28/10/2013

petite réflexion du soir

 

Dieu...

 

images.jpgQue de questions sur Dieu

 Que de livres publiés, de conférences données

 Que de prières inventées, copiées, recopiées, récitées

 Que de liturgies échafaudées, exécutées

 Que de récits d’exaucements et de vide

 Que de places d’honneur dans les Constitutions

 Dans des formules de jugement

 On vilipende Dieu comme autant de d’akènes dans le vent

 Mais Dieu n’est pas ça, Dieu n’est pas quelque chose

 Dieu est quelqu’un : Jésus qui attire en lui les hommes (Jean 12 :32)

 Déduction : nous savons où nous habitons…

 Lieu de toutes les audaces, de tous les épanouissements

 Sur la route rocailleuse de notre petite vie commune

 

h-4-2434894-1300182069.jpgUne vallées de larmes, d’injustices, de massacres, d’abjections, de dérélictions, oui chez nous, entre nous… et les enfants de Syrie, du Pakistan, d’Afghanistan, du Togo, de Soweto ... et tout aussi proches les femmes en Inde, en Arabie Saoudite, au Yémen et dans les bas-fonds de nos hôtels touristiques … tous, les prisonniers à Guantánamo, dans les prisons secrètes en Chine, dans les boîtes à bébés d’Einsiedeln et dans les vestiaires des footballers …

 Tous ensemble logés à la même enseigne, au même habitat : Jésus – le Verbe qui main-coeur-jesus.jpgdevient homme – à chaque centième de seconde, chaque particule de vie, d’amour dans la dynamique de la famille pleinement humaine, donc de Dieu enfin présent … Plus de questions, ni de récitations, ni de génuflexions... mais Dieu qui vit, tout petit en nous, chez lui.

 

26/10/2013

Sur le thème : Partager le pain :

 

Le pain est nécessaire à l’homme, il est le fruit de la terre

 et du travail de l’humain

 il apaise la faim et entretient la vie

 

 La vie dépend du rendement du capital,

 sans égards pour la mort d’enfants par dizaines de milliers,

 jour après jour

 

Victimes de famine structurelle,

 meurtres légalisés pour satisfaire aux lois du marché,

 source d’enrichissement pour certains

 et anéantissement pour beaucoup

 

Victimes de maléfiques joueurs capitalistes

Lançant la roulette au hasard,

Sacrifiant ainsi la vie sur l’autel de la Bourse

 

Nous partageons le pain et autres productions pour vivre

 selon l’exemple du Galiléen qui nous incite à partager

les pains et les poissons

 

L’eucharistie

Une fête en mémoire du Crucifié ressuscité

Pour nous rappeler, aujourd’hui encore

lors du partage du pain,

le royaume de Dieu et sa justice

 

Et comme Emmanuel

Dieu est avec nous“ en Jésus son fils,

car il est le frère des déshérités et des affamés

 

 La vie est opprimée par les calculs intéressés du marché,

 de l’ordre mondial et de la société

 Gardons à l’esprit le verdict de Jésus ben Sirac dans Siracide

 Celui qui prive de pain l’homme démuni est tel un

 meurtrier sanguinaire

 

Suivons le Nazaréen dans son partage du pain

 et témoignons de sa foi capable de rassasier les affamés.

 

Source : Urs Eigenmann, Brot teilen, in: Ferment 54 (2/2013), 28.

 Traduction : Christiane Gaeumann

 Avec permission de l'auteur

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25/10/2013

L'abcès crève ... et la confiance est morte

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Tout le monde soupçonne tout le monde. Pourquoi ? L’être humain a des failles, l’univers, la planète sont en construction, ou plutôt c’est notre regard limité qui découvre au compte goutte l’ouvrage fini, c’est-à-dire infini. En attendant il y a des faux pas...

Donc il ne faut pas râler lorsque les journalistes, chasseurs de vérité révèlent les coups tordus de chefs d’États. Il semble que la propension à mentir fait partie de notre ego, le mien y compris. Le mensonge rend malheureux car nous sommes nés pour « être avec l’autre » dans la confiance. A divers degrés et selon les circonstances, la confiance nous épanouit, en tant qu’individus, familles, groupes, mouvements… se respecter et respecter les autres pour « dire la vérité », pas par obligation, mais dans une confiance réfléchie. Chacun a droit à son « jardin secret », à sa vie privée, à la discrétion dans les relations humaines mais ce que nous révélons devrait être vrai !

C’est lorsque des intérêts systémiques particuliers : linguistiques, religieux, sociaux, et fatalement ignobles et dangereux, économiques et politiques, que la confiance disparaît, l’homme devient une machine à mentir : il se ment à lui-même et il ment aux autres.

Des décennies durant, le système du mensonge dans la turbine des intérêts économiques, déshumanise l’individu… à moins qu’il ait la chance d’être « hors système » dans son honnête pauvreté !

The Guardian, le meilleur des journaux anglo-saxons que je connaisse a publié dernièrement, une infime partie du cancer qui ravage les relations entres nations et continents : Assange et Snowden ont simplement révélé ce qui était dans la « machine » ... afin de protéger leur propre intégrité de fonctionnaires !

