29/05/2013

La Fête-Dieu : quel Dieu fêtons-nous ?

 

De temps à autres, la télé nous offre des « P'tits bonheurs », et c'est un timide rayon de soleil sur notre réalité.

 L’Esprit de Jésus ressuscité, actif dans nos pensées, nos affections, nos faiblesses, nos désarrois, notre fragile espérance confrontée à l'actualité de notre monde, de notre société, l'Esprit de Jésus, parce que c'est lui, le chemin, la vérité, la vie ne nous laisse pas tomber.

 

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L’Esprit n'est pas une colombe, mais il souffle où il veut et quand il veut, ainsi. Ainsi, le jour de la Pentecôte il a soufflé en rafale dit-on. Ses amis, jusque là tristes et poltrons en pensant à leur Mission ... ont été secoués, rafraîchis, rajeunis, réchauffés, ensoleillés et prêts à l'envol, au martyre ! L'émotion passée, le feu apaisé, les pieds retombés sur la terre rugueuse de leur société... c'était pour eux comme le passage d'une colombe : l'amour ailé, la joie, la paix et surtout, le courage de se confronter à soi-même, aux autres, aux barbares cum marchands et vendeurs d'armes de mort en Syrie (rebelles ou pas rebelles) et partout dans le monde. Semant la mort et d'indicibles souffrances, celles des innocents... qui seront, eux, au jour du jugement, les juges des Pouvoirs et des Dominations !

 Demain, c'est la Fête-Dieu : quel Dieu fêtons-nous` ? Le Dieu qui a dit, par la bouche de Jésus : « Ce que vous faites, ou ce que vous ne faites pas aux plus petits, aux mendiants, à celles et ceux qui ont le malheur d'être différents, simplement parce qu'ils essayent de rester eux-mêmes... vous le faites ou vous oubliez de le faire à moi, votre Créateur. Est-ce ce Dieu-là qui, demain, a sa fête « sur la terre comme au ciel ? Je ne sais pas.

27/05/2013

La plénitude du moment présent

 

946879_468316486585368_1098028372_n (1).jpgSi nous sommes conscients de notre « présence » individuelle et personnelle dans le développement de l’espèce humaine, nous ne pouvons être indifférents aux autres. En Europe et dans le monde, la Syrie, le peuple syrien, son histoire et la tragédie vécue, principalement par le « petit peuple » depuis 2011, nous interpellent. Personnellement, plus j’essaie d’être « au clair » sur les causes : ce qui était, au début une simple manifestation dans les rues a viré à ce que nous croyons savoir en écoutant, en visionnant ce que les médias rapportent.

 Je me pose la question : où est Dieu, où est Allah en Syrie en ce moment ! Pour les catholiques, l’année de la FOI a été vécue avec force activités dans le but de renforcer la Foi des fidèles. La Foi en l’Homme, en tous les hommes d’abord, c’est quoi pour ce qui concerne l’actualité en Syrie aujourd’hui-même?

En fait qui sont réellement les protagonistes, et à qui profite cette guerre?

 « A quoi joue Hassan Nasrallah ? Le leader du Hezbollah s'est engagé ouvertement aux côtés de Bachar Al Assad ce week-end. Quel est l'objectif du « parti de Dieu ? » La plus grossière trahison du Dieu, qui, s’il existe, ne peut être qu’ AMOUR !

 DERNIÈRES INFOS: 

 "Conférence internationale" sur la Syrie ce mercredi en Iran :

  « L’Iran, allié régional du régime syrien, accueille mercredi une "conférence internationale" visant à trouver une "solution politique" au conflit en Syrie, a annoncé lundi le ministère iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir Abdollahian.

  Plus de 40 pays devraient être attendus. (Sans plus de précision) Cette conférence, de Téhéran, intitulée "solution politique et stabilité régionale" aurait pour but de  "préparer le terrain pour mettre fin à la violence et aider à organiser des élections sous supervision internationale".

