31/12/2014

Notre Père

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Mon prie-Dieu : l'ordinateur

 'Abwoon D'Bashmaya

 Il n'est peut-être pas normal – selon quel qu’esprit critique - de prier devant un ordinateur, face à un écran, particulièrement s'il y a des gens aux alentours, ou des bruits distrayants qui nuisent. Mais Dieu se trouve partout autour de nous, nous tendant constamment la main, même dans les situations les plus inattendues. Sachant cela, avec un peu de pratique, il devient possible de prier partout. Mon prie-Dieu, c'est l'ordinateur, ici, devant moi.

 Et, en ce dernier jour de l’an, je trouve tout-à-fait normal de prier devant mon ordinateur, cet animal docile comme un cheval des Franches Montagnes dans mon Jura natal ! Jésus ressuscité, notre frère, c’est Lui qui inspire, qui cherche, et qui tape avec mes doigts tape sur les touches, qui corrige,qui recommence et bénit le monde tout entier : chaque créature repose n SES mains aimantes, aussi mon âme, aussi la tienne cher lecteur sans pourtant ignorer mes fuites aux quatre vents ... pour revenir chercher protection, comme la colombe biblique, protection et tendresse au creux du chêne antique...

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Liée à mon ordinateur, animée par l’Esprit Saint pour chanter au monde la présence du Créateur, je dis MERCI pour l’année écoulée et merci pour 2015 qui frappe à la porte, à minuit pile. Mes dernières forces tout entières données pour contribuer au royaume de Dieu : notre Père.

 Entre mes mains et en mon cœur, j’égrène le NOTRE PÈRE (Matthieu 6:9-13) à longueur de nuit, le petit chapelet en bois glissant entre mes doigts. Le chapelet de bois est une touche de mon ordinateur… qui sème ses graines de vie au cœur des nuits…pour un monde meilleur ! En chaque âme, en chaque cœur, en mon cœur pour quelques temps encore….

 

 

 

28/12/2014

le Pape Parle: Merci

 

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Chers amis, avec soulagement je vous offre ces paroles de notre pape François : il dit la vérité. Ce que François dit de l’Église à laquelle, comme lui, j’appartiens, me concerne aussi. Cela nous concerne tous et c’est la raison pour laquelle j'écoute ce que dit François et je vous le passe en sachant que vous serez heureux/ heureuses d'écouter l’évangile… chez nous. Lisons les quatre évangiles et nous entendrons le Pape François nous parler. Alors, ouvrons nos cœurs :

 

Je crois que chaque « supérieure » à la carrure évangélique de François pourrait en dire autant de sa « petite curie » à elle, à lui, à la direction  de son institution (Institution d’hommes et ou de femmes)  qu’elle ou qu’il dirige parfois davantage avec la tête que le cœur.

 

 

 

« Le pape François dénonce les «maladies» menaçant la curie romaine

 

Le pape François lors de l'audience aux employés du Vatican le 22 décembre 2014 au Saint-Siège .

 

«Alzheimer spirituel, fossilisation mentale, têtes d’enterrement...»: Le pape François a dressé lundi devant la curie une liste des maux qui la menacent, dans un discours illustrant son intransigeance au risque d’aggraver les tensions au sein du Vatican.

 

Dans ses voeux au gouvernement de l’Église, le pape argentin a énuméré quinze «maladies» dans un réquisitoire condamnant, sans désigner personne nommément, la mondanité, l’hyperactivité, la manipulation des collaborateurs, la corruption des mœurs, les rivalités, les calomnies et la zizanie.

 

 

 

Dans le cadre très solennel de la Salle Clémentine au Vatican, il a ainsi convié les membres du haut clergé à «un véritable examen de conscience».

 

«L’Alzheimer spirituel», «la fossilisation mentale et spirituelle», «le coeur de pierre», «le terrorisme des bavardages», «la schizophrénie existentielle» menacent les cardinaux. Mais aussi «l’exhibitionnisme mondain», «la planification d’expert-comptable», «les cercles fermés», «les têtes d’enterrement»...

 

«La guérison est le fruit de la prise de conscience de la maladie», a plaidé le pape, dans un silence de plomb, en appelant les cardinaux à laisser «l’Esprit saint» inspirer leurs actions, sans se reposer sur leurs dons intellectuels ou d’organisation.

 

Depuis son élection en mars 2013, François avait déjà souvent tempêté contre des attitudes mondaines, carriéristes voire dissolues, mais jamais en des termes aussi virulents.