La révélation du Guardian à fait l’effet d’une bombe à fragmentations: « L’Agence nationale de sécurité (NSA) des États-Unis a placé sur écoute 35 chefs d’État dont les numéros lui ont été communiqués par un fonctionnaire américain de haut rang, rapporte vendredi le journal britannique The Guardian dont le portable de Angela Merkel. »

Et ceci, depuis l’ambassade des États-Unis ! Du coup Merkel et Obama se « grondent » et Merkel, Hollande, Cameron et al… se rapprochent… Cela tourne en rond... ils ont tous peur de ce qu'ils ont dit, fusse une bricole ou le goût d'une tasse de thé... !

Bref, je perds mon temps à m’étendre sur les « rapports entre trônes et dominations », les médias, chacun à sa façon, cherchent, enquêtent, … et nourrissent leurs clients de ce menu indigeste ! Les clients, c’est qui ? Nous qui sommes gouvernés (je voudrais tant mettre la Suisse à part) par ces leaders qui n’ont aucune confiance entre eux et qui se foutent du peuple qui leur a fait confiance en les mettant au pouvoir (pour ce qui concerne les pays démocratiques).

Les gens, riches ou pauvres, réclament des comptes à ceux qui les gouvernent. Maintenant ! Que contiennent ces conversations téléphoniques, ces mails, ces méandres de relations tordues qui sont révélés ? Des secrets d’États ? Des secrets d'Eglises ? Des indices de terroristes ? Des deals de toutes sortes. A la fin, allons-nous donner notre avis sur des affaires décidées à l’avance… par le système qui a sa propre impulsion ?

 Les cyber-scandales, les leaks de toutes sortes créent un gouffre entre les gens comme vous et moi et celles et ceux qui nous gouvernent. Peut-on purifier cette toile d’araignées empoisonnées par le virus du mensonge systémique ? Je pense que oui puisque l’abcès crevé doit nécessairement subir une désinfection radicale :

C’est Jésus qui nous regarde avec compassion, Lui, la Vérité et qui nous conseille:

 « Que votre parole soit oui pour oui ; non pour non ; ce qu'on y ajoute vient du malin (Mt. 5 :37) »

 « Car il n'y a rien de caché, qui ne doive être révélé ; ni rien de [si] secret, qui ne doive être connu.

 "C'est pourquoi les choses que vous avez dites dans les ténèbres,seront ouïes dans la lumière ; et ce dont vous avez parlé à l'oreille dans les chambres, sera prêché sur les maisons (Luc 12 :2,3)"

 Et encore, bien avant Jésus alors que son Esprit parlait aux prophètes dont Isaïe 5 :20

 «  Malheur à vous qui nommez le mal bien
et le bien mal,
vous qui changez la lumière en ténèbres,
les ténèbres en lumière,
vous qui changez l'amertume en douceur
et la douceur en amertume ».

Nous en sommes là et c’est ma prière ce soir pour et avec tout ce qui bouge sur notre petite planète faite pour notre bonheur !

21/10/2013

La Foire de Zoug

 

La Foire de Zoug, c’est comme le Comptoir à Lausanne : des exposants, des offres anciennes et nouvelles, un rabais sur les choses achetées à cette occasion, des visiteurs, des rencontres, des variétés et divertissements, du stress, les finances, mais aussi toute l’énergie, l’imagination de commerçants, de marchands, d’artistes qui espèrent, en plus de gagner leur vie, de rencontrer des personnes intéressées.

 Actuellement nous sommes en pleine Foire de et à Zoug, ou "Zuger Messe" du 19 au 27 octobre. Cette fête a 40 d’existence et je suis sûre qu’elle rivalise avec le Comptoir en ce qui concerne exposant et visiteurs. On anticipe quelques 88'000 visiteurs et 500 exposants sont inscrits.

L’invité d’honneur le Canton de Vaud : la rencontre des zougois et des vaudois et de leurs autorités respectives: la langue n’est pas un problème, on passe de l’allemand au français et je parie que l’anglais n’est pas absent. L’important: c’est qu’on ait des choses importantes et constructives à se dire, au sujet des finances et de l’économie bien sûr, mais il y a plus : c’est le partage de ce qui nous est commun : le paysage, le lac, tous les aspects de ce qui est multiculturel : l’art culinaire, l’agriculture, la musique et la peinture…

...Et ce qui n’a pas été rapporté dans la presse me semble-t-il, et c’est dommage : c'est la présence à la Foire de Zoug de l'invitée d'honneur également: l’Eglise réformée du canton de Zoug qui fête cette année son 150ème anniversaire : la Présidente, Monika Hirz a dit lors de la cérémonie d’ouverture : « la Bible reste le cœur et l’âme de l’Église Réformée ». « Des textes bibliques seront lus durant la semaine et l’on est impatient d’entendre les passage que le maire (ou Syndic) Dolfi Müller choisira de lire ».

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Dommage qu’on ait fait si peu de cas de cette belle initiative biblique dans les journaux. Mais les rencontres ne sont-elles pas empreintes d’un certain « au-delà » ? Même sans le mentionner ?