 L’intention est-elle de faire « avancer le projet d'une conférence de paix internationale baptisée Genève-2 prévue en juin ou juillet 2013 ? A Genève, les Syriens, représentants du régime et les opposants au régime sont invités à s’asseoir à table afin de négocier…

  Syrie : l’Iran veut participer à la conférence "Genève 2" mais voilà que, le mardi 21 mai 2013 « Fabius préfère que l’Iran soit tenue à l’écart ! » Etrange politique de rapprochement!

 L'écoute attentive du dévat en deux partie est éclairante, grâce à france.24:

http://www.france24.com/fr/20130527-fr-debat-syrie-liban-...

 http://www.france24.com/fr/20130527-debat-syrie-liban-nasrallah-hezbollah-iran-bachar-al-assad-armes-chimiques-partie2

 Réflexion: Nelson Mandela savait très bien qu’on ne peut ni négocier, ni construire la paix sans s’asseoir à table avec les opposants, les ennemis. Madiba disait : J’aime mieux avoir l’ennemi au dedans des frontières que au dehors. Il a montré l’exemple. Le Président de l’Afrique du Sud, M. F.W. de Klerk a eu, lui aussi, la sagesse et l’intelligence de reconnaître la sincérité du prisonnier de Robben Island: Nelson Mandela a fait confiance à l'intégrité de l'ennemi.

 Ma prière du soir :  Abba bien-aimé et notre Créateur, merci de nous écouter, merci de partager avec tous ces paroles de sagesse de Madiba, qui a eu, dans sa cellule, « La plénitude du moment présent » qui a duré plus de 20 ans. Il priait avant tout pour son peuple, noir et blanc, pour ses amis et pour ses ennemis.

 Les huit leçons de leadership de Mandela

1 - Le courage n'est pas l'absence de peur- c'est inspirer les autres à la dépasser. 
2 - Dirigez depuis le front- mais ne laissez jamais votre base à l’arrière.
3 - Dirigez depuis l'arrière - et laissez croire aux autres qu'ils sont à l'avant
4 - Connaissez votre ennemi et sachez son sport de favori. (apprenez à parler sa langue) 
5 - Gardez vos amis près de vous - et vos rivaux encore plus près.  
6 - Soignez l'apparence- et n'oubliez pas de sourire. 
7 - Rien n'est noir ou blanc. 
8- Partir c'est aussi diriger.

 Grand MERCI:  à https://www.facebook.com/YACHAME?directed_target_id=0 pour la magnifique image de PAIX en Syrie!

 

25/05/2013

Quand l'engagement coûte

 

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« Par son travail dans la rue, Don Pino Puglisi  dérangeait les "boss" de la mafia locale, qui voulaient le "faire retourner dans la sacristie". » C’était à Palerme et dans la périphérie, cela pourrait être « chez nous ».

 Béatification : Aujourd’hui et demain, nous pouvons être fortifiés, inspirés par l’esprit vivant de Don Pino Puglisi, un prêtre martyr, assassiné par des  tueurs de la Mafia, dont l’un se nomme Salvatore Grigoli qui, par la suite a rapporté « les dernières paroles de Don Pino : « Je pensais que tu viendrais ». Sans haine. Salvatore Grigoli est en prison à vie.

 Même si les autorités ecclésiastiques ont été réticentes pour soutenir Don Pino durant sa Mission avec les Jeunes à Palerme, trente ans après sa mort – Benoît xvi  l’avait déjà désiré en 22012 – Don Pino sera « béatifié demain » à Palerme ce dimanche 26 mai, alors que les cérémonies ont commencé aujourd’hui.  La cérémonie a lieu au Stade Renzo Barbera à Palerme et c’est  présidé par le cardinal Salvatore De Giorgi au nom du Pape François.

