17/04/2014

Réflexion personnelle

 

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Ce dernier repas en famille

 Avant de dire Adieu à la Suisse romande, il y a sept mois de cela, j’ai passé une semaine dans mon Jura natal pour dire merci à mon frère à Bienne, à mes neveux et nièces : au Clos-du-Doubs, en Ajoie, au Val Terbi. C’était très simple : Nous avons  ensemble partagé un bon repas, du bon pain et du vin bien chambré, nos soucis et nos espérances et jeté un regard sur le chemin à poursuivre : la route vers la Vie. Ce souvenir reste agréable et réconfortant.

 Dans les contacts qui se poursuivent, ces derniers repas sont le repère d'une communion dans la fraternité et dont le souvenir anime nos relations actives, dans des libertés mutuellement respectées.

 Je crois que Jésus de Nazareth qui sentait venir sa fin, a simplement désiré actualiser le partage de sa vie, de sa vision, de son immense et inconditionnel amour au cours d’un repas ultime avec ses amis et sans doute avec sa mère. Pour dire merci, pour dire Adieu et pour dire : continuons la route ensemble dans la communion.

 Jésus a préparé le menu en entier : en plus de ce qui n'est pas mentionné : le plat de Résistance : le pain et le vin. Après les préparations et avant la jouissance, Jésus a lavé les pieds empoussiérés de ses invités comme il était coutume en ces lieux et à l'époque.

 Jésus est l’hôte et il accueille inconditionnellement ses amis !

 Tous ressentaient certainement l’angoisse d’une « chose » innommable mais refusaient d’en prendre conscience car la Pâques approchait et ses réjouissances.

 Seul, très seul, Jésus savait que la haine, la jalousie des pouvoirs et des dominations « religieuses d’abord et de Rome ensuite» allaient avoir raison de son annonce d’une Bonne Nouvelle à tous les « hommes et femmes de bonne volonté ». Il s'était caché, il s'était dissimulé, il leur avait échappé à maintes reprises, il était l'exilé en fuite...

 Jésus avait une conscience aiguë de sa mort proche, de son départ et il désirait un repas d’amitié, une agape en famille et c’est ce qu’il organisa et fit ce soir-là … C'était le dernier moment. Ce soir dans nos Églises, les célébrants remémorent cette « sainte cène » d’une manière selon moi, très « spiritualisée, lointaine et abstraite ». Et c’est bien dommage. Car le partage du pain et du vin, financièrement et économiquement parlant et au niveau planétaire n’est-elle pas la meilleure commémoration que nous pouvons faire en plus que l’acte de foi qui nous motive : la Vie, la Mort, la Résurrection de l’Homme nommé Jésus ?

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