18/03/2015

Prends - moi

carte-voeux-2-reduite.jpg

 

 Il y a quelque temps j’ai découvert un cantique dont je ne connaissais – à ma grande honte - ni le texte ni la mélodie, et pourtant c’est un cantique de notre recueil ordinaire de cantiques.

 La première strophe commence ainsi :

 Prends-moi, souffle divin, allume le feu,

 montre-moi le chemin, donne-moi les réponses qui me guideront dans ma vie.

 Il s’agit là d’un cantique au Saint Esprit. La signification première du mot hébreu pour Esprit, ruach, peut se traduire par ‚souffle’, ‚respiration’, ‚vent’, ‚tempête’. Une chose est certaine, ce mot hébreu est du genre féminin. On a aussi déjà associé ce mot ruach au côté féminin de Dieu. Il n’est donc pas trop audacieux d’y voir une touche d’érotisme.

 Cette touche d’érotisme se retrouve dans la seconde strophe qui débute ainsi :

 Viens, Esprit Saint, me toucher...

 On trouve également d’autre invitations de ce genre dans le cantique :

 Réveille-moi, caresse-moi, entraîne-moi....

 Le cantique en appelle au saint souffle:

 Allume ton feu.

 Cela pourrait nous inquiéter, car un souffle enflammé risque de nous brûler. Mais je repense aux paroles de Jésus en Luc 12,49 :

 

Je suis venu jeter un feu sur la terre,

 et comme je voudrais qu’il fût déjà allumé.

 

C’est le feu de la passion que le théologien et pasteur Kurt Marti nomme la passion de Dieu pour le monde (Weltleidenschaft Gottes).

 Par ce cantique j’implore le souffle saint de m’accorder le feu de la passion:

 Montre-moi le chemin, donne-moi les réponses qui me guideront dans ma vie.

 Le souffle saint, la passion de Dieu pour le monde, c’est ce qui montre le chemin et qui donne les réponses pour la vie. Cela me rappelle le Deutéronome 4,24 quand Dieu dit de lui-même :

 Car le Seigneur votre Dieu est un feu dévorant,

 il est un Dieu passionné.

 Qui dit Dieu dit passion. Et le chemin qu’il désigne, c’est un chemin de ferveur, tel que Jésus l’a parcouru aussi (Luc 12,49):

 Je suis venu jeter un feu sur la terre,

 et comme je voudrais que déjà il fût allumé.

 C’est ce souffle saint que je sollicite pour me consumer passionnément avec Jésus.

 Une prière engagée et ... risquée.

 Hermann-Josef Venetz

Traduction : Christiane Gaeumann

 

15:15 Publié dans théologie | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.