02/08/2010

L’école, les vacances et rougir

 Juste une réflexion plutôt personnelle!

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 J’emmène mes amis au Jura en 1920. Garçons et filles de la 1ère à la 9ème dans une seule classe de l’école de Montenol s’appliquent pour avoir de bonnes notes sur le carnet qui sera présenté aux parents et signé par eux avant de le rapporter à M. le Régent. Ne pas avoir à rougir nous dit l'instituteur! La meilleure note était 1 et la pire était 5 ce qui voulait dire Nul ! Les notes 2 ou 3  ne plaisaient pas aux parents, nous étions rarement punis, mais :  « J’attendais beaucoup mieux de toi » me faisait rougir !

Ah ! Rougir, ça révèle un péché qu’on a jamais commis ! J’avais le don de rougir au moindre coup d’œil de n’importe qui. Le cou, les joues, le front prenaient la couleur rose pastel, rouge tomate, rouge bordeaux, rose rouge, comme si je me sentais coupable alors que je n’avais rien fait de mal ! Je sentais qu’on me voyait et que le regard lisait mes pensées ou ce que je ressentais. Même s'il n’en était rien ! Je rougissais même par plaisir, par dépit, par surprise.

J’ai perdu ce précieux, gracieux, malheureux don « de rougir » et je me demande pourquoi ? Avec le passage des années, rougir, c’est fini. Je peux faire la plus grande bêtise sans rougir. « J’affabule pour mieux dire la vérité » sans rougir, sauf que mes joues ont gardé la couleur de rose fanée que j’aime bien. En Afrique du Sud, je rougissais sous les yeux de mes étudiants à la peau cuivrée ! Eux ne rougissaient pas, bien que leur peau frémisse de ce je ne sais quoi quand j’enseignais l’Histoire bidon des Blancs. Aujourd’hui, pour moi, rougir, c’est fini. Pourquoi donc ?

Je regarde autour de moi et mon Dieu que les visages sont pâles, sérieux, comme du papier d'imprimerie, sans remous épidermiques apparents! Sur la route comme dans la maison, au marché du jeudi, comme à l'église, je passe d’un visage à l’autre, on a quasiment pas le temps de se regarder ! Pas le temps de rougir, ce serait printanier pourtant ! Un regard parfois s'allume de l'intérieur et invite l'amitié. Mais je ne vois personne rougir et très rarement sourire. Sauf, ici et là, ces petits enfants aux grands yeux qui m’appellent, on se tient par le regard jusqu’à ce que la main de maman ou de papa nous arrache l’un de l’autre. Juste le temps de rougir de tendresse qui me fait rougir de bonheur ! Et retrouver, l’espace d’un flash, ce que j’étais.

Prendre conscience de la souffrance intolérable des gens dans les catastrophes qui se multiplient autour de nous, ça fait pleurer et prier! Qu’on le veuille ou pas ! Rougir grâce à ce qui reste d'humain en nous, nous préservant du pire péché : l’indifférence !

 Ce qui m’a fait rêver ce petit billet ce soir, c’est de voir, au télé journal Sarkosi marteler qu’il va nettoyer la France de tout ce qui n’est pas vraiment français, sans rougir ! Sarkosi, ni Putin, ni 91812460dsc00980-jpg.jpgses semblables politiciens qui, eux, apprennent l’art de mentir sans rougir. Ni banquiers, ni même les cardinaux enveloppés de pourpre, assénant des des chiffres et des mots alors que leur peau reste lisse comme du marbre. Sans rougir, ni même pâlir ! Comment est-ce possible ?


31/07/2010

1er Août 2010

 

imagesCABXCMLC.jpgLe 1er août 2010

 La Terre, c’est la Patrie : cultiver l’une, c’est servir l’autre !

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur notre mère la terre, qui nous soutient et nous gouverne et produit divers fruits, avec les fleurs colorées et l’herbe.

Rien n'est. plus, doux que la patrie

La patrie notre mère,  est petite, La terre âpre et rocailleuse que nous chérissons, parce que, à la sueur de notre front, elle nous donne le pain quotidien.

 J’ai beau être fière de ma patrie d’adoption, J'ai beau me vanter de mon passeport sud-africain, mais c’est en Suisse, dans mon pays natal que je me sens à la maison.

J’ai beau vénérer la Suisse, mais lorsque, de la fenêtre du train, juste avant Moûtiers, le drapeau jurassien sculpté dans la montagne paraît : je sens que la maison m’appelle, mes racines frémissent. Je me sens venir à la maison.

J’ai beau sourire de bonheur en dévalant la côte vers Delémont, mais lorsque je traverse le Doubs et pénètre dans ce Clos bénis, je me sens vraiment chez moi, sur la Fin du Teck, Chez Darozier. Et lorsque j’approche la vieille maison au large toit, aux murs crépis couleur crème, aux portes ouvertes, à l’ombres des tilleuls centenaires et de la croix érigée par papa, après la guerre de 14 à 18, une paix immense envahit mon cœur : je retourne enfin à l’origine. La Maison.

C’est comme la vie : nous naissons de l’Amour de Dieu pour un passage laborieux. Chemin faisant  la petite bougie brûle intensément son désir d’arriver à la Maison.

« Tu as donné à mes jours la largeur de la main, et ma durée est comme néant devant toi ; oui, tout homme, si bien affermi qu'il soit, n'est qu'un souffle. » http://www.levangile.com/Bible-Annotee-Psaumes-39.htm

Ma prière de reconnaissance, ce premier août 2010 sonne un peu élitiste et bourgeois !

Mais la Suisse n'est pas la planète.

Et l’enfant né pour mourir de faim ? L’enfant esclave ? proche et lointai?

Et  l’enfant né dans les zones de guerre, d’inondations, de tremblements de terre, de guerres sans fin ?

Et l’enfant conçu d’un viol ? Et l’enfant handicapé ?

Et les enfants nés sur la paille ? Qui végètent et seront liquidés des slums du Quartier Villeneuve de Grenoble et d’ailleurs ?

Une espèce hunmaine: tous, nous sommes UN avec celui né comme eux sur la paille en Palestine ! Celui en qui je crois : Jésus le Nazaréen de tous les lieux et de tous les temps qui m’enfouit avec eux dans son immense compassion. Mais jamais sans eux !

Conclusion de ma réflexion: 

 Le « chant du Rossignol » :

« Aimer tendrement la Terre ! »

http://salem.blog.24heures.ch/

« Dans la nuit sombre
Dans l’orage, l
a foudre, la détresse
Notre cœur pressent encore le Dieu fort. » 

Merci à Gilbert Salem pour "le chant du Rossignol."


24/07/2010

Méditation dominicale

 

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a contrario: le Notre Père au coeur du système mondialisé?

Méditation dominicale

demain, 25 juillet: dans les églises

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,1-4.
http://www.meditationfrance.org/spip.php?mot15

« Seigneur apprends-nous à prier. »

Jésus est directe. Quand vous priez, dites : 'Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne. 
Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour. 
Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes nous pardonnons à tous ceux qui ont des torts envers nous. Et ne nous soumets pas à la tentation. ' » 

a)    Abba, mon géniteur : merci d’être présent par ton Esprit de Vie mondialisé! La VIE, un Droit Humain.

b)    Le Règne (la famille) doit advenir quand je collabore à sa création continue concrètement. La créativité: c'est un Droit humain.

c)    La Terre, le travail, le pain, la VIE, c’est un tout organique et dynamique, un DROIT HUMAIN. La propriété privée est-elle un Droit humain?

d)    Quotidiennement : le partage du pain: est le sens de l'Eucharistie. Le Pain est un Droit humain. L'accumulation dans les temples et les banques n'est pas un Droit humain. C'est contraire au Pain quotidien.

e)     Parce que je pardonne, je suis digne de pardon: me tromper et pécher est un Droit humain et pardonner est un DON DIVIN qui dépasse tous les Droits! 

f)       Tentation = avoir, pouvoir, prestige. Cette faille humaine est une tentation mortelle qui nous guette. Avant tout, lorsque je suis institutionnalisé! Dieu dépouillé de tout, ne permets pas que nous tombions dans cette tentation! Elle conduit à la disparition de l'espèce humaine.

Ce que dit Jésus est clair. En plus, ce n’est pas théorique puisqu’il P159.jpgnous dit, en quelques paroles, ce que nous le voyons faire en actes.

Ce qui saute aux yeux : c’est la dimension économique, politique, éthique, écologique, dans la plus humaine des prières, donc la plus divine ! C’est le Notre Père.

On peut l’écouter et prier en araméen, la langue que Jésus parlait à l’adresse :

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22/07/2010

DEPANNAGE

 

Jésus et Sohan: frères de consolation

Sohan était un maître incontestable. Il préférait ouvertement son brahmane.jpgpauvre corps à sa belle âme, justement parce qu’il savait que le premier ne survivrait pas à la seconde.

