23/03/2015

Hans Erni: plus près de toi mon Dieu!

 

 Merci très cher Ami: Hans Erni

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Plus près de nous encore

 Merci à toi Hans Erni

 Tu as compris notre rêve,

 tu l'as dessiné, tu l'as saisi :

 

L'Afrique du Sud

 Le vrai visage

 Regarde

 rêve

 lutte

 

bientôt je pourrai

 me reposer

 

te dire Merci face à face

 Tu es dans le cœur de Dieu

 plus proche de moi encore

de nous

de Dieu-Amour

 Là où bientôt j'espère

 te rejoindre

 rêve accompli

 rêve en devenir

 l'amour nous unit!

 Merci Hans Erni !

 

18/03/2015

Prends - moi

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 Il y a quelque temps j’ai découvert un cantique dont je ne connaissais – à ma grande honte - ni le texte ni la mélodie, et pourtant c’est un cantique de notre recueil ordinaire de cantiques.

 La première strophe commence ainsi :

 Prends-moi, souffle divin, allume le feu,

 montre-moi le chemin, donne-moi les réponses qui me guideront dans ma vie.

 Il s’agit là d’un cantique au Saint Esprit. La signification première du mot hébreu pour Esprit, ruach, peut se traduire par ‚souffle’, ‚respiration’, ‚vent’, ‚tempête’. Une chose est certaine, ce mot hébreu est du genre féminin. On a aussi déjà associé ce mot ruach au côté féminin de Dieu. Il n’est donc pas trop audacieux d’y voir une touche d’érotisme.

 Cette touche d’érotisme se retrouve dans la seconde strophe qui débute ainsi :

 Viens, Esprit Saint, me toucher...

 On trouve également d’autre invitations de ce genre dans le cantique :

 Réveille-moi, caresse-moi, entraîne-moi....

 Le cantique en appelle au saint souffle:

 Allume ton feu.

 Cela pourrait nous inquiéter, car un souffle enflammé risque de nous brûler. Mais je repense aux paroles de Jésus en Luc 12,49 :

 

Je suis venu jeter un feu sur la terre,

 et comme je voudrais qu’il fût déjà allumé.

 

C’est le feu de la passion que le théologien et pasteur Kurt Marti nomme la passion de Dieu pour le monde (Weltleidenschaft Gottes).

 Par ce cantique j’implore le souffle saint de m’accorder le feu de la passion:

 Montre-moi le chemin, donne-moi les réponses qui me guideront dans ma vie.

 Le souffle saint, la passion de Dieu pour le monde, c’est ce qui montre le chemin et qui donne les réponses pour la vie. Cela me rappelle le Deutéronome 4,24 quand Dieu dit de lui-même :

 Car le Seigneur votre Dieu est un feu dévorant,

 il est un Dieu passionné.

 Qui dit Dieu dit passion. Et le chemin qu’il désigne, c’est un chemin de ferveur, tel que Jésus l’a parcouru aussi (Luc 12,49):

 Je suis venu jeter un feu sur la terre,

 et comme je voudrais que déjà il fût allumé.

 C’est ce souffle saint que je sollicite pour me consumer passionnément avec Jésus.

 Une prière engagée et ... risquée.

 Hermann-Josef Venetz

Traduction : Christiane Gaeumann

 

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17/03/2015

Fête de Saint Patrick, 17 mars 2015

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 J’avance sur ma route avec la force de Dieu pour me protéger,
La sagesse de Dieu pour me diriger,
L’œil de Dieu pour me guider,
L’orteil de Dieu témoin de mon langage.

Que la parole de Dieu soit sur mes lèvres,Que la main de Dieu me garde,
Que le chemin qui mène à Dieu s’étende devant moi,
Que le bouclier de Dieu me protège,
Que l’armée invisible de Dieu me sauve de toutes les embûches
du démon, de tout vice qui pourrait me réduire en esclavage et de tous
ceux qui me veulent du mal, au cours de mon rapide ou long voyage,
seul ou avec la multitude.

Que le Christ sur ma route me garde de la prison, me garde du feu,
de la noyade ou de la blessure provoquée par la colère de l’ennemi,
afin qu’une moisson fructueuse puisse accompagner ma mission.

