28/11/2013

Evangelii Gaudiens 2

 

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crédit:
 maximino cerezo barredo

Je n’aimerais pas m’arrêter trop longtemps sur « la Lettre d’Exhortation » de François (évêque de Rome et pape) même si elle contient pour les « hommes de bonne volonté » une reconnaissance de leur engagement  et de leurs luttes pour construire une société juste. Et un encouragement, un défi à relever chaque jour. Et c'est ma motivation pour revenir encore une fois sur le même sujet.

 Les prophètes tous azimut, Jésus, paysan et juif, est lui-même en sa personne, en son esprit : cette Joyeuse nouvelle pour notre société actuelle. Il en est mort. Mais nous savons que son Esprit est bien vivant.

 Ceux et celles marginalisés, condamnés, bannis, parce qu'ils luttaient pour la justice, sont celles et ceux qui, aujourd’hui, reçoivent la reconnaissance, l’encouragement de François. C’est aussi un élan nouveau qu’il faut saisir car les signes des temps sont clairs et le temps presse. Et l'avenir, nul ne peut le nier, est incertain.

 Un signe des temps que François mentionne est le « capitalisme débridé : « une nouvelle tyrannie », une « économie de l'exclusion », un « marché divinisé ».

 Pour illustrer mon propos à partir de notre actualité suisse : pourquoi « ridiculiser » les jeunes socialistes qui préconisaient le salaire équitable 1-12, initiative refusé par le peuple (mais de loin pas pas tous les citoyens) ? Pourquoi cette campagne contre la proposition d’un salaire minimum de 4000.- avec des arguments biaisés en faveur d’une économie qu’il faut maintenir prospère ?

 Et François avertit que ces arguments en faveur d’un « libre marché »  signifient plutôt ... « une confiance grossière et naïve dans la bonté de ceux qui détiennent le pouvoir économique et dans les mécanismes sacralisés du système économique dominant. » 

 Ainsi, chez nous aussi, c’est l’avancée d’un système inégalitaire où les exclus, pire que les exploités, deviennent des « déchets ». Des exemples ne manquent pas... même chez nous.

 « Mais l’Église aussi, souligne le Pape, doit profondément se rénover et reprendre contact avec la réalité sociale, notamment la hiérarchie du Vatican. »

L’Église : c’est aussi les paroisses, les ordres religieux et ecclésiastiques, les multiples groupes qui parfois se « font des sous en défendant la cause des pauvres »; idem pour certaines Organisations non gouvernementales; idem et triste et terriblement ambigus, des fonctionnaires politiques, médicaux, sociaux ne sont pas à l’abri du syndrome de l’accumulation de biens.

 LE BIEN COMMUN QUI NE SE FONDE PAS SUR LA JUSTICE ET LA VÉRITÉ EST UNE ESCROQUERIE. Oscar Fortin

 Beaucoup de politiciens, de banquiers, d’hommes/de femmes d’affaires sont absolument honnêtes dans l’accomplissement de leur devoir de fonction, mais cela signifie que nul ne peut se passer d’analyser le système dans lequel il/elle se trouve, le système ecclésiastique y compris.

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