 

Il a appelé chacun à ne pas tomber dans les différents pièges que tend le pouvoir clérical.

 

«Ce n’est pas le discours d’un grand patron qui annoncerait la restructuration de son entreprise, ou de celui qui chercherait à déclencher une chasse aux sorcières», analyse le vaticaniste Andrea Tornielli.

 

«Le pape parle dans une perspective totalement évangélique, invitant tout le monde, y compris lui-même, à se convertir», estime-t-il.

 

Facétieux, le pape argentin a évoqué la tentation de «se sentir immortel» et a invité les prélats à se rendre dans les cimetières où reposent «tant de gens qui se considéraient comme indispensables».

 

Lui qui ne prend jamais de vacances a conseillé à ses collaborateurs d’éviter la «maladie» de l’hyperactivité. Il s’en est aussi pris aux «têtes d’enterrement», appelant à ne jamais perdre «l’autodérision».

 

«Cela fait du bien une bonne dose d’humour!», a-t-il lancé aux cardinaux.

 

- A la une des journaux -

 

La double vie est un des fléaux les plus graves dénoncés : certains «créent leur monde parallèle, dans lequel ils mettent de côté ce qu’ils enseignent avec sévérité aux autres et mènent une vie cachée et souvent dissolue». Certains prélats «sont totalement prisonniers de leurs passions, leurs caprices et leurs manies», a insisté Jorge Bergoglio.

 

Fustigeant la calomnie, il a fait état du cas d’un prêtre du Vatican «qui appelait les journalistes pour raconter et inventer des choses sur la vie privée de ses confrères» afin d’être «à la une des journaux».

 

Il a aussi dénoncé implicitement la lutte de pouvoirs qui se poursuit aujourd’hui dans le petit Etat, parfois entre pro et anti-Bergoglio : «Certains sont capables de calomnier, diffamer et discréditer les autres, jusque dans les journaux».

 

Des cardinaux se sont ainsi querellés par médias interposés autour du synode d’octobre sur la famille, en particulier sur la question des divorcés remariés et des homosexuels. D’autres sont même ouvertement hostiles au souverain pontife en lui reprochant son style jugé brusque, autoritaire et non conventionnel.

 

Le «pape de l’autre bout du monde», qui a expliqué qu’il se sentait parfois «anticlérical», a engagé une profonde réforme de la curie, qui devrait se traduire par des fusions de «ministères» et une ouverture aux laïcs, mais pas avant 2016.

 

Pour tenter de détendre l’atmosphère à la fin de son discours, François a conclu sur une boutade montrant que son exigence ne signifiait pas, loin de là, qu’il tenait tous les membres de la curie en piètre estime : «Les prêtres sont comme des avions. Ils font la une quand ils tombent, alors qu’il y en a tant qui volent». AFP

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26/12/2014

Ma réflexion!

Me voici en retard car c’était hier Noël selon le calendrier, mais je suis en avance sur demain alors que l’enfant naît sur les chemins du monde, du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest. Chaque jour et chaque nuit, des mamans enfantent dans la douleur et dans la joie et ne pensons surtout pas que Marie ait enfanté sans douleur ! La Femme des 7 douleurs !

C'est peut-être le commencent, l’éclatement de la première particule. L’éclosion du monde et de l’ère qui se veulent chrétiens. Si nous en sommes conscients. Et si nous suivons ce Jésus de l’Histoire et de toutes les Histoires. Nos histoires.

 Aujourd’hui cependant, c’est Noël 2014. C’est un moment magique.

 Mais aujourd’hui, dans notre actualité : Jésus VIENT!

 

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"Il fait nuit, il fait froid, le vent souffle, vos deux parents sont dans la petite grotte, la pierre moins dure que le cœur des hommes leur a offert un abri que les humains ont refusé….
Quel baume vous avez mis, Seigneur, jusqu'à la fin des siècles au cœur des pauvres, des petits, des dédaignés du monde, en leur montrant dès votre naissance qu'ils sont vos privilégiés, les pauvres appelés autour de vous qui avez voulu être un des leurs …" (Méditation, 25 décembre 1897 par Charles de Foucauld)

 Fin de l'histoire ? Pas du tout ! Au-delà du monde et de l’ère chrétienne, au-delà de toutes barrières et de toutes frontières, "UN ÂGE D'OR ARRIVE". Irrévocable.