 

 Je suis heureuse de partager l’excellent documentaire de la RAI, montrant le parcours et l’esprit vivant de Don Pino Puglisi dans ce coin de la Sicile, grevé par la Cosa nostra qui a eu, ou a encore des ramifications jusque dans les strates financières du Vatican et Dieu sait si nos  banques helvétiques sont « pures ».

 J’ai entendu à la Radio la semaine passée (je ne peux donner l’exacte référence) que les médias, italiens entre autres, ne feront pas trop de bruit au sujet de la Béatification de Don Pino, ceci, motivé par la car les mafiosiosi n'hésitent pas à aller à l’église et aux sacrements » ! (de mémoire)

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20/05/2013

Réflexion sur la mort de Marie et de Lucie

 

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 Oui, la presse régionale se penche longuement sur le drame de Marie et de son assassin bullois. Et c’est bien. Ce corps mutilé sera mis en terre le 27 mai, et toute la région continuera le deuil de Marie associée maintenant à Lucie. Notre mère la terre recueille leur corps et notre Père créateur les accueille dès l'origine !

 On sent sa propre vulnérabilité confronté à la maladie mentale, la folie, la violence. Les jeunes filles de la région sont marquées et leurs parents sont inquiets.

 Être prise au piège de la perversion colorée de charme fielleux, lorsqu’on se sait jeune et que le corps s’éveille à l'intelligence de la vie, c’est possible. Et quand on s’en rend compte, c’est trop tard et c’est fatal. Il faut dire que les roueries de sexe sale ne manquent pas dans les médias et, pire, sur internet. Pollution banale.

 On verse des larmes et c’est juste et on paraît paralysé par l’étalage de la violence qui est devenue une habitude.

 Certes, les dysfonctionnements présumés de la justice doivent être examinés. Ils le seront. «  La problématique des délinquants graves doit être envisagée sur le plan national. » (voir le Matin 20.5.2013)

 ET dans 24 heures le papa de Lucie (RIP), Roland Trezzini,  « Ce nouveau cas est inadmissible  Parce que maintenant, cela suffit ! Combien de jeunes filles doivent encore mourir ? » Mais laissons un peu de temps au temps.

 Ailleurs dans la Presse, des politiciens s’expriment (UDC, PS, PLR) mais je trouve déplacé, en ces jours de deuil, qu’on « profite » de ce drame pour se faire des points contre d’autres partis! Il y a un temps pour tout.

18/05/2013

L'esprit de Jésus vit en nous

 

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Des questions qui méritent réflexion

  Deux questions teintées de reproches accompagnent la transition du temps  de Jésus au temps  de l’après Pâques.  Ces questions sont posées par les messagers de Dieu, des  anges, et elles voudraient  éviter certaines illusions et concentrer l’attention sur l’essentiel.

 La première question s’adresse aux femmes accourues au tombeau de Jésus au matin de Pâques : Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ? (Luc 24 :5)

 La deuxième question s’adresse aux disciples, femmes et hommes, le jour de l’ascension : Gens de Galilée, pourquoi restez-vous là, à regarder le ciel ? (Actes des apôtres 1 :11)

 Ces questions ne s’adressent-elles pas à nous aussi ? Ne sommes-nous pas en train de chercher Jésus là où il n’est pas, parmi les morts ? Un homme certes très important, mais mort il y a 2000 ans et qui, dans notre monde en n’a quasi plus rien à nous dire ?

 Ou bien,  cherchons-nous Jésus au ciel ? Que fait-il là-haut ?  Est-il en train de regarder avec indifférence les humains qui galèrent ici-bas ?

 Où est Dieu et son Messie ? C’est la question récurrente  aussi chez de nombreux croyants.

