06/03/2014

Le carême et la libération

 

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L’État est responsable de la scolarisation primaire des citoyens et elle doit être accessible à tous. Puis suit la formation professionnelle : fondamentalement éducative quelle que soit la profession : agriculteur, enseignant, soignant, politicien, journaliste, écrivain : tout une panoplie  de services à la société. Encore faut-il que l’éducation, formation professionnelle, ne visent pas la reproduction d’un système qui tend à formater les citoyens en fonction de la demande du système en question ! Je l’ai vécu en Afrique du Sud du temps interminable de l’Apartheid. Alors que l'éducation devrait libérer toutes les potentialités d'un être humain.

 L’exercice de la profession épanouit la personne d’autant plus que des réseaux de relations variées et enrichissantes se multiplient et contribuent  au Bien commun. A condition que la liberté de chacun soit respectée et c’est, il me semble le grand défi. Le Bien commun n’est pas un Bien s’il est le résultat d’une coercition, mais il est un Bien si l’éducation libératrice me libère de mon Ego et s’ouvre aux autres, au-delà de toute frontière... politique, sociale, raciale, religieuse, économique ...

 L'état du monde aujourd'hui semble être le résultat d'un individualisme exacerbé et d'une multiplicité d'Ego de groupe, de langue, de religion, culture, des Ego politiques et économiques aux intérêts particuliers emprisonnés dans des self-made prisons et protégés par une prolifération de frontières et d'armées. Les AUTRES sont de facto des étrangers, des ennemis et criminels potentiels. Je pense à de nombreux exemples que je n'écrirai pas mais que les media exposent en manquant parfois d'analyses.

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 Jésus, le « Fils de l’Homme » ne cesse de me fasciner : il avait été éduqué par ses parents, et formé dans la menuiserie par Joseph. Il avait appris à lire à la Synagogue, il était très intéressé et écoutait ce que disaient les « enseignants », quitte à douze ans déjà, à poser des questions embarrassantes aux Docteurs de la Loi. Il avait en lui le germe de sa propre liberté, de son indépendance des contraintes paralysantes de chacun et de tous

Comme beaucoup d’entre nous je crois, Jésus a bénéficié d’une éducation primaire selon son temps à Nazareth, mais il ne s’est pas laisser formater, et c’est là le miracle qui lui a valu toutes les difficultés de sa vie publique, sa fin terrible et son exécution par les pouvoirs et les dominations qu’il avait eu le don de terroriser selon le langage d’aujourd’hui …

J’essaie de le suivre durant ces quarante jours au désert de son temps et de notre temps.

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