 

Oh ! mais je ne veux surtout pas oublier ce qui réjouit le cœur et fait chanter : le vin des vignes des côtes lacustres et c’est Guy-Louis Chappuis qui a offert une bonne bouteille de sa cave à Zoug. (Aus dem UNESCO Weingebiet) !!! Santé à tout le monde !

 

 L’amitié est bien présente: un chêne offert par le canton de Vaud, est planté dans le parc de Siehbach, à l'intérieur de Cercle de l'Europe, à Zoug, près du lac et qui scelle cette poignée de mains au-delà de toutes barrières et de toutes frontières fussent-elles invisibles

19/10/2013

Lumière dans la nuit

 

12.htm3.jpg Le mot ‚lumière’ évoque en général quelque chose de positif, comme la vie, la joie, la plénitude; quant à la nuit, elle représente plutôt les ténèbres, la mort et le deuil.

 Les premières lignes de la Bible nous rapportent qu’au commencement, quand Dieu créa le ciel et la terre, les ténèbres s’étendaient sur les abîmes. Il est écrit : „Dieu dit: Que la lumière soit, et la lumière fut.

 Et puis „Dieu vit que  la lumière était bonne.“ (Gn 1,1-4). On n’en dit pas autant des ténèbres, ni qu’elles ont été créées par Dieu.

 Il y a certainement des lacune dans mes observations sur le thème de la nuit dans la Bible, mais ce que j’y ai découvert m’a beaucoup surpris.

 C’est souvent de nuit que Dieu se montre, œuvre et parle. C’est de nuit que Dieu apparaît à Isaac pour le bénir et multiplier sa postérité (Gn 26, 24). C’est également dans la nuit que Dieu s’adresse à Nathan le prophète (2 S 7,4). Daniel voit dans ses visions nocturnes sur les nuées du ciel quelqu’un qui ressemblait à un fils de l’homme (Dan 7). Et c’est pendant la nuit que l’ange du Seigneur ouvrit la porte de la prison et libéra les apôtres (Ac 5,19).

 Il faut ajouter que la nuit est un moment privilégié, propice à la prière. C’est alors que le psalmiste chante et implore son Dieu. Jésus passa „toute la nuit à prier Dieu“, avant de choisir les douze apôtres (Lc 6,12). Et c’est encore „vers minuit, que Paul et Silas, en prière, chantaient les louanges de Dieu, les prisonniers les écoutaient“ (Ac 16,25).

Que pouvons-nous retirer de ces quelques exemples ? Pour Dieu, nos ténèbres, nos nuits, ne sont pas si sombres. Et même „la nuit brille comme le jour“, dit un psaume (139,12). On peut dire que Dieu est aussi présent dans nos moments les plus sombres, les plus douloureux. Car comme le dit le psalmiste, „quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal“ (23,4). Et encore „Dieu est ma lumière dans la nuit“ (18,29).  

 Hermann-Josef Venetz

 Traduction : Christiane Gaeumann-Gignoux

 Avec l'aimable permission de l'auteur

 

18/10/2013

Étrange prédication du pape aujourd’hui, le 18.10.13

 

index.jpgÉtrange prédication du pape aujourd’hui, le 18.10.13

 

Étrange expérience : Nous habitons l’Occident qui porte bien son nom puisque c’est de ce côté-lé que le soleil se couche. L’Occident  est une partie de la planète vieillissante. Les causes, on les connaît, les conséquences aussi. Les épidémies, le cancer rampant, les accidents, les pollutions de toutes sortes mis à part, la durée de vie dépasse les 80 années alors qu’en Afrique du Sud, c’est dans la marge des 40 années et au Swaziland dans celle des 30.

 Mon but n’est pas d’en analyser les causes, je pense que nous en sommes conscients. Rien ne sert à se culpabiliser puisque la plupart d’entre nous travaille pour une société plus égalitaire… même en ce qui concerne mourir.

 Ce qui m’a surprise en bien aujourd’hui, c’est ce qu’a dit le pape François à la Maison Ste Marthe, dans les environs du Vatican où il travaille. Il a dit dans son « sermon » : "N'oublions pas les prêtres et religieuses dans les maisons de repos". Ah ! me suis dis-je, ça me concerne un peu puisqu’il y a juste un mois que je suis à Maria vom Berg avec 85 sœurs âgées de toutes les parties de la Suisse.

 A l’hôpital situé à une cinquantaine de mètres d’ici, il y a pas mal de vieux prêtres qui essayent de vivoter avant d’expirer. Cette zone structurée de vieillesse, comme tous les EMS ou d’autres refuges de personnes usées, comprend ce qui est le propre d’une vie qui régresse à tous les niveaux, intellectuel, émotionnel, physique, psychique. Des uns meurnt sans crier gare, d’autres languissent et attendent.

 Voilà : si vous ouvrez le lien (du titre) et lisez les quelques mots de François, vous serez, comme moi, surpris. Par exemple, il parle du vieux Moïse, un leader « politique » … «Le chef du Peuple de Dieu, courageux, il luttait contre les ennemis et il luttait avec Dieu pour sauver le peuple : C’est grandiose! Et puis à la fin, c’est seulement sur le Mont Nébo, il regarde la terre promise mais il ne pouvait pas y entrer. » Et c’est là qu’il meurt.