« Faut-il absolument survivre ? » Faisait-il d’une voix cuivrée.

 Dans une fournaise grondante de brindilles rouge et noir, que son arrière-petite-fille avait récupérées sous les dattiers d’un jardin familial de Khorramchahr, il jeta devant moi, d’un geste écharné, net et souple, osseux comme un squelette gothique, les textes en sanskrit les plus précieux qu’il possédait alors. Il leur empêcha l’accès à l’immortalité de la lecture. Quand bien même il avait été l’auteur de plusieurs d’entre eux.

 Le feu purifia le papier, le rendit aux cieux et aux âmes qui assistèrent à l’époustouflante profanation. Et c’est lorsque l’ultime bribe de ces écritures qui s’étaient crues saintes fit une virevolte de papillon par-dessus le brasier, avant d’y plonger pour se consumer à son tour, que je comprends la liturgie fatale qui me faisait aimer le brahmane.

 Aucune écriture n’est sainte. Chacune ne peut prendre chair et sens qu’en s’envolant, en se transformant en poudre grise, ce qui veut dire à peu près la même chose.

 Le vieillard albinos aux cheveux trop blancs et aux yeux pivoine avait le souffle très court mais une voix de prophète. Sa langue que nous ne comprenions pas du tout, nous les Iraniens, s’émaillait ça et là à résonance quand même persane. La fibre crayeuse de ses doigts en serre d’épervier nous laissait, quand nous les tenions entre les nôtres, l’impression indubitable d’avoir rencontré la Mort, de l’avoir un peu saluée fraternellement. De l’avoir presque embrassée.

(Edition 2000 B. Campiche « Le Puzzle amoureux » par Gilbert Salem p 56, 57).

 

 Le 15 juillet 2010: la panne de l'ordinateur

Tout a disparu. Depuis 2002, une accumulation de données toutes plus précieuses les unes que les autres, croyais-je. Sécurisées. Comme un compte en banque, un capital à ma disposition.

 Tout d’un coup, c’est fini. Je ne le crois pas. Je vais me débrouiller. Rien à faire ni à distance ni sur place. La mémoire a disparu, disque dur bloqué, vide, nul. Nerfs à fleur de peau, respiration profonde, dépit, répit, colère, calme.

 Le regard tendrement ironique du Christ assis sur la roche, ses kramskoychristindesert.jpgpieds nus plantés là, ses mains en prière, pas de reproche de la bouche de celui qui n’a jamais rien écrit, sinon quelques signes dans le sable qui font fuir les docteurs de la Loi alors que Lui, tient dans ses bras la Madeleine de tous les temps. (Christ de Ivan Kramskoï)

Quelle niaiserie de se mettre dans un tel état pour une panne ! Merci.Alors me revient en tête la sagesse du brahmane Sohan. Je relis ces pages de Gilbert Salem. Et je comprends : cette mémoire vive envolée, transformée en poudre grise, elle a pris chair dans le VERBE, qui est LA PAROLE. « Et le verbe s’est fait chair et Il habite chez nous ».

Sohan et Jésus, frères de Sagesse et de Consolation: MERCI!

 

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12/07/2010

C'EST FINI: LA COUPE

 

C’est fini, le spectacle

 

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Night of World Cup closure: brief visit of Madiba

L'Espagne est championne du monde de football pour la première fois de son histoire. Par le correspondant pour la RSR en Afrique du Sud, Joël Robert.

Parole d’un homme qui, au-delà du spectacle sportif, voit clair sur le présent et l’avenir. Merci à lui. Cliquez et descendez jusqu’au bilan sportif de la Coupe du Monde :

http://www.rsr.ch/#/la-1ere/programmes/le-journal-du-matin/

· Le bilan sportif de la Coupe du monde Joël Robert

· Le bilan géopolitique et économique de la coupe du monde populations locales? L'interview de Didier Lucas, rédacteur en chef de la revue Géo-économie.

Le sport a peu à voir avec la morale, il a à voir avoir une logique. A court terme. Et Blatter et la Fifa profitent des bénéfices « hors taxe » grâce aux largesses de Jacob Zuma et au dépouillement des Africains, ses frères zoulous y compris.

Il nous reste à réfléchir sur le sens de l’Histoire et du rôle individuel et collectif que nous y tenons. L’excellente interview de Fabien Ollier, philosophe et directeur de la revue "Quel sport ?"  est très utile :

"La Coupe du monde, une aliénation planétaire"

LEMONDE.FR | 10.06.10 |  adresse :

http://www.lemonde.fr/sport/article/2010/06/10/la-coupe-d...

 

Ma prière, merci Seigneur pour cette Coupe du Monde qui a permis a beaucoup de percevoir, de toucher du doigt peut—être ce qu’elle cache : ton humanité au plus profond de chacun de nous. Ton souffle de vie vers l’accomplissement : L’argent disparaîtra et le partage de notre pain quotidien – la seule prière que tu nous a apprise – aura retrouvé son sens !

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11/07/2010

MEDITATION DOMINICALE

 

Quelle Bonne Nouvelle ?

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« C’est le Jour du Seigneur »

Une journée d’intimité avec celui qui a planté sa tente parmi nous. Une tente se déplace selon la conjoncture et les défis.

Jésus habite cette tente comme les nomades que nous sommes, ou comme la tortue sa coquille ? La tente serait-elle devenue carapace ? C’est vrai ça ?

 

La coquille carapace, c’est nous, la tortue, c’est Lui. Organiquement liées. C’est vrai ça ? Ce n’est qu’une image bancale ou pertinente qui dénote un état d’esprit face et de fait en ce kairos 2010, c’est selon.

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L’état d’esprit d’une Église terne s’éternisant à maintenir « roc sur roc » sa carapace-mirage, alors que le moment est venu, le kairos, d’actualiser, de concrétiser (die Aufherstehung verwirklichen disait Martin Buber) la pâques, le « passover » du règne du Capital alias Mammon à celui du partage alias Bonne Nouvelle sociale et économique. Dès lors, la Foi n’est plus un dogme à protéger, pas besoin de défenseur agrégé. Elle vit. (A. Nolan Jésus avant le Christianisme)

Cela devient heureusement perceptible aux plus simples aujourd’hui, la carapace institutionnelle, polluée par l’esprit de domination et de pouvoir, se vide elle-même de son « contenu in-contenable », Jésus. Elle végète dans ses replis sur elle-même, au lieu de s’exposer, nue, au soleil de la Vie.  Et permettre à l’Esprit de la faire renaître de ses propres cendres. Au sein de l’église « Peuple de dieu sans frontières.» Elle est attendue et sera accueillie. (Le prophète Osée le disait déjà!)

Alors La mutation fait exploser la finalité de la tortue. La carapace s’éclate dans la douleur de la mort et la tortue ressuscitée rejoint sa tente : Nous tous. « J'ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi. » (Saint Paul Galates 2, 20).

Ce n’est plus moi qui vit c’est Jésus qui vit en moi. » Quelle audace ! Non c’est la plus simple et entière confiance de celui qui ne nous nomme pas serviteurs mais amis (Jn 15, 15). L’amitié, vous connaissez ? J’ose dire que j’ai fait (et que je fais encore) l’expérience de l’amitié, c’est pour ça que je peux en parler.

On voudrait inviter cette hiérarchie à descendre de cette échelle branlante, à relativiser la carapace futile et, purifiée enfin de ce péché d’orgueil institutionnel, rejoindre ce qui est sa raison d’être, l’herbette (grassroots) des prés, l’immense peuple de Dieu, toutes religions, toutes races, tous niveaux confondus et avancer sur la longue route du devenir !


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09/07/2010

LA COUPE ENCORE

 

Le 9 juillet 2010

 

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Le but de mon blog est d’éclairer l’actualité à la lumière de Jésus. A ma manière. Quelle audace ! Jésus est présent qu’on le veuille ou pas. C'est un fait. Sa présence est lumière. Mais la sagesse de son regard passe par les mots, les miens dans ces billets.

 

Un mois d’ambiance ambigüe de Coupe du monde de foot. Et je suis liée corps et âme au peuple et à la terre sud africaine. Malgré moi, je suis tiraillée comme l’est sans doute Mandela entre la « joie obligée » du choix de la Fifa, et la lucidité croissante sur son fonctionnement. Nous sommes naïfs!

Oui des bilans seront faits à partir de différents points de vue. Plutôt tard que tôt. Sit transit gloria mundi! Les retombées économiques pour les pauvres en Afrique du Sud seront-elles égales à celles de la FIFA?

Le Ballon muet sous les coups de pieds et de têtes en sait plus que les médias. Ah! S'il pouvait parler! Un trou dans sa peau sans couture, il « rendra l'âme » . Elle hantera notre histoire. Sa peau pourrira dans la terre, ou sera incinérée ou exposée au Musée Olympique à Lausanne ! Les fans de foot iront peut-être s’incliner devant ce « reste ».

