19/09/2014

Paroles de vie

 Les lois, les prescriptions, les règlements nous courent sur les nerfs. A raison – et plus souvent à tort. Parfois nous interprétons ces indications, ces sollicitations, ces conseils, ces invitations comme règles gênantes ou même insupportables; ce ne sont que des obstacles, des chicaneries. Pour notre malheur, c’est également ainsi que nous percevons les lois que l’Éternel a données à son peuple sur la montagne de Sinaï : comme règles et prescriptions à respecter sous peine de sanction et propres à gâcher la vie.

Les ‚Dix Paroles’, c’est ainsi que la Bible nomme ces instructions, visaient et visent toutefois un tout autre but. Ils sont introduits par  ces mots : Je suis ton Dieu, ton compagnon fidèle qui t’a conduit hors d’Égypte et de l’esclavage, vers la liberté. Les prescriptions qui suivent n’ont donc qu’un seul but : conserver sa liberté à Israël. Ce sont des règles de jeu à respecter pour que la vie soit un succès, la vie dans sa plénitude.

 

Il nous suffit d’examiner plus attentivement l’un ou l’autre de ces dix ‚commandements’ pour se sentir touché par un agréable vent de liberté.

 

·      Si tu veux vraiment être libre, ne te laisse pas continuellenent réduire à l’esclavage par le Mammon ou tout autre divinité.

 

·      Pour ne pas être débordé par le stress, respecte le 7e jour. Ce repos t’apportera, à toi et à ton entourage, le souffle d’une vraie vie.

 

·      Si tu veux être satisfait de ta vie, alors prends soin de tes parents et de tous ceux qui sont courbés par l’âge et la maladie.

 

·      Tant que tu t’engages pour la dignité de ton prochain, tu peux voir venir demain avec confiance.

 

Pour le psalmiste, ces Dix Paroles sont d’abord des promesses qu’il déguste en laissant les mots fondre sur sa langue : Qu’elle est douce à mon palais ta promesse, plus que le miel à ma bouche !

 Bien entendu, nous n’avons pas besoin de prendre tout cela au sérieux. Mais il faut bien en être conscient, particulièrement à notre époque : l’alternative aux paroles de vie, c’est la guerre, la famine, la mort.

 Hermann-Josef Venetz

 Traduction Christiane Gäumann

15:13 Publié dans théologie | Lien permanent | Commentaires (0)

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