec Béjart:

http://www.youtube.com/watch?v=UnSh-KPV7QQ

Le bois chauffait le four durant une bonne heure à l’avance, cela était suivi du nettoyage méthodique des brindilles calcinées et des cendres et enfin un linge humide finissait la toilette du four juste avant que commence l’enfournée!  Les belles mains souples de maman formaient la miche, belle et ronde, la déposait sur la palette en bois à enfourner, que papa soulevait et faisait glisser jusqu’au fond du four. Ainsi une quinzaine de miches se laissaient dorer et brunir à la chaleur du bois à la senteur des pins de la forêt toute proche.

Quant à moi, j’avais l’insigne privilège de ramasser les derniers restes de pâte, d’en former des petits oiseaux, prêts à ouvrir leurs ailes, aux gazouillis de rossignols mêlés à nos pépiements paysans.

N’était-ce pas l’eucharistie dans son dépouillement et sa pureté ? La plus vraie ?

 

Le pain est la Vie. Nous devenions conscients d’être liés à la nature. Notre corps dépend tout simplement des « fruits de la terre ». Et le travail, le nôtre est le lien entre ces « fruits de la terre » et notre corps. Un lien comme la serrure et la clé !

 

Le pain est la Vie de ceux qui ont faim. Il s’agit de la production du pain à partir d’une relation avec la nature mais aussi d’une éthique qui concerne la famille humaine. Le partage.

 

Le pain partagé, un repas-fête de famille est vraiment du Pain, la nourriture et la présence du pain de vie dans le cadre de la vie de tous les jours et de tous les hommes nés pour vivre, donc pour se nourrir. De Pain.

 

22:10 Publié dans Spiritualités | Tags : pain | Lien permanent | Commentaires (0)

04/12/2009

COMMERCE DES ARMES

 

Signe des temps:

210616952.jpgCommerce de matériel de guerre autorisé par 68,2% des votants suisses. La peur du chômage fut l'argument principal brandi par les autorités. Écoutez la parole sage de Carlo Sommaruga: http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=500003&ne_id=11554069

Les femmes se sont engagées pour l'interdiction mais en vain. Justice et Paix, une instance de l'Église catholique, a publié le 23.06.09 une très bonne étude laquelle, malheureusement n'a été ni largement distribuée, ni étudiée, à ma connaissance, en groupe! Lisez le texte français: http://www.juspax.ch/stellungnahmen.php?la=f

L'introduction: « Ils briseront leurs épées pour en faire des socs et leurs lances pour en faire des serpes. On ne lèvera plus l'épée nation contre nation, on n'apprendra plus à faire la guerre. » Isaïe 2:4

Trouver d'autres choses à faire, d'autres emplois? Inventer, créer, financer les petites entreprises, aider les paysans à sauver leur terre de la gueule des banques par des petits moyens. Cela se fait, je sais, et on aimerait tant que cela soit une Bonne Nouvelle digne du TJ de 19h30 TSR et de nos quotidiens, généreusement.

Permettre à Dieu de nous aider à lire ce signe des temps, i.e. la votation du triste dimanche, 29.11.09?

Il est vrai que des textes de la Bible sont, comme le Coran, contradictoires en fait de paix et de guerre. Jésus, Lui, saluait souvent les gens en disant: Shalom, ou, la Paix à toi! Ou, comme l'ont repris les Franciscains: Paix et Bien! Le commerce des armes ne construit pas le royaume de Dieu, il le combat! Beaucoup l'ont compris et ont été et sont encore conséquents. Une foule d'inconnus lutte pour la Paix et on a en eu la preuve planétaire durant les mois qui précédèrent l'invasion de l'Irak (après l'Afghanistan)!

Le shalom de Jésus remplit le cœur des « pacifistes », « peace lovers » et ils ne sont ni faibles, ni lâches, ni mous. Ils construisent par tous les moyens la Paix! Les frères Berrigan, Ghandi, Martin Luther King et des mouvements comme les Bâtisseurs de Paix avec David Chemla en France http://www.lianalevi.fr/auteurs/chemla.htm

Et j'insère avec gratitude la voix d'Antoine Vielliard à l'adresse de son Blog à la Tribune de Genève http://portevoix.blog.tdg.ch/archive/2009/01/26/les-batisseurs-de-paix-et-les-ayatolah-de-l-udc-a-teheran.html

lumiere-d-une-bougie-399110.jpg« En marche les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu » ! (Chouraqui) Quelles que soient leur religion, leur culture, leur nation . Marcher, c'est avancer dans un monde en chantier. Avec Jésus fils de Dieu. Il bâtit avec nous, une famille humaine enracinée dans un désir brûlant de paix!