L’histoire de l’Afrique du Sud est, me semble-t-il, aussi contradictoire que celle des Palestiniens et des Juifs :  occupation, colonisation, exploitation, lutte, sang et morts... « résurrection » car la mort ne peut avoir le dernier mot! Espérer l’espace d’un jour et repartir dans les ténèbres de données renversées ! Ad infinitum comme le ballon vole à coups de pieds et de têtes dans ou hors des buts!

J’ai été choquée à en perdre la parole, hier, lorsqu’une personne proche m'interpelle gentiment: « Dommage qu’aucune équipe d’Afrique ne soit restée n'ait tenu le coup jusqu' en finale. L’Afrique l’aurait mérité, après tout elle a été honorée (s'il vous plaît!) par la présence des Occidentaux , et autres. » (sic)

Les faits :

 

Les médias donnent l’impression net d’une répétition de l’histoire du générique de l’Apartheid. Voyez le « clonage » de Merkel et Zuma côte à côte durant le « combat ». Seulement 200 000 dollars (ou Euros) pour un aller et retour pour Angela. Doris fait de même avec cadeaux pour donner du courage helvétique à la NATI. Mais oui.

 

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South Africa's President Zuma talks to German Chancellor Merkel during the 2010 World Cup quarter-final soccer match between Argentina and Germany at - samedi 3 juillet, 16h24
Green Point stadium in Cape Town

Ces illustres présences honorent qui ? La Nation Arc-en-ciel ?  Les millions  invisibles dans les sous-sols d’humanité ? Les grassroots? Surtout que ces herbettes ne remuent pas, l’œil de la Police veille à ce que les pieds des riches ne heurtent pas le sol ! Ne nous « honorent-ils » pas? Quand nos Africains viennent en Suisse, ils « honorent » aussi notre pays.

Le regard de Jésus contemple le déroulement de cette Coupe, microcosme d’un macro système global: Jésus pleure sur les « Jérusalem » d’aujourd’hui, de leurs pouvoirs et domination ! J'ai voulu te rassembler comme une poule ses poussins « autour d'un petit ballon rond » pour « gagner » l'amour humain en jouant, pas en combattant.

Jésus, pris jusqu’aux tripes par « cette farce » (Nadine Gordimer, j’y reviendrai) se remet debout. Il prend par la main ses amis, disciples, frères et sœurs, et continue avec eux la construction du « royaume » sa création inachevée, qui montre des « failles » mortelles comme dit Laurent Flutsch qui a raison. Mais c’est en travaillant au cœur des ces failles qu’advient l’avenir des créatures !Et de la Planète our Home!

 

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04/07/2010

Jabulani Premier

 

Rêverie du petit ballon rond (suite)

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Coïncidence ou signe des temps ?

« Sans couture,  lin tissé par la main de sa mère, quand Il marche pieds nus sur les rives du Léman, est-ce peut-être Tibériade, son l’ample tunique ondoie et m’invite au large ! »

Qui donc est-il ce bien nommé Fils d’homme ? Jabulani Premier ? Sa tunique sans couture,  « officielle de la Coupe du monde » la coupe de Rome, la coupe du Graal céleste offerte aux âmes des nouveau-nés ?

Jabulani-Yeshuah, l’Esprit d’Amour fait homme ! « Jabulani en zoulou, en français, c’est célébrer et fêter. » Fêter en nous, dans la nature, hors des murs, parce que c’est dimanche, le Jour du Seigneur et le Jour de la célébration mondiale à l’ambiance du pays de l’Arc-en-ciel !

Célébrer qui, quoi ? Yeshuah en son temps et en notre temps, « placé à sa place », on le se passe, comme le ballon, de droite à gauche, à l’endroit, à l’envers, selon qui a la meilleure élocution pour ne pas déraper du dogme enseigné. Les spectateurs au son des vuvuzela écoutent et lorsqu’on dira « parole du Seigneur » la réponse sera « Nous rendons grâce à Dieu ».

Le problème des « Organisateurs et des joueurs accrédités » c’est, ma foi, que l’Esprit n’est pas docile, il dévie, il souffle où il veut, comme Jabulani, il passe à côté du but officiel, il passe outre d’une tête à l’autre, d’un pied à l’autre, il n’a cure des référées et va droit au but : Remplir de Lui-même, le cœur  du pauvre, de la veuve, de l’orphelin, de l’étranger qui jonchent le terrain de Foot dominical. Il est chez Lui chez eux. L'Homme debout, c'est la Gloire de Dieu!


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MEDITATION

Rêverie du petit ballon rond

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Mon nom est Jabulani (fêter). A ce qu’on dit, je suis le premier ballon parfaitement rond, pas cousu, mais moulé et plein d’air frais. Impeccable! Je suis une merveille dit-on, On m’a même baptisé « Ballon officiel de la Coupe du monde ».

Je rêve d’être entre les mains de petits enfants et comme nous pourrions alors faire la fête et nous amuser. Lorsque je leur échappe et qu’ils me courent après, lorsqu’ils me serrent dans leurs bras, me jettent dans les bras ou entre les jambes de leurs copain copines! Je suis heureux d’être ballon et je ris de plaisir des heures durant. Amuser, c’est ma Mission, c'est ma raison d'être: amuser les enfants et ils me rendent bien, ils m’amusent, me chatouillent parfois, et ma peau lisse les invitent à m’embrasser tout simplement.

Depuis qu’on m’a rebaptisé et mis à part pour la Coupe Mondiale, mes rêveries tournent au cauchemar. Des mains dures comme du cuir me saisissent et me place là leur jeu va commencer. Je n’ose pas bouger. Même le vent retient son souffle jusqu’à qu'on me pousse dans un camp ! Je n'ai aucune liberté d'action. Rien.

C’est alors que commence mon calvaire, je suis à la merci des coups de pieds, des pieds furieux, doux, hésitants, en spirale. Je roule et voltige et vole jusqu’à en avoir le vertige, toujours à la merci des pieds, des pieds nerveux, fatigués, écornés, colériques, jamais souriant ! Les pieds ne suffisent pas, les têtes s'y mettent! Elles menacent, d’une tête à l’autre je bondis, rebondis. J’ai peine à sentir une tête ronde, d'une autre à angles droits, toute cabossée. Parfois la tête sonne creux, d’autres fois c’est comme de l’éponge suante. J’essaie de les éviter par pitié!

Mais voilà qu’on m’accuse de mes trajectoires flottantes et, cela déroutent les joueurs et le jeu ! J’ai même entendu l'Italien Gianluigi Buffon hurler : « «Je trouve honteux de jouer une compétition si importante [...] avec un ballon comme ça ! »

Alors mon géniteur Adidas rondement payé pour m’avoir enfanté, en prend pour son grade ! Je serais nul, lui dit-on ! Au lieu d’une envolée obéissante et d’une « stabilité inégalée » je flotte et je change de direction en permanence. Les attaquants et les gardiens en perdent la tête ! Et pourtant le concepteur m’avait ordonné de promouvoir le Teamgeist et je m’égare dans le Zeitgeist ! En fait Blatter frémit!

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En fait, gronde Iker Casillas, l’Espagnol : « J’aurais été fait pour compliquer la vie… » Let it be !

Combien de jeux, leur faudra-t-il encore, combien de goals, combien de “tirs” … pour arriver à comprendre que je ne suis pas un boulet de canon rond, mais tout simplement un espiègle peit ballon lisse et rond fait pour fêter les enfants, petits et grands. Sans jamais une idée de victoire ni de gros sous.

Le spectacle fini, je serai le seul à être mis dans un coin, seul avec ma rêverie de petit ballon rond.

 

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02/07/2010

FOOT ET ORPHELINS

 

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UBUNTU : je suis parce que tu es !


 

J'insère dans mon blog Katutura ce document écrit déjà en septembre 2005 suite à mes nombreux contacts avec l'Afrique du Sud. Rita est ma consoeur et j'ai été avec elle à Mogwase, là d'où vient ce qui suit et qui est autenthique. J'ai un peu retravaillé et l'ai abbrégé.

« Rita,  se rend régulièrement d'un village rural à l'autre dans la province du Nord (région de Rustenberg) . Elle y visite régulièrement les écoles, les élèves, les enseignants/tes et enseignantes. Elle écoute les uns et les autres, elle évaluer avec le corps enseignant, les succès, les échecs, et elle fait une liste des besoins à satisfaire pour encourager "l'envie d'apprendre" des enfants, et "l'envie d'enseigner" des maîtres et maîtresses avec qui elle a tissé des relations d'engagement mutuel .