 Il y a bien des années de cela, j’aidais en tant que prêtre auxiliaire dans une paroisse, j’étais assis dans le confessionnal de l’église. Un garçon est venu s’accuser : «  Dans ma prière, je n’ai pas toujours pensé à Dieu ». Conscient qu’il me fallait lire cette question au «miroir de la Confession » je voulais entrer en dialogue avec lui afin de savoir ce que le jeune entendait par  cette question. Je lui ai demandé : « Tu penses qu’il se trouve où ce Dieu à qui tu dois penser quand tu pries ? » A travers le grillage du confessionnal, je l’ai alors vu lever un doigt vers le ciel en disant « là-haut ». Mais il s’est aussitôt arrêté comme s’il avait senti qu’il se trompait ou que sa réponse n’était pas très bonne, alors il a dit d’une voix convaincue : « Non, attends un peu… dans mon cœur !»

 Au temps de Jésus, les questions  « quand » et « où » devaient flotter dans l’air. Jésus a répondu : Le royaume de Dieu ne vient pas de manière à frapper les regards. On ne peut pas dire : Regarde, il est ici ou il est là. Car voici : le royaume de Dieu est au milieu de vous. (Luc 17 :20-21)

 La réponse de Jésus et celle du garçon ne sont pas loin l’une de l’autre. Peut-être qu’en ce temps de Pentecôte, nous qui sommes adultes et intelligents devrions-nous nous mettre à l’écoute des enfants...

 Hermann-Josef Venetz

 Traduction : Claire-Marie Jeannotat

 Avec l’aimable permission de l’auteur

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17/05/2013

Dire NON à l’élection du Conseil fédéral par le Peuple

 

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Avant d’avoir entendu ou lu les recommandations du Conseil fédéral à ce sujet, nous étions déjà convaincus qu'il fallait dire NON le 9 juin 2013. Pourquoi ? Dans l’intérêt du bien commun d’abord. Mais démasquer les raisons et les intentions de l'UDC est important : lire les analyses m'a aidée à comprendre un tant soit peu comment cette initiative – et ce n'est pas la première fois - est née après l'exit de Blocher en 2007.

 La formule magique « résultat d'un accord tacite entre les partis pour créer une coalition gouvernementale réunissant la majeure partie des forces politiques du pays » a fragilisé l’UDC lorsque, en 2007, Blocher fut remplacé par Evelyn Widmer Schlumpf.

 Dès lors, l’UDC -  comme l’a relevé en passant l’historien Urs Altermatt, à la RTS - veut regagner de son pouvoir au moyen d’une initiative. L’initiative veut « tenir les partis à l’œil »,  « faire confiance au peuple »… « éliminer les intrigues et les manœuvres ». L’interview de Pascal Couchepin au journal Le temps est une excellent analyse.

 Nos conseillers fédéraux ne sont pas élus en groupe établi, mais ils entrent en fonction selon les circonstances, ce qui exige de chacun de la souplesse politique pour former ou reformer un team et garder l’esprit d’équipe.

 Le travail de l’équipe actuelle me paraît engagé, sérieux, professionnel et, ce qui est important : il semble y avoir la dynamique de groupe, et l’art de débattre avant d’arriver à de douloureux mais pragmatiques décisions.

 Pour ma part, les anciennes dissonances de « team » paraissent surmontées. Le peuple attend des résultats orientés vers le bien commun, et les conseillers fédéraux semblent surmonter des allégeances partisanes pour atteindre un but positif, fut-il embryonnique. Au niveau relations personnelles aussi, je perçois une certaine volonté spontanée de solidarité au travers de toutes les divergences inévitables.

 Le fait de travailler en « team » - comme je l’observe – promeut un certain apprentissage de modestie des membres. C’est aussi un témoignage important qui est dû au peuple comme l’est le devoir de rendre compte : « accountability ».  A la Nation. A l’histoire.

 Et c’est en votant NON le 9 juin que je fais confiance à l’honnêteté, la sagesse de mes compatriotes !

 Je ne vais pas donner d’exemples montrant que l’élection de politiciens par le peuple dans d'autres pays débouche sur une trahison de la confiance du peuple et sur un système corrompu.  Voilà l'enjeu comme je le comprends.