 

22:12 Publié dans Spiritualités | Tags : armes | Lien permanent | Commentaires (13)

EN ESPRIT ET EN VERITE

Signe des temps (suite)

Etienne_Parrocel_dit_le_Romain_Jesus_et_la_Samaritaine_Musee_Fesch.jpg

 

Merci à Etienne Parrocel dit le Romain, Jésus et la Samaritaine, Musée Fesch. Département des Peintures italiennes.

Permettre à Dieu de nous aider à comprendre les signes des temps. C'est urgent.

Réfléchir sur « l'interdiction de construire des minarets chez nous ».

Je trouve l'aide chez les fellow blogeurs. Ainsi: http://domainepublic.blog.24heures.ch/archive/2009/12/03/interdiction-des-minarets-la-democratie-premiere-victime.html Jean-Daniel Delley

"Un lecteur rappelle à juste titre la définition donnée par Hannah Arendt d'une démocratie libérée du respect des droits humains: une autocratie, c'est-à-dire une société de sauvages, clanique dans laquelle les individus sont livrés sans recours au pouvoir discrétionnaire de la majorité, y compris celui de renoncer à ce pouvoir au profit d'un potentat. »

Depuis dimanche passé, le premier simili choc passé, je constate autour de moi, et au-delà comme un bourdonnement : « Après tout, tu vois bien d'autres pays feraient de même; quant au problème avec la Lybie: ah! Voilà, c'est une vengeance; quant à la violence, les dealers, des noirs, des arabes, des non-blancs quoi; et les rafales de mots creux de à TJ 19h30 TSR, font sourire les uns et vomir les autres … selon les frémissements de la conscience! Alors, on passe outre en espérant la venue de « Joséphine l'Ange gardien ».

Pourquoi refuser le dialogue entre nous et avec nos frères et soeurs musulmans? Le Coran, les minarets? La poussière tombe sur cette belle terre fribourgeoise et catholique. Proche de la Dame de Compassion, la mère de Jésus attendu chaque année à la même date! Dialogue? N'avait-on pas entendu une personnalité gruyérienne – dont je ne dirai pas le nom - dire en public « Je n'aimerais pas voir de minarets à Bulle! » Personne n'a réagi, moi non plus, c'est un catholique pratiquant. Qu'en est-il de Jésus? L'esprit de Arendt, de l'ONU en l'occurence et de bien des autres est l'écho de l'esprit de Jésus. Mais les églises? Des hiérarchies: une déclaration de désapprobation. C'est déjà ça.

Les églises toutes plongées dans l'élaboration de liturgies sacramentelles, arrivent difficilement à mettre en exergue le VECU politique, l'épaisseur de la famille humaine. Et voter fait partie de notre vécu. Personnellement, je déteste revivre le système d'apartheid sud africain légalisé dès 1948. Là, la Loi, puis le système légale construisit des murs entre les races. Ici, en 2009, la première « Loi » anti-minaret construit des murs! Il s'agit moins de couleur de peau que d'un symbole, dit-on. Un « danger » les musulmans! En Afrique du Sud comme en Suisse - qui a d'ailleurs soutenu l'apartheid – c'est la peur et la crasse ignorance de l'autre qui motivent. L'odeur puante de l'ambiance, je la reconnais ce 29 novembre au soir!!! Pourtant cet Autre, c'est Moi.

En fait cet Autre, c'est Jésus aujourd'hui, traité, exclus, « hors les murs » comme il le fut jadis. Nous vivons un Kairos, le moment favorable: une chance. Prendre le chemin pour la Maison du Pain, Bethléhem, cette étable, une « église », la première de notre ère, où le pain de vie est né: un Palestinien. Et sa mère Marie s'est dit: ceci est mon corps. C'était comme un éclair dans la nuit qui deviendra le plein jour! La plénitude d'un seul moment.

L'Avent et Noël sont l'anti-exclusion. Peut-on fêter la Nativité et créer des murs? D'ailleurs Jean 4:23 dit à la femme samaritaine, « Le temps vient, on adorera notre Dieu en esprit et en vérité... » et encore: « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous? » (1Co.3:16)

Voir le blog de Olivier Emery "VU Landecy" Tribune de Genève (14.01.2008)

oemery.blog.tdg.ch/archive/2008/01/14/adorer-...