 

Or voici qu'à "Mogwase", une classe n’a plus sa maîtresse, les élèves ont été répartis dans d’autres classes. Mais où donc est Lena ? Rita la trouve chez elle, dans sa minuscule maison/hutte abritant sa nombreuse famille avec, en plus, une vingtaine d'enfants orphelins sidéens qu'elle a ramassé comme on ramasse des "ordures vivantes" dans les égouts des townships ! Ces petits ont de un à cinq ans. Les parents sont morts du SIDA. Les mères, n'ayant pas eu accès aux médicaments antirétroviraux durant l'allaitement ont transmis le germe de mort à leurs bébés avant de mourir elles-mêmes. Des milliers d'orphelins sidéens dans les zones rurales et urbaines. Combien "périssent" dans le désert de l'indifférence coupable des autorités « dépassées »  par la pandémie ou pire, ayant d'autres priorités!

Rita trouve Lena dans sa maison. Elle et ses enfants en bonne santé, ils s'occupent des orphelins que leur cœur, immense, gonflé de bonté pratique, a recueillis, sans compter avec les charges à venir.

Rita contemple ces petits, comme des fleurs desséchées sous un soleil de feu ! Lena, excellente éducatrice, a abandonné son travail, donc son salaire, pour rendre aux orphelins des lambeaux de dignité dans ce couloir de la mort. Combien naissent pour mourir ?

Voici ce que fait Lena (il y a des année en Afrique du Sud que nous avons étudié l’approche holistique) et Lena connaît :

· Le corps d'abord : Chaque jour, du porridge sucré arrosé d'un peu de lait quand il y en a, un peu d'eau potable, bouillie, un peu de bouillie de fruits quand il y en a… il faut si peu pour nourrir un enfant qui, comme vous et moi, n'a jamais demandé de naître, encore moins de mourir affamé et assoiffé de justice. Chaque jour, chacun est lavé, quasi dépoussiéré, et quand c'est possible, mais quel luxe, les plaies au petit corps sont pommadées ! Une natte propre à même le sol en terre battue, quel confort, pour "gémir, dormir, s’éteidre". Lena a la noble tâche de nettoyer les petits culs souillés de pipi-caca de toutes couleurs et consistances ? Les pampers ? Vvous voulez rire ? Le papier de toilette, quelle rareté ! Plutôt des pattes, des morceaux de vieux  journaux qu'on récolte au hasard des poubelles. Et des feuilles d'arbres qui sont rares au township !

· Le cœur ensuite : Que serions-nous sans émotion ? Un soldat de plomb ?   Un fonctionnaire au service d'un système quelconque ? Un administrateur qui compte ses sous ? Les enfants, eux, ont un cœur comme vous, comme moi, pour souffrir, pour jouir ! Léna partage son cœur avec les orphelins sidéens : elle - et ses enfants en bonne santé – ils caressent les petits avec tendresse, respect, un bisou, un petit "guilli guilli" et l'enfant rit, ô miracle d'humanité ! En les nourrissant, en les lavant, en les soignant, on sourit, on se regarde, même, dans un fragment de miroir. On oublie qu'on a mal, vous vous rendez compte ?

· L'intelligence, l'âme et l'esprit : Lena et ses collaborateurs parlent aux orphelins de tous âges. Ils les écoutent alors que, de leurs premiers râlements, naît un mot, une parole, un appel: "maman" ! On parle, on raconte des petites histoires, on chante comme seule, l'âme africaine chanter, ondule comme un roseau au rythme d'un mini tambour. On apprend la VIE. On VIT. Il arrive aussi que les orphelins chantenent et Jean Sébastien Bach y retrouverait l'inspiration de la Passion selon Saint Jean : la Passion selon les orphelins du Sida ! Et les grands yeux de nuits des petits condamnés à mort brillent des feux d'un soleil qui a sa source en la Vie Incréée ! Les plus grands – à trois, quatre, cinq ans, on est adulte, voyez-vous – à six ans, quand on y arrive, on est un vieillard moribond. Mais Lena fait l'école. Avec des petits cailloux on apprend à mesurer la distance, à faire un chemin pour les fourmis, à compter, à jeter en l'air, à voir retomber… et les petits, car on a trouvé des crayons de couleurs et des bouts de papiers, dessinent ! Picasso disparaît dans l'ombre des génies sidéens, oui, il y a les parfums, les odeurs de la vie et de la mort dans ces dessins ! Oui les mini crayons et les bouts de papiers, quels trésors. Et qu'en est-il de l'âme ? De l'esprit ? L'âme et l'esprit, selon moi, c'est la brise, le vent, la tornade qui tour à tour souffle, rugit, emportant vers l'autre rive, là d'où ils viennent, ces enfants victimes de l'Amour vécu dans des systèmes de mort ! Dans un monde étranger à la Vie. Dans des systèmes qui, au nom d'une morale de mort, tuent, en interdisant les préservatifs aux géniteurs ! Rita voit tout ça, elle le partage avec moi, et continue sa route au cœur des masses rurales.

 

 

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· Quelques six semaines plus tard, Rita, visite à nouveau les écoles du village même township (rural) et se rend tout droit chez Lena. Ces petits orphelins sidéens qu'elle avait rencontrés, il y a trois ou quatre semaines ressemblaient  maintenant à autant de fleurs flétries qu'on avait arrosées et qui fleurissaient, comme refleurit le désert après la plus fine rosée. Des fleurs fraîches, belles, le scintillement d’une timide étoile dans la nuit de leurs yeux immenses de questionnement, de béatitude ! Ou d’exigence de Vérité ! Oh ! il en manquait à l'appel, combien d’orphelins s'étaient envolés, retrouver leurs parents et leur créateur. Ils étaient morts vivant, ils étaient morts dans une dignité retrouvée. Grâce à Lena. Ils avaient aussitôt été remplacés par d'autres moribonds! Nos frères. "Tout enfant est le mien". Tous!

· L'approche de Lena, cette grande femme du peuple est, pour employer un terme technique, holistique, c'est-à-dire que la personne tout entière est prise en compte! Ainsi que son environnement. Cette approche-là, la civilisation occidentale l'a souvent "divisée" en compartiments étanches. Une aberration !

· C'est alors que Rita m'a raconté ces faits. Lena, en quittant son travail, a perdu son salaire. L’argent soigneusement mis de côté, diminuait. Les « villageois », les plus pauvres toujours,  l'aidaient ce qu'ils pouvaient en partageant leur nécessaire. Des dizaines d'ONG existent pour les enfants sidéens dans les zones urbaines, alors que les zones rurales sont souvent ignorées. Rita a interpellé les autorités de tout bord. En attendant, j’ai sollicité les Jurassiens et « Solidarité Jura Delémont et environs » ont fait, petitement, ce qu’ils ont pu et ce qu’ils peuvent. Lena reçoit environ mille francs par an. Mais ces petits coups de main restent une multiplication de petites actions. Nous n’avons pas l’intention d’en faire une organisation ni un mouvement, ni un projet type ONG ! Ce que nous faisons systématiquement, c’est interpeller les responsables et les autorités du sud Afrique et d’ici. Jusqu’au G20 qu’on pourrait inviter à Mogwase pour trois jours dans la hutte de Lena.

· Ce soir, je prie que les journalistes qui ont la chance d’être en Afrique du Sud pour la Coupe mondiale de bien vouloir « s’égarer à quelques kilomètres, quelques centaines de kilomètres » d’aller jusqu’à Mogwase, à Langa et Guguleto (Cape) à Alexandra, à Botshabelo, à Kliptown,  sans camera, sans rien qu’eux-mêmes. Qu’ils prennent le temps de saluer, de main à main, de demander un peu d’eau, d’être simplement des humains parmi des humains. Qu’ils disent ce mot : UBUNTU : je suis parce que tu es ! Et se laissent séduire. Ils reviendront enrichis de l'amitié des petits. La Vraie!

 

20:54 Publié dans Spiritualités | Tags : mogwase | Lien permanent | Commentaires (6)

30/06/2010

L'Espérance, c'est autre chose

L’Espérance, c’est autre chose


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Le pessimiste dit : « Je ne suis pas pessimiste, je suis réaliste ; je regarde les choses en face, telles qu’elles sont. » L’optimiste dit : « Je ne suis pas optimiste, je suis réaliste ; je regarde les choses en face, telles qu’elles sont. »

De tels propos sont compréhensibles. Le pessimiste verrait les choses en noir, telles qu’elles sont. L’optimiste verrait les choses en rose, telles qu’elles sont.

L’optimiste  comme le pessimiste se dit être réaliste. Il voit les choses de son « Point de Vue ». Il a aussi de bonnes raisons  d’exprimer ses idées sans pour cela se faire reprocher l’inexpérience ou la naïveté. Il faut prendre au sérieux son point de vue, lequel est vérifiable et acceptable. Il a de bonnes raisons d’apprécier avec optimisme le développement économique de la Suisse. Il a également de bonnes raisons d’être pessimiste face au développement commerciale de la Suisse. Il est aussi possible que demain tout soit différent.