 Et Paul le fougueux missionnaire : « Il parle de ceux qui lui ont procuré des blessures en s’acharnant contre sa prédication. Il raconte qu’au tribunal personne ne l’a assisté. Tous l’ont abandonné. »

 « Jean-Baptiste finit sous le pouvoir d’un gouvernant faible, buveur et corrompu, sous le pouvoir de la jalousie d’un homme adultère et du caprice d’une danseuse ».

 Puis comme une cerise sur le gâteau, François continue en rapportant que Pierre, marié, devrait à la fin de sa vie, se laisser ceinturer et « Quand tu seras vieux, ils te porteront là où tu ne veux pas aller. »

 

Nous, les vieilles sœurs, moi y compris, je me sens honorée d’être en si bonne compagnie, mais là ne s’arrête pas, selon moi, la comparaison...

 Et surprise : François évoque des sanctuaires, des lieux de pèlerinage et ils sont nombreux en Suisse, mais, ajoute-t-il : « Mais je me demande si nous les chrétiens, nous avons l’envie de faire une visite - qui sera un vrai pèlerinage !...  à ces sanctuaires de sainteté et d’apostolicité que sont les maisons de repos des prêtres et des religieuses? » Je n'en reviens pas.

 J’aurais envie de dire au Pape François : «Tu exagères, nous sommes comme tout le monde et ne méritons, et n'avons rien de plus, je crois, que les résidents des EMS, maisons de retraite où nos proches, nos amis vivent leurs derniers jours .» J’aimerais seulement qu’on prenne davantage conscience que cette « bougie qui s’éteint car brûlée jusqu’au bout » ouvre la porte sur le « hors espace-temps » du pure bonheur après la traversée sur cette étrange planète que j’aime.

17/10/2013

Eliminer la pauvreté

 

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Il y a bien des années, je prenais part à un colloque à Genève dont le but était de discuter l'élimination de la pauvreté de moitié en l’année 2015. Des experts en économie-sociale et politique, des responsables d’ONG, des spécialistes de plusieurs disciplines sont intervenus, ils ont exposé le fait de la pauvreté dans le monde, les statistiques, les causes, les conséquences, les actions à envisager, afin d’arriver au résultat : éliminer la pauvreté de moitié d’ici à 2015. C'était honnête, intense, laborieux et très théorique.

 Je ne suis pas intervenue, sauf au dernier forum où, gênée, j’ai posé la question qui me tourmentait durant la session : « Pourquoi n’a-t-on pas invité des pauvres à venir nous raconter ce qu’est, pour eux, la pauvreté ? » J’étais encore plus embarrassée après avoir dit cela… d’autant plus qu’on attendait une personnalité de la hiérarchie catholique qui viendrait nous saluer et nous remercier. Il est venu, enveloppé dans son costume noir et violet, il a dit merci et nous avons partagé des snacks et le verre de l’amitié avant de s’en aller.

Les pauvres parlent différemment de la pauvreté que les experts les mieux intentionnés et il se peut que leur mot ne soit qu’un cri : j’ai faim. Un avertissement peut-être. Comme les esclaves sous le joug des Égyptiens et Dieu les a écoutés… mais quelle épopée jusqu’à la terre promise où coulent le lait et le miel et la liberté… et ensuite ? Et aujourd’hui ?

Que de fois cette aventure, l’exode, l’exil ne s’est-elle pas répétée. Ce qu’il y a d’étrange dans l’histoire humaine c’est que nous sommes incapables d'apprendre par expérience ! De plus, de nos jours, Dieu est hors concours. Dieu Mammon alias bombes à fragmentations, drones et al, règnent et remplissent les journaux et les écrans et répandent le sang des pauvres et riches se trouvant sur leur chemin.

Nous avons cependant connu des années ou des communautés de bases prenaient conscience de leur pauvreté sans haine, sans armées, sans médias, sans autre but que de retrouver leur primale dignité avec Jésus libérateur. Ce fut le temps de la théologie de la libération en Amérique latine, aussi nommée théologie contextuelle en Afrique du Sud. La peur de la force des pauvres debout et en chemin fut un défi que deux papes de l’Église catholique ne purent ni comprendre, ni envisager. Je veux croire que l’esprit libérateur de notre créateur permettra à Jésus-ressuscité d’actualiser dans notre société, aujourd’hui, sa sortie du tombeau ! Il est temps d'actualiser la résurrection !

 François, évêque de Rome et pape est, je crois, le porte-parole de  celles et de ceux trop pauvres pour que nous les écoutions avec attention et un cœur ouvert. Et si nous avons encore peur de les inviter à notre table, nous pouvons accepter de partager leur pauvreté, de dialoguer, de se mettre ensemble debout pour un nouvel exode, une nouvelle terre promise : la nôtre  et il n’y aura plus ni pauvres, ni riches quand nous aurons appris à partager la terre, le travail et le pain. Ce ne sera pas facile.

images.jpg Simplement contempler l’idée, même si cela paraît utopique, peut nous rapprocher les uns des autres, riches et pauvres et chanter ensemble, à cappella peut-être, que l’élimination de pauvreté structurée est possible et et la « pauvreté » partagée sera notre richesse. Et notre survie.