17:49 Publié dans Spiritualités | Tags : minarets | Lien permanent | Commentaires (0)

28/11/2009

MEDITATION

MEDITATION

 

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Le temps de l’AVENT débute dans quelques heures, et c’est une nouvelle année liturgique, c’est la saison de la nativité et, déjà on entend la mélodie des cantiques « Venez divin messie… » et « Veni Domine Jesu » et « Encore un peu de temps, le Seigneur sera là » et encore :

 

« Vienne la rosée sur la terre,

Naisse l’espérance en nos cœurs,

Brille dans la nuit la lumière:

Descends vite à notre secours;

Au désert un cri s’élève:

Préparez les voies du Seigneur… »

 

De mon point de vue : je ne me sens pas à l’aise avec cette liturgie-là. Jésus est né il y a plus de deux milles ans. Cet enfant palestinien a grandi, il a rempli sa Mission, et ceci est rapporté dans les évangiles. Son engagement subversif lui a valu d’être exécuté et je n’ai pas de problème à croire joyeusement que son Esprit habite en nos cœurs. Le mien itou !

 

Voilà pourquoi insister sur l’attente et le désir – indéfiniment - me semble ambigu. Superflu et peut nous faire oublier, presque, qu’il est en nous. Avec les années j’ai appris avec bonheur que, de prendre de plus en plus conscience de sa présence est ce qui donne à ma petite vie un sens ! Nous continuons sa Mission en luttant pour construire le royaume qu’il a promis et c’est cela qui doit VENIR à longueur de journées. On pourrait à Noël faire un bilan de notre engagement si possible, bien que cela ne doive pas être un « must ».

 

J’aimerais surtout me réjouir d’une prise de conscience – autant collective qu’individuelle - de son énergie pour faire la justice. Et on ne peut pas s’attendre à avoir une vie plus facile que la sienne, mais c’est Sa vie en nous.

Je n’oublie pas les Palestiniens aujourd’hui et je rappelle que « le 29 novembre 1947 l’assemblée générale des Nations-Unis adopte une résolution pour le partage de la Palestine, appelant ainsi à l’établissement d’un État juif et d’un État palestinien » indépendants sur cette terre. On en est où aujourd’hui ?

 

C’est la naissance d’un monde nouveau que nous désirons fêter. Nous le croyons : un autre monde est possible, une autre Église est possible, une autre théologie est possible, un autre AVENT est possible. Cela n’est pas seulement possible c’est en train de naître …

 

 

23:50 Publié dans Spiritualités | Tags : avent | Lien permanent | Commentaires (0)

24/11/2009

Prière du matin

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Organiquement lié

Il y a des moments où tout, mais tout, se concentre dans la prise de conscience en une seule personne, dans la plénitude du moment présent justement,  selon Thich Nhat Hanh le contemplatif actif vietnamien qui vit au Village des Pruniers (Plum village) en France : http://villagedespruniers.net/

Cela m’est arrivé ce matin. Normalement le fuel qui nourrit ma méditation matinale est fait de l’actualité, aux alentours et au-delà. Dans l’intimité avec Jésus, oui, j’écoutais la RSR 1ère et, ce matin, Martine Rebetez était l’invitée du journal du matin, à 07h38

http://www.rsr.ch/la-1ere/les-emissions

Martine répond tranquillement aux questions sur les changements climatiques. Il s’agit de nous rendre attentifs à la préparation du  sommet mondial, du 7 au 18 décembre, sur le climat  de la planète,  à Copenhague. Intéressante émission!

A Bulle, le temps est doux, pas de neige ! (Oh ! Tant mieux pour moi !) La Dent de Broc ressemble à une vieille fille nue et le Moléson … pas mieux. Et c’est bientôt Noël blanc paraît-il.

Dans la chambre de communauté les sœurs lisent les journaux. « Le Courrier International » (No 994) a un dossier spécial sur « CLIMAT Pourquoi la Planète sera (peut-être) sauvée. Mais lisez:

http://www.courrierinternational.com/magazine/2009/994-climat-pourquoi-la-planete-sera-peut-etre-sauvee

Enjeux : les thèmes de la négociation. Lire ces pages me prendra bien des heures, le contenu en vaut la peine, cela nous concerne directement. La mappemonde allumée me le rappelle, ce même monde où Jésus a vécu et où il est avec moi dans ma prière du matin !

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MaisImaginez ce que je ressens en lisant la Bonne Nouvelle de ce jour-même, 24 novembre 2009 ! Lisez plutôt !

http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR

 

Vraiment Jésus était et est préoccupé par les signes des temps, en son temps, chez lui, et le changement climatique chez nous ici et maintenant!

