07/08/2012

Syrie : la solidarité concrète, c'est possible ?

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Nous lisons dans les journaux et regardons sur les écrans le martyre des victimes du conflit en Syrie. Les femmes, les enfants, les personnes âgées et handicapées  sont les plus vulnérables. Eux sont mutilés, traumatisés, ils meurent. Ce sont les victimes collatérales des jongleurs d’armes, de bombes en provenance des pays qui ont intérêts à les fabriquer pour les vendre…pour tuer, mutiler : femmes et enfants aussi ! Où est la racine du mal ?

Mais nous sommes conscients de faire partie de l’espèce humaine : la souffrance de l’un est la souffrance de tous. Nous voulons prendre parti, combattre l’injustice, nous nous sentons coupables dans notre apparente inertie forcée. J’ai appris au fil des années que la culpabilité est stérile, elle reflète notre orgueil et un certain pouvoir qui n’est pas complètement dissocié de celui de l’oppresseur. La révolution est un processus extrêmement long lorsque nous en faisons l’expérience à partir de la résilience des petits et des pauvres !

Moïse est un exemple très actuel. L’Hébreu, Moïse, confronté à la misère de ses frères Hébreux, Moïse  cède à la violence et au meurtre de l’Égyptien oppresseur… le lendemain il veut faire la paix entre deux Hébreux qui se querellent et ces derniers remettent Moïse à sa place ! Mais lisons plutôt Exode chapitre 2: 11-15 :

« En ce temps-là, Moïse, devenu grand, se rendit vers ses frères, et fut témoin de leurs pénibles travaux. Il vit un Égyptien qui frappait un Hébreu d'entre ses frères.
Il regarda de côté et d'autre, et, voyant qu'il n'y avait personne, il tua l'Égyptien, et le cacha dans le sable.

Il sortit le jour suivant ; et voici, deux Hébreux se querellaient. Il dit à celui qui avait tort : Pourquoi frappes-tu ton prochain ?

Et cet homme répondit : Qui t'a établi chef et juge sur nous ? Penses-tu me tuer, comme tu as tué l'Égyptien ? Moïse eut peur, et dit : Certainement la chose est connue.

Pharaon apprit ce qui s'était passé, et il cherchait à faire mourir Moïse. Mais Moïse s'enfuit de devant Pharaon, et il se retira dans le pays de Madian, où il s'arrêta près d'un puits. »

http://www.lirelabible.net/parcours/voir_ref.php?cle=592&imprimable=ok

Spectateurs de la violence, proche ou lointaine, nous prenons immédiatement parti pour les plus faibles, justement parce que, comme Moïse, nous sentons notre supériorité et notre pulsion nous pousse à arrêter le carnage et à organiser des « contre-attaques pacifiques » … solidaires, où est comment ?

Voici peut-être un exemple qui nous vient de Suède :

« La répression du pouvoir n’épargne pas les plus jeunes. Il y a un an déjà, le cas du

jeune Hamza, 13 ans, arrêté et torturé pendant des semaines avant de succomber

à ses blessures, était devenu un symbole pour les insurgés syriens. Des pratiques

dénoncées par l’ONG Human Rights Watch qui avait documenté en février une

douzaine de cas de détention et de torture de mineurs dans le pays. »


« Et pour sensibiliser l’opinion publique sur le sort des jeunes syriens, victimes

collatérales ou directes du conflit qui agite le pays, les initiatives se multiplient.

Une centaine d’écoliers suédois ont ainsi récemment participé à une flashmob

dans un centre commercial. Allongés au sol, comme les enfants syriens tués dans

les violences, ils ont contribué à lever des fonds pour le Haut Commissariat aux

réfugiés des Nations Unis qui prend en charge des jeunes syriens dans des camps

de réfugiés. »

 

 

22:14 Publié dans Spiritualités | Tags : syrie | Lien permanent | Commentaires (0)

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