25/01/2008

Forum de Davos (4)

 

Le «Forum économique mondial de Davos serait un melting-pot planétaire, un cadre privilégié pour une réflexion et des échanges fructueux ». Parole de notre Conseil fédéral à Berne hier, le 23 janvier. On éprouve une certaine fierté helvétique à la lecture du « programme des membres du Conseil fédéral au WEF 2008 de Davos (www.news.admin.ch) » !  

C’est quoi un « melting pot » ? Selon Wikipedia : c’est une expression anglo-américaine désignant un creuset (utilisé pour fondre un métal par exemple). C'est devenu une métaphore pour désigner un phénomène d’assimilation de personnes de diverses origines en une société homogène…Les USA, en serait un exemple, selon moi l’Afrique du Sud et la Suisse également, à condition d’une égalité des chances…Le qualificatif « planétaire »  pourrait être un défi aux systèmes d’apartheid mondialisés.  Les agents économiques et politiques présents à Davos en sont-ils conscients ? Peut-être. Mais « la Bourse qui plonge » fait peur !

Selon la Tribune de Genève: « Climat, terrorisme, finance: le WEF 2008 se fait peur ».

 

L’inquiétude des 2500 participants : la récession aux Etats-Unis? Et si oui, tireront-ils l'ensemble de la planète vers le bas ? Prise de conscience plutôt brutale pour beaucoup alors que  Condoleezza Rice rappelle tout simplement que les Etats-Unis restent encore et toujours au centre du monde des «décideurs ». Donc priorité sera donnée au problème des finances d’abord, puis viendront le climat et le terrorisme s’il reste du temps…
La terreur à Davos ? N’est-ce pas l’angoisse « d’un krach généralisé du système financier, d’une gravité et d’une ampleur jamais observée auparavant ? » (Nouriel Roubini,  économiste et conseillé auprès du ministre des finances dans l’administration Clinton).

Ma réflexion : je pense que l’idée de notre Créateur n’est pas un « melting pot planétaire », c’est plutôt une terre habitée par une grande famille métissée qui se construit laborieusement et se réunit autour d’une table garnie des « fruits de la terre et du travail des êtres humains », notre pain quotidien. Et je laisse résonner dans mon cœur les paroles du nouveau supérieur des Jésuites Adolfo Nicolas (reprises avec gratitude de l’excellent blog de Philippe Baud) :

« N’oubliez pas les pauvres ! …Dans un univers mondialisé, où le nombre des exclus absolus sans cesse augmente, l’évangile a encore toute sa pertinence, reconnaissable à l’engagement total de ses témoins ».

 

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24/01/2008

Forum de Davos (3)

Notre ministre des Affaires étrangères, Micheline Calmy-Rey  a rencontré Condoleezza Rice, secrétaire d’Etat américaine,  à Kloten-Zurich.

Sujets abordés par les deux politiciennes devant les médias :

 

·        Condoleezza Rice a déclaré apprécier de pouvoir conduire des entretiens politiques pour la première fois en Suisse et a remercié la Suisse pour son engagement dans le cadre de la conférence internationale des donateurs pour l'Etat palestinien et son engagement concernant la bande de Gaza

·        la situation humanitaire au Proche-Orient

·        la situation en Iran, où la Suisse représente les intérêts des Etats-Unis depuis 1980

·        le statut du Kosovo, qui veut devenir indépendant de la Serbie. Il faut rapidement définir son statut

·        L'Afghanistan est également à l'ordre du jour

 

L’entretien a duré environ 30 minutes. Micheline Calmy-Rey et Condoleezza Rice ont fait l'éloge des relations bilatérales entres les deux pays.

On ne peut qu’apprécier la diplomatie de notre minuscule et beau pays.

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Ma réflexion : la réalité, la complexité, la recherche de solutions pour l’avenir de la population de cinq pays traités en l’espace de 30 minutes…c’est incroyable mais pourtant vrai puisque la presse le rapporte…quant au contenu de « l’entretien constructif et cordial » il faut patienter pour en savoir plus. 

 

 

Mais si, aujourd’hui, j’étais en train de fuir vers Egypte au travers des brèches – et quelle dangerosité - d’un mur fraîchement dynamité pour y trouver du pain et de l’eau, et que les autorités égyptiennes ne me refoulent pas, j’oublierais le WEF,  sa hantise de la récession mondiale et je dirais simplement merci pour ce morceau de pain et ce verre d’eau que m’accordent les Egyptiens ! J’oublierais Calmy-Rey et Rice et Davos !

 

 

La famille de Nazareth avait aussi demandé l’asile en Egypte. A notre connaissance elle avait reçu un permis de séjour dans ce pays d’accueil…

Nous nous trouvons sur une étrange planète…Alors qu’Israël emmure le peuple palestinien, l’Egypte l’accueille au quotidien pour le moment…comme jadis.

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Davos discute,

Gaza a faim

Davos est protégé

Gaza emprisonné

 

So help us God !

 

09:02 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0)

23/01/2008

Forum de Davos (suite)

A Davos, les décideurs parleront économie, géopolitique, écologie, entreprise, technologie et société. Ils parleront aussi de sécurité, d’armées, de menaces terroristes et nucléaires…

C’est vrai qu’il était un peu naïf de ma part de souhaiter que les participants au Forum économique mondial à Davos puissent faire, comme je l’ai dit,  l’expérience de la pauvreté, de la soif, de la faim et cependant je maintiens ce souhait, cette prière.  Il n’est d’ailleurs pas impossible  que l’une ou l’autre de ces personnalités aient été exposées à la misère des plus pauvres. Leur pensée, leur volonté de percevoir la terre, ses richesses, sa population comme le plus précieux des biens. Non seulement à sauvegarder mais à promouvoir… pour l’épanouissement de chaque être vivant !

Mais nous avons nos Histoires… Chaque Nation a son Histoire…

 

 

 

…Après Nagasaki

Alors j’écoute Isaïe (Is 58:7-8) : «Partager ton pain avec l'affamé, héberger chez toi les pauvres sans abri, si tu vois un homme nu, le vêtir, ne pas te dérober devant celui qui est ta propre chair ? Alors ta lumière éclatera comme l'aurore, ta blessure se guérira rapidement, ta justice marchera devant toi et la gloire de Yahvé te suivra ».

Je lis, sur Internet,  les informations que donne l’administration des hôtels à Davos, par exemple : « A l’hôtel Belvédère, dans un cadre fantastique, vous pourrez facilement oublier les tracas de tous les jours ». Mais les participants ne se reposeront pas, ils travailleront dur, on n’en doute pas et « à leurs fruits, on les reconnaîtra ».

La Déclaration de Berne maintient cette année encore le « Public Eye on Davos »: La société civile se mobilise…et nous avons le droit, le devoir d’être attentif, pour l’avenir de notre planète, pour notre survie à nous tous…

09:32 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0)

21/01/2008

WEF ou Forum économique mondial

Radio suisse romande, un matin de la semaine écoulé, (14-18-01) un journaliste pose cette question que je répète ici comme je l’ai comprise:

 

«Si vous aviez un conseil à donner à ceux et à celles qui vont se rendre à Davos pour le Forum économique mondial 2008 à Davos, que leur diriez-vous?»