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15/05/2013

Qui sont les chrétiens?

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L’Evangile lu dans les églises aujourd’hui : (Jn 17,11b-19)

 Jésus témoigne de son inquiétude pour celles et ceux qui sont chargés d’annoncer SA Bonne Nouvelle autour d’eux. Selon le rapport de Jean Jésus prie : « … Je leur ai fait don de ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu'ils ne sont pas du monde, de même que moi je ne suis pas du monde. Je ne demande pas que tu les retires du monde, mais que tu les gardes du Mauvais … consacre-les par la vérité: ta parole est vérité. De même que tu m'as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde… ».  Jésus souhaite que nous soyons des gens heureux, entiers, empreints de son Esprit de compassion et de Justice.

 Les disciples de Jésus se trouvent dans les systèmes mondialisés qu’il faut combattre, humaniser. Les carences des systèmes :le profit avant l’homme, l’ordre avant l’imagination et la fantaisie, la Loi avant la liberté créatrice. Si on reste neutre dans les systèmes, nous sommes des objets.

 Jésus a anticipé, pour l’avoir vécu, la dureté des systèmes et il a prié, oui, pour que ses disciples ne se laissent pas décourager par la haine (sic) et qu’ils continuent leur chemin en territoire inconnu, (uncharted) inexploré, fluide, rocailleux, avec l’aide de son Esprit, de sa Parole et conscients et conscients  de la confiance qu’il nous fait.

 Nous sommes conscients que les systèmes atteignent leurs limites : les finances, la hantise d’une crise mondiale empêche la volonté nécessaire à un partage des biens, (voyons ce qui se passe à Bruxelles au sujet du secret bancaire et des échanges automatiques d’informations) ne serait-ce que pour une survie de l’espèce à court terme : les gens, les riches comme les pauvres. Alors le marché des armes est sans limite, et la terreur oblige les « dirigeants » à sillonner le ciel pour des rencontres éclairs : Obama et Cameron au sujet de la poudrière Syrienne. Résultats : intervenir. Oui MAIS. Avec raison ! Netanyahou et Poutine se rencontrent en hâte pour une dissuasion mutuelle de ce qui serait fatal : livrer les systèmes « sol-air S-300, l’équivalent russes des Patriot américains. » Qui pourraient être livrés au « rebelles » et dans quel but ? Renverser al Assad, instaurer la « démocratie » comme Bush en Irak ?

 Partout cloisonnés dans les barbelés des systèmes, les millions de petites gens aspirent à se nourrir, se vêtir, s’abriter, si possible s’aimer et faire des enfants ! Sans penser à des carrières hiérarchiques !

 Jésus avait raison d’être inquiets pour les petites gens. Mais lire le commentaire de l’Évangile de Jean, tiré d’une  « Lettre à Diognète (v. 200) » est un signe de vie :

 « Les chrétiens ne se distinguent pas des autres hommes par leur pays,
ni par leur langue, ni par l'habillement. Car ils n'habitent pas de villes
qui leur soient propres, ils n'emploient pas un dialecte spécial…      

 Ils habitent donc, selon les circonstances, des villes grecques ou
barbares ; ils se conforment aux usages locaux pour ce qui est des
vêtements, de la nourriture, des coutumes. Et cependant, ils témoignent
clairement d'une manière de vivre qui sort de l'ordinaire. Ils résident
chacun dans sa propre patrie, mais ils y sont comme des gens de passage.
Ils s'acquittent de tous leurs devoirs de citoyens, mais ils supportent
tout comme des étrangers. Toute terre étrangère leur est une patrie, et
toute patrie une terre étrangère... »

 L’auteur est inconnu et répondait à la question de  Diognète … inconnu semble-t-il, lui aussi. 

