14/06/2014

Une grande fête au Brésil

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Une grande fête aujourd’hui au Brésil, la patrie de Nhà Chica: tante Francisca : une femme issue du peuple et béatifiée par François, évêque de Rome et pape, le 4 mai et inscrite dès lors dans le calendrier des Saints : le 14 juin.

 En quelques mots : Chica est née entre 1808 et 1810, à Baependi, d’une maman  esclave, analphabète qui meurt alors que Chica a à peine dix ans. Dès son enfance elle porte Jésus en son cœur. Elle veut être belle et bonne comme les enfants le désirent depuis toujours et aujourd’hui !

 Elle aime Dieu tout simplement, avec l’amour des simples, et l’incommensurable sagesse et intelligence des ignorants, ceux que Jésus a donnés en modèles aux apôtres de son époque.

 Puisqu’elle aime Dieu, forcément elle aime les gens car l’un ne va pas sans l’autre : les Brésiliens, hier comme aujourd’hui, les riches et les pauvres. Issue du petit peuple, elle aime son prochain le plus proche, les exploités, les dominés, les pauvres, sans jamais exclure quiconque.

 Nhà Chica est laïque, elle aime Dieu chemin faisant et sa sainteté ne sort des murs d’un cloître ou d'une institution religieuse. Dans la petite ville de Baependi, entre Sào Paulo  et Rio, elle aide, elle se donne et donne le peu qu’elle a et le partage avec les pauvres. Des centaines de « disciples » se joignent à « la petite sainte de Baependi ». Elle ne s’est jamais mariée et l’argent que lui a laissé son frère est distribué aux plus nécessiteux !

 Pour être « officiellement » béatifié, il faut des miracles, déjà, ils se comptent par milliers, des petits, des grands, ceux qui restent cachés, la plupart donc, et l'un ou l'autre pour satisfaire au Droit Canon je suppose.  

 Aujourd’hui, ce 14 juin 2014, le petit peuple brésilien sent battre en son cœur la joie de Nhà Chica, une joie qui ne dépend pas d’un ballon rond faabriqué par des « petites mains pakistanaises) (voir mon texte précédent) et d’un goal éphémère si ce n’est pour les millions… qu'emportera le vent...

 Chère Nhà Chica, tu es à notre portée, tu nous aimes et nous t’aimons. Bonnes fête au peuple brésilien.

 

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