 

Agir avec Lui pour le Bien Commun ! Et le climat est un bien commun! Avoir l’audace d’oser s’engager, même avec les moyens les plus minimes, pour protéger notre espèce humaine, à court et moyen terme peut-être, car le long terme est un mystère qui tourmentera, je l’espère, les experts réunis à Copenhague dans quelques jours.

 

LogoAntiOMC.jpgTous ces éléments concentrés ce matin dans ma prise de conscience christique me font sentir ma petitesse. Imaginez ma surprise, ma gratitude! Un petit signe de solidarité de Sarah cum Jésus dans le mail qui m'arrive à l'instant avec les informations que voici:

http://www.climatjusticesociale.org/

http://www.anti-omc2009.org/

 

Je m’attarde avec Jésus au désert, un désert peuplé d’une espèce humaine adorable car son Souffle de vie l'a créée, l'anime. Il est notre énergie !

Oui! Une prière du matin où la spiritualité est organiquement liée à l’actualité !

 

22:12 Publié dans Spiritualités | Tags : copenhague | Lien permanent | Commentaires (0)

22/11/2009

QUEL TYPE DE ROI?

 

Méditation du 22 novembre 2009

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C'est aujourd'hui la fête du Christ Roi et pour diverses raisons institutionnelles, c'est ainsi depuis 1925. C'est le dernier dimanche de l'année liturgique. Ensuite viendra l'Avent, puis Noël. Puis Pâques.

Le texte attribué à Saint Jean (18,33-37 ) est lu dans les églises.

(http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR)

Pas tellement difficile de l'imaginer aujourd'hui:

« Le gouverneur appelle l'accusé pour le confronter à l'accusation: « C'est vrai que tu es le roi des Juifs? »

Normalement l'accusé devrait répondre directement, mais l'accusé, « le paysan juif » (A.N) parle comme quelqu'un de chez nous:

« Tu penses vraiment ça? Quelqu'un ta raconté cette histoire? »

Le gouverneur se pique: « J'aurais l'air d'un juif, moi? Tes gens et les prêtres t'ont trainé ici. Pourquoi? »

L'accusé: « Est-ce que j'ai des gardes pour me défendre? Je suis la proie des autorités qui se donnent des rois à eux! Tu vois pas que c'est aberrant? Est-ce que j'ai l'air d'un roi? … tu vois pas que je pense tout autrement qu'eux! Que je ne vis pas comme un roi!»

Le gouverneur qui s'énerve: « T'es roi ou quoi? »

L'accusé: « C'est toi qui dis ça! Tu vois je ne peux rien dire d'autre que ce qui est vrai! Si tu cherches la vérité, me voici. »

Le gouverneur: « La vérité, c'est quoi? »

L'accusé: « C'est moi » (Saint jean 6:14)

Le gouverneur est embarrassé, troublé au fond de son coeur par "la vérité fait homme au regard qui n'est qu'amour!" Il hésite ... il sort dire aux accusateurs qu'il ne trouve rien à reprocher à l'accusé.

Mais il a la frousse, le gouverneur romain,  à cause des hurlements de la foule et des prêtres, Il est mou!!! Il panique, il cherche un échappatoire, qui lui rendra service, même s'il a un pincement de cœur pour l'accusé qui l'intrigue:

Il leur dit: « C'est la coutume de gracier un prisonnier ces jours-ci. Je peux relâcher celui-ci, d'accord? »

Et la foule entrainée pas les prêtres de vociférer de plus belle:

« Surtout pas celui-ci (ce paysan juif) mais n'importe qui d'autre, même Barabbas le brigand !» La foule peut être volatile, en plus d'être manipulée par des leaders malhonnêtes. On en a de multiples exemples!

Le Gouverneur fit ce que certaines autorités sont parfois tentées de faire, c'est-à-dire:
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trouver un bouc émissaire pour se tirer

 

d'affaire et garder une place de gouverneur ! il se lave les mains!!! Il obéit lâchement face à la menace populaire, relâche Barabbas le brigand. Il durcit son cœur, rejette la Vérité que son intelligence avait, sans le vouloir acceptée, prend l'accusé et le flagelle à la manière de l'époque! Et le leur donne!

21:37 Publié dans Spiritualités | Tags : gouverneur | Lien permanent | Commentaires (0)

Pèlerinage

 

 

chemin-pelerin-matin2.jpg

 

"Un cimetière ne nous attriste que par ce qu'il est le seul endroit du monde où ne nous retrouvions pas nos morts. Partout ailleurs nous les portons avec nous. Il suffit de fermer les yeux pour sentir ce souffle contre notre cou, et, sur notre épaule, cette main fidèle."