 ... Ils viennent enfin de mettre la main sur une nouvelle particule. Un petit bout de rien. Comme le Petit Prince de Paix à Bethléem ! Pourvu que nous soyons des hommes et des femmes de bonne volonté !

 Un petit bout de Rien, l’infiniment petit dans l’infiniment grand !

 C'est très certainement LA particule. C’est notre crèche ? notre chez nous ? Y a-t-il dans notre « chez nous » de la place pour le Créateur et pour son Fils ?

 En marge et au cœur du bouillonnement de vie nouvelle, les naissances quotidiennes sur notre « unique » et minuscule planète… tant et si bien qu’une flambée  de surpopulation nous guette et alors ? Se réjouir ou prévenir ? Voilà qui tourmente les savants et les penseurs ? Et avant tout : les économistes.

 Mais restons vigilants, l’accueil, cela ne va pas de soi, il faut avoir vécu le NON-Accueil pour oser en parler… et, humblement, j’ose en parler en rougissant encore...

 Pourtant aujourd’hui, c’est  Jésus qu’on accueille dans des crèches artificielles … C'est assez facile... c’est Jésus qu’on repousse derrière des frontières et des barreaux … ou qu’on laisse trainer dans l’indifférence crasse d’un monde repu.

 « A l’heure où le pape François, dans sa bénédiction de Noël, dénonçait l’endurcissement des cœurs et l’indifférence des nantis face aux pauvres et aux démunis, la municipalité UMP d’Angoulême déclenche la polémique de Noël. En grillageant les bancs publics pour en décourager les sans-abri. Tollé! Consternation! Protestation! Bref: buzz garanti et applaudissements du FN »

 

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20/12/2014

DOGMA

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Une pincée d’humour prolonge notre vie. Du moins c’est ce que je ressens et je me prends a penser que Jésus croit en moi. Et qu'Il désire de temps en temps, me faire sourire ! C’est important et c’est comme un soleil qui fait pousser les innombrables graines enfouies tout au fond du cœur.

 Le Pape François a une bonne dose d’humour et je suis heureuse de penser que notre adorable créateur peut lui fait confiance. Quelle chance ? Comment comprendre ?

 Connaissez-vous « The National Catholic Reporter ». Je le reçois par mail quasi chaque jour. Il contient une rubrique de « Cartoons » et, vraiment, j’y trouve le vécu du Vatican avec un sourire. Par exemple lorsqu’il s’agit du chien du Pape et de son entourage.

 François prie Frère Léo, son conseiller franciscain, d’attribuer un nom « bien » pour pour son chien et regardez bien l'image plus haut...

  C’est très probable que chacun de nous maîtrise quelques mots, quelques phrases d’anglais, je ne traduirai donc pas… à moins que vous ne me le demandiez, chers compagnons de route.

15:49 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (1)

17/12/2014

...sinon rien d’autre!

 

 18519772.jpgDes journalistes posèrent la question suivante à Hugo Lötscher, écrivain suisse de renom (1929-2009) :

 »Quelle confiance accordez-vous à l’avenir ?«

 Il répondit :

 »J’ai perdu ma religion, je n’ai plus de ciel, plus d’après. Il ne me reste rien d’autre que d’aimer ce monde. Sinon rien d’autre!«

 Beaucoup seront surpris d’une telle réponse, et peut-être même déçus. Non seulement Hugo Lötscher a laissé une œuvre littéraire riche, il a été aussi honoré par de nombreuses distinctions; il a enseigné dans bien des universités réputées d’Europe et des États-Unis, d’Amérique latine et de Chine. On attendrait donc de sa part une réponse de plus grande portée, plus significative, plus imposante.

 

 Ce n’est pas mon avis. Quand on pense à tout ce qu’on peut comprendre sous ‚religion’, à toutes les images banales qu’on peut se faire du ‚ciel’, et l’angoisse qui peut nous étreindre en pensant à l’’après’ ... Il y a toutefois un élément qui dépasse largement religion, ciel et autre ‚après’ : aimer ce monde. C’est ainsi qu’on peut rendre le monde, et soi-même, plus heureux.

 Et la dernière phrase : Sinon rien d’autre en perd de sa tristesse, elle résonne plutôt comme une délivrance hautement libératrice.

 Hermann-Josef Venetz

 Traduction: Christiane Gäumann

14:46 Publié dans théologie | Lien permanent | Commentaires (0)

16/12/2014

POURQUOI?