 

 

Voici ce que je dirais

 

Pour se préparer à cette importante rencontre, je souhaite que Brown, Condoleeza, Blair, Trevor Manuel bref, les quelques 2400 acteurs économiques, politiques, scientifiques et sociaux qui vont discuter, comme par le passé, de l’avenir de notre espèce et de notre planète, fassent un stage préparatoire sur le terrain, laissant de côté les théories des experts et les dossiers ficelés… par exemple:

 

 

Blair s’en irait, incognito et sans gardes du corps bien sûr, pour gagner son pain durant 2 mois chez les chômeurs cachés à Manchester en essayant de survivre grâce à la solidarité des autres chômeurs…

 

 

 

Idem pour Condo qui s’en irait dans les nombreuses poches de pauvreté de son pays où plus de «60 millions de ses compatriotes pauvres vivent avec moins de sept dollars par jour» et qu’elle se confronte la violence, au manque de sécurité, de nuit comme de jour… surtout si tu as une peau basanée…

 

Idem pour Trevor Manuel d’Afrique du Sud qui lui, retournerait faire un stage dans les townships des Cape Flats à soigner les orphelins sidéens…

 

Idem pour chacun des délégués au WEF à Davos 2008. Ils iraient faire leur stage là où la nature s’effrite à vue d’œil, là où la respiration nécessite la protection d’un masque, là où il n’y a pas d’eau potable, là où la violence des structures tous azimuts tue la vie. La certification de leur stage dûment effectué auprès des affamés de justice, de pain, assoiffés d’eau leur ouvrirait les portes du WEF 2008 à Davos.

 

Peut-être que le dialogue à Davos aurait une dynamique pleine de vie et d’énergie nouvelles. Les journalistes rapporteraient des débats, des projets, des conclusions qui redonneraient espoir et courage aux petites gens…, aux gouvernements, même aux altermondialistes!

 

Je divague? Non. J’ose parler d’expérience. En pleine lutte anti-apartheid, modestement, nous avons essayé l’idée de ce stage en Afrique du Sud alors qu’on déplorait l’approche molle des certaines autorités face à l’urgence d’agir ensemble pour éviter le pire. Comment? Durant une de rencontre des jeunesses étudiantes chrétiennes et autres, nous n’avons mangé que ce que les gens des townships les plus pauvres avaient pour se nourrir à longueur d’années… c’était maigre. Mais nous avons invité quelques «autorités bienveillantes» que nous connaissions, religieuses, civiles et même politiques à venir partager notre menu pour un jour seulement! Certaines se sont excusées. D’autres ont dû partir car des crampes d’estomac les gênaient… et d’autres ont pleinement pris part à ce salutaire exercice de conscientisation!

 

Quelle leçon d’humilité pour nous tous. Notre énergie au travail s’est décuplée. Peut-être que le miracle de la «Nation arc-en-ciel» est, en infime partie du moins, le fruit de ces petites audaces… Alors, pourquoi ne pas essayer cette recette toute simple lorsqu’il s’agit de sauver ce qui reste à sauver de notre espèce humaine et de notre planète bien-aimée. Davos 2008 est une chance et un défi… peut-être.

 

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18/01/2008

Semaine de l'unité, du 18 au 25 janvier 2008

Jean et Jeanne s’aimaient tendrement! L’idée de «l’unité» entre Jean et Jeanne était qu’ils ne faisaient qu’un! «Un corps et une âme». Jean était la moitié de Jeanne et Jeanne la moitié de Jean. Ils se possédaient l’un l’autre exclusivement. Un Amour fusionnel et pas au-delà… pour un temps…

Marie qui aimait bien Jean et Jeanne vint troubler cette amitié, car Jean aimait bien Marie, et Jeanne se senti lésée… Nœud. Jean et Jeanne firent une pause pour réfléchir et pour se retrouver chacun dans sa propre identité. Exclusive! Puis, ils se confrontèrent l’un et l’autre à cœur ouvert. Sincèrement! Ils se retrouvèrent pleinement heureux lorsque leur amitié et leur union exclusive devinrent inclusives!!! Leur relation d’amitié grandit dans la dynamique d’une liberté mutuellement respectée. Le respect de la liberté de celui/celle que j’aime égale mon amour pour lui et pour elle.! Quelle richesse! Parfois quel défi à mon EGO frileux.




Quelle richesse si durant la semaine de prière pour l’UNITE des chrétiens et des religions, celles et ceux qui travaillent, vivent donc prient pour un monde meilleur pouvaient simplement s’inspirer de l’histoire de Jeanne, de Jean, de Marie tout en s’appuyant sur ce qu’a dit Jésus.

Question: une institution, une église, une tribu, une nation,… ont-elles un EGO collectif tellement enflé, qu’elles excluent d’emblée l’idée même de l’inclusion inconditionnelle des autres et soupçonnent toute velléité de liberté mutuellement respectée en tant que menace à leur rigide identité?!

Jésus était conscient des EGOS collectifs qui fragmentaient sa région en son temps: les Romains des Juifs, les Juifs des Samaritains, les castes sacerdotales des pécheurs, les riches et les puissants des pauvres…

Il montre l’exemple, concrètement, de l’ouverture inconditionnelle à tous! Pas d’amour exclusif, mais une compassion amoureuse inconditionnelle, inclusive de tous les humains, de la terre, de l’Univers. Il dit:

«Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, Je suis au milieu d’eux» (Mat. 18, 20).

". Le Christ n’a-t-il pas prié: "qu’ils soient un, afin que le monde croie" (Jean 17: 21)?

Des premiers amis de Jésus, on disait: "voyez comme ils s’aiment, et comme ils sont prêts à donner leur vie les uns pour les autres.»

Benoît XVI en ce 1er janvier 2008, (ou est-ce le comprendre hors contexte?) dit que: «La famille a besoin d'une maison, d'un milieu à sa mesure où puissent se tisser des relations entre ses membres. S'agissant de la famille humaine, cette maison c'est la terre, le milieu que Dieu Créateur nous a donné pour que nous y habitions de manière créative et responsable» (je souligne).»

Responsables, donc dignes de liberté mutuellement respectée! C’est ça?

S’aimer dans des libertés mutuellement respectées, c’est ça, l’AMOUR.



L’institution est-elle le contenu de la famille humaine… ou seulement et tragiquement une forme à tendance exclusive, voire sectaire?

Est-ce que chacun s’y sent à la maison, chez lui en famille…

Le mouvement œcuménique semble stagner… il semblerait que les Catholiques par exemple, (je suis membre de cette église) craignent de perdre quelque chose en accueillant inconditionnellement les richesses des autres… ou en se joignant inconditionnellement aux autres… d’où une espèce de malaise, de frustration quant aux fruits de notre prière durant cette semaine (répétée année après année) pour l’UNITE.