 Les éléphants aux identités et signes distinctifs pourris peuvent se battre et piétiner l’herbe, mais les racines, seules, sont source de vie : la sève monte. Un mystère merveilleux.

 De quels signes distinctifs devons-nous nous débarrasser ?

11/05/2013

Beauté de la maternité

 

images (8).jpgNous tous, jeunes ou âgés/ées, avons avons vu le jour par « la courroie de transmission » : la maman.

 La maman nous a mis au monde dans une réalité de vie circonstancielle. Avec un peu de chance notre première nourriture fut son lait et elle nous bénit de son premier baiser.

 La fête des mères, comme celle des pères, est une joie pour beaucoup, je le souhaite. Mais pour beaucoup aussi, c'est un jour nuageux, orageux peut-être triste : pour la mère, pour le père, pour les enfants et une pensée pleine de solidarité les rejoint, avec toute l'affection possible !

 En tant que « Sœur » je n'ai pas conçu ni enfanté et c'est peut-être une expérience qui manque à ma maturité, à mon expérience de vie. Dans une conversation amicale, j'ai eu l'audace de dire : « Moi aussi, j'ai enfanté des « choses » de temps à autre. » La réponse absolument juste fut : « As-tu fait l'expérience de devenir maman pour de vrai ? » Le silence fut mon assentiment.

 N'empêche qu'en Afrique du Sud, oui, j'ai aidé une maman se rendant au travail et qui s'est simplement couchée au bord du chemin pour enfanter ! Elle a elle-même coupé le cordon ombilicale. J'ai eu en classe Andréa, une jolie étudiante absente un beau matin et je l'ai trouvée avec son bébé à la maternité.

 Comme la Maternité faisait partie du complexe de la Mission, j'avais la permission, le samedi et le dimanche après-midi d'aider les « sages-femmes » : de la nursery, j'apportais aux mamans les bébés respectifs pour l'allaitement ; parfois les pères étaient présents, parfois pas. J'ai appris à les laver, les poudrer, les langer, les embrasser et les remettre sur leur couche. Tula Baba ! Pleure pas mon bébé, disais-je en le caressant.

 Bientôt, ces adorables enfants allaient grandir dans l'horrible système de l'apartheid ! Dans la pauvreté, élevés par des grands-mamans, avant qu'ils ne reviennent à la crèche de la Mission puis à l'école. Tel était ce cycle de vie dans ce township-là à 7 miles au nord de Prétoria. Et c'est un beau souvenir d'il y a longtemps: les mamans, les papas parfois et les enfants, des adultes aujourd'hui, des personnes âgées!

C'était la vie palpable dans toute son épaisseur africaine sur notre mère la terre ! Dieu notre créateur est aussi palpable. Abba. Je me permets d'offrir ce petit souvenir de vie.

10/05/2013

La Loi du Marché

 

Le point de vue.

 J’ai du mal à croire à l’objectivité, ni en ce qui concerne les journalistes, les bloggers et même d’autres personnes dont la fonction les oblige à l’impartialité, telle celle d'un juge par exemple.

 Mon point de vue pourrait m’empêcher de voir au-delà d’horizons étroits. Lorsque mon neveu (aujourd’hui décédé) rencontrait un problème, il disait : « Prenons de la hauteur ». C’est un conseil précieux. Prendre de la hauteur ne signifie pas ignorer les profondeurs, au contraire, mon ouverture d’esprit et de cœur peut faire de moi un envoyé spécial, sur le terrain, là où les choses se passent et qui nous interpellent directement. Comme Jacob Berger que je remercie très sincèrement !

 Même si c’est à l’autre bout du monde : au Bangladesh par exemple, Jacob Berger présente la réflexion vraie, analytique, provocante de la tragédie.

 Mais regardons et prions.


 Moi je me permets de pleurer ! Oui, il serait presque plus facile de pleurer sur la Pieta de Rome que sur la Pieta actuelle au Bangladesh. On aurait moins honte, on resterait avec un sentiment de piété, alors qu'un sentiment d'humanité souillée nous met à genoux !

