13/01/2015

Charlie

L'équipe de «Charlie Hebdo» raconte sa première... par liberation


Je n'ai pas lu, ou plutôt, pas regardé "Charlie" par le passé. Je ne serai pas à même de le lire demain, mais je prie pour que la Presse libre continue courageusement son chemin périlleux.

"Charlie" emploie la satire pour dire une partie de ce qu'il croit être la Vérité. La satire est un genre qui accentue des aspérités afin de mieux comprendre le tout. Charlie s'expose soi-même sachant que la vérité fait, parfois pour ne pas dire toujours, mal surtout quand c'est parfois un miroir de soi-même.

D'autre part, il y a ce qui me fait pleurer...

Il y a des paroles, il y a des attitudes, il y a certaines influences qui tuent. Mais sachez qu'on ne tue pas l'âme, ni l'expression de l'âme concernant notre monde et son cheminement. Jésus est l'Homme de Vérité. N'est-ce-pas la raison de sa condamnation?

Jésus, le journaliste par excellence ne s'est-il pas adressé "aux gens biens" en leur disant qu'ils étaient des sépulcres blanchis? Ce n'est pas beau et cela ne sent pas bon: un sépulcre blanchi quelque soit la couleur de fonds!

Je prie pour les caricaturistes, pour Barrigue et l'inappréciable Vigousse et je prie l'Esprit de Vérité de nous inspirer: dans nos pensées, nos paroles, dans ce que nous écrivons et décrivons.

La Vérité nous rendra libre. Quand je me sens libre, je peux rire de moi, je peux rire des autres en osant espérer que nous rions ensemble!


11/01/2015

J'écris ton nom LIBERTE

10/01/2015

le courage d'écrire

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Nous sommes tous touchés en plein cœur ! (Luc 23:34 )

 « Père pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font ».

 Une consœur vient de partager avec moi son désarroi et son dégoût pour l'horrible crime contre la liberté de la presse. Tuer des journalistes qui font leur travail de rédaction, chacun dans son genre, ici la satire, pour faire connaître un aspect de la vérité.

 Ensemble nous prions pour les victimes et, ensemble, nous prions pour que triomphe enfin la Vérité. Jésus s'est impliqué, personnellement, « Je suis la vérité » Jn 14,6

 

 Je cite ce qui suit afin de mieux nous associer à celles et à ceux qui, solidaires, s'exposent eux-mêmes aux regards accusateurs de celles et de ceux qui n'aiment pas la vérité !

 « Le président français François Hollande se joindra aux manifestants, de même que la chancelière allemande Angela Merkel, le premier ministre espagnol Mariano Rajoy, le chef du gouvernement britannique David Cameron, le président du Conseil italien Matteo Renzi, celui de l’Union européenne, le Polonais Donald Tusk, et celui de la Commission européenne, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker. La présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga sera également du cortège.

 Le Vatican condamne une "double violence"

 Le Vatican a condamné mercredi "la double violence" de l'attentat contre le siège du journal "Charlie Hebdo" à Paris à la fois contre les personnes et contre la liberté de la presse. Le quotidien du Vatican, "L'Osservatore Romano" a titré en une sur une "stratégie de la barbarie".

 Le père Ciro Benedettini, vice-directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, a fait part à des journalistes de la "condamnation pour l'acte de violence" qu'a constitué la fusillade, ainsi que la "condamnation pour l'atteinte à la liberté de la presse, aussi importante que la liberté religieuse".

 Un féroce et vil attentat selon le Pape François et selon chacun de nous

 Ce jeudi, le Pape a célébré sa messe matinale dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe, en l'offrant pour les victimes de l'attaque qui s'est produite ce mercredi à Paris contre Charlie Hebdo. Il a évoqué tous ceux qui ont été frappés par la « cruauté et par la férocité de ce vil attentat ». 

 Le Pape offre sa messe pour les victimes de Charlie Hebdo

 « L'attentat d'hier à Paris nous fait penser à toute cette cruauté, cette cruauté humaine ;  à ce terrorisme, que ce soit un terrorisme isolé ou un terrorisme d'Etat. Cette cruauté dont l'homme est capable ! Prions, maintenant, pour les victimes de cette cruauté. Tant de victimes ! Et prions aussi pour les personnes cruelles, afin que le Seigneur convertisse leur cœur.

