23/03/2014

« La peur rend malade » (2)

Pour répondre brièvement aux deux commentaires sur « La peur rend malade » 21.03.14

 Étrangers criminels

  Les clichés « étrangers criminels » et « immigration de masse » ambigus deviennent des images dans le cerveau, le  subconscient des citoyens qui ont voté le 9 février 2014.

 Des deux mots juxtaposés sort UNE image. On voit un étranger, il habite ton regard. L’image est dans le regard soupçonneux des voisins.  L’image est sombre ou parfois noire ! Double effet et le racisme s’infiltre.

 

 Immigration de masse 

 Encore un cliché : et l’image suffit a influencer le citoyen qui dira OUI. On devient malade de peur. Il faut des lois pour se protéger fussent-elle inhumaines dans l’application. Fussent le choix d’une faible majorité !

 A notre Conseil fédéral de faire face…

  Les images perverses et les clichés, je l’espère et c’est ma prière, ne prendront pas racines en notre conscience individuelle et collective.

 

 Mon expérience en Afrique du Sud, ce pays vaste et merveilleux où les noirs étaient perçus en tant que « masse » menaçante et que « criminels étrangers ! ». Potentiels sans doute!

  Notre poète des années septante Mtshali a écrit son expérience :

 9781431404414__03444.1382728764.300.430.jpgToujours suspect

 Je suis mon chemin, péniblement, sur la chaussée de la ville

 A côté de « Madame » :

 Elle glisse prestement son sac à main

 De l’autre côté du mien,

 Elle me regarde

 Dans ses yeux je lis

 « Ah, ah, ah ! Je te connais ;

 Sous ces beaux vêtements

 « Bat le cœur d’un voleur ».

  « Sounds of a Cowhide Drum » (1971 voir le lien)

 L’original en anglais :

Always suspect

oswald_mtshali_220x500.jpg

 I trudge the city pavements
side by side with ‘madam’
who shifts her handbag
from my side to the other,
and looks at me with eyes that say

 «  Ha Ha  I know who you are ;

 beneath those fine clothes

 Ticks the heart of a thieve »

 From « Song’s from a cowhide drum » 

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