Pour prendre un autre exemple, il y a des jours, où je suis plutôt pessimiste face aux  développements dans l'Eglise.  Bien qu’il y ait aussi des jours où d'autres développements me rendent optimiste. Dans les deux cas mon optimisme et mon pessimisme reposent sur ma perception réaliste des choses, des observations concrètes et des expériences. Cela repose également sur les documents historiques, les calculs et pronostics d’experts.

Bien sûr que ces calculs et pronostics peuvent être demain tout différents !

Mais l’espérance, c’est autre chose.  C’est « l’envers » de l'optimisme et du pessimisme. L’espérance ne repose pas sur des estimations, des calculs, des pronostics – aussi réalistes fussent-ils. L'espérance est liée à la foi, en fait, l’espérance est la foi. Et je ne dis pas cela à partir de réflexions théologiques ni de connaissances particulières. Pour moi, la foi est la relation JE – TU.

En d’autres termes : je ne suis pas porté par l’optimisme même pour des raisons bonnes et réalistes. Cette base-là serait trop étroite. C’est la relation avec le TU que me motive. Et ce TU ne change pas au gré des vents. C’est le TU qui nous appelle à la Vie, Il nous appelle par notre nom quand bien même tous les calculs et pronostics pointent vers la catastrophe.

Hermann – Josef Venetz

paru dans Walliser Bote du 19.06 2010

(avec permission de l'auteur et ma traduction, cm)


10:18 Publié dans Spiritualités | Tags : optimisme | Lien permanent | Commentaires (4)

26/06/2010

LITURGIE DOMINICALE SPORTIVE

 

Méditation dominicale

Ne savez-vous pas que les coureurs, dans le stade, courent tous, mais qu'un seul gagne le prix ? Courez donc de manière à le remporter. Tous les athlètes s'imposent une ascèse rigoureuse ; eux, c'est pour une couronne périssable, nous, c'est pour une couronne impérissable ! 1° épître aux Corinthiens 9, 24-25

 

PRIERES POUR LES SPORTIFS

 

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Ce soir au stade, la nuit remuait, peuplée de dix mille ombres,

Et quand les projecteurs eurent peint en vert le velours de l'immense pelouse, La nuit entonna un choral, nourri de dix mille voix.

Car le maître de cérémonie avait fait signe de commencer l'office.

L'imposante liturgie se déroulait sans heurt.

Le ballon blanc volait d'officiant en officiant comme si tout avait été minutieusement préparé d'avance.

Il passait de l'un à l'autre, courait à ras de terre ou s'envolait au-dessus des têtes.

Chacun était à sa place, le recevant à son tour, d'un coup de pied mesuré, il le passait à l'autre, et l'autre était là pour l'accueillir et le transmettre.

Et parce que chacun faisait son travail, à l'endroit qu'il fallait,

Parce qu'il fournissait l’effort demandé,

Parce qu’il savait qu'il avait besoin de tous les autres,

Lentement mais sûrement le ballon avançait,

Et quand il eut recueilli le labeur de chacun,

Quand il eut réuni le cœur des onze joueurs,

L'équipe souffla dessus et marqua le but vainqueur.

Lorsque péniblement, à la sortie, coulait l'immense foule, dans les rues trop étroites,

Je pensais, Seigneur, que l'histoire humaine, pour nous une longue partie, était pour Toi cette grande Liturgie,

Prodigieuse cérémonie commencée à l'aurore des temps et qui ne se terminerait que lorsque le dernier officiant aurait accompli son dernier geste.

En ce monde, Seigneur nous avons chacun notre place;

Entraîneur prévoyant, depuis toujours tu nous la destinais.

Tu as besoin de nous ici, nos frères ont besoin de nous et nous avons besoin de tous.

Ce n'est pas le poste que j'occupe, Seigneur, qui est important, mais la perfection et l'intensité de ma présence.

Qu'importe que je sois avant ou arrière, si je suis au maximum ce que je dois être.

Voici, Seigneur ma journée devant moi

Ne me suis-je pas réfugié sur la touche, critiquant les efforts des autres, les deux mains dans les poches ?

Ai-je bien tenu ma place, et quand Tu regardais notre terrain m'y as-Tu rencontré ?

Ai-je bien reçu la passe de mon voisin et celle de l'autre tout au bout de la pelouse ?

Ai-je bien "servi" mes équipiers sans jouer trop personnel pour me mettre en valeur ?

Ai-je "construit" le jeu pour que la victoire soit obtenue et que tous y contribuent ?

Ai-je lutte jusqu'au bout malgré les échecs, les coups et les blessures ?

N'ai-je pas été troublé par les manifestations des équipiers et des spectateurs, découragé par leur incompréhension et leurs reproches, enorgueilli par leurs applaudissements ?

Ai-je pensé à prier ma partie, n'oubliant pas qu'aux yeux de Dieu ce jeu des hommes est le plus religieux des offices ?

Je rentre maintenant me reposer au vestiaire, Seigneur,

Demain, si Tu donnes le coup d'envoi, je jouerai une nouvelle mi-temps, et ainsi chaque jour...

Fais que cette partie célébrée avec tous mes frères soit l'imposante liturgie que Tu attends de nous,

Afin que Ton dernier coup de sifflet interrompant nos vies,

Nous soyons sélectionnés pour la coupe du ciel!

Michel Quoist

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23:00 Publié dans Spiritualités | Tags : bynight | Lien permanent | Commentaires (2)

24/06/2010

DEUX MONDES

Deux Mondes

 

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Enfants irakiens jouant au foot derrière une protection

L'Afrique du Sud sous les tilleuls à la rue du marché, Bulle.

La fenêtre de la chambre d'où j'écris, au deuxième étage, s'ouvre sur le drapeau d'Afique du Sud et un large écran TV pour le plaisir des spectateurs. Ils boivent des verres, ils huent ou délirent selon la performance d'une équipe ou d'une autre. La mélopée des vuvuzelas comme un matelas de crin moit soutient cet étrange audio-vidéo gruyérien. C'est un sentiment étrange de sentir l'Afrique du Sud à proximité et tellement éloignée dans sa réalité humaine. Les commentaires et reportages de nos journalistes sont intéressants. Ils parlent parcimonieusement, des quelques écarts hors des stades et des hôtels, pour guigner l'orée des townships. C'est le regard du touriste sportif, bienveillant, prudent, qui se laisse toucher peut-être, et essaye de l'exprimer.

J'ai trouvé ce flashbook de swissinfo, cliquez, ouvrez et regardez:

http://www.swissinfo.ch/flash/special/south_africa/south_africa_flashbook-fre.swf

 

Coupe du Monde, l'Afrique du Sud et la Suisse:

http://www.swissinfo.ch/fre/dossiers/mondial_2010/index.html?cid=8618948

C'est du travail bien fait, engagé. Une recherche de vérité et j'en suis reconnaissante, envers les journalistes, les syndicats des deux pays porteurs d'espérance.

Mais je reste sur ma faim comme le sont mes amis et consoeurs travaillant au coeur des townships, loin des stadia, lesquels se trouvent proches des aéroports, des hôtels, et de tout ce qui assurent la sécurité des participants et visiteurs et à la FIFA.

Je constate les exorbitants moyens financiers des uns, et le dépouillement total des autres. Par exemple le stade de Bafokeng/Rustenberg, (42000 places) à 25 minutes de route de Sun City, à 30 minutes du Pilanesberg, à 12 kilomètres du centre de Rustenburg. Le stade n'est qu'à 25 minutes de route de Sun City, à 30 minutes du Pilanesberg et à 12 kilomètres du centre de Rustenburg. 42 000 places.

« Dans cette région, le complexe hôtelier de Sun City, un paradis des loisirs, situé à 150 km au nord-ouest de Johannesburg et comparable à Las Vegas, possède des hôtels 5 étoiles, qui sont fréquentés par 25 000 personnes par jour. » Vous savez son histoire? C'était sous l'ancien régime.

Je connais bien la région pour y avoir séjourné. Mais pas à Sun City! Mogwase par exemple, il y a deux semaines un coup de fil à ma consœur Rita m'apprend qu'un étudiant "vient de se pendre", il n'osait pas dire aux siens qu'il avait le SIDA. Un symbole.

Ma consœur, conseillère au département de l'éducation de cette région-là me parle de l'héroïsme de celles et ceux qui veulent "avoir une éducation" post apartheid pour leurs enfants et eux-mêmes, même s'ils sont séro positifs.

Non loin de là, à Phokeng, un ami, Kevin Dowling (évêque) dit: « Nous foulons une terre sacrée lorsque nous sommes avec les plus vulnérables et les plus pauvres .» Lui a l'audace, face au monde et sous le regard de l'institution ecclésiastique, de dire que le préservatif sauve des vies. Voir Hard Talk de la BBC: http://www.news.bbc.co.uk/2/hi/programmes/hardtalk/673205...

