11/10/2013

Hiérarchie horizontale

 

 « Alors la mère des fils de Zébédée s'approcha de lui avec ses fils, et se prosterna pour lui demander quelque chose. Et il lui dit: Que veux-tu? Elle lui dit: Ordonne que mes deux fils, qui sont ici, soient assis l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ton royaume.

 Vous savez que les princes des nations les dominent, et que les grands leur commandent avec autorité. Mais il n'en doit pas être ainsi parmi vous; au contraire, quiconque voudra être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur. »

 Cela ressemble à un noyeau dur qui se transmet de génération en génération : ce désir d’être à la place d’honneur, de grimper l’échelle de n’importe quelles sortes de hiérarchies. L’exemple de Jésus ne fut pas compris. Il mit les points sur les « i » à plusieurs reprises comme le rapportent les évangiles.

 François, pape, a toutes les peines du monde à se montrer et à se comporter comme Jésus dans un contexte fabriqué de la base au sommet, opposé à la simplicité !

 C’est pour dire la satisfaction ressentie à la lecture du Courrier International (page 49 à 51) et signée Robert Sapolsky : avec un humour scientifique il nous montre ce noyau dur hérité, selon lui, de nos ancêtres les singes et qui ne semble pas faiblir jusqu’à nos jours.    Robert Sapolsky

 Les personnalités, les stars, les beautés, les autorités tous azimut, nous fascinent et les revues hebdomadaires le savent et nous en servent contre payement autant que nous voulons !

 Dans la rue aussi, je me souviens le respect ressenti croisant à l’aéroport, il y a longtemps, un ancien réfugié alors devenu ministre des affaires étrangères au Congo. Lui était tout aussi gêné de me rencontrer car dans sa tête, il se tenait au sommet et dans ma tête je me sentais par terre.

 Dans toutes cultures, le rang sociale montre le pouvoir du mâle sur l femelle et, note en gras le C.I. « Tant qu’il ne sait pas qui sont les dominants et les dominés dans son univers social, l’homme vit dans l’angoisse .» L’analyse sociale, en groupe, permet une prise de conscience de notre place dans un contexte humain.

 Néanmoins, le noyau dur qui nous « force à grimper aux arbres » comme nos ancêtres les babouins et consorts, c’est un instinct vers les sommets, une motivation de se donner corps et âme… dans quel but ? Régner, gouverner, dominer ??? N’est-ce pas une bulle de savon qui crève à la caresse d’une plume ! Et pourtant, nous avons besoin d’un leader, d’un rassembleur, qui vit et partage la vie du petit peuple, se fait leur porte-parole, qui est le serviteur des plus faibles, et qui construit une « autorité » horizontale d’égal à égal ! Sans le savoir, sans en avoir entendu parler peut-être, il « suit Jésus ».

 Comme François : « Ainsi je changerai mon Église… une hiérarchie horizontale.. L’Église est ou doit redevenir une communauté du peuple… » Sans frontières...

 Et à Genève :

 La campagne des différents partis politiques à Genève est fascinante et je prie que les candidats se focalisent sur le bien commun des hommes et des femmes de l’État de Genève qui reste sans frontières : la Genève internationale qui mérite la reconnaissance d’innombrables « voyageurs ». 

Commentaires

Très chère Claire-Marie, Jésus est un personnage conceptuel fabriqué sur la base de mythes antiques (Horus, Hermes, Krishna, etc. etc.) par les politiques romains et juifs de l'époque. Dans les évangiles, il y a beaucoup de confusion et même énormément de mysoginisme http://freethoughtnation.com/contributing-writers/63-acharya-s/578-what-does-the-new-testament-say-about-women.html. Pour nous en sortir, il est impératif d'évoluer et pour tous, même ceux encore attachés au mythe, de voir les faits en face comme expliqués ici http://www.jesusneverexisted.com/nazareth-french.html et là http://www.truthbeknown.com/francais.htm. A partir de là, tout est possible et le monde se transformera en paix car toutes les religions suivront ce même chemin de vérité.
Je vous embrasse, AM

Écrit par : Anne-Marie | 12/10/2013

Je doute que vous écriviez votre pensée profonde et réfléchie, chère Anne-marie, Suivre "Jésus aujourd'hui" (dans notre petit monde où chacun est un être unique - tout enfant est le mien - ) est ce qui ravive l'espérance des plus cyniques. Qu'elle chance de vivre à notre époque.

Écrit par : cmj | 12/10/2013

je ne crois pas que vous exprimiez le fond de votre pensée, chère Anne-marie. Jésus est bien vivant, à Lampédousa comme ailleurs.

Écrit par : cmj | 13/10/2013

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