 « Que ma prière s'élève comme l'encens devant toi et l'élévation de mes mains comme l'offrande du soir. » (Psaume 141, 2)

 

14/10/2013

La mort, « injuste » d'abord, est l’accomplissement et la VIE.

 

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La mort et les morts : Chaque jour jours les médias annoncent la mort de « célébrités », des noms, une œuvre quelconque, le destin et la fin… la sympathie en mots sur papier et autant en emporte le vent. A moins que…

 Et il y a les non-célébrités au fond de nos cœurs : les enfants d’abord qui n’ont, comme vous et moi, pas demandé à naître ni à mourir ; de l’enfant qui n’a eu que la faim comme seule expérience de vie ; de l’enfant qui n’a eu qu’une bombe à fragmentations pour jouet ; de l’enfant qui cherche du pain dans des déchets toxiques radioactifs ; et des enfants, comme ceux que nous fûmes, nés et morts dans dans un monde vide d’amour ! « Mais qui ne sont pas morts et qui sont nos juges comme le sont les innocents victimes des systèmes » (J.S.M)

 Jésus vit et meurt en chacun d’eux, il s’identifie formellement aux enfants : « Tout ce que vous avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait... » (Mathieu 25, 31-46).

 Comme Jésus s’identifie à l’enfant désiré, aimé et qui meurt, victime des maladies de notre époque par exemple : un cancer.

 C’est une injustice : accuser qui ? Demander des comptes à qui ? Des coupables anonymes, invisibles, inatteignables : l’injustice reste et nous plonge dans le désespoir…

images.jpg Et le questions que nous assumons la main tendue vers le plus petit signe de Sens dans un désert de Non-sens. Et ce signe est comme la  goutte de rosée sur l’herbe au printemps. Combien de fois me suis-je baissée pour la contempler, imprégner ma peau d’enfant.

 Ce signe, c’est le filet d’or dans la fissure d’une nuage ténébreux. C’est cette surprenante étoile qui scintille et s’approche plus lumineuse whiterose.jpgà mesure que vient la nuit, sa présence ne nous quittera pas …  tout comme l’enfant aimé réchauffant le cœur tout entier avide de sa présence, plus présente, si c’est possible qu’elle ne le fut dans la dimension … à présent mutée en ce que nous savons être la vraie vie et qui nous attend au bout de notre chemin…

 Non « la valeur n’attend pas le nombre des années » et la valeur de l’enfant accomplie est celle qui nous pousse vers l’arrivée, et l’amour dont on ne saurait parler, car il EST.

 En hommage à ceux que j’aime.

12/10/2013

Prendre au mot ?

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 Quand, à la lecture de la Bible, on ne comprend pas tel mot ou telle phrase, ou même qu’on les trouve absurdes, on se dit volontiers : ‚il ne faut pas les prendre au mot’. Mais ce procédé ne nous mène pas loin, il ne nous aide pas à les comprendre.

 D’ailleurs nous lisons chaque jour, et nous les employons aussi, des mots et des phrases qui ne sont pas à ‚prendre textuellement’. Voici quelques exemples :

En apprenant cette nouvelle, j’en ai eu les cheveux qui se sont dressés sur la tête’

 Je suis tombé des nues en voyant arriver l’ami que je croyais décédé’

 Lors de la visite du pays, on cuisait littéralement sous la chaleur’, on parle du ,lever’ ou du ,coucher du soleil’ etc.

 Personne ne prendra ces expressions au pied de la lettre. Est-ce à dire que nous n’avons pas à les prendre au sérieux?

 On dira plutôt que le vocabulaire au sens propre ne suffit pas toujours à exprimer certaines expériences ou autre point de vue. Il faut parfois user d’images ou de paraboles, ou alors utiliser les mots et les phrases au sens figuré. On a fait ainsi de tout temps et dans toute culture.

 Ceci vaut également pour les époques et les cultures où la Bible a été rédigée. La Bible veut nous communiquer des messages importants et son intérêt est d’être prise au sérieux. On pourrait même presque dire que plus le texte est imagé mieux on est appelé à le prendre au sérieux et à le laisser agir en nous.

 Encore un petit exemple: Dans le psaume 18, le psalmiste s’écrie: ‚avec  mon Dieu je franchis une muraille’. Bien évidemment, ce n’est pas à prendre à la lettre ! Quel serait l’intérêt à grimper des murailles avec Dieu ! Le psalmiste est convaincu, dans sa foi et sa confiance, qu’ ‚avec Dieu’, rien n’est impossible, il aura le courage de s’engager sans crainte en faveur de son prochain défavorisé, il ne dira plus ‚c’est inutile, on ne peut rien faire’. Avec ‚son Dieu’, il peut affronter les difficultés telles qu’il n’aurait jamais cru en être capable.