Voici Kevin à quelques cent kilomètres du stade Bafokeng/Rustenberg:

 

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Tapologo Aids Hospice

 


Comme le vacarme à dix mètres de moi, de la Coupe Mondiale et des vuvuzelas, l'écho d'un hymne d'espérance et de vie au cœur de la souffrance et de la mort.

 

22/06/2010

PLAY FOOT FOR FUN

 

BAFANA ET LES BLEUS

 

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Children enjopy their soccer game the street near the Seisa Ramabodu Stadium on June 16, 2009 in Bloemfontein, South Africa. (Jeff J Mitchell/Getty Images)

une petite réflexion


Bafana Bafana le seul match que j'ai regardé sur l'écran dès 16h00. Le résultat: 2 buts pour Bafana et 1 but pour les Bleus.

Une ivresse pour l'Afrique du Sud, même si ça s'arrête là, avec une humiliation pour la France, dit-on. Tout mon entourage était heureux « pour moi » et j'ai trouvé ça bien gentil. Mais ce « ballon me posait des questions »!


Deux idées notamment me turlupinent. D'abord il me semble que la Coupe du Monde fausse totalement le plaisir du JEU! Il y a la gloire et il y a l'argent et la toute puissante FIFA.


Je suis peut-être déphasée (tant pis!): les Sud africains sont heureux, certes, d'être le pays hôte. L'hospitalité est le propre de l'Afrique, bien souvent à ses dépens. Mais ce soir, ils sont doublement heureux d'avoir joué et d'avoir gagné. Mais ça reste, ou plutôt cela devrait rester un JEU et pas un combat motivé par le patriotisme, la gloire ou, pire, le fric!


La Nation Arc-en-ciel, le continent africain élargi bien au-delà des déserts et des mers n'ont pas l'esprit colonisateur. Je suis sûre, peut-être naïvement sûre, mais c'est mon affaire, que l'exubérance d'avoir « gagné » n'a que très peu à voir avec la sentiment de « gloire ni de gain ». C'est comme une espèce de résurrection, d'une joie de vivre, libre, face au monde entier. Face aux colonisateurs et exploiteurs, aux dominateurs d'antan il n'y a pas si longtemps!

Que l'Afrique accepte de JOUER avec les descendants de marchands d'esclaves, c'est ça le miracle du JEU et de la Coupe mondiale. Je crois ne pas être très étrangère à la pensée profonde de Mandela.


Nous sommes tous égaux dans la joie et la dignité de chacun. J'observais les joueurs et je voyais les Bafana, jouer et s'amuser et sautiller comme des kangourous avec ce ballon, le dérober d'un coup d'orteils des pieds français. Je percevais les ondes et le rythme de l'âme sous ces maillots ensoleillés sillonnant le terrain: une équipe unie, c'est clair, par le cœur et par le plaisir de jouer! UBUNTU: je joue parce que tu joues! Merci à toi. On ne combat pas, on joue!


Mais il y a la conclusion: comment faire la fête après une éphémère victoire si l'autre verse des larmes après une perte tout aussi éphémère? Le jeu n'a pas de gagnants ni de perdants: c'est le jeu des ombres et des lumières, un couple qui s'amuse! Des enfants nés pour jouer. Et grandir et mûrir!

Comment jouir de gagner des millions si l'autre

en perd autant? Comment jouir d'être honoré si l'adversaire est déshonoré?

Nous somme tous égaux par notre nature humaine. Pourquoi permettre que l'inégalité nous déshumanise?

 

 

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Le plus choquant pour moi aujourd'hui fut de voir Raymond Domenech, le sélectionneur de l'équipe de France, refuser de serrer la main de l'entraîneur brésilien de l'Afrique du Sud, Carlos Alberto Parreira, à l'issue du jeu d'aujourd'hui!

Un signe des temps.

 

23:49 Publié dans Spiritualités | Tags : foot | Lien permanent | Commentaires (1)

19/06/2010

LE BALLON MEDITATION

 

Méditation dominicale et le Ballon de la Coupe Mondiale

 

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Où est ton Dieu ? (Psaume 42 :3)

Ne savez-vous pas que l’Esprit de Dieu habite en vous? 1 Corinthiens 3:16 (L'esprit, c'est Jésus)

Mais oui je le sais! "L'Esprit lui-même prie par des soupirs inexprimables" Romains 8:26

Jésus l'avait bien dit: « Lorsque vous priez, ne rabâchez pas … votre Père sait de quoi vous avez besoin avant même que vous l'ayez demandé. » Jésus, Mt 6 :7

Je trouve vraiment fatiguant cette « jacasserie » liturgique à répétitions. Des mots et encore des mots dans nos interminables offices religieux. Des lectures du livre des « Chroniques, du livre des Rois » qui rivalisent de cruauté avec ce qui se passe dans tant de pays aujourd'hui! La pauvre lectrice dit: « Paroles du Seigneur ». Suvi de « Nous rendons grâce à Dieu! » Automatique!

Pauvre Evangile et pauvre Jésus. Mais que fait-on de l'Esprit qui habite en nos coeurs?

Comme l'air habite le cœur du ballon rond – la vessie de caoutchouc gonflée - de la Coupe Mondiale 2010!

Comme l'air habite les poumons des footballers, des joueurs de vuvuzelas et vous et moi.

ballon_feu.jpgC'est quand je suis consciente d'être moi en Lui et Lui en moi, Dieu et moi par « osmose » si j'ose dire. Mais c'est plus que cela. Le fait est que je n'existerais pas s'il n'était le Vie en moi comme un ballon vide d'air n'existerait pas.

Parfois j'en suis consciente dans la plénitude du moment présent, parfois j'en suis moins ou même pas consciente et cela n'enlève rien au fait que Dieu, mon créateur et moi, et toi et nous tous sommes UN! Existentiellement! Dieu n'est pas divisible! Et sa Vie ne cesse de jaillir, d'illuminer, d'aimer puisqu'Il est Amour! L'Etre Amour, c'est le JE épousé au TU de Martin Buber!

Et les footballers shootent parce qu'ils sont « Je-Tu » avec eux-mêmes et avec le Ballon! Ce n'est qu'une flamme de vie qui nous réjouit, nous amuse, nous énerve aussi, nous irrite, nous rend ivre de bonheur ou de désespoir car c'est dans le jeu de notre déploiement dans l'Univers que nous existons! Jusqu'au « Hors espace-temps ». « Hors-jeux »!

« ... Comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi, qu'eux aussi sont un en nous... qu'ils soient un comme nous sommes un : moi en eux en moi... » Jean 17:21. Le plus extraordinaire miracle de la Création, c'est que l'Unité parfaite n'enlève rien à mon individualité! Ni à la tienne mon ami!

Précieux ballon rond, nous t'aimons et c'est ce que chantent les vuvuzelas à capella!

Nelson Mandela a écrit : « Mon père était un prêtre officieux... qui n'avait pas eu besoin d'être ordonné, parce que la religion traditionnelle du xhosa est caractérisée par une intégrité cosmique - il y a peu de distinction entre le sacré et le séculaire, entre le normal et le surnaturel. »

Que le Ballon-planétaire nous aide à nous aimer!

Bon dimanche!

 

 

22:32 Publié dans Spiritualités | Tags : ballon | Lien permanent | Commentaires (3)

18/06/2010

HAMBA KHAHLE

 

Hamba khahle

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Nano, un petit frère à moi, 9 ans, est mort en somnolant dans les bras de maman. Une épidémie grippale qui prend les enfants à la gorge, ils étouffent. C’était l’hiver rigoureux au Jura et la neige avait empêché le médecin d’arriver à temps à notre ferme. J’avais 3 ou 4 ans et les beaux cheveux de maman blanchissaient sous nos yeux, le regard de papa, pétris d’une douleur insondable contemplait sa femme et son enfant mort ! Les enfants, dont moi, étions assis. Là. L’enfant fut mis en terre porté par papa, dans un coin du cimetière.

Le plus beau mystère: sans savoir d'oì ni comment, un rosier rouge s’est mis à fleurir de la graine enfouie, là ! Maman transformée, son visage profond sous sa chevelure de neige, m’impressionnait et je sentais la tendresse de papa pour sa femme !

Tata Madiba et Zenani

 

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Hier, je n’ai pu écrire un mot sans que cette image ne me reviennent en mémoire. Mandela blanchi de vieillesse et pétris de souffrance refoulée, se rend à aux funérailles de son arrière petite fille Zénani à la chapelle du collège Saint-Stithian, où l'adolescente, 13 ans, était scolarisée. C’est l’hiver. Madiba ne sent ni le froid ni le chaud. Il porte en lui Zenani, morte en somnolant après le délire du Concert d’ouverture des Jeux et elle se réveille de « l’autre côté », hors espace temps pour illuminer et réchauffer le cœur brisé de son Tata. Tata l'aura su avant qu'on le lui dise! http://www.ndweb.org/actu2/

« Zenani jouait du piano et du saxophone, faisait partie d'un groupe de percussions dans son école. Elle aimait lire, écrire, cuisiner des crêpes et envisageait de devenir chirurgien plastique » Tout ça, Tata le savait. Il le sait. C’est accompli.