Des rencontres ont lieu, par exemple à Genève. (www.topchretien.com/topinfo/?/27737/)

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14/01/2008

La lettre de Mario

Mario, un ami de très longue date et jamais revu depuis 17, 18 années me découvre dans le blog de 24 heures et il m’écrit… il viendra jusque par ici, ce qui me réjouit.

 

Mario dit: «Dans l'attente, peut-être que tu pourrais incorporer dans le blog une pincée de mes réflexions suivantes…».
Les voici donc, les réflexions de grand-papa Mario, avec un grand merci «post-épiphanie!»
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Claire-Marie

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La règle d’or

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«Dans quelques jours je vais devenir grand-papa pour la 5e fois, cette fois ce sera une petite fille, joie typiquement plus rare dans ma tribu (moins de 20% sur 4 générations!).

 

Un grand-père, pourquoi pas, ça chante aussi parfois son Magnificat tout seul en silence, en pensant à la future maman. Ensuite dans son cœur il se projette à la place du bébé à naître, puis de la descendance qui est déjà là, et à qui il ne laissera pas comme héritage beaucoup plus, hélas, qu'une Terre en pleine pagaille, en partie à cause des générations qui la précèdent et en partie on ne comprend pas pourquoi… en admettant notre terrible impuissance…
Pauvre Jeshua garçon ou fille de ce XXIe siècle, quelle peine auras-tu à renverser de leurs trônes - dans la réalité, pas avec ta console Nintendo - les puissants toujours plus puissants et à renvoyer les riches les mains vides, pas sans leur avoir fait promettre de partager, partager et encore partager…

 

Des richesses, de l'or de la terre, comme de toutes les autres ressources, il n’en restera bientôt plus assez pour la plupart. Ce qui n'a pas encore été gaspillé, perdu à jamais, se concentre dans des mains avides et irresponsables.
Cependant il existe un filon précieux méconnu, quasiment inexploité, inépuisable. D'un or qui pourrait sauver l'humanité de la ruine globale.

 

C'est celui de la Règle d'or:

 

«Ainsi, tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le vous-mêmes pour eux: c’est la Loi et les Prophètes (Jeshua en Mt 7.12)

 

Je ne sais pas qui l'a appelée ainsi, ni quand.
Je sais que bien des Sages et des Prophètes avant ou après Jeshua ont proclamé celle qu'on a nommée «la règle d'argent»: «Ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas qu'on te fasse à toi-même». Très valable, quoiqu’en clé négative, et «passive», attentiste, voire réductrice…

 

Puis Jeshua l'a renversée, il a transformé l'argent en or.
Est-ce pour cela peut-être que bien des naïfs ont cherché en vain pendant des siècles la «pierre philosophale» alors qu'ils l’avaient sous la main?

 

A mon avis, Jeshua est le pédagogue le plus futé qui ait jamais existé.

 

L'or matériel, les entrailles de la Terre le cachent fort bien, et peu de ceux qui le trouvent peuvent en garder… les mineurs d'Afrique et d'ailleurs le savent trop bien…
L'or du cœur de la règle de Jeshua aussi, nous le trouverons seulement en creusant - un petit peu… beaucoup… mais il sera à tout le monde pour toujours!
La formulation de Joshua est sans équivoque: à la fois positive, active, concrète et holistique: au lieu de «Ne fais pas…» ça devient: «Tout ce que vous voulez… faites-le vous-mêmes pour eux».
Holistique! Tout, faites simplement tout. Creusons un peu dans nous-mêmes et découvrons ce que toi et moi nous aimerions - et que nous pourrions encore faire, on serait étonnés. Commençons sans tarder et demandons 30 ans de sursis à la Vie…
Actifs! Concrets! Positifs! «Faites» dit Jeshua, ne «souhaitez» pas seulement ceci et cela! Prenez l'initiative! N’attendez pas! Pas question de «faire», seulement en échange, pourvu que les autres «nous en fassent» autant! Commençons quand même, seuls s’il le faut! Sans déléguer: «…faites-le vous-mêmes». Faisons le premier pas! Allons vers l'autre!

 

Avertissement aux marchands et aux matérialistes 24 carats: la règle se conclut avec un rappel à la Loi (dont rien n'est à jeter aux orties) et aux Prophètes (même si en apparence il n'en naît plus beaucoup).
Attention encore, Jeshua a été clair: ton cœur est là où se trouve ton trésor. Le «bien» dont parle la règle de Jeshua, c'est clairement l'Être, pas l'avoir.
C'est pour cela que - heureusement - la règle d'or n'a rien à avoir avec un traité international d’échanges commerciaux et qu'elle ne sera jamais cotée en bourse.

 

Je dois dire enfin que dans l'Église à laquelle j'appartiens j'ai entendu ou lu bien des sermons, des articles, des livres… mais je ne me souviens d’aucun développement, ni d’un commentaire, ni même d’une citation de la Règle d'or… Trop pauvre, trop simplement vêtue, dans toute sa Beauté cachée, cette «Cendrillon de l'Évangile»? Parole trop simplette et trop facile à retenir? trop «laïque»? ou… conspiration du silence?

 

Dernier truc: pour moi la règle d'or c'est la vraie pierre philosophale tant recherchée, mais elle fonctionne à l'envers de celle-ci: une touche de cet «or» de Jeshua peut transformer tout en richesses, les vraies, celles de l'Amour du Royaume divin - et de sa justice: «…et tout le reste vous sera donné par surcroît» (Mt. 6, 33).

 

Et si nous fêtions l'anniversaire tout proche de Jeshua, initiateur de l'œcuménisme, en proclamant 2008 sans autre «année sainte universelle», sans cérémonies, sans liturgie, sans faste, mais avec toute la merveilleuse spontanéité du Magnificat, en mettant en pratique à chaque instant, chaque jour, pendant 366 jours, la règle d'or?

 

Allez les gars, à la mine!»
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Mario.

 

 

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10/01/2008

La signature

La signature de Jésus apposée sur une contrefaçon.

 

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« Au nom de Notre Seigneur Jésus »
« Le Vicaire du Christ dit… »
« Parole du Seigneur »
et d’autres encore…

 

 

Une expérience indélébile : votre signature a été apposée sur une contrefaçon. Que sentez-vous ?
Que ferez-vous ?
.

 

Jésus

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Je m’en réfère à Jésus. On ne trouve nulle part la signature du fils de l’homme apposée sur du papyrus…il n’a rien écrit…sinon quelques signes dans le sable pour défendre l’honneur d’une femme  sexuellement exploitée par les hommes qui allaient la lapider !

 

La signature de Jésus est sa vie, son vécu. Quel vécu ? Celui qui a été rapporté par celles et ceux qui furent guéris par sa seule présence totalement humaine !

 

 

Mais voilà que, depuis la « conversion » de Constantin au christianisme, l’Eglise devient ancrée dans l’empire romain. Les conversions se  multiplient, la fraîcheur des origines disparaît, la crédibilité des témoins de la Bonne Nouvelle s’effrite. Dans ce contexte, des chrétiens cherchent à vivre isolés du monde et se mettent à construire des monastères. Les Missions suivront.