Christ devant moi, Christ derrière moi,Christ sous moi, Christ sur moi,
Christ en moi et à mes côtés,Christ autour et alentour,
Christ à ma gauche et à ma droite,
Christ avec moi le matin, avec moi le soir,
Christ dans chaque coeur qui pensera à moi,
Christ sur chaque lèvre qui parlera de moi,
Christ sur chaque regard qui se posera sur moi,
Christ dans chaque oreille qui m’écoutera.

 Texte original : catholique.free.fr/prières/stpatrick
Texte publié dans la revue
Le Lien de mars 2014

 J'ai fêté la Saint Patrick dans l'hémisphère sud et dans l’hémisphère nord. En Irlande, en Angleterre et... oui, en Suisse !

 J'aime les Irlandais et leur beau pays ! Et que Patrick veuille bien protéger toutes celles et tous ceux que j'aime. Que j'ai aimé. Que j'aimerai. Et que, bientôt, on se retrouve afin de chanter ce qui habite notre cœur !

 

13/03/2015

Viens éclairer...

 

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 On peut vivre parfois des jours et des semaines sans inspiration valable, et lorsqu’une idée apparaît, elle éclate et disparaît aussitôt comme une bulle de savon. L’hymne au Saint Esprit, que j’ai déjà présenté dans ce cadre, exprime presque exactement cet état d’esprit. Le texte de la 4e strophe dit:

 Viens Esprit saint m’éclairer de décision et de conseil.

 Dis le Seigneur fait aujourd’hui ce qu’il a fait dans le passé.

 Ce qui mérite réflexion, c’est que l’Esprit divin, le Souffle saint, ne m’éclaire pas seulement de bon conseil. Un bon conseil peut valoir cher, mais rien de plus facile que de donner un conseil. C’est pourquoi je trouve cette requête si importante : Eclaire-moi de décision et de conseil. Et ‚décision’ passe avant ‚conseil’. Ce qui nous manque, ce ne sont pas les conseils mais bien la faculté de décider de mettre en oeuvre, de pouvoir passer du conseil à l’action. Et c’est là que nous avons besoin de la lumière de l’Esprit saint.

 Le Souffle divin voudrait nous le rappeler :

 Le Seigneur fait aujourd’hui ce qu’il a fait dans le passé

 Et qu’a-t-il fait dans le passé ? Prenons la Bible en main :

 Au commencement Dieu a fait le ciel et la terre...

 Dieu créa les êtres humains comme une image de lui-même… il les créa homme et femme. Puis il les bénit...

 

Et l’histoire continue :

 Le Seigneur Dieu prit de la poussière du sol et en façonna un être humain et insuffla

 dans les narines le souffle de vie...

 Et ainsi de suite....

 Mais l’Esprit saint nous dit : Ce ne sont pas seulement des événements du passé, ce que Dieu fit alors il le fait encore aujourd’hui.

 C’est ainsi que dans l’hymne, le Souffle divin nous entraîne dans le maintenant de Dieu. Et c’est notre maintenant.

 Hermann-Josef Venetz

 Traduction : Christiane Gaeumann

 

15:21 Publié dans théologie | Lien permanent | Commentaires (0)

12/03/2015

Eveille-moi, Souffle divin,

 

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Lorsqu’on s’est trouvé longtemps au service de personnes ou de causes, la routine peut s’installer, on perd l’intérêt, la motivation; on s’ennuie, on se fatigue. C’est la situation que vise l’hymne au Saint Esprit lorsqu’il commence par une invite : Prends-moi Souffle divin…

  La troisième strophe l’exprime ainsi :

 Eveille-moi, Souffle divin,

 Fais que je sois à nouveau prêt

 à entrer en action contre la tristesse.

  Que ce Souffle divin me réveille, me secoue, m’anime, m’enflamme; que mon regard reconnaisse à nouveau le charme, la séduction de la tâche, afin que je sois à nouveau prêt à reprendre du service.

 Ce qui me surprend c’est que j’ai été ordonné prêtre à Sion il y a plus de 50 ans. Je m’étais alors mis à disposition  pour un service envers une communauté, envers des personnes qui cherchaient de l’orientation et de l’aide. Je comprenais ce service comme être au service de. Mais l’hymne nous présente un service contre – un service contrela tristesse. Cela ne signifie pas que je doive me présenter en humoriste ou en clown ou que je sois en permanence d’humeur joyeuse avec toujours un bon mot à la bouche. Tous les malheurs du monde, la famine qui s’étend, la terreur, les flux incessants de réfugiés, les perpétuels échecs et la dépression partout répandue – on pourrait les résumer en un mot: la tristesse du monde – ne se laisse pas escamoter par une plaisanterie. Il est bien plutôt question de se laisser immerger sans résistance dans la passion de Dieu pour le monde tel qu’il est, et qu’Il aime si passionnément qu’Il veut sans cesse l’éveiller à la vie et à la joie.