François Mauriac (in « à la Place du mort » par Gilbert Salem)

Tôt ce matin, Brunella – c’était son jour libre - une amie motorisée m’emmène en pèlerinage en mon pays natal, le Jura. Nous avons juste pu nous évader avant que les rues de Bulle ne fussent bloquées pour faire place à la 34ème édition de la Corrida bulloise !

paves_gauche_logo_1_0.thumbnail.jpgNous avons pérégriné tranquillement en parlant politique sous toutes ses formes ! Elle s’y connaît, et elle est à jour, Brunella !

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Sans que je m’en aperçoive voilà qu’apparaît l’horizon jurassien, des collines modestes et accueillantes, un village qui s’allonge, un peu somnolant le long du chemin, et nous passons, nous roulons vers Moutiers, Delémont, et directement jusqu’au Viviers ou avec viviers_delemont.jpgdes parents et amis, nous partageons un repas. Partage de vie, de joie, de tristesse, de ce qui fait notre vie, une communion, vraie, en partageant un repas et en buvant un verre de vin ! On a pas manqué d’évoquer le chômage et ses multiples facettes qu'on ne saurait décrire sans frémir, Mais la fraternité nous redonne à tous, le courage de la lutte !

Le pèlerinage nous amène chez Jean, mon frère bien aimé, en haut du cimetière de Saint-Ursanne. Toujours là. Dessous. Sous terre! La dépouille St-Ursanne 1 280 210.jpgd’un corps illuminée d’une âme radieuse, pure et qui reflétait un sourire d’un monde d’avant la création. Non, Jean n’est pas ici. Il est bien plus proche ! Son âme en mon cœur chante : on s’aime.

Continuons la route et ça grimpe la côte vers Epauvillers. Nous sommes au Clos du Doubs et j’ai envie de pérégriner vers les tombes de papa, mort en 1973 de notre maman bien aimée morte en 1976 et de mon frère Auguste mort il y a un an. On arrive  aux tombes. Les morts me font faux-bond. Des os IMG_4464.JPGsont là-dessous mais nos bien aimés pérégrinent avec nous vers la terre où nous sommes nés : chez Darozier. Une ferme typiquement jurassienne que je ne puis décrire ni montrer, elle et là. Large, porte ouverte. Toujours! Autour de la table de la cuisine, on partage la vie telle quelle ! La vie terrienne, la vie paysanne. L’âme jurassienne avec sa fraicheur française à quelques 5 kilomères, avec ses remous, sa créativité et ses fantaisies! La Saint Martin, c'était la semaine passée. J’y reviendrai un jour, mais ce soir, c’est entre nous ! Yves mon « petit neveux » 16 ans, il est passionné par cette terre, il a le sourire d’un homme libre, heureux de se trouver là où, il y a 80 ans et quelque, j’étais heureuse là, exactement, sous ces grands tilleuls, les pieds sur terre et la tête dans le ciel !

Nous pérégrinons en bas la côte à la recherche du curé de la paroisse de Saint Ursanne. Il est là, paisible et un peu fatiguée, les Sœurs, elles, sont absentes. En mission auprès des malades j'imagine.

En passant près du Bœuf (pas celui de Bulle) ma compagne, espiègle cette fois,  m’offre quelques chose d’extra : « Une spécialité » un frappé à l’absinthe verte s’il vous plaît. C’est si délicieux que je le déguste très très lentement !!! Puis je demande : "C’est au moins légal, l’absinthe maintenant ?" Parfaitement légale. D’ailleurs, il n’y en avait qu’une caf_gourmand.jpgpetite goutte ou deux dans le frappée. Heureusement ! "Un parfait glacé à l'absinthe, sur son sablé breton ." Je me disais que jamais notre David Moginier n’avait entendu parler de cela !

Guillerettes nous pérégrinons sur la route du retour. Une vraie prière de pèlerins dont les problèmes brûlants de chez et d’ailleurs montent comme de l’encens vers Dieu ! Une alchimie de foi peut-être.

Tout y passe : l’état de l’Europe et du monde, l’analyse selon le point de vue de chacune, le "close-up", d’une société et d’une terre qui se désagrègent, les actions urgentes et le moyen terme. On doute du long terme! Femmes de peu de foi! Et nos petits moyens et notre énergie impatiente...

Nos politiciens, de quelques extrêmes qu’ils soient glissent vers une droite molle, érosive, ils se  fient aux seules armes pour les « sauver ». De qui ? De quoi ? De la pollution peut-être? Du manque d'eau? Des minarets fluets?