 

Puis vient l’Institution et Jésus devient un problème, un objet d’étude, de controverses, de divisions. Le petit peuple continue sa longue marche dans les sous-sols d’une Institution préoccupée d’elle-même, de son prestige, de son pouvoir… apparemment inconsciente de la dynamique de Vie de l’Esprit de Jésus. Un abîme se creuse entre la foi de la base en Jésus libérateur d’une part, et l’enseignement de dogmes et la praxis du système hiérarchique d’autre part ! Jusqu’ à aujourd’hui.

 

Que ressent Jésus, aujourd’hui, présent, agissant dans l’intelligence et le cœur  de ceux et celles qui, comme Lui, n’ont que leur corps et leur vécu pour toute Parole ! Il l’avait pressenti. Lisez:
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« C'est aux "petits" que le Père a daigné révéler ce qui reste caché aux sages et aux habiles (cf. Mt 11, 25). Jésus partage la vie des pauvres, de la crèche à la croix; il connaît la faim (cf. Mc 2,23-36 et Mt 21, 18) , la soif (cf. Jn 4, 6-7 et 19-28), et le dénuement (cf. Lc 9,58 ). Plus encore: il s'identifie aux pauvres de toutes sortes et fait de l'amour actif envers eux la condition de l'entrée dans son Royaume (cf. Mt 25, 31-46 ). »  Et aujourd’hui, autant que jadis, et moins peut-être qu’à l’avenir !
Là est son authentique signature !
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Il y a des hommes courageux qui ont eu l’audace de dire : « Jésus avait annoncé le Royaume, et c’est l’Église qui est venue »  (Alfred Loisy, L’Évangile et l’Église, Paris : A. Picard et fils, 1902, p. 111.) Loisy fut excommunié le 7 mars 1908).
Et Gabriel Ringlet est prêtre, poète et théologien. Professeur de journalisme et d'ethnologie de la presse à l'Université catholique de Louvain (Belgique), en même temps que vice-recteur de cette institution : « L’Eglise a besoin de « Muer de la mue imaginale d'où sort le papillon, muer sa tête comme le cerf qui perd ses bois ».
Il y a le dernier ouvrage d’Albert Nolan OP, intitulé « Jesus Today » (non encore traduit en français). Albert nous aide dans un langage accessible à tous, à prendre Jésus au sérieux, à prendre les signes des temps au sérieux, à prendre la menace de disparition de notre espèce humaine au sérieux, à prendre au sérieux l’extrême urgence  de retrouver notre dignité,  notre responsabilité, notre compassion mondialisée, apprendre à avancer courageusement dans une totale insécurité avec la totale confiance qu’Il agit en nous. Maintenant.

 

 

Il y a une connivence entre Jésus, le Fils de l’homme, et nous, et moi. Une confiance mutuelle. Je me propose de chercher, de trouver peut-être, le secret de la force de Jésus, on pourrait dire de sa « spiritualité de liberté totale » face à son engagement dans son milieu, de même qu’aujourd’hui, avec nous, dans notre monde fragmenté qui cherche à se rassembler ne serait-ce que pour survivre. Et je mettrai mes réflexions sur mon blog.

 

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05/01/2008

L'Epiphanie hier et aujourd'hui: un puzzle

 

C’était plutôt facile de célébrer l’épiphanie lorsqu’il n’y avait qu’à écouter ce qu’en disait Mathieu dans son évangile: «Des sages en chemin illuminé par une étoile cherchent et trouvent ce bambin adorable dans une étable… ils en sont tout remués et s’en vont d’où ils sont venus, la Perse (Iran, Irak) en évitant le roi de la région jaloux de son pouvoir absolu et religieux. Ces sages païens ne se convertissent pas ni ne se feront baptiser (on en parle plus à ma connaissance). Qu’est-ce qui s’est passé? Tout simplement une rencontre. «L’innocence, comme la beauté est dans l’œil de celui qui regarde» Et leur œil était clair (si ton œil est vraiment clair, ton corps tout entier sera dans la lumière selon Mt 6 :19-23) Nul besoin de présentation: on se reconnaît quand on s’aime. Nulle crainte. Pas besoin de garde de corps ni de service de sécurité… et pourtant: qu’en est-il aujourd’hui? Si le vicaire du «roi des juifs», résident actuellement à Rome, s’en allait payer hommage aux enfants de Bethlehem, comment s’y prendrait-il? Les parents et les enfants de Bethlehem parleraient-ils la même langue que le visiteur venant cette fois de l’Occident?

Cela me dépasse… je me permets simplement de reprendre ce que j’écrivais en janvier 2007: «J’allais écrire une pensée inspirée par Jésus qui se montre au monde en son temps et en notre temps. En son temps, comme la tradition le raconte, en notre temps comme l’actualité le rapporte: dans la rue, dans les familles unies, recomposées, dans les prisons, sur les champs de guerre à basse intensité… dans l’actualité des quatre coins de la terre… Jésus se révèle et «nous passons sans le voir» trop souvent…»

En 2008: en Irak, au Kenya, au Darfour, au Pakistan… chez nous, ici… L’inaccessible étoile nous guide-t-elle vers ce bambin adorable, tellement simple qu’il ne se distingue pas des autres, au contraire il s’identifie aux plus petits… là est peut-être notre problème.

(Il y a un an j’avais complété mon petit texte par ce que j’avais lu dans le Blog de Gilbert Salem dans la «Vie des mots» (5 janvier 2007) et j’ai trouvé ce qu’est l’épiphanie:

. pour les chrétiens d’Occident
· au plan liturgique
· dans les églises d’Orient
· enfin l’épiphanie selon James Joyce dans un texte posthume paru en    1956 et intitulé «Épiphanies».)

 

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03/01/2008

Quand Internet se fait rencontre...

Le blog: un chemin vers la rencontre…

Sur ce chemin, on avance à petits pas en suivant l’étoile de «l’impossible rêve», tranquillement, sans précipitation jusqu’au moment ou, au détour d’un chemin, une personne, un homme, une femme disent: «vous habitez où?», comme Jésus on répond: «venez et voyez». Sans autre attente qu’une rencontre avec une ou deux ou trois personnes…
Ma rencontre se nomme «Daniel»: il avait exploré le blog «Katutura» dans la rubrique «spiritualité» de 24 heures… et, aujourd’hui, le pauvre blog s’est enrichi de la sagesse de son passage. On a bu un petit café, mangé un biscuit de Noël et on a fait connaissance: que pouvons-nous faire dans notre quotidien?… poser des questions, scruter les signes des temps, chercher Dieu dans ces signes, partager la faim, la soif des jeunes gens, chez nous, aujourd’hui dans nos écoles, dans nos lycées, dans la rue. La faim: de sens dans l’absurde des systèmes qui nous emprisonnent, la soif d’eau désaltérante dans le désert de leur cœur quasi vide d’espérance… et bien davantage encore!
L’engagement n’est pas un choix, c’est simplement la fidélité à soi-même, à notre raison d’être…
Comment? Avec les moyens, aussi modestes soient-ils, qui sont les nôtres… tenter de prendre la jeunesse désemparée au sérieux, de «prendre les signes des temps au sérieux, de prendre Jésus au sérieux» («Jésus today» Albert Nolan) et de faire confiance à l’énergie qui nous habitent comme les jeunes de Taizé à Genève ces jours derniers!
Merci aux blogs qui sèment le message de l’évangile, comme des petites graines qui doivent parfois disparaître à la racine des êtres et des choses pour devenir porteuses de sève… sur le chemin de l’inaccessible étoile. Merci à celles et à ceux qui gèrent les blogs!!!
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Merci à Daniel!
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Mais je ne résiste pas à l’envie de partager quelques lignes d’un mail de François, un ami, que je reçois à l’instant:
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«…je pense à vous.
Je dis que je vous souhaite une aussi bonne année 2008 que possible,
car je trouve toujours étrange qu'on parte de l'idée que l'année qui commence
sera bonne, alors que nous savons qu'elle ne le sera pas.