 Nous les prisonniers de la Loi du Marché et des interminables 39frs90 !

08/05/2013

Calculs ou convictions?

 

f-reception.jpgHier, une page A3 de la Liberté est consacrée à la révision de la loi sur l’Asile, reprenant l’article de 24heures.

 Plusieurs journaux romands font suite.

 Mme Sommaruga « défend une énième révision de la loi sur l’asile pourtant combattue par son propre parti, le Parti socialiste. »

 Cela me ramène aux années (de 1985 à … 2007…) alors que nous tentions de défendre le droit à l’asile  chez nous d’une part, et combattions le monde financier suisse qui soutenait le système d’apartheid en Afrique du Sud d’autre part.

 Nous nous sommes approchées de la population en quête d’information ou avec une offre d’information ; sur avons organisé des « marches », nous avons récolté des signatures pour défendre un réfugié en danger d’expulsion, où pour demander aux autorités politiques de renoncer à accueillir certains ministres racistes d’Afrique du Sud.

 Il n’était pas rare que des personnes de bonne volonté, collaborateurs/trices, employés dans la sphère politique, économique, sociale, culturelle, dans les Églises (mais oui) s’excusent de devoir refuser leur aide publique, leur signature,   « parce qu’elles, ils, n’étaient pas encore à la retraite. L’œil de l’autorité veillait, ou la docilité au système ! (Il ne faut surtout pas déranger ce qui fonctionne bien ! Avait dit un religieux. » La solidarité hors des systèmes ? Oui, une fois retraités, ils, elles auraient plus de liberté, moins à perdre et beaucoup à gagner ! J’appelle ça des calculs.

  Le cas de Simonetta Sommaruga : son emploi en tant que conseillère fédérale la libère-t-elle de l’allégeance à son Parti, grâce à qui, quand même, elle a accédé au Conseil fédéral. Ceci dit pour le Parti socialiste en entier également divisé au sujet de l’asile, comme l'est le PDC.

 Le cas de Christophe Darbellay , secrétaire en fonction du Parti Démocrate « chrétien » est pathétique :

 Comme nous sommes dans une civilisation soi-disant chrétienne, les autorités des Églises chrétiennes se sont unanimement déclarés contre le référendum. Je suppose qu’elles parlaient au nom de  leurs membres respectifs de quelque Partis qu’ils soient. Par conviction !

 C’est intéressant d’écouter l’interview de Darius Rochebin au téléjournal de 19h00.  Ayant entendu le secrétaire du PDC suisse, je me suis posée la question : qu'est-ce qui motive ce politicien : les calculs ou les convictions ? Mais regardons plutôt :  


J’ai souris: « Le secrétaire du Parti démocrate „chrétien“ fait la leçon aux Églises, y compris à son Église qui l’a baptisé, enseigné, confirmé … et qui va bientôt célébrer, deux semaines à peine avant la votation du 9 juin, la belle fête de la Pentecôte. »

09:50 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

04/05/2013

Réflexion dominicale

 

mots.pngDe mon texte de hier : « C‘est presque comme si nos médias, ne serait-ce que par la manière de présenter la chose, encourageaient à voter « Oui » à la révision de la loi sur l’asile le 9 juin 2013 » 

 Rester critique à la lecture et à l’écoute des médias, particulièrement lorsqu’il s’agit des étrangers. Lorsque des faits sont présentés – et souvent mis en situation – tels des flash (!), le lecteur/l’auditeur reste avec son « os » alors que les mots déferlent, comme des particules fines ou grossières  …  on ne s’en rend pas compte … et les auditeurs/lecteurs se réveillent lorsqu’ arrivent enfin les info-sport et le temps qu’il fera demain.