Nous sommes d'accord pour ce qui concerne nos médias RSR TSR, surtout TSR 19h30 vendus au système mortifère d'un monde qui s'accroche au superficiel!!! à la Sarkozy et à la Berlusconi, sans « liberté d’expression » dirait-on. Des journalistes "détestables" qui se mettent en scène et se "foutent" des auditeurs mais pas de l'audimat! On passe du scandale au sang, au sexe, aux tribunaux, pour conclure sur un flash d'un cinéma rigolo! Pas d'analyses! Quelques interviews presto, on coupe court quand cela devient  intéressant! Soyez Bref! Et la publicité imbécile encadre ce show télévisé, "nourriture quotidienne"!

Mais l’espérance est obstinée et la montée d’une nouvelle génération de politiciens jeunes, cela promet des jours meilleurs.  Nous les nommons. Je prie pour eux. Les élections et le renouvellement de 7 nouveaux sages pour refaire notre beau et bon pays, quel défi. Qui sera meilleur et qui sera pire ?

La conversation entre les deux pèlerines est animée, confrontationnelle itou!  alors que nous arrivons à Bulle. Les rue encore bloquées, on trouve quand même un chemin pour arriver au Foyer Sainte Croix. Le Kenyan John Mwangangi (19 ans) a remporté la victoire de la Corrida bulloise! Tant mieux.) Ma compagne motorisée me quitte pour s’en aller là où elle habite : Berne. Merci beaucoup!

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14/11/2009

MEDITATION

 

Réflexion

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Dans l’intimité avec Yeshua au désert, main dans la main et cœur à cœur, je tente d’écouter sa parole, plutôt son esprit alors qu’ensemble nous contemplons notre monde et ses habitants que nous aimons.

Des Suisses aujourd’hui qui semblent avoir peur des défis, s’ils votaient NON à l’interdiction d’ériger des minarets et OUI à l’interdiction d’exporter du matériel de guerre.

Au sujet des armes et de leur exportation : la jeunesse veut la vie pour les femmes, les enfants, bref pour un avenir de paix.

Notre cher Desmond Tutu sud-africain, qui a vu le sang d’enfants innocents souiller le sol de leur pays natal, encourage à dire OUI à l’interdiction. Tout humain pacifique dira Oui à l’interdiction d’exporter ces instruments faits pour tuer.

Les arguments sifflent d’un camp à l’autre : l’économie, les emplois, le pain d’abord, pour nous, ici. Quand on voit les chômeurs qui peinent à nourrir leurs enfants, cesser de fabriquer et d’exporter des armes augmenterait leur nombre et leur misère, est-il sans cesse répété. Et c'est une réalité. La ministre Doris Leuthard le clame, et donc le parti démocrate chrétien le clame. Il faut voter non  disent-ils.

Qu’en est-il de l'Église catholique, les prêtres prendront la Parole demain, dimanche « à la messe »? Belle occasion de proclamer la Bonne Nouvelle d’un monde assoiffé de Paix et de pain, pas de guerre et de bombes ! Et d’être conséquents. C’est vrai, l’organe Justice et Paix de l'Église catholique recommande l’acceptation de l’interdiction d’exporter du matériel de guerre. Mais la Liberté à Fribourg publiera-t-elle ce texte ? Et 24 Heures et les autres ? C’est leur choix.

Le texte de Justice et Paix est motivé par Isaïe 2 :4 : « Il – Dieu - jugera entre les nations, il sera l'arbitre de peuples nombreux. Ils briseront leurs épées pour en faire des socs et leurs lances pour en faire des serpes. On ne lèvera plus l'épée nation contre nation, on n'apprendra plus à faire la guerre. » Chacun votera selon ce qu’il croit être le mieux pour le bien commun. Lisez plutôt : http://www.juspax.ch/pdf/initiative_interdiction_exporter_materiel_de_guerre.pdf

En plus, l'Évangile de demain est clair et très très actuel ! Voici l’adresse :

http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR

Dans l’intimité avec Yeshua au désert, dans cette nuit, cœur à cœur avec Lui, je van_gogh_nuit_etoile_rhone_l.jpgme dis : à quoi bon ? J’aurais pu regarder la télé, lire un livre, écouter de la musique ! Tout ça m’arrive parfois bien sûr ! Mais ce soir j’ai l’impression, comme Jean sur son île de Patmos : de « radoter ». Une petite étoile luit dans la nuit.

 

 

23:14 Publié dans Spiritualités | Tags : armes | Lien permanent | Commentaires (1)

12/11/2009

INTEGRATION

 

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Intégrez-vous ! Je suis perplexe !

Les étrangers doivent s’intégrer, les musulmans bien intégrés ne posent pas de problème.