 Ainsi le psalmiste s’encourage et offre même son aide à Dieu pour contribuer à un monde de paix et de justice. On ne prendra pas à la lettre ce que le psalmiste exprime ici. L’important c’est de le prendre au sérieux et de nous laisser toucher par sa confiance, cette confiance qui nous rend libre et qui donne de l’entrain à notre vie.

 

 Hermann-Josef Venetz

 Traduction : Christiane Gaeumann

 Avec l'aimable autorisation de l'auteur

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11/10/2013

Hiérarchie horizontale

 

 « Alors la mère des fils de Zébédée s'approcha de lui avec ses fils, et se prosterna pour lui demander quelque chose. Et il lui dit: Que veux-tu? Elle lui dit: Ordonne que mes deux fils, qui sont ici, soient assis l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ton royaume.

 Vous savez que les princes des nations les dominent, et que les grands leur commandent avec autorité. Mais il n'en doit pas être ainsi parmi vous; au contraire, quiconque voudra être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur. »

 Cela ressemble à un noyeau dur qui se transmet de génération en génération : ce désir d’être à la place d’honneur, de grimper l’échelle de n’importe quelles sortes de hiérarchies. L’exemple de Jésus ne fut pas compris. Il mit les points sur les « i » à plusieurs reprises comme le rapportent les évangiles.

 François, pape, a toutes les peines du monde à se montrer et à se comporter comme Jésus dans un contexte fabriqué de la base au sommet, opposé à la simplicité !

 C’est pour dire la satisfaction ressentie à la lecture du Courrier International (page 49 à 51) et signée Robert Sapolsky : avec un humour scientifique il nous montre ce noyau dur hérité, selon lui, de nos ancêtres les singes et qui ne semble pas faiblir jusqu’à nos jours.    Robert Sapolsky

 Les personnalités, les stars, les beautés, les autorités tous azimut, nous fascinent et les revues hebdomadaires le savent et nous en servent contre payement autant que nous voulons !

 Dans la rue aussi, je me souviens le respect ressenti croisant à l’aéroport, il y a longtemps, un ancien réfugié alors devenu ministre des affaires étrangères au Congo. Lui était tout aussi gêné de me rencontrer car dans sa tête, il se tenait au sommet et dans ma tête je me sentais par terre.

 Dans toutes cultures, le rang sociale montre le pouvoir du mâle sur l femelle et, note en gras le C.I. « Tant qu’il ne sait pas qui sont les dominants et les dominés dans son univers social, l’homme vit dans l’angoisse .» L’analyse sociale, en groupe, permet une prise de conscience de notre place dans un contexte humain.

 Néanmoins, le noyau dur qui nous « force à grimper aux arbres » comme nos ancêtres les babouins et consorts, c’est un instinct vers les sommets, une motivation de se donner corps et âme… dans quel but ? Régner, gouverner, dominer ??? N’est-ce pas une bulle de savon qui crève à la caresse d’une plume ! Et pourtant, nous avons besoin d’un leader, d’un rassembleur, qui vit et partage la vie du petit peuple, se fait leur porte-parole, qui est le serviteur des plus faibles, et qui construit une « autorité » horizontale d’égal à égal ! Sans le savoir, sans en avoir entendu parler peut-être, il « suit Jésus ».

 Comme François : « Ainsi je changerai mon Église… une hiérarchie horizontale.. L’Église est ou doit redevenir une communauté du peuple… » Sans frontières...

 Et à Genève :

 La campagne des différents partis politiques à Genève est fascinante et je prie que les candidats se focalisent sur le bien commun des hommes et des femmes de l’État de Genève qui reste sans frontières : la Genève internationale qui mérite la reconnaissance d’innombrables « voyageurs ». 

09/10/2013

La Genève internationale

 La Genève internationale devint pour moi, le point de rencontre avec l’Afrique du Sud dès 1980, après mon retour au pays.  A l’ONU, j’ai trouvé des informations, des mouvements participant activement à la lutte anti-apartheid et, le plus important, des personnes engagées par exemple, comme au Conseil œcuménique des Églises, au Mouvement apartheid suisse, aux bureaux de la Jeunesse étudiante chrétienne.

En plus de mon « vécu sud-africain », des informations, des contacts et des relations avec l’Afrique du Sud m’ont grandement aidée à donner mon témoignage plus élargi, là où c’était souhaité, de participer activement, parfois audacieusement à ce qui rayonnait depuis Genève. 

Un réseau de personnes très engagées, théoriquement articulées, travaillaient à informer, à conscientiser mes compatriotes sur la réalité de l’apartheid, ce « crime contrel’humanité ».

Mon expérience était celle du petit peuple, celle de la société civile en lutte frontale ou tangente  contre l’autorité du régime an place, qui nous tenait dans une espèce de ghetto constamment sous l’œil du South African State Security Bureau(SABSS).

 Donc les citoyens de la Genève internationale et des sud-africains comme moi, avions la chance de nous rencontrer, de créer un nouveau réseau de relations critiques … aussi envers notre politique économique et financière helvétique !

 J’aurais envie de nommer et de remercier, en les nommant, tant de personnes activement engagées à Genève et de Genève pour la justice dans le monde.

