01/11/2013

La Toussaint

 

La Toussaint : ma réflexion personnelle

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 La Toussaint est une fête catholique,  c’est férié et célébré dans le Canton de Zoug… 1er novembre, l’Église catholique honore tous les saints, connus et inconnus. Quand j’étais quelques temps en Irlande, nous avons célébré la veille de la Toussaint avec les divertissements de Halloween. L’histoire celte veut que la veille de ce jour, les morts invitent les vivants ou vice-versa à une petite rencontre. Un peu partout où c’est possible on fleurit les endroits où les morts sont mis en terre.

 Dommage que cette fête soit dans l’enclos « catholique » car le mot catholique signifie le contraire d’un enclos, c’est universel, sans frontière. Donc il faut repenser tout cela comme le désire l’évêque de Rome François (pape). Et c’est urgent.

 N’est-il pas nécessaire de repenser tout le système de béatifications, de canonisations qui rajoutent des noms à la litanie des saints. Je souhaiterais que les gens ordinaires repensent et refassent une litanie des « saints/tes » universelle, donc catholique : on y mettrait les innocents et martyres des systèmes : rapine,  violence,  viol, pouvoir, domination à travers la planète. Ils sont légions, ces saints-là ! On y mettrait nos maman et nos papas et nos amis et ennemis qui ne l’étaient sans doute qu’en apparence !

 On y mettrait celles et ceux qui ont pris parti pour les victimes d’injustice, qui se sont identifiées à eux – comme Jésus nous demande de le faire – et qui sont passés par d’innombrable échecs, qui ont été humiliés parce qu’ils étaient honnêtes, emprisonnées, tués, encore une fois comme Jésus en son temps et en notre temps. En Chine, en Asie, en Afrique, en Europe, des petites gens de toutes races qui sont nées sans le demander et qui ont droit à la Vie que trop de systèmes, actuellement pire que jamais, leur nient.

 Plus proches de nous, on y mettrait des personnes comme Dorothy Day, Simone Weil, Anne Frank, et pourquoi pas, Rosa Luxembourg, Elaenor Marx, la fille de Karl et sûrement Dietrich Bonhoeffer, Joseph Cardijn, Roger Schutz, Osacar Romero, in anticipation Pedro Casaldaliga et Pedro Arrupe pointé du doigt par Jean-Paul II. Et combien de personnes honnêtes et sincères en elles-mêmes et dans leurs relations avec les autres, la nature, Dieu.

 Richard Rohr, dans son billet de ce matin dit que la seule chose que Dieu nous demande est d’être honnête et humble et que, si Dieu exigeait de nous la perfection, il pourrait attendre longtemps ! Rohr ajoute qu’il n’y a, pour nous tous, que le chemin de l’enfant prodigue (Luc 15 :11-32) ou encore le publicain et le pharisien (Luc 18 :9-14) bien que mon ami Albert Nolan (Jésus avant le Christianisme) nous avertit : attention, le pire des orgueils c’est de se vanter d’être dans le rang des publicains ! Voilà qui peut faire dresser l’oreille à bon nombre de gens en religion etc.

 Dans les églises aujourd’hui, Matthieu 5, 1 – 12a a été lu ou chanté : il s’agit de ceux qui pleurent, qui ont faim et soif de justice, qui ont pitié des autres, qui sont francs avec eux-mêmes et les autres, celles et ceux qu’on persécute et qu’on insulte parce qu’ils veulent le bien, la justice et la vérité… ce texte, c’est les Béatitudes, c’est-à-dire qu’ils sont bienheureux ! Mais qu’est-ce qu’être heureux ? Chouraqui a traduit ce texte de la Bible par : « En marche » au lieu de « heureux ».

 Ainsi nous continuons le chemin vers demain, le jours de celles et ceux, sans exception, qui sont  « en marche » « hors espace temps » comme le dit Georges Haldas.

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Cathédrale Saint-Lazare

 

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