J’ai enseigné le français à des étrangers afin qu’ils s’intègrent. Intégration obligatoire pour l’obtention de permis…

Mais aujourd'hui, il y a parfois de quoi n’y plus rien comprendre tant on martèle ce mot "intégration!

Mais faites un petit tour dans l'Histoire de l'Afrique par exemple. Les marchands, les militaires, les missionnaires, (j’étais du lot) tous ces étrangers se sont-ils intégrés dans « leur pays d’accueil » ?

Ont-ils appris les langues, respecté les croyances, les mœurs, la culture, l’architecture des lieux de prière, la musique, chants, danses, les jeux, la nourriture ? Les Sangomas (médecins guérisseurs) ? Les chefs et la terre ? Le Bohobe et le Modimo (pain et Dieu) ?  Tout ça était hors jeu sinon pour quelques anthropologues, ethnologues ou « chercheurs ».

Non, la population était supposée être sauvage et païenne, esclaves. L’envahisseur civilisait, baptisait et le baptême libérait l’esclave et le plaçait dans la sphère qui allait faire de lui un civilisé chrétien. Puis il devait s’intégrer à la civilisation occidentale chrétienne. En quelques décennies. Je ne m’étends pas sur les conséquences quant à l’être et l’âme africains.

C’était une intégration qui me paraît à rebours de ce qu’on exige des étrangers de notre époque ici en Suisse. Ironie. Un monde sens dessus-dessous. Être convivial malgré tout, s’expliquer, dialoguer ? Créer un monde égalitaire ? UNIS?

Elle est étrange l’histoire des habitants de notre minuscule planète.

Je reste perplexe ! Que je le veuille ou pas, c’est Jésus de Nazareth, ce « paysan juif » Fils de l’Homme qui donne la réponse claire comme du cristal : sa personne, sa vie, ce qu’Il dit et ce qu’il fait, tout cela 24f64e1a987233a20cafd2bca9267028_Gaia_3D_Puzzle_Screensaver.jpgmet la société sens dessus-dessous !

Que pense-t-il de l’intégration des européens en Afrique au cours de l’histoire et de celle des africains en Europe actuellement?

 

11/11/2009

ET JESUS DANS TOUTE L'AFFAIRE?

 

 

 

05.11.2009

Armées et munitions

04.11.2009

Exportation d'armes

Exportation d’armes: débat

 

La résonance de la Bonne Nouvelle : questions

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J’essaie toujours de réfléchir sur l’actualité à la lumière du regard et de l’exemple de Jésus, donc de Dieu Amour. Aussi pour ce qui concerne les deux notes indiquées ci-dessus.

Où est la Parole de Jésus dans le difficile débat de la fabrication d’armes, de leur exportation, de la crainte du chômage si on cessait ce commerce. De la nécessité d’une armée bien équipée et performante. Où est la Parole de Jésus dans les armes biologiques, dans le force d’annihilation du nucléaire ?

Les armes, l’occupation du territoire, les guerres, existaient dans la société de Jésus. C’était un microcosme de la société d’aujourd’hui. La Parole de Jésus, dans son contexte est valable pour notre contexte. Qu’est-ce qu’on en fait ?

Le 29 novembre approche et la votation sur l’interdiction d’exporter des armes en pays en guerre. Le secret des urnes assure la discrétion et la responsabilité de chacun de choisir d’après sa conscience.

Mais la teneur des informations, des débats, pour nous informer, nous influencer, est pour moi une énigme. Parce que la Parole et l’exemple de Jésus paraissent être hors propos. Je lis, j’entends peut-être quelques arguments invoquant une « valeur ou une autre» selon les tendances politique (y compris PDC) !

Dans les églises, est-ce qu’on prend radicalement parti pour proclamer haut et fort, face à cette votation,  la pensée de Jésus ? Simplement en éclairant la finalité d'une arme à feux? Une bonne leçon pour moi : dans les deux notes ci-dessus, j’ai bien essayé de laisser filtrer, c’est le moins que je puisse dire, l’éclairage de Jésus, parce que la réalité brute et l' Esprit de l'évangile sont un tout organiquement liés.

Mais dans les quelques commentaires tous bien intentionnés, aucune référence à l’éclairage spirituel sur le dilemme. Et je me demande pourquoi ?

 

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Interdire les minarets: la paix religieuse en péril ?

Infrarouge de ce mardi

 

Night-cap!


Juste un mot sur infrarouge qui vient de se terminer. Et mes compagnes qui disent: « OUF », en se demandant ce qui pouvait bien motiver Madame Esther Mamarbach et son équipe de faire quasi « duo » avec Freyzinger. Que pouvait penser Caroline Fourest et Dalil Boubakeur?

