26/11/2013

"Evangelii Gaudium"

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Il y a bientôt 50 ans Martin Luther King avait dit « I have a dream »

 Nous l'avons répété « I have a dream », parfois seul comme une mantradans la nuit de tous les dangers, et tant de fois en Choeur(s) sur les places publiques, devant la maison du Parlement du Cap... à la porte des prisons...

La vie n'est-elle pas une succession de rêves qui mutent en réalités inachevées ? Comme Martin Luther King, comme Mandela ?

François, évêque de Rome (et pape) ne cesse de répéter et de supplier les milliers de gens qu'ils rencontrent : « We have a dream... »... comme une mantra .... et qu'importe le rêve muté ! La surprise de la famille de Dieu en germe... on verra bien !

Mais aujourd'hui, François publie sa lettre à tous, annoncée par les médias internationaux, "Evangelii Gaudium" « La Joie de l’Évangile » : des lumières s'allument par milliers dans les cœurs. Le mien itou !

On a eu que trop souvent à faire à des autorités « éteignoirs de bougies » à des freins briseurs d'élans, rongeurs d'énergie et j'en passe beaucoup !

On a pris des risques, avançant ensemble en groupes parfois dispersés ; face à certaines institutions : dans des rapports de force inégaux. Quand même.

 Et on se sent soudain béatement sourire, un sourire de gratitude alors que se déploient des ailes faites pour voler, que s'ouvrent une intelligence faite pour réfléchir, que s'enflamme le cœur fait pour aimer tout simplement ! J'exprime l'euphorie du moment sans honte, elle est collective... et je me permets de citer ces quelques lignes de la  : lettre publiée le 24 novembre 2013 : "Evangelii Gaudium" !

 « Je préfère une Église accidentée, blessée et sale pour être sortie par les chemins, plutôt qu’une Église malade de la fermeture et du confort de s’accrocher à ses propres sécurités. Je ne veux pas une Église préoccupée d’être le centre et qui finit renfermée dans un enchevêtrement de fixations et de procédures. »

 « Plus que la peur de se tromper j’espère que nous anime la peur de nous renfermer dans les structures qui nous donnent une fausse protection, dans les normes qui nous transforment en juges implacables, dans les habitudes où nous nous sentons tranquilles, alors que, dehors, il y a une multitude affamée, et Jésus qui nous répète sans arrêt : « Donnez-leur vous-mêmes à manger » (Mc 6, 37).

 Et que m'importe que François n'aie pas – dans sa lettre - cautionné la prêtrise des femmes et qu'il ne cautionne pas l'interruption volontaire de grossesse...

 Donnons à François le temps d'avancer au rythme de l'escargot. Il porte une lourde coupole sur son dos... le temps viendra de secouer ce fardeau et c'est dans l'évangile lu dans les églises aujourd'hui même : saint Luc 21,5-11.Merci, cher François !

 

22:15 Publié dans Église(s) | Lien permanent | Commentaires (0)

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