23/04/2013

Deux évêques enlevés, puis libérés en Syrie aujourd'hui.

 Il faut reconnaître une chose : L'Église, contrairement à d'autres groupes, n’a ni armes ni milices (à part les Gardes suisses dans l’Etat du Vatican et il serait bon qu’ils disparaissent bientôt) et donc les ravisseurs de Mgr Youhanna Ibrahim, évêque syriaque orthodoxe d'Alep, et de Mgr Boulos Yazigi, évêque grec orthodoxe de la même ville, à Kafr Dael n’auront pas été trop inquiétés !  Il n’y aurait pas de résistance ! Ils ont quand même tué le chauffeur – un diacre - des deux prélats, semble-t-il. Selon la ligne éditorialiste des journaux, les ravisseurs seraient soit du camp des rebelles ou du camp de l’establishment syrien. Il reste que ces deux ecclésiastiques partagent le sort de centaines de milliers de Syriens victimes de la folie dont la racine est aussi perverse que l’enfer !

 « Le pape François suit les événements avec une participation profonde » et les simples gens – comme moi entr'autres – s’associent spontanément à l’empathie de François. Réagir par la prière ? C’est normal, ne serait-ce qu’un souffle, une pensée. Mais cela ne remplace pas l’action forcément limitée par les circonstances. La libération des évêques semble être prioritaire et l’on s’adresse à des personnalités, à des organes humanitaires, politiques influents, et il doit aussi en être ainsi pour libérer, guérir, le petit peuple de Syrie. Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon  tergiverse, n’ayant reçu de Bacher El-Assad, aucune garantie de sécurité pour les délégations et les enquêteurs éventuels à Damas, Homs, Alep. Et sans sécurité, comment risquer l'intervention?

 A l’heure où j’écris, Le journal Libération et l’AFP et selon les « sources syriennes de l’œuvre d’Orient » annoncent la libération des deux évêques. Tant mieux. La suite ? Deux ecclésiastiques ont-ils plus de prix que des milliers de petites gens ? Et qu’en est-il des deux prêtres, qui sont en captivité depuis près de trois mois près d'Alep…et qui restent prisonniers.

 Pour comprendre quelque peu les manipulations « confessionnelles et chrétiennes » de Assad, le Blog du Monde « Un œil sur la Syrie, études sur la Syrie et revue commentée de l’actualité syrienne » est une aide précieuse tout en restant critique.

 Ça sera difficile, car la non-violence ne fait pas partie de la culture de ce pays. Nous venons d’organiser ici même, une semaine de « réconciliation ». P. Paolo Dall.Oglio Jésuite dans une interview au Journal La Croix

 Nous sommes tous unis dans une même espèce humaine. Ressentir en notre âme et conscience les souffrances, les morts, comme aussi ressentir la grande espérance que la violence et les armes n’auront pas le dernier mot, c’est là notre témoignage de foi  en l’être humain, donc en Dieu.

 

La-Syrie-est-trop-forte-pour-être-divisée1.jpg

Source de l’image : Un œil sur la Syrie/ Lecture et analyse de la réalité syrienne.

 http://www.syrie.blog.lemonde.fr

 

22:01 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

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