11/09/2012

« Classe politique »

 

Pas de Politique d'asile émotionnelle

 On a beau savoir que, derrière les nuages les plus noirs, le soleil brille

 On a beau savoir que la graine qui meurt dans la terre vivra au centuple

 On a beau savoir que la mer polluée a sa source pure au sommet

 On a beau savoir que les animaux, les hommes, les plantes forment une unique Création

 On a beau croire que le paradis est au bout de l’enfer qui est obscurité, oppression, pollution, fragmentation

 À moins de percer les ténèbres, de vaincre les dominations, de purifier la souillure des eaux et d’unir ce qui reste à unir de notre nature écorchée

 A moins de regarder  les yeux dans les yeux l’enfer monétaire et de le combattre

 L’enfer militaire et de s’en défaire

 L’enfer de l’égocentrisme de groupes, de régions, de nations, de partis politiques et religieux…

 A moins de prendre conscience de la réalité pourrie, du syndrome de la peur collective

 A moins de respecter l'étranger, cet autre Moi

 A moins d’entrer en conversion du cœur, du corps et de l’esprit, nous resterons captifs de l’enfer qui sera notre tombe collective sans paradis au bout.

 Si nous sommes reçus au « paradis » comme nous recevons les étrangers chez nous, qu'est-ce qui nous attend ?

 

Je pensais à cela hier soir en regardant 4199724.image.jpg« Classe politique »

 Les étrangers, réfugiés, mille raisons de les mettre à la porte : ce sont des profiteurs! Comment les encourager à partir? on commence par leur faire sentir la faim : une aide d’urgence pour l’étranger : ça suffit. Leur faire sentir les murs, les barrières, les cages, les abris… c’est sous terre… Il faut protéger les écoliers de tout contact avec les demandeurs d'asile!...

Les déserteurs d’Érythrée : Niet ! On a un tel respect de l’armée suisse et de notre ministre de la Défense qu’il n’en peut être autrement en Érythrée ! Faut pas croire ce qu’ils racontent, c’est connu, ils viennent ici parce qu’il y fait bon ! Le téléspectateurs ont-ils une idée du régime actuel en Erythrée? J'ai écouté, à Lausanne, ce que des femmes érythréennes me racontaient...

 Et les protagonistes des deux bords qui défendent l’idéologie de leurs partis. Une femme, Ada Mara, parle comme une politicienne engagée pour plus de justice dans des systèmes de flagrante injustice.  Elle parle moins de chiffres ni de nombres, elles parle d’êtres humains comme vous et moi. Non que les délégués des autres partis soient nuls : ils fonctionnent, on durait que le cœur a abandonné la cage thoracique !  "La politique émotionnelle n'est pas de la bonne politique, pour un pays qui s'honore d'être un État de droit".

 On sait bien qu'il y a des étrangers malhonnêtes et des étranges honnêtes comme il y a des Suisses honnêtes et des Suisses malhonnêtes

 On sait bien que le territoire suisse est exigu  et bien peuplé

 On sait bien que nombre de  laïcs, et des religieuses, religieux accueillent humainement les étrangers, nouent des relations fraternelles

 Ce qu’on sait moins bien l’ayant entendu à l’église, au temple, à la synagogue, à la mosquée et l’ayant trop vite oublié c’est :  

 « … Délivrez l'opprimé des mains de l'oppresseur ; ne maltraitez pas l'étranger, l'orphelin et la veuve … N'est-ce pas là me connaître … ? » (Jérémie 22,3, 16) C’est une connaissance pratique et tangible ! La seule valable !

  Nous ne serons pas jugés sur notre foi, nos pratiques et nos prières, mais sur l'amour partagé sans frontières.

22:07 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

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