Elle ne le sera pas pour les requérants d'asile et les sans-papiers,
elle ne le sera pas pour les populations exploitées par notre
système de mondialisation,
elle ne le sera pas pour les prisonniers, les condamnés à mort, les victimes
de la torture,
elle ne le sera pas pour celles et ceux qui souffriront
des changements écologiques,
elle ne le sera pas pour les victimes des catastrophes naturelles,
elle ne le sera pas pour ceux qui seront victimes de cruelles maladies,
de séparations, qui connaîtront des deuils.

Elle le sera sans doute pour un certain nombre de financiers et
d'entrepreneurs, un certain nombre de politiciens…
Elle le sera j'espère pour les amoureux qui pourront vivre leur amour,
pour celles et ceux qui pourront voir naître ou élever des enfants
en bonne santé et joyeux,
pour les amoureux de la beauté, de la poésie, pour celles et ceux
qui trouveront la paix dans leur foi,
pour celles et ceux qui ont le sens de l'humour et le don de
l'amitié,
mais ce que je souhaite à toutes et à tous, c'est de trouver la force de
jouir pleinement de ce qui vous sera donné et de trouver l'énergie pour
réagir contre ce qui est inacceptable…»
.

Merci François!

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30/12/2007

2008

 

 

 

Une gamine de sept ans environ. C’est le temps de «faire les foins» au Clos-du Doubs, Jura. Assise sur tas de foins sec et parfumé, ses coudes vissés aux genoux, son visage d’enfant paysanne entre ses mains, elle contemple l’horizon: le Mont Terri d’où émerge le soleil, et la sentinelle des Rangiers. Par-dessus et bien au-delà du képi du Fritz aujourd’hui heureusement trépassé, la gamine s’évade par monts et par vaux, elle fait le tour de la terre en rien de temps. Elle est sûre que tout y est aussi beau et bon et bien qu’au Jura! Impossible de s’imaginer autre chose! Sa réalité est son rêve!

 

Les années passent sans faire grand bruit et la fillette découvre les aspérités, les contradictions dans la nature, chez les gens, en elle-même! Tout n’est pas beau ni toujours bien, ni toujours bon… Un frère bien-aimé malade, un poulain qui meurt en naissant, le peu d’argent pour huit enfants, les bruits de guerres au-delà de la frontière toute proche… Les écailles tombent des yeux, l’adolescente voit les choses autrement et elle demande: pourquoi? Où est le problème?

 

 

Elle réalise que la création du «Bon Dieu», comme on le nomme dans la famille, a une faille, quelque chose reste à faire et c’est à nous de mettre nos salopettes, de retrousser nos manches de chemise et de nous mettre au travail. La lutte pour la survie et la VIE n’est pas une théorie, c’est la réalité.

 

 

Du tas de foins tout sec et parfumé de l’enfance, le besoin de franchir les frontières, les continents mûrit dans le corps et le cœur de la jeune femme… l’envie, le besoin, l’appel presque, de partir lutter là où la «faille» crève les yeux: chez celles et ceux qui sont moins heureux que nous alors que, comme nous, ils sont nés pour le bonheur!

 

 

La jeune femme découvre que la «faille» n’est pas tout à fait la faute au Créateur, mais qu’il nous fait confiance pour parfaire sa création

 

selon le rêve de la petite fille sur son tas de foins: le bien, le beau, le bon. C’est l’énergie qui motive, soutient, propulse notre lutte vers un autre monde «tout à fait possible!» En 2008 et au-delà.

 

 

La gamine de sept ans est octogénaire aujourd’hui. C’est Claire-Marie, elle prie, elle invite tous les amis du monde entier à scruter l’horizon et, faisant fi de tous les «képis» du monde, à transformer obstinément «l’impossible rêve» en réalité.

 

 

Bon et bel an 2008!

 

 

 

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25/12/2007

Nativité en direct, décembre 2007

En cette nuit, des mamans enfantent. Comme nous, des enfants naissent sans l’avoir demandé! Ils commencent leur traversée! Vers l’autre rive. Et j’entends Khalil Gibran dire aux parents:

«Vos enfants ne sont pas vos enfants…

Même s’ils sont avec vous, ils ne vous appartiennent pas,

vous pouvez leur donner votre amour mais pas vos pensées

leurs pensées leur appartiennent…» (ma traduction)

Nativité en direct

une crèche d’aujourd’hui en Irak

une crèche au Darfour

une crèche au Bangladesh

une crèche en Europe

une crèche en Chine

une crèche au désert

une crèche dans la brousse

 

 

 

Lui qui est né sur la paille connaît tout ça, et il a même la chance d’être entouré d’un père et d’une mère, d’un âne et d’un bœuf dit-on… que les bébés du Darfour n’ont pas…

Mais il connaît tout ça, Il l’a dit: «les plus petits, c’est moi en 2007 aussi!» Pourquoi alors tous ces bébés en plastique dans nos crèches occidentales?

Pourquoi plastifier Jésus alors qu’Il VIT???

Sûrement qu’Il n’aime pas trop ça…

Quel mystère! Oui…

«Il continue de souffrir jusqu’à la fin des temps… ne dormons pas durant ce temps» (Blaise Pascal)

Il meurt avec nous jusqu’à la fin des temps… jusqu’à la victoire «hors espace-temps» sur l’autre rive.

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23/12/2007

Et si Jésus n'était pas venu?

  

 

Noël et la question:

 

 

2007 ans de chrétienté qu’est-ce que ça change?

 

Noël qu’on célèbre avec force encens, bougies, messes orchestrées, douce nuit, sainte nuit…

 

on met le bébé sur la paille…

 

on le réduit pour l’année suivante dans un carton alors que la «société ne change pas» d’un pouce! Ou guère…

 

Ou bien?

 

 

Et s’il n’était jamais venu, Jésus?

 

 

Si Jésus n’était jamais né, je n’ose même pas y penser… Jésus, ce paysan juif, cet homme si parfaitement humain, qu’il est Dieu. (Edward Schillebeecks).

 

Ce verbe du créateur fait homme.

 

Je n’ose imaginer la planète sans Jésus, je n’ose imaginer la Palestine en son temps sans lui! Aujourd’hui sans lui… Moi sans Lui! Vous sans Lui!

