10/10/2014

« NOS CAHIERS ET NOS CRAYONS SONT NOS ARMES »

 En hommage à Malala et aux femmes à travers le monde

 « NOS CAHIERS ET NOS CRAYONS SONT NOS ARMES »

 Je me suis souvent demandé pourquoi la femme est, depuis toujours semble-t-il, à l’arrière plan  de la création et de son histoire. Et qu’elle est censée se taire comme le voudrait saint Paul,

 Comme petite fille à la paroisse,  le curé nous faisait réciter les réponses du catéchisme que maman, la femme forte, belle et aimante et intelligente nous apprenait. Ces réponses ne correspondaient pas à la crue de mes questions ! Et maman me disait : « Débrouille-toi ! » Mais discuter avec un curé au col romain, aux doigts effilés, au regard gris bleu lavé, c’était se faire dire ce que j’entendis de mes deux oreilles : « Tu prétends être théologienne ? » Mais non, j’étais simplement curieuse comme tous les enfants de la classe qui eux, rigolaient et moi avec.

Restait cette graine de révolte dans mon cœur : « Il croit qu’il sait tout ? ». Et je poursuivais le chemin. Toujours curieuse jusqu’en ce moment… face aux autorités religieuses et autres… car, nous le savons tous « NOS CAHIERS ET NOS CRAYONS SONT NOS ARMES »

 

Un jour en rentrant de l’école du village, pape m’avait donné un crayon « Caran d’Ache » et un cahier qui allait remplacer l’ardoise. Il dit : « Voici pour ma petite fille qui apprendra à bien écrire. » Ainsi en fut-il. Merci à nos parents.

 Ce crayon, c’est comme un bougie qui écrit avec des lettres de feu et cela me satisfait aujourd’hui-même ! Jésus savait sans doute écrire puisqu’il savait lire. Mais Lui, nous dit-on, n’a écrit que dans le sable ou sur une pierre calcaire pour défendre une « prostituée » selon le langage masculin et mettre les Docteurs de la loi au pilori ! 

 Ce même Jésus palestinien sourit de bonheur aujourd’hui à celles qui ont le courage de manier la plume pour répandre la Bonne Nouvelle. Comme Malala et tant d’autres en traversant les murs  de préjugés et manques de moyens ! Et l’exercice invite le débat, ce qui est rare, et trop souvent n’arrive que comme une mise en garde hypocritement voilée. Mais la lutte fortifie les muscles. Et merci à celles et ceux qui encouragent avec discernement et force.

 En hommage à Malala et aux femmes à travers le monde et merci aux blogosphères et à ceux qui les accompagnent ! Un merci spécial aujourd’hui surtout !

 « NOS CAHIERS ET NOS CRAYONS SONT NOS ARMES »

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