 Ma question aujourd'hui: Est-ce que la Genève internationale absorbait alors (dans les années ’70, ’80 etc) Genève, la ville et le canton, les frontaliers y compris, ou était-ce le contraire ? Je ne sais pas mais il m’est difficile de séparer les habitants de cette région en "deux Genève". Ce serait une amputation!

La blogosphère de la Tribune de Genève est le reflet d’une population politisée et ouverte (un peu comme mon Jura natal) et l’insidieux cheminement vers la droite sonne comme un « early warning system » qui menace le "vivre ensemble genevois" et bien au-delà. Qu’est-ce que le bien commun ? Des frontières étanches ou tout au moins assez poreuses pour qu’on y fasse des fissures ? Si, en Afrique du sud,  nous avions accepté ces frontières raciales sans les détecter,  les combattre, l’apartheid existerait aujourd’hui… au niveau le plus pervers : les lois.

 Genève, je l'espère, va éviter un tel avenir! Les résultats de votes protestataires sont dangereux, en France par exemple bien que… et, dans des proportions différentes au Moyen Orient...

 Après le 6 octobre les partis politiques de l’Etat de Genève confrontent les résultats du  vote protestataire.

 "Quand quelque chose ne marche pas bien, on se tourne vers celui qui fait des promesses aux masses". C’est ce que disait ma maman en parlant du nazisme à venir dans les années trente et je m’en souviens bien ! Cette femme jurassienne était lucide !

 Ma réflexion : à lire ce que disent les « party leaders », les simples citoyens à Genève, on perçoit la confusion irritée face au résultat humiliant pour les uns et un feu d’artifice pour le MCG. .

 Hier soir j’ai écouté Infrarouge « Comment expliquer la victoire de ce parti, qui parle "d'épidémie" en évoquant les 80'000 frontaliers qui viennent chaque jour travailler à Genève? »

 David Berger avait du mal à  contenir Eric Stauffer qui parle beaucoup, beaucoup, répète les mêmes choses, et s’agrippe à sa parole davantage que ses interlocuteurs qu’il pousse à la défensive...

 Ce n’était pas un débat, comme trop souvent sur l’écran, c’était un combat.

 La pensée n’avance pas. Au contraire, comme l’a remarqué l’invité Moreno Bernasconi du Tessin, une polarisation divise un peuple qui a droit à un avenir en harmonie avec soi et avec les voisins outre-frontières.   

 Pour moi, je souhaite vraiment que La Genève internationale reste celle qui nous a accueillis dans les années les plus dures de la lutte anti-apartheid, et qui accueille les  étrangers, leur permet, avec sa générosité, son esprit, son savoir faire, ses relations au service du bien commun, de participer activement à la création d'un monde sans frontières.

05/10/2013

Ne fais pas de miracle pour me faire plaisir

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Ces mots proviennent d’un poème de Rainer Maria Rilke, qui est presque une prière et qui débute ainsi : ‚Tous ceux qui Te cherchent te soumettent à la tentation.’

Au nombre de ces « tentations »  se trouve: l'attente et même la sollicitation de miracles de la part de Dieu. Le pire c’est quand nous identifions Dieu à ses miracles. Dieu ‚le faiseur de miracles’, Dieu le Tout-Puissant. C’est une notion largement répandue. L’idée est que Dieu plane au-dessus de tout et qu’Il peut intervenir à tout moment dans l’histoire du monde, dans les lois de la nature et aussi dans nos existences. Sommes-nous certains, après tout, que Dieu tient à être le ‚Tout-Puissant’ ?

Le poème de Rilke continue : ‚… et ceux qui Te trouvent Te lient à une image, à un geste...’

 C’est depuis toujours le cas de personnes – et justement aussi de personnes à la recherche de Dieu – qui se font de Lui une image à laquelle Il est prié de correspondre ! On l’associe également aux miracles que l’on a invoqués.  On veut Le tenir sous contrôle et Le confiner dans les temples et les églises. Il doit être le plus fort et supérieur en tout. Avec de telles attentes, nous mettons Dieu sous pression. De même que nous mettons les autres - et nous-même - sous pression avec nos attentes.

 Et Rilke dit encore : ‚Je ne veux pas de tes coquetteries pour te révéler’

 Nous savons par expérience qu’il ne peut rien en sortir de bon quand on pense devoir prouver quelque chose pour faire impression. Il en est de même avec Dieu. Il n’a nul besoin de prouver quoi que ce soit ou d’en imposer. Il n’a qu’à se présenter à nous tel qu’Il est.

 Dans le fond il s’agit là de la première et de la plus importante supplique du ‚Notre Père’:

 "Que ton nom soit sanctifié’

 Que Tu sois et que Tu restes Toi-même

 Et non celui que nous souhaiterions que Tu sois et que nous nous représentons.