 

 

Je n’ose imaginer la terre sans son passage, son travail, son infinie compassion, sans sa présence aujourd’hui dans notre réalité.

 

 

Je n’ose imaginer un monde vide de son exemple, de sa vie, de son souffle, de son feu! De son amour contagieux! Pour les enfants, les femmes, les gens de partout et de toujours! Un monde sans les histoires qu’il a racontées, sans Marie Madeleine, sans les enfants ni les pauvres ni les riches…

 

 

Un monde sans Paul, ni Jean, ni Jacques… sans levain dans la pâte, sans sel dans la soupe…!

 

 

La pâte et la soupe, c’est la famille de Dieu en devenir. C’est «l’incarnation» pour employer ce mot difficile. C’est le rêve de Jésus brisé à longueur d’années!

 

 

De son rêve brisé naît un temps nouveau: hors crèche! Aujourd’hui Jésus et nous avec lui, sommes en train de naître… c’est la Nativité en directe! Oui ça vaut la peine de faire la fête! Oh! Merci d’être et de rester avec nous, cher Yeshuah!

 

 

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20/12/2007

Bon anniversaire Jésus! (2)

Qu’en pense Dieu?

 

Ecoutez:

 

"Mes yeux sont fixés sur Yahvé,
car il tire mes pieds du filet…" Ps 25: 15

 

"Notre âme, comme un oiseau,
s'est échappée du filet de l'oiseleur…
le filet s'est rompu et nous avons échappé…" Ps 124: 6-7

 

"Dégage-toi comme du filet la gazelle
ou comme l'oiseau du piège" Pr 6:5

 

"Lorsque j'aurai assouvi ma colère contre le mur
et contre ceux qui le couvrent de crépi,
je vous dirai: le mur n'est plus
on peut alors avoir des visions de paix…" Ez 13:15

 

"Par la force de mon bras j'ai agi…
j'ai balayé les frontières des peuples…" Is 10:13

 

"C'est pourquoi Jésus lui aussi, pour sanctifier le peuple…
par sa propre vie… a souffert hors de la porte.
Par conséquent pour aller à lui, sortons en dehors du camp
en portant son opprobre." Heb 13:11-14

 

"Moïse prenait la tente et la plantait pour lui
hors du camp, à bonne distance du camp.
Quiconque avait à consulter Yahvé devait sortir
pour gagner la tente de la réunion dressée hors du camp…" Ex 33: 7

 

"Le tombeau vide
vous cherchez Jésus… Il n'est pas ici…" Mt 28: 6

 

"Le tombeau vide… c'est Jésus que vous cherchez…
Il n'est pas ici…" Mc 16:6

 

"Le tombeau vide… pourquoi cherchez-vous
parmi les morts celui qui est vivant?" Lc 24:5

 

"Le tombeau vide… au tombeau vide… il crut…
Marie le reconnut…

hors du tombeau dans le jardin…" Jn 20:9 et16

.

 

Où trouver Jésus à Noël pour lui dire "Happy birthday to you?"
"Bon anniversaire Jésus!"

Où est Bethléem et où est l'étable?

.

 

 

 

La réponse est si simple qu'on l'ignore totalement
tant elle menace le chiffre d'affaires des supermarchés.

 

On trouve Jésus là où il a dit qu'il est:

 

Avec Marie de Magdala, amoureuse de Jésus, on le reconnaît hors du tombeau:

dans les jardins du monde, par exemple:

 

"J'ai faim… j'ai soif… je suis un étranger,
je suis nu, je suis malade, je suis prisonnier…"
et vous êtes avec moi… Matt 25: 35-37

 

Pas les autres seulement
Tour à tour chacun de nous a faim, soif,
chacun est étranger, nu, malade, prisonnier

 

Alors "Bon anniversaire et Joyeux Noël à nous tous…"

 

Et puis encore:
"Quiconque accueille un petit enfant…
c'est moi qu'il accueille." Matt 10:42
"Bon anniversaire et Joyeux Noël les petits!"

 

Jésus dit:
"Je vous le dis, retournez à l'état des enfants
pour être avec moi… qui se fera et qui se sait

le plus petit, il est le plus grand…" Matt 18:1-4

.

 

"Bon anniversaire" à nous tous…
puisque cet homme merveilleux, grand, beau, bronzé…
Jésus,continue sa route avec nous ici même
en ce Noël 2007

10:22 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (1)

19/12/2007

Bon anniversaire Jésus!

  

 

 

 

 

Je suis heureuse que tu sois né, heureuse que tu sois parmi nous
depuis 2007 ans bientôt, dit-on,
sur la paille, sur les mers, dans les déserts
aux Golgothas de chez toi et de chez nous

 

et puis dans un tombeau dont tu t'échappes
pour habiter à tout jamais en liberté
dans nos cœurs, tu es chez toi chez nous, chez moi, Yeshuah!
tu as mon âge et tu connais la rage de vivre en liberté.
Je le crois.

 

Je relève donc à longueur d'années le défi de créer
avec toi un monde de liberté,
une grande famille humaine
où la seule et l'unique raison d'être des hommes
et femmes que nous sommes
est de s'aimer les uns les autres
du mieux que nous pouvons,
comme tu nous as aimés.

 

Mais tu nous connais, nous luttons obstinément, souvent
dans le brouillard et les orages, et nous défions
notre paresse, notre désir de sécurité
qu'offrent, toujours plus nombreux, les systèmes,
les camps, cages, murs, frontières, portes, temples et tombeaux,
quitte à s'y faire, à s'y complaire,
à les désirer même, ces prisons qui coupent nos ailes,
éteignent nos bougies à peine allumées, vident nos têtes
et dessèchent nos cœurs.

 

Alors, Jésus, le fait qu'à travers la planète résonne encore en 2007:
"Joyeux Noël et Bon anniversaire!"
renouvelle en nous tous, en moi,
la rage de créer la liberté comme tu l'as rêvée
en fuyant d'Egypte en Egypte, en nous hâtant, nous avec toi,
vers nos Galilées planétaires, annoncer l’urgence de créer une société hors systèmes,
hors camps, cages, murs, frontières, portes, temples et tombeaux
pour devenir une famille sans murs ni cage ni filet,
une famille où l'on essaye de s'aimer
Est-ce encore une utopie, cette vision hors cage?
Qu'en pense Dieu?

 

 

Bon anniversaire Jésus!