Le plus incompréhensible et choquant fut le temps limité accordé à Bernard Bertossa!
Résultats de ce très médiocre « show »?

a) Un peu plus de mépris, de haine larvée, de peur, de racisme pour les honnêtes gens allergiques à tout ce qui est étranger!


b) Pour les autres, un sentiment de honte toute helvétique, de colère, de dégoût face au niveau intellectuel zéro de ce qui devait être un débat éducatif!

 

23:05 Publié dans Spiritualités | Tags : armes | Lien permanent | Commentaires (0)

08/11/2009

Méditation

 

Evangile d'aujourd'hui

 

Mc 12,38-4421 EV ET PEINTURE QUE VOTRE AUMONE SOIT DISCRETE.jpg
Dans son enseignement, il disait :

 

« Méfiez-vous des scribes, qui tiennent à sortir en robes solennelles et qui aiment les salutations sur les places publiques, les premiers rangs dans les synagogues, et les places d’honneur dans les dîners.
Ils dévorent les biens des veuves et affectent de prier longuement: ils seront d’autant plus sévèrement condamnés. »


Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et
regardait la foule déposer de l’argent dans le tronc. Beaucoup de gens riches y mettaient de grosses sommes.
Une pauvre veuve s’avança et déposa deux piécettes.
Jésus s’adressa à ses disciples :

 

« Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le tronc plus que tout le monde.
Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a tout donné, tout ce qu’elle avait pour vivre. »

 

C’est l’évangile que lisent les prêtres dans les églises catholiques à travers le monde. Tout commentaire est superflu, mais il doit en être ainsi ! Les « scribes » les « théologiens » doivent et commentent. Car eux seuls ont droit à la prêche selon les autorités ecclésiastiques. Donc femmes, enfants, ouvriers, balayeurs, exclus. Et pourtant ce que dit le charpentier Jésus les concerne directement ! Ils en auraient des choses à dire et Jésus est à l’écoute dans leur vie !

Bref, l’homélie programmée terminée,  on passe la boîte à sous, les billets y tombent, les pièces de monnaies y tombent, les centimes y tombent. C’est la quête pour ceci et pour cela.

Jésus est assis, incognito et observe la scène ! Il dit : « Ces pauvres, celles et ceux qui n’ont pas le droit de partager leurs pensées mais ont le droit – quasiment devoir – de partager leurs sous, vont encore une fois se soumettre, donner ce qu’ils peuvent. Ces pauvres, ces simples laissent tomber des pièces de monnaie, pas des billets, mais selon Jésus." Ils ont tout donné. Ils sont venus à pieds, parfois le ventre vide. Ils voulaient rencontrer leur sauveur. Ils le rencontrent, puisque Jésus s’adresse directement à eux. Pas tellement, pas seulement grâce à la lecture d’un texte biblique, ni au commentaire, mais parce qu’il est présent, réellement, dans leur petitesse, leur pauvreté d’ouvriers éjectables, de paysans sans avenir, de femmes épiées, d’enfants qui rêvent de jouer avec lui en partageant le Pain qui donne Vie.

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(Lire : «Din, le maître que je me suis particulièrement choisi et qui m'a ouvert les yeux, est un guérisseur d'un quartier populaire de Douala. Il ne savait ni lire ni écrire et ne parlait pas français. Tout mon livre témoigne, au nom d'une ascèse commune, de la puissance d'introspection et de connaissance de ces nganga africains qu'on appelle improprement des sorciers alors que, étant des guérisseurs, ils en sont les ennemis jurés.»

Ainsi s'exprime Eric de Rosny, jésuite français qui a vécu cinq ans dans ce quartier de Douala. Les "Maîtres de la nuit" l'ont adopté. Au terme de son initiation, une chèvre lui est présentée. Elle doit mourir de sa propre main, se substituant à lui pour prendre sur elle les malheurs et les sorts. Elle donne au prêtre ses deux yeux afin qu'il voie l'invisible.

Ce document rare raconte avec précision l'itinéraire de l'auteur qui se trouve, au Cameroun, confronté à des problèmes très actuels que les nganga s'efforcent de résoudre : tension et haines familiales, chômage, maladies, folie et mort. Son expérience personnelle a été poussée à la limite du permis et du possible.

Voici le lien:

http://www.librairie-la-geographie.com/boutique/fiche_pro...

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Bon dimanche à tous!

10:51 Publié dans Spiritualités | Tags : obole | Lien permanent | Commentaires (0)