14/11/2012

L'Economie de Marché

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Est-il possible d’habiter la réalité humaine de notre monde telle que nous la connaissons et la ressentons aujourd’hui sans se situer, face, premièrement à l’espèce humaine, vous, moi, et face à l’univers ? Plus je cogite, médite, prie, et moins je sais !

 Je respecte mon entourage qui va courageusement son chemin

 J’admire les jeunes qui font des enfants

 J’admire les personnes qui écrivent, publient et contribuent ainsi à créer une opinion publique

 

Et j’écoute l’autorité ecclésiastique annonçant : une année de la foi.

 La foi au Dieu des pauvres ?

 Où se trouve-t-il ?

 Nous sommes solidaires de tous. La souffrance de l’un est la souffrance et tous, le bonheur aussi. Et "Il y a un temps pour rire et un temps pour pleurer". (Ecclésiaste 3.4) Et notre époque est unique, les gens, vous moi, nous sommes forcés de creuser, chercher, patienter et espérer trouver un sens à la réalité physique de ce qui paraît comme une enclume et un marteau : mince est l’espace entre les deux !

 Les écailles tombent enfin des yeux :  Il s’agit de la mutation du capitalisme : un déplacement de l’organisation pour la production à l’organisation pour la vente et le marché. « Le service de vente est devenu le centre ou l’âme de l’entreprise... Le marketing est maintenant l’instrument du contrôle social, et forme la nouvelle race impudente de nos maîtres » (Deleuze, 1990, p. 245).  Et de l’ancienne et toujours plus étendue « race » des redondants « surplus people », piétinés par les Forces de l’Ordre partout : de l’Euro zone, jusqu’à l’infini… L’homme DOIT consommer…

 Un nouveau Dieu règne : Economie du marché et ses dérivés !

 Où est ton Dieu? Ps 42,4.  Qui est Dieu ?

 

Les divinités : L'argent, le profit, la propriété, le marché des marchandises, les valeurs boursières et longue est la litanie …

 

  Simone Weil, cette merveilleuse philosophe engagée écrit :

 « Je ne puis m'empêcher de continuer à me demander si, dans ces temps où une si grande

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partie de l'humanité est submergée de matérialisme, Dieu ne veut pas qu'il y ait des hommes et des femmes qui se soient donnés à lui et au Christ et qui pourtant demeurent hors de l'Église.

 En tout cas, lorsque je me représente concrètement et comme une chose qui pourrait être prochaine l'acte par lequel j'entrerais dans l'Église, aucune pensée ne me fait plus de peine que celle de me séparer de la masse immense et malheureuse des incroyants. J'ai le besoin essentiel, et je crois pouvoir dire la vocation, de passer parmi les hommes et les différents milieux humains en me confondant avec eux, en prenant la même couleur, dans toute la mesure du moins où la conscience ne s'y oppose pas, en disparaissant parmi eux, cela afin qu'ils se montrent tels qu'ils sont et sans se déguiser pour moi. C'est que je désire les connaître afin de les aimer tels qu'ils sont. Car si je ne les aime pas tels qu'ils sont, ce n'est pas eux que j'aime, et mon amour n'est pas vrai. » (dans L’Enracinement et Attente de Dieu)

 (1909-1943) Simone Weil

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