En fait, la dépouille de Zenani repose au « Four Ways Cemetery ». Sur le tertre peut-être les deux roses que portait Tate Madiba, fleuriront tout soudain !

http://www.24heures.ch/depeches/people/nelson-mandela-funerailles-arriere-petite-fille-1

Hamba kahle, ZENANI


Et rose elle a vécu ce que vivent les roses…(Malherbe)

Oh! Oui, l'herbe pousse plus drue sur les champs de bataille et dans les immenses « Golden acres » d'où germe la Vie d'un Continent neuf, l'Afrique.

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Zenani, le symbole: première victime de la Coupe du Monde de Foot. La contradiction des contradictions: la Croix! Et Jésus mondialisée aujourd'hui plus que jamais à la merci des systèmes et invincible. Ouvrons donc les yeux!

La seule décoration de Madiba : deux roses.

 


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10:49 Publié dans Spiritualités | Tags : zenani | Lien permanent | Commentaires (0)

12/06/2010

PRIERE DU SOIR

 

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La liturgie du sport spectacle

« L’idée que Dieu tout puissant puisse vouloir donner la victoire à « notre » équipe plutôt qu’à l’adversaire révèle une mentalité religieuse assez primaire et une « théologie » bien peu critique ».

Qu'en pensez-vous?

Ma prière du soir au son des vuvuzelas

Sous le regard de Jésus, dans sa tendresse en mon moi profond, je lui confie ce qu’Il sait déjà puisqu’Il vit chaque moment de la journée avec chacun de nous.

· Juste de l’autre côté des tilleuls de la Place du marché, un bistro a installé un écran pour relayer les matchs de la Coupe mondiale au son des vuvuzelas, et bien sûr « pour faire un peu de commerce ». En plus et j’ai sursauté : le grand drapeau sud-africain à l’ombre du drapeau suisse.

· Un autre petit « sursaut » quand j’apprends l’escapade de Doris Leuthard à Emerald Hôtel, Vanderbijlpark et « bien à l’abri dans la cage dorée ou émeraude des Suisses ». Elle suivra les matchs avec son mari, en Afrique du Sud et en Suisse. Je prie qu’elle trouve le temps de faire son boulot au Palais fédéral. Et puis, ce qui suit me turlupine : Doris L. est en charge du Département fédéral de l’économie. Et la FIFA n’est pas tout-à-fait une œuvre charitable ni une Organisation non lucrative.

· Je me demande si elle va serrer la main de Sepp Blatter qui vient de recevoir un carton jaune (dont Doris aura sans doute entendu parler sur le parvis du Palais fédéral). C’est dans le cadre de l'Orgaisation Suisse d'entr'aide Ouvrière: http://www.horsjeu-afriquedusud.ch

· Lisez quand même : 13’715 cartons jaunes pour Sepp Blatter!

gelbe-karte.jpgLe 8 juin, l’OSEO a remis à la FIFA 13'715 signatures à l’appui de la pétition contre l’exploitation lors du Mondial. La FIFA n’a désigné aucun-e représentant-e pour prendre acte du dépôt de la pétition. Elle refuse ainsi une nouvelle fois tout dialogue en matière de droits humains.

« Lors du Mondial 2010 et de sa préparation, des droits humains élémentaires ont été bafoués:

les salaires des ouvriers de la construction étaient inférieurs au minimum vital,

des quartiers pauvres ont été détruits pour construire de nouveaux stades ou pour des raisons d’image,

et la FIFA a même tenté de restreindre la liberté de la presse… » Et ce n'est pas tout!

· Mais je suis déphasée, mon bien aimé Jésus, mon vrai ami, parce que je lis ce que Doris L. a dit à Genève en début juin : "Une nouvelle gouvernance mondiale est nécessaire. Le capitalisme financier a atteint de sérieuses limites", a affirmé la responsable du Département fédéral de l'économie devant quelque 2000 délégués de plus de 150 pays réunis jusqu'au 18 juin à Genève. Mais lisez le tout dans l’Hebdo : "Une nouvelle gouvernance mondiale est nécessaire. Le capitalisme financier a atteint de sérieuses limites", a affirmé la responsable du Département fédéral de l'économie » . Lire : http://www.hebdo.ch/doris_leuthard_a_ouvert_la_conference_internationale_du_45981_.html

· Le vuvuzela sur la place du Marché de Bulle semble bourdonner de ne pas s’en faire : les abeilles sont au travail, les guêpes et les frelons aussi pour le meilleur ou pour le pire et envoient de multiples messages dans les oreilles du Blatter et de la FIFA.

· C’est vrai que le sport unit ceux qui sont dispersés, séparés, comme le fait le partage du pain et de l’eau, Jésus nous a dit et répété ça. Il se fait reconnaître quand on partage du pain, des poissons et pourquoi pas, des petits ballons ? Paul de Tarse parlait parfois comme un sportif de son temps : « Le plus fort gagne » si le cavalier s’accroche bien à la crinière de sa monture. Ce que Paul n’a pas pu faire. Pour notre instruction et consolation !

Je ne comprends rien à ce pauvre ballon qu’on shoot sans aucun respect pour ce qu’ il ressent. Je me demande ce qui motive les joueurs? Jouent-ils vraiment pour le plaisir? Pour se défouler? Pour nous faire rire?

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Mon Dieu, Je suis fatiguée de ces contradictions, je les remets entre tes mains et je remets mon âme entre tes mains d’Abba, ce soir, au « doux son » des vuvuzelas et j’espère m’endormir en rêvant de petits ballons qui disent : « I have a dream » et qui rebondissent d’un pays à l’autre, d’un cœur à l’autre, en atteignant son but sans gardien : le plus profond de mon cœur, de notre cœur.  Afin qu'un jour, le jeu et le « sport » n'aient plus rien à voir avec le fric!

 

22:08 Publié dans Spiritualités | Tags : sport | Lien permanent | Commentaires (1)

11/06/2010

ZENANI MANDELA

 

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L’adolescente, (image ci-dessus) première victime de la compétition

L’adolescente, première victime de la compétition, s'envole et le vieillard reste encore un peu de temps!

Elle chante, danse, prie, souffle de toutes ses forces dans le cou du vuvuzela qui roule dans les oreilles du monde comme un beau bourdonnement d’abeilles au travail. Elle entend Desmond Tutu ululer « je rêve, je rêve, je rêve » ! Elle aussi rêve et c’est le secret qu’elle a peut-être partagé avec le vieillard aux cheveux crépus et blancs, au sourire irrésistible, au regard qui vous attire ! Madiba! Grand-Grand-père. Elle, Zenani fête ses 13 années le mercredi 9 juin ! Elle n’a pas connu l’apartheid sinon par ce que lui en auront raconté les aînés et Madiba.

 

Ce jeudi, avec la famille élargie, Zenani fête la joie de vivre au stade Orlando, Soweto. Il est presque minuit, un chauffeur, une accompagnatrice de l'enfant Zenani, prennent la route du retour. La voiture s’est retournée sur l’autoroute, Zenani est écrasée en chantant « Moto e pela » (Que le feu brûle!) et son cher vuvuzela au travers du petit corps, tous deux vides de souffle et vides de vie.

 

A la maison, Madiba sommeille jusqu’au petit matin selon son habitude, cherche de ses yeux fatigués un rayon de soleil pendant que la famille éplorée s’approche et lui dit que Zenani s’est envolée. Pour toujours.

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SEUL

Ce qui se passe dans le cœur de Nelson Mandela, nul ne le saura jamais sinon Zenani et Dieu. Il y a des expériences de vie et mort trop profondes pour en parler, même avec la langue des anges !

Madiba est le Père de la Nation, dans la lutte, dans la célébration, dans la joie, dans la mort. Son peuple en liesse l’attend au stade vers les 14h00 afin de bénir de sa présence l’ouverture de la Coupe du Monde. Il ne sera pas là de corps, il est là d'esprit!

 

Zuma, lira la note. « Nelson Mandela a appris ce matin la mort tragique dans un accident de son arrière-petite-fille, Zenani Mandela, âgée de 13 ans. Il serait inapproprié dans ces circonstances qu'il assiste personnellement aux célébrations pour l'ouverture de la Coupe du monde. Nous continuons de croire que la Coupe du monde est un moment historique pour l’Afrique du Sud et le continent,  Madiba sera là avec vous en esprit. »

« Nous sommes convaincus que les Sud-africains et les gens dans le monde entier seront aux côtés de M. Mandela et de sa famille dans cette tragédie » a dit Zuma luttant contre l’émotion. J’ai pu observer ça chez cet homme.