 

 

08:58 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (3)

16/12/2007

Avent 2007

 

 

 

J’ai un problème avec le temps de l’Avent et avec Noël. Pendant l’Avent, la liturgie nous fait dire «qu’on attend, qu’on attend…», et puis «qu’il vient, qu’il vient, qu’il vient». Qui vient? Jésus. En fait avant qu’il ne «vienne au monde» à Bethléem, on nous dit que les prophètes l’avaient déjà attendu «durant plus de 4000 ans». Et puis, depuis cette première année (après sa naissance donc) et jusqu’à l’âge de 33 ans environ, il nous montre ce que c’est que d’être un homme: «Fils de l’homme». Le VERBE (la parole donc) de Dieu fait homme. En fait, c’est très concret, musclé, charnel: un verbe, ça fait quelque chose! Cela crée! C’est une personne! En fait Jésus n’a écrit ni livres ni encycliques ni sermons pour nous montrer son Abba et le nôtre! Il était et il est. «Qui m’a vu a vu mon – et votre – Abba». Les maîtres des systèmes, politiques, religieux ou autres, n’aiment pas trop que les «sujets, les fidèles» agissent librement, sans demander leur aval ou leur bénédiction. Jésus a eu l’audace de faire juste ça et de le dire: «On vous a dit et moi je vous dis!» Il a dit quoi? Qu’on est là pour être aimés et pour aimer! C’est tout. Jésus est aimé des petits et des marginaux. Ces petites gens comprennent facilement ce langage-là! Cela leur fait chaud au cœur! En ces personnes insignifiantes, Jésus est enraciné, il vit. Il n’est pas un «baby». Il est le serviteur souffrant et luttant pendant l’Avent… le «Menschwerdung»: le devenir homme de Dieu. (on dit aussi: incarnation). Mais les maîtres des systèmes ont eu peur de «l’Amour fait homme», ils l’ont tué… On ne tue pas l’Amour, Il continue de germer, de naître et d’agir avec audace dans, et par les hommes/femmes de partout et de tous les temps. Et quand les gens agissent comme Jésus qui est leur force, la famille humaine est en voie de construction… elle ne veut que la paix, la justice, et surtout elle ne veut plus tolérer, ni injustice, ni armes, ni guerres, ni prisons, ni pollution, ni lacs secs, ni forêts calcinées… Mais j’y pense: mon problème avec l’Avent, avec Noël, ce n’est pas tellement parce qu’on se fait des petits cadeaux, parce qu’on aime être «cadeaux les uns pour les autres». Non, mon problème, c’est plutôt le manque d’un Bilan sérieux de ces 2008 années de chrétienté… qu’en pense Jésus? J’essaie bien de faire une espèce de Bilan dans mon coin. Mais les institutions, du moins celles qui se disent «chrétiennes», est-ce qu’elles font un Bilan de leurs activités pastorales? Il ne s’agit ni de statistiques, ni de chiffres, ni de sous… il s’agit plutôt, comme Jésus et ses premiers amis l’ont fait, de la manière de vivre, de partager, d’aimer tout naturellement… de telle sorte que mêmes les «maîtres des systèmes» s’étonnent et pensent: «voyez comme ils s’aiment» (Tertullien, IIè s. Apologétique 39)…

L’Avent et Noël restent quand même un problème. Peut-être un beau mystère!

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09/12/2007

Jean-Baptiste, vêtu de poil de chameau...

 

Ce samedi 8 décembre est un jour férié dans le Canton de Fribourg. L’église y fête la mère de l’homme de Nazareth: Jésus Ben Joseph.
Demain, 2e dimanche de l’avent, Matthieu (3 :1-12) racontera que Jésus est venu se faire baptiser au Jourdain par Jean-Baptiste, et le Baptiste n’avait pas la langue dans sa poche. Voyez le texte, il n’est pas long…

 

Jean-Baptiste, vêtu de poils de chameau, d’une ceinture de cuir autour des reins et se nourrissant de sauterelles et de miel sauvage… Il baptisait.
Au Jourdain, les gens de la région confessaient leurs péchés avant de recevoir le baptême alias l’absolution. Lisez ce que dit le Baptiste à la vue des pharisiens et des sadducéens: «race de vipères… produisez donc des fruits de repentance…» «la cognée est à la racine de l’arbre» et Jésus, selon Jean: «a son van à la main; il nettoiera son aire…»
Aujourd’hui, «son aire», c’est la société dont nous sommes membres. C’est nous dans nos contextes respectifs.

 

Je me demande ce que Jean-Baptiste et Jean diraient aujourd’hui à ceux qui, à la messe, récitent par cœur: «je confesse à Dieu tout-puissant… que j’ai péché en pensées, en paroles, par actions, par omissions… je demande pardon…» et qui reçoivent un pardon «hop! hop!» quasi automatique et instantané à travers quelques paroles prononcées plus ou moins rapidement… avant que continue la messe et qu’on écoute l’évangile et ce que le prêtre en dira… malheureusement, l’art d’édulcorer afin de ne pas «culpabiliser les ouailles» rendra, c’est possible et fréquent selon moi, neutre et quasi nul le message du Baptiste et de Jésus… pourtant clair comme l’eau de roche!

 

Que diraient-ils aujourd’hui dans les pays «aux valeurs occidentales chrétiennes?»

 

À ceux qui veulent à tout prix construire les plus beaux stades du monde pour les Coupes mondiales en Chine (2008), en Afrique du Sud (2010) tout en expulsant des milliers de gens redondants, «surplus people», vers les «déchetteries» périphériques?

 

A ceux qui flirtent avec les médias afin d’empoisonner de leur double langage les gens crédules, ceux qui ne cherchent qu’un peu de vérité?

 

A ceux qui acquittent les voleurs riches et condamnent les petits délinquants?

 

A ceux qui, au nom de Dieu imposent des fardeaux insupportables sur les épaules des fidèles, soit au niveau moral, doctrinal, financier tels les impôts paroissiaux à tous les niveaux: du fédéral au paroissial!?

 

A moi quand je n’ai pas le courage de mes convictions?

 

On peut continuer ainsi… car nous avons tous besoin d’être sur le chemin de la conversion permanente, pas tellement en se méprisant soi-même, mais plutôt en essayant de respecter les gens comme on se respecte soi-même… Jésus a dit ça un peu autrement!

 

 

 

 

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02/12/2007

Sida: un fait en Afrique du Sud

 

 

Le travail de ma consœur Rita consiste à visiter les écoles rurales dans la Province au nord de Johannesburg, une large étendue entre la capitale provinciale, Rustenberg et Sun City, bien connu des joueurs de sous, des organisateurs de concours Miss World, des amateurs d’or, de sexe et de roulettes… ignorants, semble-t-il, des milliers d’orphelins sidéens qui agonisent et meurent dans les villages et townships de la périphérie.

 

 

D’une école à l’autre, Rita rencontre les enfants et leurs parents, quand ils en ont encore, et les enseignants. Elle écoute, observe, essaye de partager son savoir-faire professionnel et son amitié. Enseigner, éduquer, s’affirmer face aux nombreux systèmes – toujours grevés d’injustices - en place sous le nouveau régime comme sous l’ancien.

 

 

On est loin de la parole de saint Augustin: «La gloire de Dieu est l’homme debout!»

 

 

Rita voit des milliers de petits orphelins sidéens rampant à même le sol, assis dans le sable des chemins, se traînant dans les huttes, hors des huttes, parmi les chats, les chiens, les chèvres et le fourmillement d’insectes. Ces petits agonisent dans d’atroces douleurs.

 

 

Mort, le petit cadavre, enveloppé d’un bout d’étoffe sera enfoui dans la terre où des milliers d’autres vont le rejoindre au fil des jours.

