06/11/2012

Vivre ensemble à Bulle

 

C’était une belle et bonne rencontre hier soir au Collège du Sud à images.jpgBulle. C’était comme si la pluie et le gel avaient purifié les personnes, les groupes, les différentes religions de tous les germes de mésententes, de replis sur soi, d'égocentrisme et j'en passe dans l'attente d'une rencontre confiante.

 D’emblée le pasteur protestant  te serre la main et l’atmosphère d’accueil est comme une arrière-goût  de ce terroir de Gruyère et un avant-goût d’un horizon hors préjugés, hors peurs, vers la construction d’une nouvelle identité inclusive !

 Des gens proches de nous témoignant de leur appartenance à l’Islam, à l’hindouisme, au bouddhisme, au judaïsme, au christianisme. Sans théorie : c'était des témoignages de vie avec ses peines et ses joies.

 « Il ressort un point fort avec la question posée par une musulmane sur la nécessaire approche scientifique des textes fondateurs des religions. Une interpellation qui concerne toutes les traditions religieuses dites "du Livre ». APIC.

 

Selon moi, la « nécessaire approche scientifique » était largement mise à l’ombre par l’approche humaine, joyeuse, intelligente et spontanée des personnes groupées en petits cercles de douze + - et partageant leurs idées, leur vécu, dans la confiance de l’écoute, de l’attente, de la reconnaissance, du respect.

Raphaël Pasquier attentif à tout et à tous « a mis en perspective les 16983.jpgenjeux politiques et sociaux du rôle des religions comme espace d’objection face à une société dominée par la compétitivité et l’individualisme, face à la montée des courants identitaires qui poussent au repli sur soi et à la peur des étrangers dans un monde en crise .» Grand merci, Raphaël !

Réflexion personnelle : l’expérience de hier soir m’a redonné l’espérance qui parfois vacille dans une Église en état d’hibernation quasiment permanente !

Une rencontre comme celle que nous venons de vivre au CO à Bulle  montre qu’à la base, les murs n’existent pas, ni les trônes, ni les dominations, ni l’autoritarisme clérical ou autre singeant une démocratie fictive. Nous étions deux ou trois ou douze rassemblés au nom de notre humanité et « Dieu ne s'est-il pas fait homme ? »

Cela m’a rappelé les moments de « vivre ensemble » en Afrique du Sud : quand les étudiants et moi cherchions ensemble le SENS à la lutte, indépendamment de nos races et religions.

Une IDENTITE nouvelle naissait, elle est en train de naître une identité commune d’êtres humains, particules précieuses de l’espèce humaine. UNE avec la nature et le Cosmos !

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