 

Un homme drapé dans le drapeau arc-en-ciel déclare : « La Nation entière partage le deuil de Madiba. »

 

A 15H55. Jacob Zuma, saisit le micro des mains de Blatter et dit encore aux 90 000 spectateurs : «Il aurait voulu être là. Il m'a dit que le sport devait primer et qu'il fallait en profiter.»

 

23:20 Publié dans Spiritualités | Tags : zenani | Lien permanent | Commentaires (4)

CONCERT à ORLANDO

 

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SOWETO

Concert d'ouverture de la Coupe du Monde de football 2010

jeudi 10 juin à 20:10 sur TSR

 

Ce soir j’ai regardé, écouté le concert d’ouverture de la coupe du Monde à Soweto, stade d’Orlando. Une foule arc-en-ciel, mouvante, comme une mer, la plus belle légèrement agitée par un souffle, le souffle du bonheur.

Des « stars », comme on dit, Hugh Masekela, le Soweto Gospel Choir, des groupes de l’Amérique latine, de l’Algérie, du Magreb. Heureux, respectueux des autres.

Au beau milieu du concert : Desmond Tutu, l’évêque à la voix, au rire et au message prophétiques, la résonance de Mandela, notre Madiba.

L’Afrique, le berceau des humains. « Nous sommes tous Africains », lance ce grand homme vêtu aux couleurs de Bafana Bafana et un élan d’amour et de reconnaissance s’élève des grassroots !

Je me suis sentie en communion avec le corps et l’âme de ce peuple frémissant, ouvert, à la résilience jusqu’à l’héroïsme ordinaire et à une espérance fragile et obstinée

J’ai pleuré à la pensée de « la marche du temps », seule enfouie dans la plénitude du présent fait du passé et de l’avenir. Invictus. Invincible. Une émotion profonde à la pensée de son Histoire, son destin.

Frappée une fois de plus par le témoignage de sa vitalité, de l’énergie vibrante de ce peuple, une question nouvelle et qui ne me quitte pas: comment a-t-il pu rester enchaîné si longtemps dans le système d’apartheid ? Ce Peuple au coeur de feu?

images.jpgEt comment ce système est-il arrivé à contenir ce bouillonnement de vie, cette exubérance sans limite ? Je n’ai pas la réponse si ce n’est l’âme rythmée, insondable du Sud de l’Afrique pour qui être est plus important qu’avoir, être ensemble est plus important que d’être seul, partager est plus important que capitaliser ! L'Esprit plus important que la Loi. Et pour qui  le temps signifie mûrissement! La patience du temps!

Ma prière du soir : que ce berceau de l’humanité, l’Afrique, nous aide à renaître à ce qu’il y a de plus humain en nous : Jésus.


 

00:31 Publié dans Spiritualités | Tags : sud afrique | Lien permanent | Commentaires (0)

05/06/2010

ce qui nourrit ma prière

 

6 juin 2010 et la fébrilité des médias

 

C’est une déferlante d’émission, d’articles, d’images sur l’Afrique du Sud. A la radio (RSR), 2010-02-24 cardinal durban world cup 55.jpgtélé, les journaux : l’Afrique du Sud, Mandela. Le sourire radieux de Madiba sert de pub pour "faire croire" au cirque qu'on attend fébrilement: la Coupe du Monde 2010, de la FIFA.

Les Eglises aussi, surtout l’Eglise catholique. Avec le Cardinal Napier claironnant sa bénédiction sur le terrain du Stade! L'Eglise catholique semble avoir un accès facile aux médias. Que se passe-til?

Chez nous ce matin, il s’agit, non pas de Foot, mais de motards : je résume :

1308917-1721793.jpg« Dimanche prochain, 6 juin 2010, à la cathédrale de Fribourg, des motards seront bénis... avec leurs montures. En gros, l'Abbé Nicolas Betticher pense que c’est bien de dire du bien, donc béné-diction. A la Cathédrale de Fribourg. Avec la Messe. La motarde Magali Jenni pense que cela peut-être de la superstition ou une religiosité populaire http://www.rsr.ch/la-1ere/programmes/le-journal-du-samedi/

 

En Afrique du Sud : « Tutu entretient une relation étroite avec la Coupe du Monde de la FIFA. Grand défenseur , avec Nelson Mandela, de la candidature sud-africaine, ils étaient présents lors du dévoilement du pays organisateur de la Coupe du Monde de la FIFA 2010 et du Tirage au sort préliminaire de la Coupe du Monde de la FIFA, Allemagne 2006. Ils espéraient naïvement peut-être un deuxième INVICTUS! » http://fr.fifa.com/worldcup/news/newsid=518936/index.html

 

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus : à l'appui. Oui, Ose-t-on dire que c'est le hasard? Ou encore un élément publicitaire en l'honneur de la France? Ou demande de protection di ciel?

Avec la gentille Carmélite de Lisieux, l’Afrique du sud accueille donc le “ FIFA FOOTBALL WORLD CUP », du 11 juin au 11 juillet 2010. C’est une première pour le continent ! Nous le savons. Mais elle accueille aussi cette petite Thérèse qui n’y peut rien car ce ne seront Ste therese.JPGque ses os ou ses reliques¨ ! Elle n'y peut rien, elle. Coïncidence? « Les reliques de Sainte Thérèse de Lisieux seront à Johannesburg du 27 juin au 12 juillet.  Ceci correspond à la phase finale de la  FIFA Football World Cup, et 5 matches seront joués à Johanneburg soit - June 27: Soccer City
- Juin 28: Ellis Park
- Juillet 2: Soccer City
- Juillet 3 : Ellis Park
- Juillet 11: La finale :  Soccer City »

http://www.sttheresesouthafrica2010.com/pb/wp_807e28f5/wp_807e28f5.html

(je m’étonne, c’est comme si la Soupe d'Anne Baecher invitait Sainte Thérèse de Lisieux sur le ring!)

"Les Eglises : « les deux tiers des sud-africains sont chrétiens, la plus grande église étant l'Église Chrétienne indigène de Zion, suivies de l'Église Réformée Néerlandaise et de l’Église Catholique. De nombreuses églises associent les croyances chrétiennes et traditionnelles. Beaucoup de non chrétiens épousent des croyances traditionnelles."

D’autres religions importantes sont l’Islam, l’Hindouisme et le Judaïsme.

www.southafrica.info/.../guide-abrege.htm

Prier

Billet : Prière pour les Lions indomptables à la coupe du monde 2010

« Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.

Amen !

climatechange_0002-300x280.jpgSeigneur Dieu Tout-puissant, Omniscient et Omnipotent
Je me prosterne humblement devant toi
Pour te prier de soutenir mon effort, d’éclairer mon regard sur le terrain,  de guider mes pieds et d’orienter mes gestes dans toutes les phases du jeu et devant les goals… »
Lire la suite à l’adresse :

http://www.quotidienlejour.com/

 

Le Foot est une véritable religion

Jusqu'à ce que la mort nous sépare ?

« Football et religion font souvent bon ménage. D'ici à fonder une église pour célébrer le culte d'un footballeur, il n'y a qu'un pas… que de nombreux dévots à la cause "maradonienne" ont allègrement franchi, en fondant l'Iglesia Maradoniana. Une fois par an, le 30 octobre, les adeptes de ce culte fêtent la nativité. Celle du grand Diego bien sûr. Car pour tous les fidèles de cette communauté un peu particulière, où l'on célèbre aussi des mariages, le 30 octobre 1960 marque le début d'une nouvelle ère.

Un amour éternel
Si certains peuvent aller loin pour faire le deuil de leur passion, d'autres au contraire la perpétuent jusqu'à leur propre deuil. Voilà pourquoi vous trouvez dans les catalogues de pompes funèbres des cercueils aux couleurs de tel ou tel club.

Votre opinion !
Ce qui précède n'est qu'un échantillon des idées les plus folles qui peuvent germer dans les cerveaux des fanatiques de football. Vous connaissez probablement vous aussi des exemples de comportements extravagants. »
(J’ai presque envie de me laisse emporter par ce long fleuve tranquille.c.m.j.)

http://fr.fifa.com/worldfootball/news/newsid=1191413.html

 

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(Former South African President Nelson Mandela poses with members of South Africa's national soccer team in Johannesburg in this handout picture released by the Nelson Mandela Foundation on June 3, 2010.)

Credit: Reuters/Zwidephotos/Nelson Mandela Foundation/Handout

http://fr.fifa.com/confederationscup/video/video=1076054/index.html

Tout ça nourrit ma méditation dominicale, unie de cœur de Dieu, avec le regard pensif, amusé, ironique, triste, lumineux de Jésus sur Gaza, Johannesburg, ou dans la marée noire au Golf du Mexique ou même sur les motards, leurs moutures et les finances suisses bien sûr.

Mais aussi dans la lueur de l’aube sur les eaux du Léman dont je rêve ! Bon dimanche !

 

23:38 Publié dans Spiritualités | Tags : foot | Lien permanent | Commentaires (0)