09/04/2013

MOI et LES AUTRES

 

banniere3.gif

Qui a inventé les frontières, les bornes, les barrières, les clôtures, les propriétés privées et tout ce qui confine les hommes, les forçant à s’auto-centrer,  à enfler un EGO trop grand pour les limites géographiques et humaines ? Dans l’intérêt de qui, cette invention funeste ? Et quelle en sont les conséquences ?

 Est-ce que l’être humain est par nature égoïste, alors « qu’il n’est pas bon que l’homme soir seul » (Gn 1 :18). Que l’origine de l’homme soit biblique ou simplement le mystère d’un big Bang, il n’en reste pas moins que l’homme, seul,  meurt.  Il ne peut s’aimer lui-même à moins qu’il ne se reflète dans l’autre. N’est-ce pas comme un signe de la Trinité ?

 L’être humain est communautaire, pour s’épanouir d’abord et puis, pour survivre. Il le fut dès l’origine. Le stigma égotiste, narcissique est cependant présent, c’est la faille dans la nature comme dit Laurent, la faille au fond du cœur. Dès l’origine :  l’EGO élimine ce qui n’est pas SON EGO. Exclusif.

 L’EGO (non pas l’être) individuel est devenu communautaire, muré dans son identité raciale, ethnique, linguistique, nationale, impériale, religieuse… puis territoriale, monétaire…  et c’est ainsi que l’EGO construit ses murs, ses barrières. L’EGO devient Mammon à la fois maître et esclave.

 Mammon communautaire, ses armées, ses banques. Cynique ou pas : c’est mortel et nous le savons, mais l’EGO semble avoir sa propre impulsion enracinée dans cette faille première qu’on peut nommer péché originel, mais que même le baptême semble impuissant à bannir, tant l’EGO est devenu système centripète. Malheureuses les particules qui ne s’échappent à temps entraînant ce qui reste à sauver de notre genre humain.

 L’Ego, c’est aussi moi, et toi, et notre Ego peut nous rendre hypocrites. C’est comme une poutre dans mon œil. Il est urgent de s’en défaire lorsqu’on prend conscience qu’on fait fausse route ! Mais une communauté de petites particules ouvertes aux autres, formera un réseau, une force qui ne connaîtra plus la peur, donc « les frontières, les bornes, les barrières, les clôtures, les propriétés privées et tout ce qui confine les hommes, les forçant à s’auto-centrer » passeront à l’arrière-plan… puis à longueur de vies, s’évanouiront pour s’ouvrir à la famille de Dieu.

 Le chemin est long et les pierres d’achoppement nombreuses : c’est comme une course de haie chaque 100 mètres (hurdle) et le Referendum sur Modification de la Loi sur l'asile (LAsi) sera le 9 juin 2013 en est un cas de figure.

 Si nous ne franchissons pas la haie, en votant un NON sonore et bien articulé nous continuerons l’angoissant « glissement vers le rejet des autres. » Accepterions-nous d’avance de perdre ? N’est-ce pas l’EGO aveugle et sourd qui souffle cela ? Est-ce vraiment une «hystérie permanente» contre l’asile qui nous mine ? Je ne le crois pas, nous avons gardé assez d’humanité pour ne pas le croire tout en admettant les casse-têtes et les nœuds internationaux découlant de la migration mondiale irréversible et qui va – Dieu sait quand – faire émerger une nouvelle configuration des humains sur notre petite terre.

22:05 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Hystérie permanente contre l'exil qui nous mine? si l'on songe à l'exil obligé d'enfants Suisses à une certaine époque et utilisés comme animaux de trait et souvent dès deux ans en milieux même religieux,il est fort mal venu de la part des églises de se méler de choses dont elles mêmes souvent sont responsables.
Parceque être exilé en son propre pays ,a obligé nombre de citoyens Suisses à souffrir en silence sans jamais se plaindre, et rien ni personne ne pourra jamais leur redonner l'envie de frayer d'autres humains qui ont préféré se taire au nom de l'amour et qui leur ont volé leur jeunesse.Seules les victimes qui étaient triées et sélectionnées comme de vulgaires déchets d'ailleurs pour beaucoup ainsi nommées peuvent exprimer le ressenti de l'exilé .On ne peut parler bien que de ce que l'on a connu et vraiment vécu
Et pour changer de continent ,il suffit de voir ce qui se fait au nom de la religion comme en Inde ou au nom de la religion de l'amour envers les animaux on préfére sacrifier des humains afin de les nourrir!c'est peut-être une nouvelle version de la célèbre charité chétienne.Les Romains eux gavaient bien leurs lions de chair humaine mais celle d'esclaves ,sans doute eux aussi des Intouchables

Écrit par : lovsmeralda | 10/04/2013

Les commentaires sont fermés.