  Hermann-Josef Venetz

 Traduction : Christiane Gaeumann

 Avec l'aimable autorisation de l'auteur

(un immense merci à Christiane Gaeumann pour sa précieuse collaboration)

 

14:30 Publié dans théologie | Lien permanent | Commentaires (0)

03/10/2013

François d'Assise

 

« François, va et répare ma maison qui, tu le vois, tombe en ruines »

 image035.jpgC’est le 4 octobre 2013 et la mémoire de François d’Assise nous défie par son exemple de vie et ses quelques paroles de sagesse. Des merveilles sont racontées qui nous donnent envie d’être comme lui, de répandre sa « bonne nouvelles aux pauvres » simplement par son vécu. Comme Jésus. Essayer d’être franciscain ou chrétien est une Mission dès lors qu’on est baptisé, ou qu’on est simplement devenu conscient d’être une être humain, une particule  unique et inséparable de l’espèce. Le défi est une responsabilité.

 Le contexte de François était bourgeois, sa famille comme celle de Claire, son amie qui s’associa à lui, était riche et noble et n’avait qu’une connaissance marginale des pauvres. L’Église institution de ce temps-là sentait déjà l’impérialisme, du moins dans sa hiérarchie.

 Le François, un beau jour alors qu’il en avait assez des futilités des chevaliers, des marchands, des jolies femmes et des festins, se réfugia dans une espèce de chapelle délabrée, ornée d’une croix-image de notre frère Jésus, et François devint soudain conscient des murs poreux de l’Église en ruine : il vit dans ces ruines les pauvres d’Assise et de l'Ombrie l’entourant et lui faisant signe : veux-tu être solidaire de nous ?

 François dit oui comme beaucoup d’entre nous l’ont fait une fois dans leur vie, abandonnant tout, nous désirions travailler à la construction d’une société égalitaire : les riches seraient moins riches et les pauvres seraient moins pauvres. Nous aurons alors un avenir en commun. Comme dit dans l'Evangle : le royaume de Dieu... ou sa famille.

 Aujourd’hui, dans notre contexte capitaliste exploiteur et dominateur, le mouvement chrétien et franciscain dont nous sommes membres, s’est institutionnalisé. Les murs de ces institutions sont-ils assez poreux pour nous révéler les pauvres en chair et en os ? A celles et ceux qui passent...

 Il ne suffit pas d’intellectualiser la pauvreté, ni de la spiritualiser, pour avancer sur le chemin chrétien ou franciscain de solidarité avec les pauvres, il faut faire l’expérience, soi-même, de la pauvreté. Ne serait-ce que marginalement d’abord ; il faut prendre assez de temps pour que l’expérience du manque de pain, d’eau, d’un toit, de médicaments dépasse les théories et les prières pieuses.

Le plus dur sur ce chemin est le manque de frères et de sœurs qui, pour te relever quand tu tombes, qui, pour te corriger quand tu fais « comme si » et que tu deviens fier - quelle absurdité - de ton expérience lorsque tu te fais le porte-parole des vrais pauvres.

 Le François, actuel évêque de Rome, a parcouru le long cheminement de conscientisation et il reste en état de conversion permanente. Nous prions que son courage devienne de plus en plus articulé. Il voudrait nous réveiller et retrouver Saint_Francois_d_Assise_2_-1398a.jpgJésus et François dans le corps et le cœur de millions d’humains que le pouvoir militaire, économique privent de dignité et du droit à la vie. Ici et maintenant.

 

Je ne veux pas dire que les riches sont des pécheurs et les pauvres sont des saints ! Mais j’aimerais dire que les uns et les autres sont responsables des uns et des autres. Comme Jésus l’est, et François et tous les hommes, les femmes et les enfants de bonne volonté.

 

Bonne fête !

02/10/2013

Prière du soir

 Avec bonheur je vous envoie mes coordonnées car vous êtes précieux pour moi ;  poursuivre les contacts avec vous, étendre notre réseau de relations signifie – selon moi - « vivre ensemble » dans une relation de liberté mutuellement respectée.

 L’adresse postale : Maria vom Berg, Seminarstrasse 14, 6313 Menzingen/ZG CH

 Mon téléphone fixe : 41 041 757 47 18 (mais je suis souvent hors de ma chambre, re-essayer)

 Le natel : 077 442 64 62

 

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Ma prière du soir auprès de la mappemonde allumée sur mon bureau, avec toutes les créatures qui lui donnent une âme: merci à notre créateur qui nous confie la planète à sauvegarder de toutes nos forces, le cosmos à explorer à l’infini, mais combien plus brûlant et urgent : à construire notre société d’hommes, de femmes et d’enfants à aimer !

 Honteusement facile à dire, écrire, à répéter, à prêcher. La PRAXIS de l’amour : c’est du pain, donc du travail, donc un salaire décent, donc la justice qui doit nous amener, ne serait-ce que pour notre survie : à une société égalitaire. Les travailleurs, les syndicats, les politiciens, les économistes (quelle audace!) y travaillent.

 

1763122701.jpgJe sens partout autour de moi et bien au-delà, grâce aux médias, le désir de se dépêtrer des égoïsmes mortels, et de libérer ce qui somnole trop souvent en nous : des idées nouvelles, des utopies créatrices, afin de concrétiser l’espérance qui remue et nous fortifie : des plus petits et des plus grands.