 

Mais je peine à croire que les mots choisis – lorsqu’il s’agit de la problématique d’asile – soient neutres, impartiales. Pourquoi le mot « étrangers » a-t-il un goût potentiellement criminel, africain, profiteur, voleurs, danger, noir, et Oh ! Récalcitrant.? Et que ces termes reviennent si souvent ?

 Ainsi les médias semblent ne plus être au service d’une opinion … mais créent une mentalité viciée tant par la forme que par le fond !

 Je viens de lire de mon ami Bruce Clarke « Dominations » (page 62, Editions Homnisphères, 2004) cette remarque de Victor Klemperer, philologue : « Le nazisme s’est insinué dans la chair et le sang du grand nombre, à travers des expressions isolées, des tournures, des formes syntaxiques qui s’imposaient à des millions et qui furent adoptées de façon mécanique et inconsciente. »

 Cela peut toucher notre langage sur les étrangers lorsqu’ils sont qualifiés de criminels potentiels et/ou de réclacitrants et d’encourager des tests ADN selon un membre du Parti Démocrate chrétien  (12.3909 - Bulletin officiel - Conseil national - 17.04.13-08h00 - Texte provisoire: 12.3909 Motion Darbellay Christophe. Effectuer un test ADN sur certains requérants d'asile pour lutter contre la criminalité)

Nous sommes tous des êtres humains, d’autant plus lorsque nous nous disons « chrétien » : il y a de rares compatriotes qui pourraient être des criminels potentiels, il y en a qui pourraient être des fraudeurs…  et il y a des millions de Suisses honnêtes, faut-il pour cela les soumettre, à titre préventif, à des tests ADN ?

Jésus dirait : « Aime ton prochain comme toi-même » Matthieu 22-39

03/05/2013

Bons baisers du monde

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Bons baisers du monde

 Yves Beharest un designer suisse installé à San Francisco.

 Il raconte son histoire dans la Silicone Valley. Tout à coup il y a cette petite phrase qu’il prononce en souriant : « En fait je suis un réfugié économique en Californie, parce que, en Suisse, il m’était impossible de réaliser mon idée.» Et le titre de l’article en gros caractères : «Le succès de mon entreprise n'est pas possible en Suisse».

 Dans notre même Quotidien 24heures :

 « Une majorité de 48% des citoyens est pour l'instant favorable à la révision du droit d'asile en votation le 9 juin, contre 29% qui la refusent, alors que 23% sont encore indécis, selon un sondage de la SSR. » C‘est presque comme si nos médias, ne serait-ce que par la manière de présenter la chose, encourageaient à voter « Oui » !

 Les partis politiques ont majoritairement encouragé le « Oui », y compris le PDC ; le 2 mai SWISSINFO publie  « Les Églises de Suisse rejettent les mesures urgentes de la loi sur l'asile soumises au peuple le 9 juin .» Quel rapport de force entre les partis politiques et les Églises ? Et qu'en pense chaque individu dans son coeur chrétien ou simplement humain ?

 Ne sommes-nous pas tous  des demandeurs potentiels d’asile économiques ? Et les demandeurs d’asile qui sont arrivés chez nous, avec, en tête, le rêve de Yves Behar c'est-à-dire, « Réaliser ici ce qu'ils ne pourraient chez eux » comment vont-ils être traités ? Plus rigoureusement ?

 

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 Ils sont dès l'arrivée des « criminels potentiels » en plus du nouveau terme technique « récalcitrants ». Ils seront traités séparément dans des centres pour « récalcitrants. » Le Larousse dit : « Se dit d'un animal qui résiste avec opiniâtreté à ce qu'on veut lui faire faire : Âne récalcitrant, ou encore Qu'il n'est pas facile d'ajuster, d'agencer : Un bouton de col récalcitrant . »

 Un ami m’a dit cet après-midi : « Le demandeur d’asile est un être humain comme toi et moi.»

 Bons baisers du monde à tous les migrantes et les migrants !