11/05/2013

Beauté de la maternité

 

images (8).jpgNous tous, jeunes ou âgés/ées, avons avons vu le jour par « la courroie de transmission » : la maman.

 La maman nous a mis au monde dans une réalité de vie circonstancielle. Avec un peu de chance notre première nourriture fut son lait et elle nous bénit de son premier baiser.

 La fête des mères, comme celle des pères, est une joie pour beaucoup, je le souhaite. Mais pour beaucoup aussi, c'est un jour nuageux, orageux peut-être triste : pour la mère, pour le père, pour les enfants et une pensée pleine de solidarité les rejoint, avec toute l'affection possible !

 En tant que « Sœur » je n'ai pas conçu ni enfanté et c'est peut-être une expérience qui manque à ma maturité, à mon expérience de vie. Dans une conversation amicale, j'ai eu l'audace de dire : « Moi aussi, j'ai enfanté des « choses » de temps à autre. » La réponse absolument juste fut : « As-tu fait l'expérience de devenir maman pour de vrai ? » Le silence fut mon assentiment.

 N'empêche qu'en Afrique du Sud, oui, j'ai aidé une maman se rendant au travail et qui s'est simplement couchée au bord du chemin pour enfanter ! Elle a elle-même coupé le cordon ombilicale. J'ai eu en classe Andréa, une jolie étudiante absente un beau matin et je l'ai trouvée avec son bébé à la maternité.

 Comme la Maternité faisait partie du complexe de la Mission, j'avais la permission, le samedi et le dimanche après-midi d'aider les « sages-femmes » : de la nursery, j'apportais aux mamans les bébés respectifs pour l'allaitement ; parfois les pères étaient présents, parfois pas. J'ai appris à les laver, les poudrer, les langer, les embrasser et les remettre sur leur couche. Tula Baba ! Pleure pas mon bébé, disais-je en le caressant.

 Bientôt, ces adorables enfants allaient grandir dans l'horrible système de l'apartheid ! Dans la pauvreté, élevés par des grands-mamans, avant qu'ils ne reviennent à la crèche de la Mission puis à l'école. Tel était ce cycle de vie dans ce township-là à 7 miles au nord de Prétoria. Et c'est un beau souvenir d'il y a longtemps: les mamans, les papas parfois et les enfants, des adultes aujourd'hui, des personnes âgées!

C'était la vie palpable dans toute son épaisseur africaine sur notre mère la terre ! Dieu notre créateur est aussi palpable. Abba. Je me permets d'offrir ce petit souvenir de vie.

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