06/01/2015

Soulager mais pas tuer

 

 Dieu sait combien chacun de nous a été témoin de la souffrance d'autrui sans pouvoir éliminer cette souffrance.

La seule chose possible: être présent, sentir au creux de la main le coeur de l'autre, uni au vôtre, un seul coeur qui bat

Soulager, prendre sur moi une partie de cette vie douloureuse et vivre ensemble pas à pas vers l'avenir inconnu, mais promis par la résurrection de Jésus, Dieu fait homme. Dieu fait moi, Dieu fait toi.

Avec mon frère, ma soeur, mes amis, celles et ceux dont le dernier souffle permet à la bougie de s'éteindre, afin de vivre encore.

Chacun de nous, moi y compris, faisons l'expérience de notre mort anticipée car, comme Jésus, avec Jésus : l'Heure n'est pas encore venue. L'heure est en chemin... quand l'heure sera là, je ne ferai aucun bruit : Jésus m'emportera et mon dernier souffle sera celui de ma naissance. Une, petite fille, avec les genre humain ou chacun garde son identité unique liée à l'univers ! « Je t'ai appelée par ton nom  tu es à moi. Quand tu traverseras les eaux, je serai avec toi, les fleuves ne te submergeront pas. Quand tu marcheras au milieu du feu, tu ne te brûleras pas, la flamme ne te consumera pas. »(Isaïe 1 à 3)

 

 

Soulager mais pas tuer est parrainé par Philippe Pozzo di Borgo, tétraplégique dont la vie a été rendue célèbre par le film Intouchables.

 

02/01/2015

Marie a donné un visage humain à Jésus

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C’est Marie, l’épouse de Joseph le charpentier, la femme de ménage, la jeune maman tout épanouie, qui a donné à Jésus un visage humain. Le patriarche  Siméon était plein de joie en prenant Jésus dans ses vieux bras noueux. Il s’est mis à chanter comme nous pouvons le faire aujourd’hui : « Que le Seigneur te bénisse et te garde ! Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il te prenne en grâce ! Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix ! » (Nb 6, 24-26).

Marie aussi a dû se réjouir de contempler la chair de sa chair, Jésus son garçons qui présageait des problèmes ! Quant à  Marie, elle  était belle car  :

 « Le Seigneur avait fait briller sur elle son visage…  comme elle, Marie, a fait fit briller son visage sur Jésus ».

Dire que Joseph était hors-jeu : n’est-ce pas un affront à cette belle famille ? Joseph était totalement intégré au cercle familial ;, il n’était pas  le père nourricier seulement, il était le « père » par excellence de cette famille élargie jusqu’à nous, ici et aujourd’hui.  Un air de famille jaillissait de cette  famille du charpentier !  Comme aujourd’hui encore, un air de famille devrait émaner de notre famille humaine.  On devrait nous reconnaître de loin, sans devoir passer par l’identité raciale,  nationale, religieuse.

« « Ils étaient ensemble, comme ils étaient ensemble au Calvaire, car Jésus et sa Mère sont inséparables : il existe entre eux un rapport très étroit, comme entre tout enfant et sa mère. » (Dommage que notre bon pape François ait laissé  Joseph de côté.)

C’était une famille de la classe ouvrière comme il en existe partout dans le monde aujourd’hui. On y travaillait dur, la vie était frugale et la vie sociale souvent compliquée. Il fallait aller aux pèlerinages prescrits et payer les redevances à la synagogue comme aux autorités politiques. Jésus a grandi dans ce milieu familial, il grandissait en sagesse a dit sa maman, mais il avait l’œil œil critique lorsqu’il s’agissait des autorités… J’aime m’imaginer les années de Jésus adolescent et jusqu’à sa trentième année. Si j’avais vécu à l’époque de son enfance et de son adolescence, je pense qu’on se serait aimés… au-delà de nos beaux visages humains…