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Pourquoi ?

 Dans le Psautier de l’Ancien Testament, le livre de prières de l’Eglise, on trouve à pratiquement vingt reprises cet appel pressant ou ce cri vers Dieu : pourquoi… ? En voici quelques exemples:

 

Pourquoi te tiens-tu éloigné, pourquoi te caches-tu dans la détresse...? (Ps 10,1)

de l'atelier Lanzo del Vasto

Pourquoi m’as-tu oublié ?  (42,10)

 Pourquoi donc m’as-tu repoussé ? (43,2)

 Pourquoi refuses-tu de nous voir, et oublies-tu nos misères, nos détresses ...? (44,25).

 Pourquoi ? c’est l’expression que nous utilisons quand il nous arrive quelque chose que nous ne comprenons pas ou quand nous sommes embarrassés ou déçus.

 C’est ce mot que nous lançons quand nous nous tournons vers Dieu en le suppliant, le priant ou en criant vers lui. Ce pourquoi signifie aussi clairement que Dieu est le Tout-Autre, l’Inaccessible.

 Le Psautier était aussi le livre de prière de Jésus. Je suis persuadé qu’il n’a pas simplement ignoré tous ces douloureux pourquoi et qu’il ne les a pas mis de côté; il était lui-même investi dans le pourquoi. Les évangélistes Marc et Matthieu n’ont pas hésité à prêter à Jésus sur la croix l’appel dramatique du Psaume 22:

 Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? (Marc 15,34; Matthieu 27,46).

 D’ailleurs le pourquoi n’est-il pas inhérent à notre humanité ? à notre relation à Dieu ? Et ne fait-il pas également partie de nos relations personnelles ?

 Si dans chaque événement, chaque situation, chaque personne, chaque relation tout était toujours clair et net, il n’y aurait pas de secret, pas de non-dit et ainsi pas de pourquoi. Mais le monde et la vie seraient ennuyeux. Et une vie ennuyeuse, sans surprise, sans secret, mérite-t-elle le qualificatif de vivant ? Notre pourquoi n’est pas forcément l’expression d’attente déçue; cela peut refléter notre curiosité attentive, notre ouverture envers ce que la vie nous apporte. Le pourquoi en témoignage de relations vivantes.

 Hermann-Josef Venetz

 Traduction Christiane Gäumann


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08/12/2014

Le Nom

 6f47f9ec.jpgNous avons souvent du mal à nous concentrer sur Dieu, nous n’avons pas le temps, nous sommes dissipés et souvent distraits.

  Du côté de Dieu, c’est tout à fait différent : c’est dans sa nature d’être complètement présent, complètement chez nous. C’était – et c’est – sous son nom qu’il se présente à Moïse près du buisson ardent :

 Je suis celui qui suis, je suis chez toi, je vais avec toi.

 Ce ne fut pas – et ce n’est pas – un épisode fugace, une rencontre éphémère qui eu lieu il y a fort longtemps. Dieu poursuit ainsi son discours à Moïse :

 Tu diras ainsi aux fils d’Israël : L’Éternel, le Dieu de vos pères, le Dieu d’Abraham , le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob, m’a envoyé vers vous : c’est là mon nom éternellement, et c’est  là mon mémorial  de génération en génération. (Exodus 3,14-15)

 Pour moi, deux éléments sont remarquables et porteurs pour ma foi :

 • Lorsque l’Éternel se présente devant Moïse, il se donne un nom par rapport à un homme concret – il n’en a apparemment pas d’autre à disposition. Il est le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob, et on pourrait continuer : le Dieu de Sara, de Rebecca et de Hagar, le Dieu de Moïse et de Myriam, et ainsi de suite : le Dieu de Samuel, de David et de Josué, le Dieu de Jésus et de Marie, de Pierre et de Jean, le Dieu de Martin Luther King, de Mère Teresa et d’Oscar Romero... Et sans tous ces gens, on ne pourrait pas se représenter Dieu et l’appeler par son nom.

 • Et ce Dieu n’est pas un Dieu distant, mais bien un Dieu qui est et qui est avec l’homme et qui va avec lui, et avec toi, et avec moi....

 C’est cela sa nature et son nom.

 Hermann-Josef Venetz

 Traduction: Christiane Gäumann

14:07 Publié dans théologie | Lien permanent | Commentaires (1)