15/08/2014

»Maudit, celui qui fausse le droit de l’étranger«

 

 

3528531_5_cc71_ill-3528531-a058-lyceens-a-la-rue-1_6234843358de24a1aadc1ea10f85dd41.jpg


 

 C’est dans le Deutéronome que j’ai trouvé cette sentence sévère (27,19; 24,17), donc dans un livre de l’Ancien Testament, qui n’est pas seulement l’un des fondements de notre foi mais aussi de notre culture.

 

 En continuant ma lecture, je constatai avec étonnement combien la Bible contient de passages dédiés aux étrangers et aux réfugiés. En voici encore l’un ou l’autre exemple:

 

»Si un esclave s’enfuit de chez son maître et cherche refuge dans votre pays, vous ne le ramènerez pas à son maître. Il doit pouvoir s’installer parmi vous, à l’endroit qu’il désire, dans la ville qui lui convient. Vous ne l’exploiterez pas.« (Deutéronome 23,16-17)

 

»Votre Dieu ... prend la défense des orphelins et des veuves, et il manifeste son amour pour les étrangers installés chez vous, en leur donnant de la nourriture et des vêtements. Vous donc aussi, aimez les étrangers qui sont parmi vous; rappelez-vous que vous étiez des étrangers en Égypte.« (Deutéronome 10,18-19)

 

»Ne livre pas aux ennemis les exilés dans la détresse !« (Abdias 1,14)

 

 Le texte le plus émouvant, pour moi, c’est la prière que le roi Salomon a prononcée lors de la consécration du Temple :

»...si alors un étranger, quelqu’un qui ne fait pas partie de  ton peuple, vient d’un pays éloigné pour te prier dans ce temple, toi Seigneur, sois attentif et accorde-lui ce qu’il demande.« (1 Rois 8,41-43)

 

 Ces convictions et ces expériences font partie de notre culture depuis plus de 2000 ans, et il est encore si difficile de les partager !

 

 Hermann-Josef Venetz

Traduction: Christiane Gäumann

 

 

 

14:46 Publié dans théologie | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.