 

 

Rita a vu leur regard d’enfant posé sur la société.

 

 

Elle rencontre Nothombe (nom d’emprunt) une enseignante africaine, mère de famille qui, elle aussi a perçu ces regards insupportables des enfants agonisants. Où est la dignité humaine?

 

Nothombe a décidé de quitter l’enseignement, de renoncer à son salaire, de rassembler dans sa petite maison une vingtaine d’orphelins sidéens pour s’en occuper, sans faire de différence avec ses propres enfants non contaminés. L’approche est holistique, il s’agit d’atteindre le corps, le cœur et l’intelligence des petits orphelins. Chaque jour un peu de toilette, une natte propre, du porridge si possible sucré et quelques gouttes de lait pour le corps. Pour l’intelligence: des chansons, un peu de tam-tam, des mélopées africaines, des jeux, des crayons de couleurs et des bouts de papier, des petites pierres rondes. Pour la sensibilité: la tendresse, les caresses, un sourire pour un cœur d’enfant en dérive! Condamné à mort…

 

 

Rita revient trois semaines plus tard, elle trouve les petits sidéens, certes toujours malades, mais dignes et heureux, souriant même, en dépit des spasmes d’un corps qui s’effrite. Rita me dit: «Ils ressemblaient à des fleurs flétries que quelques gouttes de pluie auraient fait revivre!»

 

 

On sait que l’accès aux médicaments est quasi nul, on est au courant de la déplorable politique de la santé, d’autant plus que cette région se trouve dans une zone rurale particulièrement délaissée. La minivie des minisidéens s’éteint comme une petite bougie lumineuse consumée jusqu’au bout.

 

 

Nothombe, ses voisins, des amis font des miracles. On partage le peu qu’on a et on prolonge d’un mois, de six mois peut-être, le droit des enfants à mourir dans la dignité humaine.

 

 

Améliorer les méthodes et les campagnes de prévention de la maladie? Oui.

 

 

Prendre conscience du rôle des firmes pharmaceutiques d’une part, confronter la quasi-indifférence du gouvernement actuel face à la tragédie de son peuple d’autre part? Oui.

 

 

Créer un réseau de solidarité pour la vie des petits et leur droit à mourir dans la dignité? Cela se fait au ras des pâquerettes. Les médias n’en parlent guère.

 

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26/11/2007

La voix des protestants

Après une lecture de la dernière page de 24 Heures du vendredi 23 novembre.

Un paysage hivernal. Un homme grisonnant en route vers Notre-Dame d’Oujon. Une tasse de thé à la cannelle. L’homme, c’est Antoine Reymond. Il aime la nature, l’air frais, la marche qui le conduit vers une chartreuse que lui et son compagnon devinent à travers des ruines et des tertres, vestiges d’un passé révolu car le monde bouge. Antoine Reymond est soucieux face à l’attitude et à certaines paroles de la hiérarchie catholique (outrageusement médiatisées) qui humilient les communautés des Eglises réformées, et d’autres encore ! Sera-t-il possible de continuer le dialogue et de travailler avec les catholiques, se demande-t-il ?

Je me tourne vers Jésus, seul au désert, il savait que « de Jérusalem il ne restera pas pierre sur pierre » (Luc 21 :6) à moins que …il se demandait comment s’y prendre pour dénoncer la domination et annoncer la libération qui permet aux gens de vivre ensemble.

Vivre ensemble, c’est pas ça le but du mouvement œcuménique? Vivre ensemble dans une liberté mutuellement respectée ? Ce serait ça le fruit de l’œcuménisme à travers le monde, ce serait peut-être la fin des guerres de religions…

Il me semble qu’Antoine Reymond réfléchit un peu à la manière de Jésus. Il est pessimiste, déçu, fâché, presque désespéré et il se demande ce qu’il faut faire face à « l’affirmation identitaire, à des schémas de pensée sectaire , à des réinterprétations de Vatican II ». Il se demande comment s’y prendre :
« Se battre contre dit-il, car c’est fondamentalement non évangélique ».

Jésus s’est « battu contre ». Il a dénoncé les systèmes de domination en annonçant le royaume : la famille des humains ! Il tenait de sa maman qui, elle, avant même qu’Il fut né, reprenait à pleine voix le Magnificat, qu’Anne, la mère du prophète Samuel chantait en son temps(1er Samuel, 1-2, et Luc 1 : 46-56) !

Pourquoi jubile-t-elle, Marie, cette femme au foyer ? Cette femme du peuple comme moi ? comme vous ? Parce qu’elle sent que la réalité des opprimés et des humiliés ne peut pas durer… il y a du changement dans l’air, la domination des institutions politiques, religieuses ne peut pas durer… Dieu n’a pas fait la planète pour en faire un assemblage de « petites boîtes », des ghettos !

Marie anticipe la Bonne Nouvelle de Jésus en chantant :

Dieu déploie toute la force de son bras ;
Il a dispersé les hommes à la pensée orgueilleuse ;
Il a jeté les puissants à bas de leur trônes et a élevé les humbles ;
Les affamés, il les a comblés de biens
et les riches, il les a renvoyés les mains vides…
Il se souvient de son Amour !

De tout temps les gens ont dû se battre contre les « trônes, les dominations». Les replis sur soi, sur des passés révolus sont des signes qui caractérisent notre époque où la grande peur des autres mènent aux dictatures des pouvoirs institués !

Face à ça on peut, de nos modestes « épiceries de quartier », nous joindre à ceux et à celles qui vendent des petits pains aux affamés de justice et contribuent ainsi à la globalisation de la compassion (World Wide Web !)
L’œcuménisme contribue à la construction de la famille humaine, du Canton de Vaud au reste de la planète.

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Quand on n'a que l'amour

Ce jeudi, 22 novembre 2007

Chers amis et amies de partout, bonsoir! Je suis tellement heureuse de vous retrouver là où vous êtes!

Le 16 juin 1976 à Soweto : la révolte des écoliers et des étudiants : Hector Petersen, le premier enfant abattu par la Police sud-africaine…plus de 800 furent abattus après lui…ma pensée était avec eux ce samedi 16 juin 2007…

Ce même samedi 16 juin journée des réfugiés en Suisse aussi. J’allais prendre le bus No 2 pour la gare (Lausanne) afin d’arriver à temps pour la rencontre organisée à Berne, avec et pour les réfugiés de chez nous et de partout.

Je suis arrivée, sans le vouloir aux urgences de l’hôpital d’Yverdon les Bains… hôpital, trauma, complications… ce 22 novembre 2007 enfin, je reviens vers vous avec beaucoup d’affection et de bonheur. Tous les jours, j’ai pensé, senti, prié avec ceux et celles de par le monde qui se tendent la main, qui cherchent un regard, un sourire, une caresse, un mot peut-être… justement parce qu’on est que des humains avançant clopin-clopant sur les chemins de notre toute petite planète.

Je vous embrasse avec juste quelques notes de musique :

« Quand on a que l’Amour

Quand on n'a que l'amour
A s'offrir en partage
Au jour du grand voyage
Qu'est notre grand amour… »

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