 

 Hermann-Josef Venetz

Traduction: Christiane Gaeumann

 

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11/03/2015

Prends-moi... entraîne-moi...

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Chagall: Cantique des cantiques

L’hymne au Saint Esprit, dont il a été question à plusieurs reprises ici, nous surprend quant à la variété des noms, des images et des invites impliquant le Saint Esprit. On l’appelle tantôt le Souffle saint ou encore l’Esprit divin. Il s’embrase, il m’indique le chemin, il répond à mes questions existentielles. Il m’enseigne à croire; il m’éveille, m’éclaire et me prépare à mon service. La dernière strophe l’exprime également :

 Prends-moi, souffle divin; Esprit saint, entraîne-moi.

 Merci Christ pour la mission, merci de me permettre de servir.

 Cette invite au Souffle divin à me toucher et à l’Esprit saint à m’entraîner, ce n’est pas nouveau après les strophes précédentes, mais cette proximité, cette familiarité me rendent toujours heureux. L’important dans cette dernière strophe, c’est de bien comprendre sa dernière ligne, toute consacrée aux remerciements.

 D’abord il est question du merci au Christ pour la mission confiée. En quoi consiste cette mission ? Jésus rassemble autour de lui des hommes et des femmes, non pas pour qu’ils le vénèrent. Il partage avec eux sa propre mission qui est de délivrer les hommes de leurs divers oppressions et aveuglements, d’aider les malades à se relever, de leur faire découvrir l’arrivée du Royaume de Dieu au quotidien (voir Luc 10). Car Jésus, le fils de l’homme lui-même n’est pas venu pour se faire servir , mais il est venu pour servir (Marc 10,45), et il a ainsi montré la direction à ceux qui le suivaient.

 Ensuite il y a le merci de me permettre de servir. Là également il n’est pas question en premier lieu du service au Seigneur, mais bien du service aux indigents, aux pauvres, aux réprimés, aussi nombreux aujourd’hui qu’à l’époque. Certes Dieu nous a créés pour le louer, pour le servir, comme on le lit dans le Catéchisme de l’Eglise catholique. Pour ma part je trouve plus important le raisonnement du théologien Duns Scot (1265-1308) qui explique que Dieu nous a créés parce qu’il nous veut associés dans l’amour. Servir signifie pour nous être associés à Dieu dans l’amour réciproque. C’est ainsi que nous sommes le plus proches de Lui.

 Hermann-Josef Venetz

 Traduction : Christiane Gaeumann

 

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05/03/2015

Je cherche Jésus

Contempler Jésus

 

e7b398c7.jpgQue de bonne volonté, que d’efforts offerts pour construire une société plus juste, plus humaine. Une société de survie. Je lis les journaux, j’écoute les émissions radiophoniques et, plus rarement, je regarde le téléjournal : je parle avec des amis et j’écoute les encouragements et les avertissements et, le petit chapelet de bois entre mes doigts, je contemple Jésus…

 

Le Jésus que je trouve dans les Évangiles et que je rencontre chemin faisant… et qui s'éveille en moi ... comme dans le texte que j’ai pris plaisir à traduire pour vous :

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 « Pour sûr qu'aucun de nous ne boit jusqu’à la lie le calice de son existence ! Aucun de nous n’est pleinement obéissant. Nous demeurons rebelles face à l’appel de la nature humaine qui nous est confiée. Nous compromettons sans cesse avec la vérité de notre être profond et de notre devenir. Nous manquons de courage lorsqu’il s’agit de reconnaître la réalité de notre pauvreté innée. Un fossé sépare l’idéal de la réalité quotidienne. Un fossé paralyse notre volonté d’avancer sur le chemin. Nous demeurons une promesse inachevée, un portrait truqué dans un miroir décomposé. Nous nous tenons obstinément éloignés de nous-mêmes et nous nous dérobons à l’appel de notre être le plus profond. »

 Johannes Metz
Source:
Poverty of Spirit

 (Ma traduction)